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"Psychotéhrapie cogitivo-comportementale (PCC)"

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Forum : Schizophrénie (Protected)
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rebelote (66 messages) Envoyer message email à: rebelote Envoyer message privé à: rebelote Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 19:14  (GMT)
"Psychotéhrapie cogitivo-comportementale (PCC)"
Bonjour tout le monde,

Ce type de psychothérapie a été évoqué plusieurs fois ici. Je ne retrouve pas le fil où la question était posée de savoir quelle était la différence entre la psychanalyse et la PCC. Il avait été répondu que la psychanalyse soignait la cause et la PCC les symptômes, ce qui ne m'avait pas satisfait. Je trouve dans "Les térapies comportementales et cognitives" de Jean Cottraux, ces deux passages:
1°/ page 6: Tout en tenant comte de facteurs biologiques, les thérapies (cognitivo-comportementales) cherchent à modifier les facteurs de déclenchemet et de maintien des perturbations perçues par le patient: anxiété, dépression, problèmes relationnels et sexuzels. Leur but final est d'accroître les possibilités d'autogestion du sujet.
2°/ page 22: Freud et surtout Ferenczi peuvent être considérés comme des comportementalistes malgré eux. La façon de concevoir la psychanalyse dans les années 1910-920 était plus proche des thérapies cognitivo-comportementales que la psychanalyse actuelle. La durée de la cure était brève (six mois à un an dans bien des cas)..... Freud devait d'ailleurs recommander l'exposition aux stimuli anxiogènes chez les agoraphobes dans un article de 1919....

Quand Laurence (je crois que c'est elle) m'a si bien expliqué un jour que l'intérêt de rappeler les origines de ses troubles était de les réévaluer pour modérer les conséqeunces émotionnelles qu'elles engendrent et qui perturbent aujourd'hui, elle me démontrait que la psychanalyse est utile lorsqu'elle se conclut par une rééducation comportementale. Sans nul doute, les psychanalystes qui ont fait des dégâts dans ma famille n'ont pas su aller plus loin que la seule analyse....

Vue sous cette angle, on comprend mieux que la psychanalyse ait été jugée utile par certains et qu'elle soit déconseillée par la majorité.

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Psychotéhrapie cogitivo-comportementale (PCC) OlivierB 20-12-04 1
   RE: Psychotéhrapie cogitivo-comportementale (PCC) Pandore 20-12-04 2
       RE: Psychotéhrapie cogitivo-comportementale (PCC) rebelote 21-12-04 3
           RE: Psychothérapie cognitivo-comportementale (PCC) Pandore 21-12-04 4
               RE: Psychothérapie cognitivo-comportementale (PCC) rebelote 21-12-04 5
                   RE: Psychothérapie cognitivo-comportementale (PCC) Pandore 22-12-04 6

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Texte des réponses

OlivierB (13 messages) Envoyer message email à: OlivierB Envoyer message privé à: OlivierB Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
20-12-04, 11:00  (GMT)
1. "RE: Psychotéhrapie cogitivo-comportementale (PCC)"
Bonjour,
si Freud, Ferenczi et les autres "apôtres" de la psychanalyse ont abandonné les thérapies courtes, c'est parce qu'ils s'étaient rendus compte qu'un symptôme, une fois éliminé, ressurgissait sous une autre forme. C'est là un des nombreux remaniements opérés par la psychanalyse depuis un siècle.
Réduire tout de suite le symptôme et rendre le patient névrosé à la vie sociale ou descendre au fond du gouffre pour en trouver la source, cette question opppose toujours aujourd'hui les tenants de la psychanalyse à ceux des TCC.
Sans ouvrir un débat ici, je trouve que ce que dit Cyrulnik dans un récent numéro du Nouvel Obs est plein de bon sens : "la bonne thérapie, c'est celle qui vous convient", histoire de rappeler que l'individu est le sujet de la thérapie quelle qu'elle soit, et pas l'objet de son thérapeute, ou de tel ou tel courant.
Juste pour info rebelote, l'analyse est un travail à deux, celui de l'analyste et de l'analysant.
S'allonger sur le divan n'est donc pas une marque de passivité, mais une recherche ... et il n'est effectivement pas sûr que ce qu'on appelle communément "le bonheur" ou "la félicité" soit au bout du chemin...
Bien à vous
Olivier
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Pandore (1637 messages) Envoyer message email à: Pandore Envoyer message privé à: Pandore Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
20-12-04, 11:59  (GMT)
2. "RE: Psychotéhrapie cogitivo-comportementale (PCC)"
Bonjour,

100 % d'accord avec "la bonne thérapie, c'est celle qui vous convient"

Moi je dirais en plus : la bonne thérapie c'est celle qui est faisable.

