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"Ski Zoo"

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Forum : Schizophrénie (Protected)
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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
07-05-03, 19:17  (GMT)
"Ski Zoo"
Salut à vous,

Les amants de la folie,
Perdus dans vos pensées,
Au fil du rasoir,
Vous vous y coupez.
Sans vous mentir,
Je vais expliquer
Ce pourquoi j'aspire
A ne pas tomber.

Ma naissance accidentelle,
Remplaça bien vite
L'acte mortel
D'un frère (de ma mère) en fuite.

Celui-ci, peiné,
Eu pour consolation
La fin triste fin
Des âmes damnées.

Moi je suis apparu
Dans ce cauchemar
Comme un espoir, on m'a vu
Renaître de mes cendres.

Je ne suis que moi : Rémi.
Un être à part, pas un autre.
Juste moi pas le frère de ma mère.
Rien ne remplacera son frère.

Alors on m'a élevé
Comme un chêtif enfant de la nuit.
Couvé, choyé,
J'ai grandit et fait ma vie.

Dès mes six ans une fille
Fut à mes côtés.
Une fille les yeux dorés
Céline, aux grandes pupilles.

Je l'ai souvent embêtée
Mais je l'adore, c'est sûr.
Ma soeur vaut toute ma vie,
Si je la perds je meurt.

J'ai choisi son nom !
Mais on me l'a raconté
Je ne m'en souviens point
J'étais trop occupé.

Maintenant j'ai vingt ans,
Ma soeur en a quatorze
Mes parents séparés,
Ma vie peut commencer.

Mais un beau jour voilà
Je me suis réveillé
Un peu embrumé
D'avoir fumé.
J'ai perdu la notion
De tous ce qui va, ne va pas.
Pour moi rien n'allait.
Doucement la folie me gagna.
Après une fugue
Après une période de laisser-aller
J'ai repris pied, travaillé au lycée.

J'ai tout gagné.

Malade je le fus, pendant deux longues années.
J'ai éclaté quand tous le monde avait le dos tourné.
Ma mère en vacance, mon père absent, tout seul.
Une voiture a éclatée sous mon poing.

J'ai levé le poing sur un monstre d'acier
Qui ne ma pas fait mal du tout,
Lui non, moi oui.
J'avais mal dans l'intérieur, vous voyez ?
Là, dans la tête.

Un peu comme quand on se prend une bonne raclée.
Mais mon père n'était pas là.
Alors qui me punissait ?
Rien. Personne. Rien que moi.
Je me suis dit : il faut être fort, et lutter.
Je luttait contre rien, le vide absolu.
Je ne comprenais rien et ne voyais rien.
D'ailleurs il n'y avait rien à voir et tout à comprendre.
Schizophrène : le mot est lâché.
Dans ce bureau d'hôpital je suis hébété.
Toute la vérité vient d'éclater.
Pas d'autre solution que les médicaments ;
Rien de plus simple à tous mes questionnements.

Une gélule avalée, et tout rentre dans l'ordre !
Ma chambre transformée en atelier de peintre,
Je dessine, j'écris, rien n'est comme avant.
Cet été, j'ai grandi dans mes pensées.
Alors que je n'étais pas très fort,
Me voici rempli d'efforts.
La lutte n'est plus la même,
La bataille est éternelle.
Mes actes sont tournés vers une vie meilleure,
Pas vers la survie.
Grâce à moi et mes psys,
Je revendique une meilleure éthique.
C'est pas drôle si la vie est noire.
Elle est bien mieux en rose bonbon.
Attention : pas prendre au pied de la lettre,
Ce qui est rose n'est pas forcément bon.
Ne prenez pas d'extas dans des fêtes,
Vous ne sortirez pas aussi rond.

La Terre est ronde, sachez-le?
Ma tête a une forme de bonhomme.
Mon cerveau est une machine,
Elle fonctionne au plaisir.

