Bonjour Gloria,malheureusement, je crois qu'il est difficile d'aider les gens à leur place. Le déclic doit venir de la personne en difficulté car on ne résoud pas les problèmes des autres pour eux.
Cet état de fait est loin d'être réservé aux schizophrènes. Les gens qui ne veulent pas voir leurs problèmes en face et donc s'empêchent de les résoudre sont nombreux, rien que dans mon entourage il y a quelqu'un qui a un problème avec l'alcool et le cannabis mais refuse de l'accepter et ne veut pas entendre parler de psy, même chose pour quelqu'un qui est maniaco-dépressive et a déjà été licenciée à cause des ses problèmes, et encore une autre personne qui ne quitte plus la ville car elle a la phobie des transports. Aucun d'eux ne fait rien pour résoudre leurs problèmes, alors on ne peut rien faire non plus même si on trouve ça dommage qu'ils souffrent alosr que des solutions existent.
Votre beau-frère a déjà été hospitalisé trois fois mais refuse toujours de se faire soigner. Alors je vois difficilement comment vous pourriez l'aider s'il ne veut pas d'aide. Soyez-là et soutenez-le si vous le pouvez. Parfois, les proches sont impuissants et regardent la personne qu'ils aiment se détruire sans pouvoir rien faire d'autre qu'attendre qu'il ait le déclic de se soigner.
Je vis un peu cela avec l'ancienne collègue maniaco-dépressive dont je parlais plus haut, si ce n'est que j'en suis moins proche que vous de votre beau-frère. Mais je trouve cela tellement bête de se gacher la vie à souffrir, perdre son travail, etc... alors que des solutions vraiment efficaces existent. Nous l'avons aidé dans sa recherche d'un psy, on l'a motivé à y aller mais à partir du moment où elle a décidé de ne pas s'y rendre, on ne peut rien faire. C'est triste à dire, mais c'est comme ça, on ne sauve pas les gens malgré eux.
Bon courage malgré tout.
Cordialement,
Laurence