Bonjour HélèneJe te conseille vivement de retourner au plus vite avant le 12 voir ton médecin et de ne pas te laisser envahir, ce sont des souffrances sur lesquelles on peut agir.
Je ne suis pas malade, mais Léo vient de subir un épisode semblable bien qu'il prenait ses médicaments régulièrement et avait une demande de dimunution du traitement que son médecin "modulait" très prudemment, lui aussi dès qu'il va un peu mieux se dit "je suis guéri, je ne vais pas prendre un traitement toute ma vie !", comme je le comprends de le vouloir, mais il faut être réaliste et chercher à vivre au mieux même s'il faut un traitement médical à vie, ce qui pour lui sera indispensable je pense, pour beaucoup d'autres maladies aussi, il y a des traitements à vie, c'est quand m^me mieux que la mort.
De lui-même, comme toi il laissait venir sans trop savoir, s'en en parler, seulement ses "on fait aller" quand je lui demandais "bonjour cà va ?" ont commencé à m'alerter il y a trois mois. Puis léger, léger, il a un peu parlé des voix, comme il parle très peu de lui, que je ne pose jamais ce genre de questions à son psy que je ne vois que très rarement avec lui, toujours en moment de crise en fait, je ne savais pas au juste si c'était normal, si vu sa maladie, il n'en entendait pas toujours un peu.
Ces derniers temps, en quelques jours c'est devenu invivable pour lui, le délire recommençait mais là fort de ses nombreuses expériences passées, il a de suite fait confiance quand je lui ai dit qu'il ne fallait pas rester comme çà et aller de suite au CMP consulter un médecin, même si ce jour ce n'était pas le sien.
En premier durant quelques jours, il a pris un traitement médicamenteux en plus, chez lui mais continuait à perdre pied et avait des peurs à avoir envi d'hurler (ce qu'il a pu retenir heureusement cette fois-ci, j'étais à ces côtés), nous sommes retournés ensemble à pied au CMP, je lui ai demandé de choisir avant tout SA SECURITE, pour lui et pour moi aussi, comment le soutenir lorsque je ne le sens plus en sécurité avec les moyens dont je dispose. Résultat 5 jours d'hospitalisation heureuse, rassurante, un traitement bien adapté au moment présent et surtout surtout IL N'ENTEND PLUS DE VOIX.
La vie peut reprendre son cours tranquille....
Courage, en plus tu as un compagnon, avec lui tu es bien, rien que sa présence déjà te permet de t'apaiser, mais lui seul ne peut pas tout, parle lui de ce que tu ressens en ce moment, n'ai surtout aucune crainte à lui dire et aussi que tu penses qu'il vaudrait mieux retourner maintenant voir le psy avant que cela ne s'aggrave, il sera heureux j'en suis certaine de t'aider à trouver les moyens de t'apaiser, tu l'aideras aussi à trouver la paix pour mieux t'aider.
Très cordialement
Fleur 