Bonsoir Cantalina,Je suis toute retournée par votre message.
Et je constate que personne n'a encore apporté de témoignage.
Je ne sais comment m'exprimer par crainte de froisser certains parmi ceux qui me liront.
Mais je voudrais vous apporter tant mon soutien.
Je n'ai pas un mari mais un enfant, jeune adulte malade.
Et je sais combien on peut souffrir quand ils nous insultent.
Je sais la souffrance de se demander ce qu'il faut faire.
Je me suis demandée plusieurs fois en un an s'il fallait faire hospitaliser mon fils.
Maintenant cela va mieux car il prend ses médicaments mais il persistte à croire qu'il va bien et qu'il n'a pas besoin de ses médicaments.
Il a dû mal à accepter sa maladie.
Il ne se souvient plus comment il a souffert physiquement et moralement avant son traitement et quand je le sens prêt à arrêter son traitement, je le lui rappelle doucement et il arrive aprfois à en convenir.
Le problème va se représenter en aout car il a décidé d'a^rrêter en aout car il va reprendre des études.
Désolée, je m'éloigne de votre sujet.
Votre problème urgent est que votre mari prenne son traitement.
J'avais oublié mais j'ai connu aussi cette période douloureuse. C'était dès les premières semaines de son traitement, il a arrêté. Mais comme il devenait violent en paroles mais à la llimite physique, j'ai eu très peur quand il s'est énervé après son petit frère de 8 ans.
J'ai hélas dû le menacer (je suis désolée et je pense déjà que certains malades qui vont me lire ne vont pas être contents !!!) de se reprendre, de reprendre son traitement pour qu'il recouvre un certain calme sinon je serais obligée de le faire hospitaliser contre son avis : qui privilégier : mon fils ainé au détriment de la vie du petit de 8 ans.
Mon fils aîné a compris ma triste et désespérée détermination.
Pour vous, comment faire. Si vous dîtes qu'en le faisant réhospitaliser, il en ressortira sous 8 jours ?!
Mais peut-être qu'il faut expliquer cette rechute. Je pense que s'il y a risque réel, les médecins sauront prendre les mesures nécessaires et qui nous semblent évidentes à vous comme à moi... même si nous aimons nos "malades" .
J'ai employé volontairement le terme "aimer" car j'ai bien relevé votre impression, votre sentiment de ne pas envisager la vie avec lui.
En de telles circonstances, c'est tout à fait compréhensible. Mais c'est un sentiment, un ressenti. Ce n'est pas encore une évidence je pense.
Quand on se sent submergé, on a tendance à vouloir fuir pour se protéger.
Avant de prendre congé, j'ai relevé aussi que vos amis vous ont dit d'attendre, d'être patiente.
C'est vrais qu'honnêtement, les gens, avec leur bon coeur et leur moralité, disent facileemnt ce genre de choses.
Vivre la situation, l'est bp moins.
Je pense que c'est prématuré de dire, d'envisager quoi que ce soit. Mais je voulais vous rassurer sur le fait qu'il ne fallait pas culpabiliser à chercher à fuir.
J'ai lu votre témoignagne, et peut-être aviez-vous seulement besoin de l'exprimer.
Vous allez peut-être recevoir des réponses chaleureuses... et d'autres enflammées mais pas forcément dans le ton que vous attendez. Alors, pour cela aussi je vous souhaite bon courage.
Martine