Forum Médical

Attention : cette archive du forum est en lecture seule.
Page d'accueil du site

"dépendance a solian"

Envoyer ce sujet à un(e) ami(e)
Format d'impression
Mettre en signet (membres seulement)
 
Précédente | Suivante 
Accueil Général des Forums
Forum : Schizophrénie (Protected)
Message d'origine

STEVE (0 messages) Envoyer message email à: STEVE Envoyer message privé à: STEVE Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-01-03, 00:18  (GMT)
"dépendance a solian"
peut-on etre dépanden a solian?


  Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: dépendance a solian D_Dupagne 14-01-03 1
   RE: dépendance a solian Schizan 14-01-03 3
       RE: dépendance a solian D_Dupagne 14-01-03 4
           RE: dépendance a solian Laurence2 14-01-03 6
           RE: dépendance a solian remi 14-01-03 7
           RE: dépendance a solian Schizan 19-01-03 8
               RE: dépendance a solian D_Dupagne 19-01-03 9
                   RE: dépendance a solian Schizan 20-01-03 10
                       RE: dépendance a solian D_Dupagne 20-01-03 11
 RE: dépendance a solian charly 14-01-03 2
 Salut Steve soleilnoir 14-01-03 5
   RE: dépendance ? miss_flo 22-01-03 12

Lobby | Retour au Forum | Précédente | Suivante

Texte des réponses

D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-03, 00:21  (GMT)
1. "RE: dépendance a solian"
Bonjour Steve,
Le Solian est un neuroleptique. Comme pour tous les neuroleptiques, il n'y a aucune dépendance. Ce serait plutôt le contraire : il faut lutter en permanence contre l'envie d'arrêter le médicament

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Schizan (6 messages) Envoyer message email à: Schizan Envoyer message privé à: Schizan Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-03, 12:23  (GMT)
3. "RE: dépendance a solian"
Modifié le 14-01-03 à 13:33  (GMT)

Je sais qu'il n'y a pas, selon les médecins, de dépendance aux neuroleptiques dans le sens où il y a une dépendance à d'autres médicaments, certains somnifères ou tranquillisants. Mais en tant qu'ancien prenneur de neuroleptiques, je dois tout de même dire que mon expérience m'a prouvé qu'il existe une forme de dépendance. Lorsque l'on prend des neuroleptique, l'intensité des émotions diminue, ce qui peut faciliter un meilleur contrôle de soi. Mais si l'on arrête brusquement, cette sensibilité revient. Elle revient même plus fort qu'auparavent. Et le patient qui fait le lien entre des angoisses accrues et le retrait du médicament peut donc fort bien désirer recommencer à prendre le médicament.

Je me souviens avoir été un fois contraint de cesser brusquement de prendre un médicament puissant, le fluanxol. Il se trouve qu'à l'époque où je le prennais, je travaillais comme ouvrier du bâtiment. Je m'étais rendu compte que le médicament rendait parfois plus difficile ma coordination des mouvements et ma faculté de me concentrer sur ce que je faisais. J'avais donc demandé un arrêt de travail à ma psychiatre, qui avait cru que ma demande était motivée par la paresse. Puisque le fluanxol lui semblait trop fort dans mon cas, elle avait décidé de changer pour un autre neuroleptique, le melleril, qui, lui, me rendait somnolent au point de mettre ma vie en danger, tant sur le chantier que sur le chemin du travail en conduisant.

J'ai donc dû cesser toute médication. Pendant environ un mois, j'ai souffert en permanence d'un mélange de tristesse et d'angoisse, permanent et sans motif particulier. Je n'ai jamais connu ce sentiment en d'autres circonstances. Il faut l'avoir vécu pour savoir ce que c'est.

Mais, effectivement, je n'ai pas repris de neuroleptique parce que j'étais conscient du fait qu'il s'agissait d'un phénomène de sevrage.

Ce sentiment d'abattement a fini par disparaître au bout d'un mois environ.

Il existe donc une forme de dépendance aux neuroleptiques.

Si certains médecins croient le contraire, c'est parce qu'il y a sur ce plan beacoup d'incompréhension entre psychiatres et patients. Les psychiatres n'ont, en leur grande majorité, jamais pris de neuroleptiques...

