Tout d'abord bonjour à tous, je viens de découvrir ce forum, sur lequel je suis tombée par hasard, et je suis contente de voir que je peux peut-être enfin avoir des conseils pour un problème qui me tracasse depuis un bon moment.Mon meilleur ami, qui a 20 ans comme moi, a été diagnostiqué avec les symptômes positifs de la schizophrénie. Je ne sais pas vraiment ce que ca veut dire, n'étant pas vraiment familière avec les termes médicaux, mais il m'a dit qu'il était important de prendre conscience des nuances qu'englobe le terme de "schizophrénie". Concrètement et uniquement d'après ce que j'ai pu en voir depuis environ 2 ans que le fréquente, ca se traduit par : des absences, des "crises", et beaucoup plus rarement une sorte d'état second qui précèdent des actes violents (envers lui-même - tentatives de suicide, automutilation - ou exceptionellement envers les autres). En ce qui concerne les "crises", ca donne une espèce de pot-pourri entre une crise de tétanie, de spasmophilie, bref des spasmes musculaires très violents qui peuvent durer plusieurs heures entre des phases de délires plus courtes. Il est suivi par un psy (chologue, chiatre ?) qui lui fait suivre un traitement médicamenteux assez léger du fait qu'il est à la fois en fac de droit et de philo (apparemment surtout des neuroleptiques).
Le problème (j'y arrive enfin) est qu'il me semble qu'il y a parfois une partie de simulation dans toutes ces manifestations. En effet, pendant ses absences, avec notre petit groupe d'amis, on rigole dessus, genre "ah chouette on va pouvoir essayer de lui mettre des pailles dans le nez" ou autre blagues du genre. Et la plupart du temps, miracle, il se "réveille" si se profile pour lui quelque chose de désagréable comme mettre de la musique qu'il déteste. De même il est arrivé que pendant une "crise" il recoive un coup de téléphone auquel nous avons dû répondre à sa place, et ce devant lui. Il se trouvait que c'était un coup de fil assez important et pour voir sa réaction, nous ne lui en avons pas parlé lorsqu'il a repris conscience. Il a immédiatement demandé, et ce en insistant très fortement, si le téléphone n'avait pas sonné etc... alors qu'il est censé ne se souvenir de rien après ses crises.
J'ai pu constater à de nombreuses reprises que la plupart des manifestations de son syndrome sont réelles : comment pourrait-il "faire exprès" d'être pendant des heures agité de spasmes qui épuiseraient plus d'un athlete confirmé en moitié moins de temps ? Cependant, je voudrais savoir quelle est la part de volonté qu'il y met, si cela même fait partie de ses symptômes, car il sait très bien qu'il n'a pas besoin de simuler ces états pour qu'on s'intéresse à lui. Ce n'est pas un marginal, il a une vie sociale très développée, et des amis attentifs et sincères qui ne considèrent pas sa schizophrénie comme une tare monstrueuse ou que sais-je encore. Si les symptomes traduisent un mal-être on préfère, peut-être à tort, porter notre attention sur le mal-être en question (et en parler franchement) que sur ses manifestations, qui sont devenues aussi banales pour nous que l'habitude de fumer d'un autre.
Bref, tout ce long et fastidieux message pour demander ce qu'il contrôle et ne contrôle pas, ce qui découle directement de la maladie et ce dont il peut se servir, etc...
Je ne souhaite pas le piéger, mais y voir un peu plus clair pour pouvoir mieux le soutenir si un jour il demande de l'aide (mais bon, je suis pas un psy non plus). Après tout c'est le genre de responsabilité qui découle avec le statut d'ami ;)
Et enfin, pardon pour le long post, mais il s'agit de quelque chose que je vis tous les jours et il m'est donc assez difficile d'en faire un résumé clair et objectif. Merci d'avance en tout cas pour votre attention.