Plaisir d'offrir mes vers du nez,
Plaisir de peindre toute la journée,
Plaisir de voir mon coeur saigner,
Plaisir d'aller sur Internet.

Pas net, le mec ?
On ne regarde pas dans l'assiette des autres.

Rémi, aujourd'hui mercredi.

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Ski Zoo remi 07-05-03 1
   RE: Ski Zoo Inis 07-05-03 2
   RE: Ski Zoo D_Dupagne 08-05-03 3
       RE: Ski Zoo remi 08-05-03 4
       RE: Ski Zoo Daniel 09-05-03 5
           RE: Ski Zoo remi 10-05-03 6
               RE: Ski Zoo remi 11-05-03 7
                   Maudites Hermaphrodites remi 13-05-03 8
                       Un satisfait désir... remi 16-05-03 9
                           RE: Un satisfait désir... remi 16-05-03 10
                           RE: Un satisfait désir... remi 16-05-03 11
                               Un Rap remi 17-05-03 12
                                   Le meilleur ami du chien remi 18-05-03 13
                                       Une des faïences du coeur remi 08-06-03 14
                                           RE: Une des faïences du coeur (version remasterisée) remi 09-06-03 15
                                               Fin remi 13-06-03 16

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Texte des réponses

remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
07-05-03, 22:07  (GMT)
1. "RE: Ski Zoo"
Et merci d'avoir posté si vite mon message

Au revoir M Dupagne

Rémi.

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Inis (0 messages) Envoyer message email à: Inis Envoyer message privé à: Inis Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
07-05-03, 07:11  (GMT)
2. "RE: Ski Zoo"
Bonjour,

Après avoir lu des dizaines, des centaines de vos messages, je fais enfin mes premiers pas timides sur ce forum. Je choisis de répondre à ce poème de Remi que j'ai appris à connaître à travers ses courriers...
Pour dire quoi, au fait? J'ai juste besoin comme tout le monde je crois, de parler un peu de ce sujet tellement délicat qu'est la schizophrénie. Jusqu'il y a quelques semaines je n'y connaissais rien, mais vraiment rien, et maintenant... j'ai tellement appris en si peu de temps!

Ce n'est pas moi qui souffre de cette maladie, mais mon ami, que j'aime comme un petit frère. Je le connais depuis 3 ans et déjà il était "bizarre", un peu "original", il avait des réactions d'autiste, et ça m'intriguait. Je savais qu'il n'était pas comme ça quand il était adolescent (des amis communs me l'ont dit). Je me suis tout de suite attachée à lui et me suis dit que j'allais l'aider à sortir de son trou (car il avait été très dépressif). Je n'ai jamais pu/voulu/su coller un nom sur son malaise, qui s'empirait, et je me disais qu'"il allait très mal", c'est tout. Jusqu'à il y a 2 semaines, où un de ses proches m'a donné un livre traitant du sujet, et toutes les pièces du puzzle se sont mises en place, le brouillard s'est levé, j'ai enfin compris le calvaire qu'il vit depuis des années... J'ai pleuré une journée entière tellement j'avais mal pour lui et sa famille! Je regrette de ne l'avoir pas su plus tôt, j'aurais pu mieux l'entourer!

Depuis de nombreux mois, il vit dans un centre psychiatrique. Je fais tout ce que je peux pour le soutenir, l'écouter, l'encourager, aiguiser sa curiosité... Ce qui m'inquiète le plus, c'est: pourra-t-il un jour se réintégrer dans notre société tellement exigeante? Il voudrait bien travailler, et je me demande ce qu'il pourrait faire comme travail. C'est un garçon très très intelligent, mais sa maladie l'empêche -pour l'instant du moins- de travailler "comme les autres". Et j'aimerais tellement qu'il puisse enfin quitter ce centre, mais il n'est pas encore prêt...