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-03, 16:21  (GMT)
4. "RE: dépendance a solian"
Bonjour Schizan,

Attention à ne pas confondre syndrome de sevrage et dépendance. Beaucoup de personnes qui se sentent mieux avec un médicament que sans, ou qui souffrent de troubles à l'arrêt brutal d'un médicament, parlent à tort de dépendance.

La dépendance est un concept fort, qui sous-entend que la personne qui en est atteinte ne parvient pas à se passer du médicament, malgré une volonté forte et un souhait sincère. C'est vrai pour les morphiniques, les tranquillisants, le tabac et bien sûr l'héroïne.

La personne qui connaît le mieux ces problèmes est un psychiatre qui en prescrit beaucoup et qui en a pris lui-même.

La personne qui tire sa connaissance de sa propre expérience a une vision très personnelle de l'effet du médicament, et à tendance à sous-estimer les différences observées d'une personne à l'autre.

Le psychiatre tire sa connaissance de l'expression du ressenti de nombreuses personnes. Mais il lui manque en effet un vécu personnel pour parfaire sa science.

A ma connaissance, peu de patients consultent pour un "sevrage" en neuroleptiques, sinon cela se saurait. Il me paraît dangereux de véhiculer l'idée que les neuroleptiques peuvent induire une dépendance, surtout chez des schizophrènes toujours tentés de remettre en question leur traitement.

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Laurence2 (702 messages) Envoyer message email à: Laurence2 Envoyer message privé à: Laurence2 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-03, 22:43  (GMT)
6. "RE: dépendance a solian"
Bonjour Dr Dupagne,

qu'on l'appelle sevrage ou dépendance, je crois qu'il y a bel et bien des difficultés à arrêter un médicament qu'on prend depuis des mois voire des années. J'ai essayé à 3 ou 4 reprises d'arrêter le risperdal avant d'y arriver, et ce parce que j'étais très nerveuse et je ne dormais plus du tout, ce qui accentuait encore ma nervosité. Il m'a fallu quatre ou cinq jours avant de retrouver un sommeil normal. Les psy essayent parfois de faire croire qu'on arrête les neuroleptiques sans problème, mais c'est souvent faux, la preuve est que l'arrêt se fait souvent en diminuant petit à petit les doses. Maintenant, c'est sûr que ça n'a rien à voir avec l'arrêt des anxyolitiques où il y a un vrai symptôme de manque.
Bonne soirée,
Laurence.

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-03, 22:43  (GMT)
7. "RE: dépendance a solian"
Bonsoir,

Pour ma part, j'ai l'impression que le Solian a un effet négatif sur mon comportement, outre le fait que bien sûr il anihile ou diminue les hallucinations je crois que je suis moins sensible à certaines choses : les relations entre personnes, l'humour, en fait la sensibilité et peut-être l'émotivité.... Pourtant je crois être très sensible, on me le dit, je l'ai toujours été et ça n'est pas un médicament qui me fera penser le contraire ou modifiera ma personne !

Non, le Solian provoque une baisse de la libido chez certaines personnes, un émoussement de l'affectivité, une perte de concentration. Je crois supporter assez bien le Solian. Mais que se passera-t-il le jour où j'arrêterai d'en prendre ? Eh bien, ma vie pourra recommencer, comme avant, car je suis mélancolique d'un passé pas si éloigné où j'étais maître de mes émotions, lorsque je n'avais pas un psy pour me dicter mes sentiments ou la marche à suivre, car c'est l'impression que j'ai, d'être une marionnette dans les ficelles emmêlées de la psychothérapie. Je dis cela mais, évidemment, c'est du négatif que je parle, jamais du positif. La psychothérapie est un bon moyen pour s'en sortir, un bon mais un long chemin, qui demande de gros efforts et des sacrifices. Pour écouter ma psychologue, je gagne à être fier de moi, à trouver des études qui me plaisent et un boulot qui me corresponde.? En fait en ce moment c'est plutôt dur car je crois que je vais arrêter mes études de graphisme : ça ne m'intéresse pas.

Et je suis dans le doute.

Rémi.