Il faut :

En ressentir un besoin vital,
Obtenir un rendez-vous,
Réussir à nouer un contact valable, où on se sente suffisamment en confiance pour s'exprimer,
Que le thérapeute soit fiable (régularité et fréquence des séances),
Que le prix des séances ne soit pas un obstacle,
Que la distance ne soit pas un obstacle,
Que le but recherché par le thérapeute soit en accord avec le but que l'on recherche soi-même,
Que les méthodes employées par le thérapeute soient des méthodes qui nous conviennent au point de vue intellectuel et au point de vue éthique, et que l'on les puisse les supporter,
Que, si le thérapeute n'est pas le médecin prescripteur de médicaments, il travaille en accord avec celui-ci, et au minimum, qu'il ne soient pas en contradiction,
Que le thérapeute ait pour nous des ambitions d'amélioration, réalistes, mais ambitieuses quand même...
Etc...

qui a d'autres idées ?

Pandore

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rebelote (66 messages) Envoyer message email à: rebelote Envoyer message privé à: rebelote Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
21-12-04, 02:18  (GMT)
3. "RE: Psychotéhrapie cogitivo-comportementale (PCC)"
Bonsoir Olivier et Pandore,

Merci de m'avoir expliqué ce que vous attendez d'un psy. Je comprends mieux maintenant que l'on puisse se tourner vers la psychanalyse.
La question est toute différente pour moi qui ai attendu dans le passé et attends aujourd'hui un traitement efficace pour mes enfants. La seule chose qui m'importe, c'est qu'ils aillent mieux après qu'avant. L'évaluation en fin de cure fait partie du protocole de la PCC et c'est u de ses attraits pour moi.

Bonne nuit!

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Pandore (1637 messages) Envoyer message email à: Pandore Envoyer message privé à: Pandore Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
21-12-04, 07:33  (GMT)
4. "RE: Psychothérapie cognitivo-comportementale (PCC)"
Bonjour,

Je remets ici la définition des buts de la psychothérapie cognitivo-comportementale en ce qui concerne la schizophrénie
(http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/conf&rm/conf/confschizo2/recommlongues.htm) :

"Quelles sont les interventions cognitivo-comportementales qui peuvent être mises en oeuvre dans le traitement des schizophrénies débutantes ?

Les premières années de la maladie constituent une période critique qui détermine l’évolution ultérieure et pourraient être particulièrement propices à des interventions incisives. Le retard aux soins est associé à un risque majeur de troubles du comportement, d’abus de substances, de perturbations sociales et familiales. Divers types d’interventions psychologiques pragmatiques, d’inspiration cognitives ont également été développées. Elles visent en association avec les traitements médicamenteux à atteindre des objectifs cruciaux : améliorer l’observance (en sachant que les trois-quarts des malades rechutent notamment par abandon de traitement ), favoriser l’acceptation par le patient de sa maladie, prendre en compte les addictions associées, lutter contre les troubles cognitifs et les symptômes conduisant à l’isolement social. Une meilleure prise en compte du traumatique psychologique majeur que constitue un premier épisode psychotique est probablement de nature à réduire le risque de dépression et de suicide, particulièrement élevé à ce stade de la maladie. Ces techniques sont très structurées, centrées sur les symptômes ou les troubles du comportement actuel du patient. Elles sont indiquées à partir d'une analyse comportementale ou cognitive conduite d'une manière très méthodique avec la collaboration du malade qui est activement recherchée, ce qui est le premier temps de l'intervention. Elles se réfèrent à des critères diagnostiques opérationnels et utilisent des instruments d'évaluation à toutes les étapes du traitement.

On distingue différents groupes de techniques

1-Interventions familiales :

Elles se sont développées dès les années 70 à la suite des travaux sur l’expression émotionnelle familiale. Elles prennent en compte la détresse des familles et visent à transformer l’entourage en véritable auxiliaire de soins. Ces techniques comprennent des modules d’information sur la maladie, d’entraînement à la communication, à la gestion des situations de crises, à l’identification des facteurs associés aux rechutes...
Selon de nombreuses études contrôlées, ce type d’intervention diminue de moitié le taux de rechutes, en atténue la gravité et améliore la qualité de vie des patients et de la famille.

2-Thérapies individuelles ou de groupes :

- Schématiquement les thérapies cognitives sont conçues pour diminuer l’intensité et l’impact des idées délirantes et/ou des hallucinations, pour améliorer l’adhésion au traitement et la prise de conscience de la maladie. Elles ont été validées par de nombreuses études contrôlées.