Je me demande s'il y a d'autres patients qui ont passé bcp de temps dans un centre? Et question boulot... comment ça se passe? J'ai lu aussi que plus vite on détecte la maladie, mieux on peut la soigner. Mais c'est quand, "vite"?
Ma tête bouillonne de questions... Les témoignages lus sur ce forum m'ont bcp aidée, me donnent du courage pour l'avenir, et un jour je parlerai de ce site à mon ami.
Je me demande aussi s'il y a des amis de schizophrènes qui ont témoigné sur ce forum? Je sais que pour lui, ses amis sont extrêmement importants!

Je souhaite courage à tous (patients, parents, amis...) et je reviendrai bientôt sur ce forum!

Inis

PS: Remi, je vais lire tous tes autes poèmes...

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D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-05-03, 07:15  (GMT)
3. "RE: Ski Zoo"
Modifié le 08-05-03 à 07:18  (GMT)

Bonjour Rémi,

Ce n'était pas moi, mais Daniel venu à la rescousse (merci Daniel), je suis rentré très tard hier. Votre titre est un peu provocateur, non ?

Un petit mot pour Inis au passage : merci d'avoir pris la peine de lire de nombreux messages avant de poster sur le forum. C'est une bonne règle sur les forums en général, elle est encore plus importante ici afin de savoir qui est qui et d'éviter commettre des impairs.

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-05-03, 22:21  (GMT)
4. "RE: Ski Zoo"
Bonsoir à tous les lecteurs.

Mon titre provocant ? Loin de moi cette idée. C'est juste un jeu de mot personnel. ça représente pour moi deux images féminines je crois : j'ai une copine que j'aimerai emmener au ski (Aurore) et une autre fille que je fréquente qui souhaiterai travailler dans un zoo. De là l'association.

Merci à vous quand même M Dupagne et à Daniel que l'on oublie un peu trop vite ! C vrai qu'il ne participe pas beaucoup mais il doit être timide, je sais pas.

Maintenant Inis, je crois que vous êtes d'une grande aide pour votre ami. Vous faites déjà beaucoup pour lui je trouve, c'est vrai. Je crois qu'il se penchera peut-être sur son problème, dans ce cas il le fera lui-même. Peut-être que vous avez raison et qu'il souffre, mais il faut penser à vous dans ce cas.

Ne prenez pas la peine de lire tout mes messages ! Lisez-les en diagonale... pour sélectionner le plus important

Au revoir,
Rémi.

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Daniel (761 messages) Envoyer message email à: Daniel Envoyer message privé à: Daniel Voir profil de ce membre CLiquez pour envoyer message ICQ à ce membre Voir addresse IP de cet auteur
09-05-03, 15:54  (GMT)
5. "RE: Ski Zoo"
Bonjour Dr,

Il est vrai que ma vie professionelle me prend beaucoup de temps. Mais je viens le plus souvent possible. De plus maintenant j'ai des lunettes et je lis les messages plus rapidement et surtout plus facilement.
J'espère que votre affaire n'est pas trop compliquée, vous nous raconterez un jour?

Amitiés
Daniel

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
10-05-03, 09:49  (GMT)
6. "RE: Ski Zoo"
Bienvenue au club des binoclards alors !

Moi aussi je porte des lunettes (donc je fais partie du club) et mon père aussi vient de s'acheter des lunettes (depuis le temps qu'il en avait besoin !)

Depuis le moment où j'ai posé ces lunettes sur mon nez je suis devenu un intello y parait...

N'importe quoi.

{|]<|}{|><|}{|><|}{|><|}{|><|}{|><|}{|><|}{|><|}{|><|}{|><|}{|><|}[P>Elongations brumeuses,
Tendances Folles,
Ma rive déchirée s’éloigne du large
Où je suis. Ma vie

S’arrête au creux de ses vagues.
La langue dans sa poche,
Je fume la chienlit. Quelle
Plaisir de respirer le renfermé

Mouillé. Ce trésor renferme
Un coffret lui-même contenu dans
Ma paume. Elle brille la
Tunique bleue, a la façon d’un appeau.