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Schizan (6 messages) Envoyer message email à: Schizan Envoyer message privé à: Schizan Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-03, 17:41  (GMT)
8. "RE: dépendance a solian"
Bonjour Dr. Dupagne,

Je ne peux malheureusement pas répondre dans le détail, parce que je me dois de respecter la charte de ce forum.

Mais au sujet de la dépendance au tabac, il y a là, me semble-t-il, une nette exagération. J'ai fumé pendant des années, j'ai arrêté voici deux mois, et je me sens bien. Le sevrage de la nicotine ne dure que cinq jours, durant lesquels on ne souffre de ne pas fumer. Ensuite, le besoin physique disparaît. Si une envie subsiste, c'est une envie psychologique, qui, elle, peut persister indéfiniment.

Même chose avec l'alcool. Il y a eu des périodes où je ressentais quotidiennement le besoin d'ingérer de l'alcool. Mais quand je me rends compte de cette dépendance, je m'interdis l'alcool et le besoin disparaît en quelques jours.

L'héroïne, je ne connais pas. Mais il paraît que là aussi, le sevrage ne dure que quelques jours. C'est, je me répète, la dépendance psychologique qui est déterminante.

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-03, 19:39  (GMT)
9. "RE: dépendance a solian"
Bonjour Schizan,

Vous semblez avoir des idées fausses sur les dépendances. Je pense que le problème est que vous avez tendance à généraliser votre expérience personnelle. Votre vision de la dépendance à l'alcool en est une preuve évidente.
Le sevrage de l'héroïne ne dure pas "quelques jours", pas plus de celui du tabac. La distinction entre physique et psychologique est très arbitraire.

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

Schizan (6 messages) Envoyer message email à: Schizan Envoyer message privé à: Schizan Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
20-01-03, 09:12  (GMT)
10. "RE: dépendance a solian"
Bonjour Docteur,
Vous avez raison: je généralise à partir de mon expérience personnelle. Mais mon expérience personnelle est des plus convainquantes. J'ai bu et fumé pendant un quart de siècle, je sais que la dépendance au tabac et à l'alcool existent, mais je les ressens comme faibles, puisque je ne souffre de la privation ni de l'un, ni de l'autre.

Pour ce qui est des neuroleptiques, il est vrai qu'ils ne procurent pas, contrairement au tabac et à l'alcool, de sensation de plaisir.

Donc, si la définition médicale de la dépendance est d'être "accro" à un plaisir, il n'y a effectivement pas de grand risque de dépendance aux neuroleptiques.

Il n'en reste pas moins que les neuroleptiques inhibent partiellement la transmission des molécules de dopamine (et souvent aussi de la sérotonine) dans le système nerveux et dans le cerveau. Il peut alors survenir que le système nerveux développe des récepteurs de dopamine et de sérotonine supplémentaires sur les neurones. Si l'on cesse brusquement de prendre le neuroleptique, ces récepteurs supplémentaires subsistent (pendant une période plus ou moins longue). Il faut alors une période d'adaptation durant laquelle la personne sera très sensible, parce qu'elle ressentira les émotions plus intensément qu'auparavent.

Pour cette raison, il y a consensus sur le fait que si l'on arrête de prendre un neuroleptique, il vaut mieux le faire progressivement.

A-t-on jamais vu quelqu'un avoir subitement envie de se suicider parce qu'il avait, d'un coup, cessé de fumer?

Si l'on arrête d'un coup les neuroleptiques, cela peut se produire.

En conclusion: les neuroleptiques ne sont pas des jouets. On ne doit pas agir à la légère avec ces médicaments très puissants.

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
20-01-03, 09:22  (GMT)
11. "RE: dépendance a solian"
>Pour ce qui est des neuroleptiques, il est vrai qu'ils ne
>procurent pas, contrairement au tabac et à l'alcool, de sensation
>de plaisir.
>
>Donc, si la définition médicale de la dépendance est d'être "accro"
>à un plaisir, il n'y a effectivement pas de grand
>risque de dépendance aux neuroleptiques.

Non Schizan, ce n'est pas la définition de la dépendance, c'est plus large. De nombreux fumeurs ou buveurs n'ont plus de plaisir avec leur drogue, ils ressentent néanmoins un besoin irrepressible de prendre leur produit. Ils nous demandent notre aide pour s'en sevrer parce qu'ils n'y arrivent pas seuls. Nous ne sommes jamais confronté à une demande d'aide pour arrêter un neuroleptique, contrairement à ce qui arrive avec les tranquillisants ou les somnifères. Tout au plus une angoisse à l'idée de se retrouver sans soutien chimique.

