Bonsoir,Je voulais vous faire part de mon expèrience, j'espère qu'elle pourra être utile 
J'ai commencé à avoir des bouffés délirantes légéres aux alentours de mes 18 ans, à cette époque je prenais beaucoup de drogues (lsd et ecstasy en petite quantitée, ashish en quantité plus importante et surtout beaucoup plus réguliére), à la maison, j'étais absolument invivable (discours agrésif et assez irrationnel)je fut finalement mit à la porte du domicile familial, ne réussisant pas à regarder les conséquences en face, je partais convaincu que j'allais vivre ma bohéme tel le narcisse de Hesse. Lors de mes 'vacances forcées' au bout de quelques mois de voyage, j'eu mes premières 'grosses' hallucinations (visuelles et auditives), j'étais alors complétement déconnecté de la réalité, préférant sans vraiment avoir le choix, m'échapper dans mon univers, un univers qui devint de plus en plus présent. Les premiers jours d'automne arrivant(et le froid qui vient avec), je reparti chez mon père, qui me permis de réintégrer le domicile familial. J'étais alors vraiment à l'Ouest.....Je me fis à nouveau remettre dehors aux alentours de noël (mon frère de 2 ans plus jeunes qui hormis l'épisode de bohéme, vécu à peu prés le même parcours que moi), je sonnais alors chez un membre de la famille qui prit sur elle de m'emener chez un psychiatre au bout de quelques jours. Je commençait alors un traitement au solian, dans l'ensemble ça allait mieu, même si j'étais encore bien 'out of this world'. Suite à un départ en vacance de la personne chez qui je logeais, je fit un petit séjour (2 semaines) dans une clinique spécialisé, cela se passait plutôt bien, mon état s'améliorait, je crois que c'est à partir de ce moment que j'ai commencé à reprendre contact avec la réalité, cela se faisait par petites étapes, à chaque jour suffit sa peine comme dirait l'autre
. Mon état s'améliorait, je revoyais mes amis, c'était le début du procesus de réinsertion, j'habitais alors dans un appartement que mon père payait, ayant eu la chance de toujours avoir été passioné par l'informatique, je trouvais un an plus tard, un travail dans la capitale, je déménageais alors...cela se passa plutot mal dans l'ensemble, j'ai passé plus de temps en arrêt maladie ou en absence tout cours qu'au travail, n'arrivant pas à gérer mon buget je ne payais plus le loyer et j'ai volé de l'argent à mon colocataire....Bref, je me suis brouillé avec mon coloc et me suis fait mettre à la porte par le propriétaire. J'habitais alors chez des amis. Cela dura quelques semaines et puis grâce à la personne qui m'emena la première fois chez le psy, je put prendre à nouveau un appartement. Je trouvais à nouveau du travail que cette fois ci je ne desertais pas. A la suite de mon contrat j'envisageais de rentrer en formation afin d'approfondir mes compétences en informatique, m'y étant pris un peu n'importe comment je me retrouvais à nouveau sans appartement, je réhabitait à nouveau chez des amis que j'ai détroussé à nouveau, preuve que finalement ça n'étais pas encore ça.....(Pendant tout ce temps, je voyais le psy ou un généraliste, réguliérement, et ce afin de toujours prendre les 1200 mg de solian par jour qui m'avaient été prescrit). C'était reparti pour un tour (rasurez vous c'est bientôt fini ;), j'habitais alors chez un membre proche de la famille dans une autre ville. L'avenir pris alors une toute autre couleur, 2 mois aprés je prenais un nouvel appartement dans la ville où j'étais(et où je suis encore
, je suis actuellement en formation informatique de niveau 3 (bac+2), ça se passe plutôt bien (grande revanche sur l'idée que je pouvais avoir de mes capacités intellectuelles), je vois plus ou moins réguliérement un psy ayant une approche beaucoup plus psycho-thérapeutique qui me réduisit mon traitement (je suis actuellement à 400 mg/jour, toujours en solian), je me suis réconcilié avec mon père et ma belle-mère qui passe me voir régulièrement avec ma soeur, mon frère s'en sort aussi bien, reste encore le probléme avec ma mère dont je ne vous ai pas parlé (mais ça c'est pour mon psy ;). et même si ce n'est pas forcement évident tous les jours, qu'il faut lutter contre les idées quelques peu délirantes que l'on peut avoir, que des tas de problémes restent à régler...je garde l'espoir, je trouve que la vie est belle, et je suis vraiment persuadé qu'il faille laisser le temps aux choses de se faire, que tous ce construit petit à petit.
A +