Moi et le tableau vert on récite une poésie,
Lui dans mon dos et milles yeux braqués sur moi.
Je bégaie, pagaye, brodait dans ma tête un réseau
De silences. Lesquels tissaient le tamis de neurones.

Ma voisine regarde sa copie et lit la note à voix basse.
18/20 elle n’en revient pas. La prof lit ma copie tandis que je pouffe de rire.
Au moment de l’aérodrome de Krash je rigole et renifle.
C’est une anecdote qui aurait besoin d’un antidote.

Mes souvenirs je veux bien vous en faire part.
Dans la cour de récré du collège je voyais les bâtiments,
Le goudron, les fleurs mais pas les autres mômes ;
Ils jouaient couraient mais moi je ne les voyais pas.

Dans mon cocon rien ne m’attirait…
Une fille aux yeux verres une fois…
Une autre première de la classe, Lucie.
Que j’ai revu il y a un mois ou deux…

Un garçon blond deuxième de la classe, un copain lui.
Christophe on rigolait bien ensemble.
Moi je n’était pas dans les premiers mais je les fréquentais.
Puis la suite ne fut qu’une longue décadence.

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
11-05-03, 00:25  (GMT)
7. "RE: Ski Zoo"
Soupçon d’amertume dans tes yeux de brume,

Une auréole de neige va tomber de ton cou,
Scintillante sous la terre du déluge.

Quelle image de toi j’emporterai au ciel,
Celle d’une fière étoile courbant la plaine,
Ventre à terre et pied au Soleil.

Ma ligne de chance n’est pas tracée
Il suffit de s’en apercevoir.
J’ai la théorie des arbres réfugiés.

Ma figure ne montre qu’un bout de chemin,
Le reste, c’est la langue qui le trace.

Cette gangue de nerfs va peloter le rivage.
Sous la poussée des arbustes la rive va creuser
Sa tombe à la pelle-cave. Dur labeur.

Mais les roseaux ne ploient qu’en cas de sécheresse,
Quand la pluie sort de terre et va s’aérer.

Les zébus alors se meuvent en troupeaux et vont
labourer le sol aride : la poussière me pique les yeux.

Dans cette maison de campagne les moustiques jouent sous la lune. Un arc en ciel s’est moqué de moi cet après midi puis on a creusé une rigole dans le potager.
La terre était humide et j’ai planté des radis.
En courant vers la maison j’ai écrasé chaque
Taupinière que je rencontrais. Mes godasses sont marrons.
Puis à table on a mangé de la soupe, des oeufs
Avec des patates et du clafoutis. La nuit m’a recouvert
De son visage torride. Elle plaisante en me voyant.

`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'`'

Aujourd'hui 11/05/2003 : Rémi a écrit.

Demain 12/05/2003 : Rémi va à l'école.

Hier 10/05/2003 : Rémi est allé à Paris faire des achats.

Rémi est là maintenant. dans quel état j'èrre ?

Vivre l'instant présent :

Alors que tout me porte ailleurs !!!

Mais où donc ? Où donc ? Ici et maintenant.

J'ai des nuits et des ennuis. Un nez et des années, des pas et des repas.

Ma conscience me dicte : soit Toi ! Pas Lui !! Alors Moi je me dis OUI, JE SUIS; Mais comment être quelqu'un

pas une chose

quelqu'un !! C'est l'adolescence me direz-vous... On se cherche, on se pose des questions.

Je ne me pose pas de questions, sinon les bonnes :!! Comment.

Quoi ? Vous avez dit quelque chose ? Non ? Je croyais entendre un bruit.

Une parole... Un mot. Quel mot ? Un soupir... Rien. Si, Je T'aime !!

Ahhhh.... Oui, Je l'Aime !!
Elle.