>Il n'en reste pas moins que les neuroleptiques inhibent partiellement la
>transmission des molécules de dopamine (et souvent aussi de la
>sérotonine) dans le système nerveux et dans le cerveau. Il
>peut alors survenir que le système nerveux développe des récepteurs
>de dopamine et de sérotonine supplémentaires sur les neurones. Si
>l'on cesse brusquement de prendre le neuroleptique, ces récepteurs supplémentaires
>subsistent (pendant une période plus ou moins longue). Il faut
>alors une période d'adaptation durant laquelle la personne sera très
>sensible, parce qu'elle ressentira les émotions plus intensément qu'auparavent.

En effet, et c'est vrai (quoique pas automatique) avec beaucoup de médicaments, comme les beta-bloquants (pour le coeur). Mais on ne parle pas alors de dépendance, mais de période de sevrage

>Pour cette raison, il y a consensus sur le fait que
>si l'on arrête de prendre un neuroleptique, il vaut mieux
>le faire progressivement.

Oui, comme les antidépresseurs par exemple.

>A-t-on jamais vu quelqu'un avoir subitement envie de se suicider parce
>qu'il avait, d'un coup, cessé de fumer?

Oui, c'est même un gros problème pour certains fumeurs et cela justifie la prescription d'antidépresseurs, parfois à forte dose, dans de nombreux cas.

>Si l'on arrête d'un coup les neuroleptiques, cela peut se produire.

Aussi en effet.

>En conclusion: les neuroleptiques ne sont pas des jouets. On ne
>doit pas agir à la légère avec ces médicaments très
>puissants.

Nous sommes d'accord. Arrêtons là ce débat si vous voulez bien.

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

charly (394 messages) Envoyer message email à: charly Envoyer message privé à: charly Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-03, 08:19  (GMT)
2. "RE: dépendance a solian"
bonjour steeve,
comme le dit le dr dupagne on n'est pas dépendant du solian mais quand on le prend on ne peut pas baisser le dosage par grosse quantité mais au fir et à mesure pour que le mental puisse s'adapter. Je prends du solian et je peut te dire que c'est un neuroleptique formidable quand il fonctionne bien chez certaine personne. j'ai crus moi aussi à une époque qu'on pouvait être dépendant du solian mais c'est faux.j'aimerais que tu nous raconte pourquoi tu pose cette question et quelle est l'histoire qui se cache sous ce mot "solian".

amicalement!
charly

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

soleilnoir (222 messages) Envoyer message email à: soleilnoir Envoyer message privé à: soleilnoir Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
14-01-03, 16:33  (GMT)
5. "Salut Steve"
Salut. Je prend un gramme de Solian par jour. Avant j'avais des préocuppations qui m'envahissaient le soir, et des vertiges en permanence. Je crois pas que tu en prenne plus que moi. Mais ça veut rien dire la dose.
Je te répond: le Solian est efficace. C'est important à souligner.
Si on peut etre dépendant? Que signifie pout toi la dépendance?
J'attends une petite lettre de toi.
Amicalement. David
  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour

miss_flo (21 messages) Envoyer message email à: miss_flo Envoyer message privé à: miss_flo Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
22-01-03, 14:09  (GMT)
12. "RE: dépendance ?"
Bonjour,

Je viens reprendre le débat sur la dépendance aux neuroleptiques. Il n'existe pas de dépendance aux neuroleptiques mais il est vrai qu'il ne faut pas arrêter d'un coup car on ressent brutalement les "agressions" extérieures. Les bruits, les sensations sont beaucoup plus forts et ne font que raviver l'angoisse. Si votre psy vous y autorise, diminuez très lentement les doses pour avoir le temps de vous habituer.

A bientôt,

Miss Flo

  Effacer | Alerte Modifier | Répondre | Répondre en citant | Retour


Fermer | Archiver | Effacer

Lobby | Retour au Forum | Précédente | Suivante

Rechercher sur le site Atoute.org: