Merci pour ce lien Dominique, en effet j'ai beaucoup appris grâce à vous. Je distinguerais plusieurs choses :
- les interventions extérieurs, la recherche, les acteurs du terrain (très instructif, très pesant...)
- la production des sénateurs, qui est objectivement minable !
- les opinions personnels des chercheurs, qui sont sournoisement et scandaleusement mélangées au fait scientifique et à la recherche par le rapporteur avec de sérieuse inclination idéologique
- le rapporteur de cette commission, ("rapporteur" c'est bien un synonyme de fayot dans un préau ?) qui est une honte de la raison critique.
Ce monsieur fait le fier avec sa commission. Mais une commission c'est consultatif. Ce monsieur Lorrain Jean-Louis - qui est plutôt lobbystes avant d'être médecin - n'a en tout et pour tout proposé qu'une seule loi - mais il préfère les contrats aux lois monsieur Lorrain - qui concerne "le rétablissement régalien de l'Etat dans l'incendie et le secours" - pour éteindre les feux que ses amis alument, sans doute.
Le début du dossier est en fait un copier-coller (intéressant au demeurant) des interventions extérieur, ou des textes qu'auraient pu produire ces intervenants.
C'est très détaillé, très précis, un vrai travail de recherche, même si encore une fois, il faut triller le bon grain (les gens qui savent de quoi ils parlent) de l'ivrai (ceux qui les font parler, en l'occurence le rapporteur de la comission).
Les "travaux de la commission" , qui ont duré, tenez vous bien : UNE JOURNEE !
Ces prétendus travaux sénatariaux ne sont qu'une suites de poncifs et de clichés vaseux pour journaux télévisés et reportages foireux, du beau freudisme de caniveau, de patriarcat machistes, grégaire et racistes, plein de haine de la jeunesse, de mépris inadmissible, bref totalement réactionnaire.
bon je vais directement à leur recommandations... alors voyons voir...
" - favoriser les expériences de vie à l'étranger, l'année qui suit le baccalauréat par exemple, après quoi l'étudiant ou le jeune professionnel, plus indépendant, acquiert plus facilement un statut de jeune adulte ; "
et pour les BEP, les CAP ça marcherait aussi les séjours à l'étranger ? on me payerait des cours de langue sur place, vraiment, où je vais devoir faire chaudronnerie ou chaussure det finir ma vie dans une zup pourrie avec une demi-smic ? et si je suis malade mais étranger ? et pourquoi ce jeunisme, les vieux ils n'ont pas le droit à ces mesures ? et c'est financé comment et par qui ? Erasmus doit coûter bien plus chère en comparaison....
" Afin de le distinguer des emplois-jeunes Aubry, les associations seront les employeurs privilégiés à travers les « emplois d'utilité sociale »"
ah ah je suis mort de rire. En gros ça signifie aller planter des navets 8h par jour pour 0.2 Euros la semaine dans une association chrétienne-sociale, dont l'utilité est surtout de faire vivre ses mandataire et d'humilier ses prestataires. Pour bien les préparer à l'activité de sujet-client, auquel personne n'a le droit de se soustraire aujourd'hui. Un complet reniement des beaux principes affichés en vitrine. Pas bien neuf tout ça ! Du déjà vu...
"ià l'exclusion, normalement, des collectivités locales et des ministères (hors le cas particulier de l'Education nationale). "
C'est bien de prévoir les entorses possibles aux bonnes règles qu'on se fixe dans son joli fauteil en cuir, mais c'est un peu voyant quand même.
"Des « engagements » seront demandés aux jeunes concernés avant signature du contrat d'une durée maximale de trois ans,"
Est-ce qu'on pourrait parler "droit" et pas "contrat" ? Cette primauté du contrat sur le droit est quand même idéologiquement clairement identifiable...
"Enfin, et afin de « moraliser » le dispositif par rapport aux emplois-jeunes, une partie du coût du travail restera à la charge de l'employeur (30 %). L'Etat en financera entre 20 et 50 % et les collectivités locales de 20 à 35 %."
Donc de la main-d'oeuvre qui coûte 70% moins chère que la foire aux bestiaux ANPE, c'est évidemment tout bénéfice pour certains. Et 1/3 financé par les collectivités locales, les régions les plus pauvres aprécieront.
"En outre une grande partie des crédits seront décentralisés vers les régions, qui devront aider au financement. "
Ah ah ah, vraiment c'est des grands cyniques ces sénateurs UMP. Surtout au moment ou la solidarité fiscale et adminstrative "républicaine" est mise en pièce, par ces mêmes personnes, vraiment ça va émouvoir dans les chaumières. J'habite à Dunkerke où en région PACA, j'aurais droit à vos super voyage et travaux sous-rémunérés ou ce sera réservé aux jeunes bourgeois nihiliste qui se défoncent en ile de France ?
" L'Etat financera par ailleurs, totalement ou en partie, en 2003, quelque 5.000 contrats équivalents temps plein"
Ah. Déjà j'aime bien le "totalement ou en partie". Ca veut dire quoi ? Sur ma feuille d'impôt je peux mettre "j'ai totalement ou en partie des revenus comme ceux là" La moitié ? Non, mais dans un rapport sénatorial j'ai le droit ? Ah bin c'est chouette, je devrais faire sénateur si c'est aussi relaché... Le tiers ? De quoi ça dépend ? 5000 postes pour 15 millions de gens précaires, surexploités, dans la pire déchéance, wah c'est impressionant... Avant de créer des emplois faites des hommes ! Ces 5000 postes, c'est les 5000 surveillants supprimés ? C'est le dizaines de milliers d'éductateur radié par Raffarin ?
" Mais ce dispositif d'aide à l'emploi n'est qu'un des aspects du Civis. "
Merveilleux ! Le travail rend libre comme on disait en 39 en Pologne ! Il est déjà tellement formidable ce dispositif d'assujettissement fordiste, qu'on attendant déjà plus grands choses des ces cerveaux grisâtres et vermoulue... La suite ?
Attention j'en tiens une superbe là :
" De la même façon, si votre rapporteur ne cautionne en aucun cas la pratique humiliante du bizutage, il hésite pourtant à le qualifier d'« incompatible avec les valeurs mêmes de l'éducation »"
Déjà là le type merite au mieux la corde pour sortir une insanité du genre, mais il se permet de rajouter :
" En effet, sa fonction intégrative et de franchissement d'une étape mérite d'être conservée sous une forme intelligente et respectueuse des élèves"
No comment. A part l'échaufaud ne vois pas d'avenir à ce monsieur.
Bon on continue...
"L'emploi est au centre de la politique à mener envers cette classe d'âge. Cela implique de redonner sa valeur au travail, dans une société qui ne valorise pas le travail comme valeur d'intégration sociale et de construction de projet de vie. "
T'a qu'à bosser feignasse ! C'est sûr, pour le prix de ces dispositifs, des gens qui les mettent places et qui en profitent, on pourrait te filer un logement et un revenu, mais remettre en question la dépense et le travail et nos postes, tu vois nan ça on ne peut pas... On est chrétien mais dans les salons, faut pas exagérer... notre contestation s'arrêtent à nos modes de vie, bon allez retourne bosser pour nous toi ! on veut des parcs propres, des jolies meubles et des routes entretenues pour nos 4x4 !
Hier on voulait "une bonne guerre" pour les jeunes, aujourd'hui "du travail". Après 20 ans de saccages complet de lois et des conditions du travail (et ça n'est pas terminé), la réparation de la grande pauvereté alors qu'on croyait l'avoir défintivement quitter il y a 25 ans, merci messieurs les sénateurs, les jeunes reconnaissant ! De Gaule avait instauré la sécurité sociael et l'état comme correcteur, ses héritiers l'auront mis en charpie. Continuez à contempler vos ruines !
. Ces gens là parlent de la jeunesse comme un médecin légiste disserterait sur Ovide. Nul part il n'existe d'adulte sain, maître de ses actes, et la jeunesse n'est pas
la propriété de ces gens qui sont jeunes maintenant.
Par contre - j'y tiens - les interventions extérieurs (médecins, associations) sont très instructives, mais la production des sénateurs et du rapporteur sent vraiment la naphtaline de garçonnière coincée et hypocrite.Ils passent leur temps à bavasser des symptômes, des victimes, mais curieusement n'accorde aucune vue crituqe au maitre, au responsable, au bourreau. .Et pourquoi ? Bin par ce qu'ils en sont pardi ! Ce sont des laquets, et qui confondent leurs destins, leurs petits systèmes idéologiques, avec ceux du Pouvoir, noyé dans ses réseaux de sous-commandement d'une république bananière. Un peu comme un pyromane vient se plaindre de la chaleur, ou un nécrophage vous parlera de sa cuisine.
Bon à part ça il fait beau je vais sortir un peu prendre l'air du lac.
a+