Bonjour,après une lecture enrichissante sur les sujets traitant de la relation avec un conjoint schizophrène, je désire exposer ici mon cas particulier et recueillir quelques conseils positifs.
Ma femme, après un délire schizophrénique il y a quelques années, a vraiment réussie à remonter la pente grâce à un travail constant avec un medecin psychiatre.
Seulement après un sevrage progressif du ziprexa (elle n'en prends qu'occasionnellement depuis plus d'un an) au profit de tertian certains soirs difficiles, les périodes de vacances de son médecin se passent vraiment assez mal je dois avouer.
c'est à ces moments là que l'objet de son délire (assez difficile à expliquer) qui à un rapport avec la télévision, revient comme une obsession de tous les instants.
nos discussions ne tournent plus qu'autour de ça et mon attitude oscille entre l'écoute patiente (jusqu'à plusieurs heures par jour) et quand cela devient trop pesant j'essaye d'introduire des questions pour remettre en cause ces arguments les plus irréels. Malheureusement, dans ces phases de "rechute" elle ne supporte pas beaucoup la contradiction.
et dès que c'est possible me renvoie le fait que sa psy, elle, ne la contredit jamais, lui fait confiance et lui laisse dire tout ce qu'elle veut.
j'ai lu dans certains site médicaux que c'est effectivement la meilleure façon qu'un psychiatre peut aider son patient, sans trop creuser dans son inconscient.
cependant le reste du temps c'est à moi que revient la lourde tâche du confident qui écoute le récit non seulement d'un passé extrèmement douloureux mais également le souvenir des moments très traumatisant d'avant et pendant son délire, tout cela en ayant un sentiment d'impuissance total.
encore plus lorsque je sature et que je décide parfois rapidement de mettre fin à la discussion, le résultat est pressentit comme un refus d'aider, un manque de compassion...
Puis je suis souvent prit à partie, il y a moins en moins de confiance entre nous. Je reçois toutes sortes de reproches sur mon travail, ma famille, mes loisirs. la plupart du temps je prends ça comme les symptômes de sa schizophrénie, avoir peur des autres, se couper de toutes relations sociales, car trop éprouvantes pour elle. Parfois je le prends au pied de la lettre, assez mal, et la relation devient conflictuelle.
je ne sais pas toujours comment gérer ça tout seul.
j'essaie de l'orienter vers un professionel de l'aide comme SOS amitié quand elle n'a pas son rdv hebdomadaire chez sa psy, mais elle ne se laisse pas convaincre facilement. Elle attend toujours d'être au plus mal et moi de la supplier pour qu'elle le fasse, mais les resultats sont positifs, comme une soupape de sécurité.
je ne sais quoi faire d'autres non plus lorsqu'elle me parle de toutes ces idées délirantes, je lui conseil d'en parler avec sa psy, elle me réponds que sa psy sait tout ce qu'elle pense. moi je crois que sa psy ne sais pas ce qu'elle ne lui dit pas, et donc comment règler une chose non-dite ?
parfois lorsque je ne résiste pas à ces illusions, elle est partie pour faire exister une réalité parallèle ou toutes les théories qu'elle échafaude deviennent insupportable car elle englobe également une obligation pour moi d'avoir une ligne de conduite précise. Qui en fin de compte me font avoir une réaction de réjet presque violente, pour que la situation reviennent à la normale.
souvent la normale c'est quand elle craque nerveusement, elle accepte son statut de malade, accepte mon aide et mon affection, prends un médicament s'il le faut.
Dans un cas comme celui là j'aimerais une aide plus conséquente que juste un rdv hebdomadaire pour elle chez un psy.
merci d'avance si vous entrevoyez un conseil ou un début de solution.