Le sait-elle ? Peu importe : moi, je sais. Je le sais au contraire de la Raison. Ma Raison ne le sait pas, tandis que Moi je le sais. Qui a raison ?

Qui aime ?

Rémi aime celui qu'on appelle Rémi aime elle la fille qu'on appelle Aurore la fille qui va au même atelier de peinture qu'elle ele a vu son visage sur les feuilles et le visage regarde Rémi qui regarde Aurore. Qui regarde qui :

Rémi <------->Le visage
| ^
| |
\!/ |
Aurore--------------?

C'est Rémi qui fait le visage et c'est le visage qui regarde Rémi et c'est Aurore qui regarde alternativement Rémi et son visage... Rémi qui regarde Aurore quand elle a le dos tourné ou pas.

Je m'en sors pas. Qui fait quoi ?

De toute façon Rémi : Aurore elle t'aime pas !!

Là. Puisque je te le dis.

Fin de la présente discussion entre Rémi et son visage (Pour le moment)

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-05-03, 21:53  (GMT)
8. "Maudites Hermaphrodites"
Bonsoir,

Un petit poème pour ce soir qui est un soir de grève…

Le poème n’a rien à voir avec la grève.

Mais moi je n’étais pas en grève aujourd’hui et je ne suis pas près de prendre ma retraite bien que je me vois mal bosser avec un dentier.

Parallèles issues de la généalogie,
Vos remous s’attaquent aux rimmels d’arbres gris
Qui vengent aux vents du diable heureux,
Quand le malaise s’introduit au cœur des valeureux.

Ma foison d’idéaux reviens au galop,
Pour pénétrer la transe de chair sans trop-
Plein, valeur gagnée et jeunesse fatiguée.
Plaine de ride, vent de tonnerre élagué.

Pâtres aux grimoires saugrenus, rongés par les ans,
Vos volontés s’amoncellent en crêtes de faisan,
Pures imaginaires en bolées de vagues maigres,
A la fois organiques et en même temps maudits nègres.


Emmitouflés dans ses paupières de sucre,
Le visage arqué dans ses vêtements de musc,
Tandis qu’un élément la marque en plein effort,
Ce charlatan démesuré qui manigance ses forts.

Maudites hermaphrodites qui valsent au rythme de Salonique,
Gluants mazouts ornés en leurs hémisphères de coniques
Arômes pâteux. Ils vous disent ce qu’ils vagissent ;
En exerçant leur sens de la pudeur, ils agissent.

Médiocre, ce terme de volonté me rend amoureux comme un arc.
Lequel de nous deux va changer la donne ? cet été peut-être.
Un temps pour l’amour et un ordre d’idée sans détours,
Quoique au final le résultat manque de saleté.

Magique image, hic des séances d’hypnose contemplative,
Ces horreurs seul le destin peut les découvrir en son hâtive
Demeure ; errant au son des sabots de bois
Lesquels sur le gazon font des flopées de cratères à croix.

Et voilà.

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
16-05-03, 21:52  (GMT)
9. "Un satisfait désir..."
Modifié le 17-05-03 à 19:31  (GMT)

(rien à dire)


... Mais un amour invaincu.

(poil au ...)


By Rémi !


Coincé quelque part,
Entre ombre et lumière.
Ma façon de voir
S’apparente aux pierres
Qui grossissent
Rebondissent
Et finalement forment un pont,
Un pont entre deux cantons.

Ce temps passé aux regards
Ne suffit pas à te voir
La lumière cache tes cheveux
Et ta bouche me rend joyeux.
Ce soir j’ai peint ta figure
Elle a oublié l’injure.

Le gros mot était dit comme ça
Un mot de premier pas,
Amour avoué à moitié
Entre les lignes, caché,
Quelque part au fond
Tout là haut au plafond.

