Salut à tous (je n'ai pas pu résister à l'envie de revenir m'exprimer ici)Je vous rappelle à tous les définitions de la névrose et de la psychose.
Grosso modo, dans la névrose il y a souffrance au niveau de conflits intrapsychiques (c'est entre moi et mon inconscient que ça se passe), avec maintient de l'épreuve de réalité (le névrosé est rarement un zombie, sauf s'il a avalé la boite de stilnox !)
Par contre,le psychotique,lui, il parait qu'il n'est plus dans la réalité.
Autrement dit, le névrosé sait que 2 et 2 ça fait 4, mais ça l'emmerde terriblement, alors que le psychotique, lui, il est persuadé que ça fait 5
Bien sûr! Mais tout ça suppose que l'on soit persuadé que la réalité existe vraiment, proposition sur laquelle je reste ma foi fort réservé. Je m'explique :
Supposez que vous êtes dans un train et que vous regardiez tomber une piece de un euro par la fenêtre : elle suivra à vos yeux une trajectoire rectiligne. Supposer maintenant qu'une brave vache en train de ruminer dans son paturage la regarde également tomber. Que verra t-elle ? Une trajectoire parabolique. Dois-je en déduire que la vache est psychotique ?
Si manifestement pour des choses aussi simples, il y a déjà plusieurs réalités possibles, force est de constater qu'en matière de psychologie et de psychologie sociale, plusieurs points de vue peuvent également co-exister, sans pour autant prétendre, tous autant qu'ils sont, au label de qualité sacré de REALITE.
Alors si la réalité n'existe pas, la psychose existe t-elle ?
En effet, chacun voit le monde par le prisme de sa subjectivité qui est unique. De quel droit disqualifie t-on celle de certaines personnes sous prétexte que ces personnes sont minoritaires et rendues dépendantes par la société ?
j'aimerais savoir ce que vous en pensez ?