Bonjour. Je suis nouveau sur ce forum et plutot content de l'avoir decouvert. J'y viens pour exprimer un certain mecontentement dans l'attente de reactions.Pour me presenter brievement, j'ai connu il y a quelque annees de grosses bouffees delirantes et cela m'arrive encore souvent des que je mets le nez dehors et que je dois vivre en societe. D'autre part, ma soeur ainee, une soeur de mon pere et des neveux et nieces de ma mere sont egalement affectees par une maladie psychique.
Je dois dire que suis extremement mecontent su suivi medical qui m'est propose a droite ou a gauche, a tel point que je suis deja tente depuis longtemps de faire le travail a la place de mes psychiatre.
Je reflechis beaucoup a ma maladie, essaie d'analyser en profondeur ce que je ressens, et ce travail m'a conduit a devenir un fervent adepte des theorie freudiennes, pour le peu que j'en connais.
Et je m'interroge beaucoup sur la place que tiennent ces theories dans la psychiatrie (diagnostics et therapies) moderne.
Je crois malheureusement constater qu'elles n'y jouent pas grand role et je trouve cela scandaleux.
Mon mecontentement se nourrit de plusieurs observations et faits.
D'une part, j'observe que parmi tous les psychiatres que j'ai vu, il n'y en a pas deux qui sont arrives a la meme conclusion concernant la nature de mes troubles. Il me semble que ca pourrait etre fortement revelateur d'un flou flagrant dans les methodes et connaissances du corps medical psychiatrique dans son ensemble.
D'autre part, j'ai pu observer qu'aucun de mes psychiatres ne m'a prescrit le meme traitement qu'un autre et que le traitement que je suis en ce moment (solian 400mg) m'a ete prescrit par un generaliste.
Enfin une petite anecdote qui pese son poids: j'ai regarde il y a quekques temps une emission de Jean-Luc Dalarue consacree a la schyzophrenie. J'ai ete stupefait par certains raisonnements du psychiatre qui y etait invite. En effet, il nous a fait part de ces deux constats: d'une part, il est statistiquement prouve que nombre de maladies psychiques dont la schyzophrenie sont hereditaires; d'autre part, elles ne sont pas genetiques puisque deux jumeaux peuvent etre affectes differement par la maladie. Or la conclusion du psychiatre interroge etait qu'on etait de vant un paradoxe non encore resolu. Pourtant il me semble qu'une conclusion triviale (sans etre pour autant naive) peut s'imposer face a ces deux constats: il y aurait en matiere de psychiatrie un autre facteur d'heredite que la genetique !! Et il me semble bien queFreud a mis en lumiere voila maintenant pres d'un siecle un autre facteur d'heredite potentiel, en l'occurrence le complexe d'Oedipe.
Derniere chose, j'aimerais savoir savoir si certaines statistisues mettant en rapport la fragilite des personnes face a la maladie et l'ordre dans lequel elles viennent dans leur fratrie ont ete faites. Car si j'en crois des observations qui certes se limitent a ma famille, il semblerait bien que les aines des fratries sont les plus vulnerables.
Voila. Si quelqu'un a des echos a emettre au contenu de ce message, qu'il n'hesite pas.
J'en profite pour lancer un sondage s'adressant aux personnes malades: dans quel ordre venez vous au sein de votre fratrie ? Qu'en est il de vos parents ?
Une derniere critique a l'egard du corps medical psychiatrique: fort est de constater une certaine impuissance des medecins face a nombre de maladie psychiques. Leur devoir ne serait il pas alors de faire, a defaut, un travail de prevention ? Quelles dispositions vont dans ce sens ?
Merci a tous ceux qui m'auront lu jusqu'au bout et n'hesitez pas a repondre