Modifié le 21-12-04 à 18:24 (GMT)Allez sur le journal LE MONDE ( http:www.lemonde.fr ) il y a un article comme on me l'a dit.
C'est un grand jour!
Par contre le texte n'est pas compliqué mais il manque de fermeté. Le parti de droite à voté pour la hausse et la gauche non. ( ??? )
A+... David

Sous la pression des associations, les députés cherchent à renforcer le contenu de la loi sur le handicap
LE MONDE | 21.12.04 | 13h59
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Après les restrictions introduites par les sénateurs, le gouvernement a déposé de nouveaux amendements. L'allocation de ressources est portée à 80 % du smic.
Maintenir la pression jusqu'à l'adoption définitive. Les associations de défense des personnes handicapées surveillent avec attention l'examen en deuxième lecture du projet de loi sur le handicap par l'Assemblée nationale, qui a commencé lundi 20 décembre.
Elles devaient recevoir, mardi, le renfort du chanteur aveugle Gilbert Montagné, qui avait un temps envisagé une grève de la faim pour réclamer au gouvernement des engagements fermes en faveur des déficients visuels.
"Que les députés prennent leurs responsabilités. Soit ils modifient le texte en prenant en compte les revendications des associations, soit nous les appelons à le rejeter", insiste Fernand Tournan, président de l'Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh), au nom du Collectif pour la refondation de la loi de 1975. Regroupant une dizaine d'associations (AFM, Autisme France, FAIT 21, etc.) mais aussi l'Union nationale des syndicats autonomes (UNSA) et la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), ce collectif regrette que la future loi soit "frappée au sceau de l'assistance et non de la solidarité", "définisse mal le handicap" et se soit éloignée des promesses faites par Jacques Chirac, "dont il n'y avait pas une virgule à changer aux discours".
Grand chantier présidentiel, au même titre que la lutte contre le cancer et contre l'insécurité routière, la question de l'insertion et de la citoyenneté des personnes handicapées a d'abord suscité beaucoup d'espoir. Mais, au fil des débats, et notamment lors de la deuxième lecture au Sénat, en octobre, c'est l'inquiétude et, parfois, la colère qui ont pris le dessus. L'ensemble du monde associatif a fustigé les "reculs révoltants" des sénateurs - qui avaient supprimé le délai de dix ans pour rendre accessibles les bâtiments et les transports, et limité l'intégration scolaire. Les associations se sont, depuis, mobilisées. Le 15 décembre, plusieurs centaines de handicapés et leurs accompagnants ont manifesté pendant plusieurs heures devant l'Assemblée nationale afin d'alerter les députés. Ils ont réclamé que le cœur de la réforme, le droit à compensation, soit véritablement "universel, intégral, sans condition d'âge" et que les personnes ne pouvant pas travailler du fait de leur handicap disposent de ressources à hauteur d'un smic.
Sentant poindre la déception des associations, Jacques Chirac a affirmé, mercredi 15 décembre lors du conseil des ministres, qu'il fallait "profiter des dernières étapes du travail parlementaire pour renforcer encore la réforme". Le gouvernement s'est donc employé à convaincre les députés de revenir sur les décisions les plus contestées des sénateurs. La secrétaire d'Etat aux personnes handicapées, Marie-Anne Montchamp, a fait part de sa détermination à voir adopter, à l'Assemblée, des mesures allant "au-delà des intentions initialement prévues dans le projet de loi".
La première journée de débat au Palais-Bourbon, lundi, a révélé la difficulté de l'exercice auquel se trouve confrontée la secrétaire d'Etat. Les reculs imposés au Sénat l'obligent en effet à déployer de nouveaux efforts pour convaincre de la sincérité du gouvernement et de sa détermination à faire bouger les choses. Le président (UMP) de la commission des lois, Jean-Michel Dubernard, a insisté sur le fait que "députés et sénateurs ne partagent pas la même appréciation".
Malgré cette volonté d'apaisement, certains, dans la majorité, se sont inquiétés, tandis que l'opposition parlait, elle, d'"occasion manquée". Claude Leteurtre (UDF, Calvados), regrettant que ce projet de loi n'ait pas valeur d'orientation ni de programmation, a estimé que cela avait "permis au Sénat ce travail de détricotage". Muriel Marland-Militello (UMP, Alpes-Maritimes) a estimé que "seule une loi coercitive pourra empêcher que la mauvaise volonté, ou simplement le manque d'attention, ne l'emporte".
"On s'est fait une peur au Sénat, reconnaît Mme Montchamp. Ça nous oblige à encore plus de volontarisme." Premier engagement, donc, revenir sur les dispositions les plus contestées introduites au Palais du Luxembourg. En matière d'accessibilité des transports et des lieux publics : "Oui, le gouvernement souhaite que des délais soient fixés et des contrôles exercés." En ce qui concerne les scolarisations des enfants ayant un handicap : "Non, le gouvernement n'accepte pas qu'on parle d'élèves "perturbateurs" en raison de leur handicap."
Sur les ressources des personnes handicapées, Mme Montchamp s'est engagée à ce que "tous les allocataires de l'allocation adulte handicapé - soient - traitées selon leurs besoins". Dans la nuit de lundi à mardi, l'Assemblée a adopté un amendement du gouvernement octroyant 141 euros par mois, en plus de l'AAH (728 euros mensuels contre 587), aux adultes handicapés dans l'incapacité de travailler. Cette garantie de ressources sera mise en place dès 2005, a précisé la secrétaire d'Etat, et permettra d'atteindre "un montant de 80 % du smic net". La droite a voté pour, la gauche s'est abstenue.
Sandrine Blanchard et Patrick Roger
Prévention contre l'alcoolisation fœtale
Les députés ont maintenu, lundi 20 décembre, lors de l'examen en deuxième lecture du projet de loi sur le handicap, un article introduit au Sénat qui impose de prévenir les femmes enceintes des dangers de l'alcool par un étiquetage approprié des bouteilles. Cette mesure a donné lieu à un long débat, plusieurs amendements de suppression ayant été adoptés la semaine dernière en commission. Présentant un de ces amendements, Jean-Paul Garraud (UMP, Gironde) a déclaré que ce problème n'était "pas le sujet" du projet de loi. Dans son exposé des motifs, M. Garraud affirmait en outre que "la consommation modérée du vin garde des vertus thérapeutiques que les médecins s'entendent à reconnaître".
Le ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, venu spécialement pour défendre cet article, a déclaré que le syndrome d'alcoolisation fœtale était "la première cause de handicap non génétique". Finalement, seuls trois députés UMP ont voté pour la suppression de cet article, les autres députés présents votant contre ou s'abstenant. - (AFP.)
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 22.12.04