Coincé. Entre deux gorges,
Où un oiseau piquerait l’orge
Se trouve ce fameux amour.
Son bec farfouille et il fait le tour
Du ruisseau. Maigre butin
Qu’une cicatrice au matin.

Malgré la peine,
Le soupçon, des centaines
De voix qui suintent,
De goûts d’absinthe
On entend quand même
Cette parole j’aime.

Disparu mais présent.
Là et ailleurs en même temps.
Ça me fatigue de te voir rien dire
Rémi t’as l’air fatigué de rien écrire.
Faut lui souffler à l’oreille
Une plume et la chatouiller.
Peut-être qu'elle dira qu’elle aime
Sans doute elle se mettra à pleurer.

A l’avenir je tâcherai d’écrire
Un morceau de roman par jour.
Dédié à la fille de cire
Qui possède comme atours
La plus belle peau, belle à l’amour,
Surface de joie, paix et discours.

Son ombre est un puit
Dans lequel tombe
Sans fin, au bout de la nuit
Ma passion coiffée d’une bombe.
Un jour, là-haut
Et une voix en écho.

Quelle majesté j’applaudis !
Quelle espèce de modestie,
C’est donc jamais la bonne heure
Pour déclarer le fond de mon cœur.
Misère sans borne ; pointe de regret
Alliée à la souffrance d’un premier jet.

Plaisir aussi, de te voir
Comme pas deux tu portes l’espoir
Habillée de satin et de cachemire
Je ne me lasse de te voir te vêtir.
Sans détour je croise un regard
Celui d’un satisfait désir.

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
16-05-03, 22:49  (GMT)
10. "RE: Un satisfait désir..."


Et d'une : j'allume la flamme de la discussion
d'ailleurs je suis pris dans le feu de l'action
De deux : j'anime un chat en direct
Entre moi et le modérateur, en fait

Prise de tête
Sans répèt
T'en as pour perpèt
Sans queue ni tète

La vie ça va et toi mon frère ? Yo,
Je zone et je crack pour une nana,
la klaque, les seins quelle a,
Ses yeux tu croirai qu'y danssent la salsa,
quand tu la vois tes mains tombent par terre
et je roule par terre
les mains en l'air controle d'identité
pas de permis les flics m'ont serrés
je te dis pas la gaule que j'ai
y zont pas pécho le matos que j'avai
Les keufs c'est des machos pas des goldoraks
Le shit caché dans mon anorak
Pas de mystère
Le cul par terre
J'ai roulé mon bédo je m'envoie en l'air
Je kiffe les blondes et les bouffées d'air
pas de mystère
la T-6 c'est des millionnaires
Qui la gèrent
Des caillera des dealers de galère
qui se tapent les plus belles gazières
mais pas de problème
J'assure avec mon air sévère
je persévère
les critiques j'en ai rien à faire
ils montent en l'air
mais moi je les regarde de travers
je fais le fier
sans prétention./

Attention
Je suis AZF
Je vais péta sans déclaration
Je te fous un zèf
Sans inhibition
Claque dans ta geule
Je te retrouve seul à seul
Tu pointes ? Pas de section
Vivisection sans insecticide,
La direction c’est le suicide,
Fais gaffe t dans ma ligne de mire
Tu m’admires
Je rougis
Souffle les bougies
Les bougies je les rend heureuses
Sans rancune on se tape un beuz
En deux temps trois mouvements le voici roulé
L’as des OCB
Toujours la même rengaine

Quel culot t’es
Je vais te déculotter
A fond la pression
Laisse tomber les impressions
Tes mirettes font du blues en kiffant mes abdos
Je défais ta blouse et vois c’que t’as d’beau
Tes deux tonneaux

