Modifié le 20-06-03 à 00:50 (GMT)Modifié le 20-06-03 à 00:37 (GMT)
Bonsoir Isa,
Si vous avez lu la réponse que m'a faite le Docteur Dupagne, je pense que vous devez être satisfaite.
Restez-donc, je vous en prie sur ce forum où les membres on besoin de vous, de votre pertinence et de votre affectueuse amitié. Et soyez rassurée, je me suis renvoyée moi-même à ma psy et je sais très bien m'y renvoyer toute seule, très souvent.(Je la vois demain, je l'ai vue samedi et il fut un temps, au plus fort de la tempête, je la voyais tous les jours...
Si la schizophrénie est une maladie très douloureuse, la maniaco-dépression aussi fait énormément souffrir, et elle frappe des gens très fragiles, aussi...
Je n'ai pas l'intention du tout de me retirer de ce site, car j'ai beaucoup trop de mal à m'exprimer posément par rapport à la souffrance de mon fils ET LA MIENNE AUSSI (je m'en excuse...), et je veux faire des progrès, et, à moins que le Docteur DUPAGNE ne m'interdise de séjour, car je ne me rends pas compte de mes "dérapages" (mais çà m'étonnerai que cela arrive à nouveau...)je resterai. J'y ai ma place, car mon fils -que j'ai toujours vu comme mon enfant chéri et qui est malade (et surtout pas "un" malade....)est schizophrène et que LE PLUS TERRIBLE , C'EST POUR LUI, bien évidemment, et que tous les parents que j'ai lus ici, le savent et le pensent sincèrement. Où est donc "la haine" de ceux-ci ? De quelle violence s'agit-il donc ?
LUI, JE NE L'AI JAMAIS HAI, par contre, OUI,J'AI HAI SA MALADIE, par contre OUI, JE N'AI PLUS SUPPORTE SA MALADIE, pendant un temps, MAIS LUI, LUI, JE L'AIME PLUS QUE TOUT AU MONDE AINSI QUE SON FRERE. Ils sont les seuls TRESORS DE MA VIE, et MON seul et MON unique rêve est qu'ils arrivent à vivre une vraie vie, LEUR LIBERTE à eux, et que cela fait 5 longues années que je me bats pour cela, mais le vent souffle fort, très très fort, décidément...
Si j'ai écris "Je me suis énervée etc.." et surtout mon texte précédent qui vous a tellement choquée, c'est parce que je venais de lire le témoignage de tous les parents; que je me suis reconnue dans tous et que je ne savais pas quoi dire, quels mots trouver pour leur faire part de ma "compréhension", pour leur exprimer à quel point je me sentais proche de toutes leurs interrogations (et pas accusations) douloureuses par lesquelles ils sont passés et que je connais tant et trop, et surtout que je ne sais pas trop comment partager constructivement mon expérience de femme seule (je suis célibataire divorcée depuis 18 ans et je n'ai jamais "refait ma vie"), maniaco-dépressive en plus, ce qui rajoute à mon coeur et mon âme défendant à la propre souffrance de mon fils. Mes réactions devant la souffrance de mon fils n'ont pas donné lieu à de multiples et longues réflexions quelquefois. J'ai souvent réagi "à cru" (et à "cris"...intérieurs évidemment)et, en lisant les témoignages des autres parents, je me suis rendue compte que je n'avais pas dû "épargner" quelquefois mon grand schizophrène.... et que mes paroles et mes réactions sans doute limitées et sans nuances pour l'être fragile qu'il est l'ont bien des fois fragilisé encore plus, et, quand on s'est calmée, c'est une douleur inimaginable, indescriptible que de réaliser que l'on a fait souffrir son enfant malade.
J'ai eu HONTE, et, certes, malgré ma bonne volonté, je n'ai donc pas été bien brillante, en actes et en écrits....
Comme dit la chanson de Jean-Jacques GOLDMANN, si joliment chantée par Céline DION "S'il suffisait d'aimer"?....
JE NE L'AI JAMAIS VOULU, et jamais au grand jamais je n'ai voulu le faire "décompenser", lui faire du mal. (et pourtant, comme à vous, n'est-ce pas ?)
Comme tous les schizophrènes, mon fils est un être très sensible et très fin (euphémisme...)et je ne serai pas loin de mettre ma main à couper qu'il lui est arrivé de mettre son intelligence et son amour au service de ma propre souffrance de maniaco-dépressive.
Mais, malgré les orages terribles que nous avons connus, nous continuons à nous aimer tous les trois (car son frère cadet est un jeune homme formidable, qui, pour reprendre l'expression d'un membre de notre forum a "maturé" à vitesse grand V , quand il a réalisé la gravité d la maladie de son frère alors qu'il savait depuis longtemps que j'étais moi-même malade mais qu'il ne m'avait jamais rien dit...)très, très fort et très serrés (trop serrés d'ailleurs, mais ceci est un autre débat, car nos psy respectifs vont nous aider à nous séparer, ce sera notre "guérison" )
Moi aussi, j'ai décidé "de me retirer" de ce forum, de me "protéger", après certains écrits(cris??) que j'ai lus et qui m'ont fait un mal de chien (JE M'EXCUSE...). Je n'ai pas décompensé, mais comme une imbécile de maniaco-dépresso que je suis, j'ai immédiatement dé...pensé l'argent que je n'avais pas à mettre la-dedans, dans des bouquins (compulsions d'achats,suite à choc affectif.., çà fait partie de ma maladie et çà peut faire très très mal, à l'arrivée des décomptes bancaire...) et je pars une semaine en vacances avec mon Nicolas, pendant que Christophe se reposera de nous deux dans notre appartement avec les chats (on en a huit !!)(C'est une remarque peu constructive et peu propice à enrichissements mutuels.., mais ils font aussi partie de notre vie et de notre mental et de nos maladies et eux aussi,nous les AIMONS, follement.
Moi non plus, je ne rentrerai dans aucune polémique; je ne suis pas intellectuellement suffisamment forte pour cela quant à "l'émotif" je le réserverai uniquement désormais à ma psy. Il n'y aura plus "deux poids, deux mesures". Je ne suis pas bien "équilibrée", mais, comme tout malade mental, pas complètement crétine...J'ai surtout bien compris que je n'ai pas compris la "substantifique moëlle" de ce forum, et que peut-être, je manque de certaines "capacités" pour élever le débat, mais, à moins que le Docteur DUPAGNE ne m'interdise de séjour, je reviendrai, au moins en lecture, pendant un certain temps.
A force de vous lire et de vous relire, j'arriverai peut-être à reprendre la souris plus intelligement pour le bien du plus grand nombre et peut-être le vôtre, qui sait ? J'ai des progrès à faire pour m'exprimer comme il le faut, c'était déjà ma crainte du début... Mais, j'ai bien réfléchi, je m'accrocherai.
Je m'excuse très sincèrement du mal que je vous ai fait.
Bien à vous.
Perrette, comme adieu veaux, vaches, cochons etc...etc..., vous savez?
"Le deuil"
de certaines choses de nos avenirs respectifs,
PARENTS COMME SCHIZOPHRENES,
ne nous est-il pas une souffrance commune, n'entraîne-elle pas un RESPECT MUTUEL ? On est forcément MALADROIT, quand on souffre, quand on cherche, quand on voudrait bien savoir, quand on est paumé.
C'est pour çà qu'on "essaye" de se parler, non ?