Bonjour severinemJe ne suis pas schizophrène mais je me permets de t'écrire pour te dire que moi non plus
"Je ne comprends pas que l'amour ne dure pas toujours. Je ne comprends pas les ruptures sentimentales, je n'arrive pas à croire qu'on aime puis qu'on aime plus".
Et pourtant je ne suis pas schizo!
Bien évidemment, je ne peux pas ressentir les implications de la maladie sur les sentiments. Mais dans ce que tu dis, je lis des questions qui touchent tout le monde. Sauf que peut-être la maladie vient compliquer ce "problème" éternel qu'est l'amour ?
Moi aussi je culpabilise lorsque je suis avec un garçon et que je me rends compte que je ne l'aime pas. Parfois je me demande si la capacité d'aimer est donnée à tout le monde, et si elle m'a été donnée. Je me demande si j'aime vraiment, et suis saisie d'incompréhension à chaque rupture : comment a-t-on pu s'aimer, puis plus rien?
Je pense qu'un grand nombre de gens, malades ou non, peuvent en dire autant.
Je crois qu'on a tous, à des degrés différents, les mêmes peurs et interrogations.
Alors je te dis ce que je dirais à une amie : Fais attention à toi, ne te mens pas, ne te persuade pas que c'est quelqu'un de bien s'il ne l'est pas, juste pour y croire. Mais si tu le sens vraiment, fonce, ça serait dommage de passer à côté.
Je te souhaite bonne chance et j'espère que ça va marcher ! 
Amitiés
Fika