Pas de blème j’ai le petit chapeau
Une capote et pas de surprise
Dans le ventre y’aura pas de cadeau
T’inquiètes j’irais mollo.
Tu souris je kiffe tes lèvres
Les deux dont celles qui me chatouillent la plèvre
Quelle odyssée
Quand je dirais ça aux copains du lycée
La nana qui s’est fait sauté
Par moi je la connaissais
Elle a des airs métissés
Après tous les mots qu’on a tissés
Pas moyen de laisser pisser
A voté ! Je récupère le récépissé
J’ai un peu poussé
Après le cri qu’elle a laissé passer

Alors heureuse ?
Tu n’es pas affreuse,
Je dois dire que j’ai eu des nuits pires,
Dans le silence quand je respire,
Je pensais à toi tu habites
Mes rêves et ma phlébite.

Droit au but,
Je te culbute.

T’es ma bulle,
Je t’enfile,
Sous ma férule
Te fais pas de bile,
Ou recule
Droit dans le mille.

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
16-05-03, 22:49  (GMT)
11. "RE: Un satisfait désir..."
Alors le modérateur,
On a son mot à dire ?
Ne se prononce pas ?
Sans attendre les faveurs
De la nuit, bondir,
Enboîter le pas ?

Laissez-vous aller,
Qui que vous soyez,
Faîtes une rime,
ça va rien coûter !

Rémi, fatigué mais là.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-05-03, 20:46  (GMT)
12. "Un Rap "
Jour-bon

Les zo-sky du rhum-fo
j'ai la verve et le verbe aciiid
je me casse de la house
...

Yo, yo !
Man, je me casse
De ma banlieue
Je suis en face
D’un système onéreux.
Voir ce visage
Me dire des mots d’adieux
A mon age
Faire déjà partie des vieux.
La police
A obtenu de moi des aveux
Le service
Nous manque j’ai tondu mes cheveux

Yo ! la T-ci c’est éphémère
Pas de quoi en sortir fier
J’ai besoin de me découvrir
Pas de courir
Entre les réverbères
Enjamber la misère,
Faire du Free-style
Une façon de se construire
Parcourir des miles,
Sortir du filet, sortir

Mon enfance
Au pays c’était la misère
Mais en France
Mes parents ont trouvé l’enfer
Sans passeport
Ils ont perdu toutes leurs affaires
A bon port
La vie était dure, mon frère
Emménagés
Dans un apart’ de 10 mètres carrés
Sans ménager
Les efforts pour être embauchés
J’ai grandi
En attendant mon tour de travailler
J’ai fini
Mes études, je vais me casser
De la Cité d’Argenteuil
Des grands immeubles faire le deuil

Yo ! la T-ci c’est éphémère
On ne peut pas vivre dans cet enfer
Loin de tous
Tous près des fous
Y’en a qui s’jettent pour rien du tout
J’ai peur de voir ma vie les yeux clos
A cause de ces gamins qui dealent dans mon dos.

Yo ! Man, respire !

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-05-03, 19:37  (GMT)
13. "Le meilleur ami du chien"
Ce soir-là je me dis
Que vraiment rien ne change,
Non, rien ne change d’étrange,
Que ces sensations perdurent.

Non, rien de spécial
Dans la nature humaine
Rien d’anormal
J’ai trouvé des âmes en peine

J’ai eu écho des S.O.S.
J’ai séché des cours particuliers
Particules liées sans cesse
Des godasses aux pieds ficelés.

Non rien de spécial
Dans la nature humaine
Des gens sans morale
J’en ai vu des aliens

Le drap en deuil, l’œil sparadrap,
Spasmes olfactifs mes délires sont des éponges
La minute se veut sensuelle
Mais dans l’abîme on plonge

Non rien de spécial
Dans la nature humaine
Quelques vandales
Qui pratiquent bien la haine

J’ai passé des carrefours verts,
Au milieu de cette campagne.
J’ai trouvé, automne-hiver
Cet été en rase montagne.

Non rien de spécial
Dans la nature humaine
Juste un dédale
De paroles en bois d’ébène

J’ai conquis les plus belles filles,
Ces déesses de la myrtille,
Elles ont toute un air docile,
Mais au fond elles sont habiles.

