Nous, on essaie un peu d'être ordinaire, et c'est difficile. Les gens ordinaires, eux, essaient - parfois désespérément - de mettre de la folie, de l'imprévu, de la fantaisie dans leur monde. Nos petits malheurs sont parfois là.Les gens ordinaires, pour certains, peuvent être parfois persuadé d'être malade. Heureusement qu'aller voir un psy ne fait pas de vous quelqu'un de malade, sinon les rues seraient bondés de fous. 
Ils confondent deux choses : les symptômes, leurs causes et hélas pour eux, leurs effets. Un "véritable" malade, c'est quoi ? C'est une personne qui a des répétions, et surtout des répétition totalement artificielle, de symptômes.
Si je suis angoissé, c'est pas par moi, c'est pas par vous, c'est pas par la situation ou le monde qui m'entoure. Si j'angoisse pour ces raisons, je ne suis pas malade, c'est une réaction vitale. Les animaux angoissent la douleur, angoissent les chaleurs, le froid et la faim. Un bébé de six mois peut déjà présenter des symptômes de dépression...
On oublie l'angoisse.
On angoissé par l'angoisse qui rôde.
On oublie l'angoisse.
On est angoissé par l'angoisse qui rôde.
On oublie l'angoisse.
On angoisse.
On angoisse.
On oublie l''angoisse.
C'est sans fin. Et c'est mue-r par un certain hasard, un désordre aléatoire.
Chercher dans son roman familiale les causes d'un trouble de ce genre (et on répertorie des milliers) - je dis bien ceux de nature artificielle, psychotique, pas des troubles névrotiques - me parait absurde, sans vouloir nier l'aspect intéressant d'une démarche personnel (bien que souvent très narcissique).
Les neuroleptiques arrivent juste à casser la séquence de 1-1 ("On angoisse/On angoisse/On angoisse"), mais pas la séquence de trois termes.
On pourrait évoquer comme celà les troubles majeurs de la psychose
Si je devient violent ou agressif, c'est par ce que je me sens violenté et agressé. "Je m'énerve tout seul" comme on dit chez djeunz.
Un psychotique, c'est souvent quelqu'un un peu de "mauvaise humeur", avec un humour très spécial.
Un psychotique, au fond les médecins les ont toujours connu sans le savoir.
Ce sont ces horribles dessins, les planches d'anatomies
On y voit un être humain (généralement mâle, comme les médecins), sans peau, pour figurer le système nerveux, veineux, lymphatiques, hormonales etc.
Et bien voilà ce qu'est un psychotique, quelqu'un à qui une caresse fait aussi mal qu'un coup.
Un psychotique est donc malade de son corps, un névrosé de son mental. On est rarement les deux à la fois...
à la prochaine, je termine par une citation (somptueuse, magnifique...) de Paul Valéry
"Le plus profond, c'est la peau."
PS : ce n'est pas par ce que j'ai trois mots de vocabulaire de plus qu'un hypokâgneux que je ne suis pas malade