Ton problème fait penser à celui de la poule de l'oeuf (qui était la le premier ?).C'est marrant que tu prennens 20Mg par jour de Zyprexa par ce que les 4 psys succesifs que j'ai vu m'ont toujours dit que 10Mg/jour (ce que je prend) était le dosage maximum prescrit par le laboratoire de Genève qui les fabriquait, mais c'était de psychiatries suisses. Ce qui ne cesse pas de me convaincre dans ce que la psychiatrie française aiment bien charger (comme une bête de somme) ces patients, à voir tout le monde déballer sa liste interminable de médocs. C'est sûr qu'un mec assomé est moins dérangeant et compliqué, plus docile...
Si seulement les malades pouvaient récupérer un peu des gargantuesques bénéfices de l'industrie pharamceutique, nous serions tous millionaires ! Socialisons la pharmacie psychiatrique ! Les Soviets pour les Schizos ! (je blague, mais à moitié sérieux sur le constat)
Moi aussi j'ai (eu) plusieurs vie ! J'ai 27 ans et j'ai l'impression d'avoir déjà vécu 250 ans.
Comme disait un philosophe français (Gilles Deleuze, qui s'est beaucoup intéressé à la schizophrénie dans "L'Anti-Oedipe" et le sublimissible "Mille Plateaux"), quand on a une maladie, il faut s'en servir pour être un plus libre, notamment pour se libérer des corvées sociales.
Pensez que nous ne sommes pas astreint à la sacro-sainte valeure travail, c'est miraculeux dans un monde postfordiste qui a étendu la le travail et son produit (la marchandise) jusqu'au centre de l'espèce. Plutôt paradoxale d'être libre par une maladie, mais il faut bien qu'elle en ait quelques avantages 
Maintenant, me conçernant, j'ai parfois l'impression que la schizophrénie me sert un peu "d'excuse" aussi, dès fois je me demande si je me contente pas des symptômes plutôt que de batailler contre (retrait émotionnel et social, catatonie etc.). Genre "je suis schizo et je vous emmerde". Pas très loyal ni très altruiste comme atitude...