Bonjour Hélène.Décidément, il est beaucoup question d'enfants ces jours-ci. Je ne suis pas schizophrène mais j'ai aussi à faire à de gros problèmes psychiques et je suis aussi mère d'un enfant de 15 mois. Je connais les angoisses dûes au doute et je connais la fatigue extrême. Un enfant pompe beaucoup d'énergie et quand on est une personne qui a besoin de se ressourcer souvent, ce n'est pas évident. Pour ma part, l'éducation de mon enfant est partagée entre moi et son père (garde alternée), et depuis que ce système est en place, j'ai du temps pour pouvoir récupérer.
Compte tenu des besoins de solitude qui sont les miens, je sais que je ne pourrais ni travailler à plein temps ni m'occuper de mon enfant tout le temps.
Je sais gérer tout ça maintenant et la façon dont ma vie est organisée est convenable pour moi et pour satisfaire à mes obligations. Les choses sont plaisantes ainsi.
Si quoi que ce soit devait changer demain, je sais qu'il me faudra toujours privilégier des temps pour moi et moi seule, et que c'est la condition pour que je puisse m'occuper correctement de mon enfant quand je l'ai. Il est important de se ménager. C'est important pour l'enfant comme pour soi. Trop de fatigue nuit aux relations et bousille le plaisir que l'on aurait à s'occuper de son enfant dans de bonnes conditions. Dites-vous que prendre soin de vous, c'est prendre soin de votre enfant. Expliquez-lui les choses. Que vous ne pouvez être disponible pour lui tout le temps. Et donnez-le à garder si vous en avez la possibilité, régulièrement. Une solution est peut-être à inventer pour vous faciliter un peu la vie. Les choses deviennent pénibles lorsqu'il n'y a que de la fatigue, de la tension, et que l'on est plus en état de prendre goût à l'éducation de son enfant. Rien ne sert de mettre la barre trop haut. Il faut bien faire ce qu'on est capable de bien faire et ne pas trop tirer sur la ficelle, ou pendant pas trop longtemps. Bon courage Hélène.