Bonjour Cynthia,Je vois que tu as décidé de porter sur la place publique notre relation. Pour ceux qui n’auraient pas compris que c’est de moi dont tu parles, je le précise…
Oui effectivement je viens de mettre un terme à notre amitié après trois ans et je ne t’ai pas jetée comme une merde, j’ai simplement dit stop à ta tyrannie, ton despotisme et ta possessivité.
Je n’en pouvais plus de tes chantages au suicide, de tes décompensations à chaque fois que je partais en vacances qui me les gâchaient bien, de ce que tu me culpabilisais en permanence de ne jamais en faire assez pour toi, de ne pas être disponible quand tu en avais envie sans te soucier si je pouvais t’écrire depuis mon boulot.
Tu m’as poussé à acheter un téléphone portable moi qui en ai la phobie parce que tu te lamentais que je t’abandonnais. Tu m’as ainsi aliénée en ne me laissant plus jamais aucun répit pour me confier toutes tes souffrances dont je ne savais que faire, les miennes me suffisaient déjà bien assez. Que de discussions orageuses avec mon mari que n’en pouvait plus de ta domination sur moi, comment faisais-tu pour vivre avant de me rencontrer. Si je l’avais écouté il y a bien longtemps que cette amitié ce serait terminée…
Je ne t’en ai même pas voulu quand tu as fait revenir Stef en répondant à un message vieux de quelques mois pour nous annoncer que tu allais travailler (idée que tu as vite abandonnée comme tout le reste d’ailleurs…), grâce à toi indirectement j’ai pu bénéficier de six semaines d’hospitalisation dont je me serais bien passée…
D’ailleurs pendant ce temps là tu t’étais entichée de Kenny dont tu auras suivi la méthode et là encore alors que je n’en avais pas besoin pour mon équilibre tu m’as obligé à endosser le mauvais rôle pour te sortir de ta fange. Tes messages alarmants m’ont beaucoup souciée ainsi que ceux qui fréquentaient le forum. C’était en décembre dernier…
Puis début janvier, soit quelques jours après ces messages, tu m’annonces que tout va bien et pendant trois mois tu disparais, tu n’en avais plus rien à faire de moi, tu avais mieux à vivre. Là pour le coup la merde ce fut moi et toi qui me brandissais tes angoisses d’abandon dès que j’avais le malheur de vouloir me reposer un peu loin de toi, tu me jetais comme une vieille chaussette !
Je n’ai rien dit, ton bonheur me suffisait. Même là je ne t’en ai pas voulu…
Et puis là tu reviens au début du mois, tout va de nouveau très mal et tu me poses de multiples lapins, je t’ai attendue vainement des heures devant mon ordinateur. Tu es même jusqu’à aller me répondre 5 minutes avant la fin de ton heure de connexion en me racontant tout ce que tu avais eu de plus important à faire alors que tu me savais au boulot avec les risques que je cours de me faire surprendre à être sur Internet…
J’ai donc osé exprimé mon ras-le-bol et je t’ai demandé de me respecter. Toi tu as commencé un psychodrame et tu m’as mis une pression considérable limite du harcèlement alors que tu sais qu’en ce moment je ne dois pas subir de stress, je t’en ai expliqué les raisons…
Aussi j’ai décidé de mettre un terme à cette relation destructrice parce que je suis usée nerveusement par toi. Je n’en peux plus de te porter à bout de bras, de te soutenir, de tout accepter, ma patience a été plus que mise à l’épreuve.
Ta schizophrénie n’a rien à voir, c’est ta personnalité qui te rend ainsi avec moi.
Tu es allée trop loin et tu as atteint un point de non rupture en jetant en pâture notre relation à la vue de tous.
Je ne reviendrai pas sur ma décision et tu peux aller mal ce n’est plus mon problème mais le tien uniquement.
Cela rejoint la discussion sur la fonction paternelle, les cadres et les limites que contiennent symboliquement cette fonction.
Dans ton immense égoïsme tu n’as pas compris que j’avais en ce moment besoin de calme, que le temps aurait pu faire son œuvre. Non il a fallu que tu me menaces et me culpabilise de me protéger, pour une fois de passer avant toi. Ta jalousie a été la plus forte et tu n’as pas supporté les changements qui interviennent dans ma vie.
C’est dommage pour nous deux mais je ne veux plus que tu me gâches ce que je vis en ce moment, je l’attends depuis trop longtemps. Une fois mais pas deux… d’autant plus que l’occasion a peu de chance de se reproduire et que j’ai encore quelques obstacles sur mon chemin avant d’arriver à bon port.
Au revoir Cynthia, longue et bonne route à toi.
Je t’embrasse
Isabelle