bonjourje crois que lorsque l'on souffre de cette maladie, on se sent terriblement seul. Je sais que je suis seule par ma faute, parce que je me mets souvent dans ma "bulle", mais je suis comme tout le monde, j'ai besoin d'appartenir à un groupe. Je n'imaginais pas, étant enfant, que j'appartiendrais à ce groupe là, et quelque part, ma vie me déçoit un peu. En période de "délire", on se croit le roi du monde, deux petites pillules et on redescend sur terre, mais finalement, la solitude est toujours là. Je fais partie des schizo simples, c'est à dire sans hallucination, je le sais depuis peu. Mon premier séjour en HP s'est déroulé il y a 11 ans. A cette époque, mon psy n'a pas décelé la schizophrenie. Je lui en veux un peu de ne pas avoir poussé l'investigation plus loin, et de ne pas avoir décelé la maladie. De ce que j'en sais, j'en avais pourtant les signes évidents, depuis au moins 5 ans... J'ai pu me passer de NL et je m'en suis "sortie", en 3 ans. Je me suis sentie bien pendant 8 ans, et puis l'année dernière, j'ai fait une rechute... re HP... Cette fois ci, on ne m'a pas laissée repartir sans rien. J'ai mal supporté le ZYPREXA, parce que j'ai pris 8KG. J'ai donc arrêté, et fait une nouvelle rechute... re HP... on m'a donné du HALDOL et la consigne de ne surtout pas arrêter de moi-même, mais d'en parler si problème. Ce que j'ai fait parce que je me sentais comme un zombie, je n'y voyais plus rien, je ne savais plus compter... bref un vrai légume. Du coup, je prends du RISPERDAL, qui me fatigue beaucoup, mais j'en ai un peu marre de servir de cobaye, alors je fais avec. J'ai de l'IMOVANE, qui m'aide à retrouver le sommeil. Voilà, somme toute, j'ai une histoire comme la vôtre, peut être, et même certainement moins pire, parce que je n'ai pas d'hallucination. J'aimerais faire comprendre à mes collègues de travail qu'il ne faut pas m'en vouloir, si je suis irritable, si je me mets dans ma bulle, si j'ai des réactions bizzares. Je me dis que ce doit être à cause de la maladie. Mais j'aimerais pouvoir leur dire. Mais leur dire quoi ? "salut, tu vas bien, moi pas, je suis schizo !..." sûr que je vais les faire partir en courrant, déjà que je n'ai plus grand monde autour de moi, à cause de "mon mauvais caractère"... En plus, je ne sais pas parler de moi, dès que j'aborde le sujet, je me referme comme une huitre. Personne ne sait rien de moi. Je suis totalement paralysée, même devant la psychologue ou le psychiatre. Ce n'est pas que je n'ai rien à dire, au contraire, mais je ne supporte pas d'entendre le son de ma voix, comme si c'était une autre personne. Est-ce que les médicaments vont m'aider à m'ouvrir aux autres ? Je pense qu'ils aident surtout en période de crise, à gérer les hallucinations, calmer les délires, mais en dehors de ça ? J'ai lu beaucoup de témoignages sur ce sites qui parlent des petites pillules "miracles". En quoi vous sentez-vous mieux ? Est-ce qu'une thérapie peut être efficace face à un patient qui a peur de parler ?
A bientôt
Wilhem