- Les thérapies comportementales ou psycho-éducatives permettent au patient de s’approprier son traitement.(éducation au traitement neuroleptique)

-Les techniques d’affirmation de soi permettent au patient de repérer et de développer son intégration dans la société.

- L’entraînement aux habiletés sociales :
Les habiletés sociales sont les modes de réponses spécifiques qui caractérisent la communication verbale et non-verbale et la capacité d’adaptation au contexte. Des tâches de difficulté croissante sont décomposées en micro-comportements qui sont appris ou réappris grâce à des jeux de rôle ou des exercices en milieu naturel. Ces techniques, validées au plan international, ont fait leurs preuves dans le domaine de l’adaptation sociale.

- Rééducation cognitive :
S’appuyant sur le modèle de la rééducation neuropsychologique, elle est supposée favoriser une réorganisation anatomique et/ou fonctionnelle. Elle vise à restaurer des fonctions déficitaires (attention, mémoire ...). "

Cordialement,

Pandore

P.S. - Mon précédent message ne concernait pas particulièrement la psychanalyse. Il évoquait plutôt la psychothérapie que j'appellerais "de base", c'est-à-dire celle que pratique tout psychiatre digne de ce nom tous les jours, et qui comporte à la fois des aspects de soutien, des aspects comportementaux et cognitifs, et des aspects analytiques, suivant le patient, et suivant les moments de l'évolution du patient et ses besoins.

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rebelote (66 messages) Envoyer message email à: rebelote Envoyer message privé à: rebelote Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
21-12-04, 23:59  (GMT)
5. "RE: Psychothérapie cognitivo-comportementale (PCC)"
Bonjour Pandore,

Merci infiniment d'être allé checher une référence qui fait référence et de m'en avoir indiqué l'adresse. Je suis un élève sérieux et je l'ai imprimée dans son entier pour la lire avec attention (je ne sais pas si ça m'est spécifique, mais mes vieux neurones préfèrent le papier à l'écran).

Votre PS me laisse perplexe. Vous dites que la pratique de tous les jours de tout psychiatre digne de ce nom comporte aussi bien des aspects de soutien, des aspects comportementaux et cognitifs, et des aspects analytiques. Je n'ai pas imaginé un seul instant qu'un psychiatre puisse ignorer la PCC, bien entendu, mais j'avais compris que certains psychiatres avaient (ou n'avaient pas fait ), après un tronc commun de spécialisation en psychiatrie, une sur-spécialisation soit en psychanalyse, soit en PCC. J'ai tout faux ou pas?
Vous comprenez mon souci: dans la mesure où la psychanalyse n'est pas conseillée pour les schizo, je préfère m'adresser à un psy qui "a la fibre" PCC et je cherche à savoir comment l'identifier....
Merci de votre dévouement.
Cordialement.

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Pandore (1637 messages) Envoyer message email à: Pandore Envoyer message privé à: Pandore Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
22-12-04, 15:16  (GMT)
6. "RE: Psychothérapie cognitivo-comportementale (PCC)"
Bonjour Rebelote,

Tout d'abord merci de vos remerciements , ils me touchent beaucoup parce que c'est vrai que je me donne souvent du mal pour aller chercher des références tôt le matin avant d'aller au travail, et cela me fait plaisir que ces renseignements vous rendent service.

Je vous mets ici un autre lien http://www.academie-medecine.fr/upload/base/rapports_143_fichier_lie.rtf qui développe un peu plus mon propos du précédent message : "la psychothérapie fait partie de tout acte de soins psychiatrique et constitue un des outils du psychiatre, qu'elle soit utilisée seule ou en association avec d'autres moyens pour le traitement des troubles psychiques et du comportement". Ce rapport de l'académie de médecine répond un peu à votre question en expliquant quelle est la formation des psychiatres en matière de psychothérapie.

Mais pour ce qui est de choisir le thérapeute de votre fils, là je ne saurais vous conseiller. Je ne suis pas schizophrène, et je n'ai jamais réellement choisi mes psychiatres. La première était celle du CMPP, et je ne l'avais pas choisie. Mon psychiatre actuel était le seul disponible au moment où j'en ai eu besoin, et m'a été conseillé par le dispensaire secteur psychiatrique. Heureusement, à chaque fois le hasard a bien fait les choses...

Il faudrait demander aux médecins qui suivent votre fils actuellement, ou à votre médecin traitant, en mentionnant d'emblée sincèrement votre aversion pour la psychanalyse, puisque c'est ce qui semble vous tracasser.

Bon courage,

Pandore

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