Non rien de spécial,
Dans la nature humaine,
Rien d’anormal
J’ai trouvé des âmes en peine.

Alors je m’isole,
Je cherche quelque chose
Raisonne.
(bis)

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
08-06-03, 20:15  (GMT)
14. "Une des faïences du coeur"
La brume se dissipe à peine sur ce rivage céleste,
Tandis que sur le canal un bateleur qui empeste
L’alcool se fraie un chemin entre les bittes et les amarres.

Sa venue effraie un petit groupe de mouettes
S’élèvent rapidement et retombent à la crête
D’une vague immense qui frappe le pauvre hère en pleine tête.

Une flèche l’a transperçé subitement…
Comme invalidé il se noie dans son sang
Approche sa mort et tournent les goélands.

Venue dont ne sait où la nouvelle tâche sa femme
Elle espère son retour incessament
Mais jamais, non, de nouvelles rien qu’un drame.

Attablés sur le pont d’une péniche
Les deux hommes on les connaît depuis la veille
Rencontrés au rade du port de Liche
Réveillés ils sentent l’odeur de l’abeille.

Ce rivage on le connaît depuis un mois
Attablés les deux hommes ne parlent pas.
La péniche a été réparée depuis la vague immense
Mais rien ne remplacera son absence.

Il était un de nos amis ; fier marin d’Audousse
Son visage exprimait le sel et le vent.
Accaparé par le travail et les éléments,
Son oeuvre fut noyée dans la mousse.

Quelle tristesse de ne le plus voir
Fatigué à présent de sa femme absente
Là-haut il s’ennuie, à boire !
Que l’Autre admire au moins sa descente.

Le rivage se retire dans le port de Liche
Les mouettes en vol suspendu
De cette vie jamais ne trichent
Les bateleurs de l’eau des nues.

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
09-06-03, 19:03  (GMT)
15. "RE: Une des faïences du coeur (version remasterisée)"
La brume se dissipe à peine sur ce rivage céleste,
Tandis que sur le canal un bateleur empeste.
L’alcool se fraie un chemin entre les bittes et les amarres,
Et dans ces nuages enveloppe la bise et les arts.

Sa venue effraie un petit groupe, les mouettes
S’élèvent rapidement et retombent en crête
D’une vague immense qui frappe l’humain à la tête.
Sa dépouille quittera le port comme les bêtes…

Une flèche l’a transperçé subitement…
Comme invalidé il se noie dans son sang.
Approche sa mort et tournent les goëlands.
Vaine tentative de lutte intestine, en ce moment.

Venue dont ne sait où la nouvelle tache sa femme
Qui espère son retour incessament.
Mais jamais, non, de nouvelles rien qu’un drame
Elle s’aperçoit soudain qu’elle était en aimant.

Attablés sur le pont d’une péniche
Les deux hommes rencontrés au rade du port de Liche
Sont réveillés ; ils sentent l’odeur de l’abeille.
Leur sœur a perdu un mari la veille.

Ce rivage on le connaît depuis un mois
Attablés les deux hommes ne parlent pas.
La péniche a été réparée depuis la vague immense
Mais rien ne remplacera son absence.

Il était un de nos amis ; fier marin d’Audousse
Son visage exprimait le sel et le vent.
Accablé par le travail et les éléments,
Son oeuvre prit fin noyée dans la mousse.

La marée se retire dans le port de Liche
Ses mouettes en vol suspendu
De ces histoires dont nous sommes riches,
Les rives célestes trouvent parfois leur dû.

De cette vie jamais ne trichent
Les bateleurs de l’eau des nues.

Rémi.

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remi (444 messages) Envoyer message email à: remi Envoyer message privé à: remi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
13-06-03, 20:57  (GMT)
16. "Fin"
Rémi.
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