0||0|155| 0|0|Un nouveau pas dans la schizophr%E9nie|_Pedro_|membre|22:45:31|01/27/2004|http%3A%2F%2Fwww.neuropsy.fr%2Finformation%2Findex.cfm%3Ffuseaction%3DViewArtThemesActu%26DArtIdx%3D170039%26DRubIdx%3D3%26%0D%0A%0D%0AUn signal enzymatique appara%EEt alt%E9r%E9%0D%0A%0D%0AUn nouveau pas dans la schizophr%E9nie%0D%0A%0D%0AUne anomalie de la kinase AKT1 pourrait contribuer au d%E9veloppement de la schizophr%E9nie. Le g%E8ne correspondant conf%E9rerait une susceptibilit%E9 %E0 la maladie. L%27haldol pourrait compenser la baisse d%27AKT1 en augmentant son activit%E9. La m%EAme voie est impliqu%E9e dans le trouble bipolaire.%0D%0A%0D%0ADe notre correspondante%0D%0A%E0 New York%0D%0A%0D%0ALes prot%E9ines kinases%2C mol%E9cules cl%E9s des voies de signal intracellulaire%2C jouent de nombreux r%F4les dans le syst%E8me nerveux central%2C et sont les cibles de certains m%E9dicaments tr%E8s efficaces pour traiter les troubles neuropsychiatriques.%0D%0AS%27int%E9ressant %E0 la schizophr%E9nie%2C Emamian et coll. %28Rockefeller University et Columbia University%2C New York%29 ont cherch%E9 %E0 savoir si les taux intracellulaires de sept kinases importantes %28impliqu%E9es dans la plasticit%E9 synaptique%29 pourraient %EAtre anormaux chez les schizophr%E8nes %28n %3D 28%29 par comparaison avec les sujets sains %28n %3D 28%29. Ils ont %E9tudi%E9 ces taux dans les lymphocytes p%E9riph%E9riques.%0D%0AIls ont constat%E9 que les taux d%27une seule kinase%2C l%27AKT1%2C sont abaiss%E9s chez les schizophr%E8nes.%0D%0APour l%27%E9quipe%2C cette d%E9couverte pr%E9liminaire %E9tait particuli%E8rement interessante car la m%EAme voie AKT1 est cibl%E9e par le lithium et a%2C de ce fait%2C %E9t%E9 impliqu%E9e dans le trouble bipolaire.%0D%0A%0D%0AQuatre approches compl%E9mentaires.%0D%0A%0D%0AUne anomalie de la voie AKT1 pourrait-elle aussi jouer un r%F4le dans la schizophr%E9nie %3F%0D%0ALes chercheurs ont %E9tudi%E9 cette hypoth%E8se en utilisant quatre approches compl%E9mentaires.%0D%0A1%29 Ils ont v%E9rifi%E9 qu%27il existe bien une r%E9duction sp%E9cifique des taux de la prot%E9ine AKT1 dans le cortex frontal postmortem de deux cohortes de schizophr%E8nes%2C compar%E9s %E0 des t%E9moins %3B%0D%0A2%29 cette r%E9duction des taux d%27AKT1 se traduit par une baisse d%27activit%E9 AKT1 dans les lymphocytes et le cortex%2C qui est refl%E9t%E9e par une r%E9duction de la phosphorylation de la glycog%E8ne synthase kinase 3 b%EAta %28GSK3 b%EAta%29 %3B%0D%0A3%29 ils ont essay%E9 de savoir si certains variants du g%E8ne AKT1 %28chromosome 14q32%29 sont pr%E9f%E9rentiellement transmis chez les sujets schizophr%E8nes. La transmission de cinq polymorphismes du g%E8ne a %E9t%E9 %E9tudi%E9e dans 268 familles affect%E9es. R%E9sultat%2C un haplotype AKT1 produisant des taux r%E9duits de la prot%E9ine AKT1 est significativement li%E9 %E0 la schizophr%E9nie %3B%0D%0A4%29 chez la souris knock-out%2C le d%E9ficit en AKT1 affecte partiellement le contr%F4le du r%E9flexe de Moro%2C un contr%F4le perturb%E9 chez les schizophr%E8nes. En effet%2C le d%E9ficit en AKT1 rend les souris plus sensibles %E0 l%27effet perturbateur des amph%E9tamines sur le contr%F4le sensori-moteur.%0D%0ACes r%E9sultats sugg%E8rent que %AB des alt%E9rations du signal AKT1-GSK3 b%EAta contribuent %E0 la pathogen%E8se de la schizophr%E9nie et identifient AKT1 comme un possible g%E8ne de susceptibilit%E9 %E0 la schizophr%E9nie %BB%2C conclut l%27%E9quipe.%0D%0ALes chercheurs montrent aussi que l%27Haldol pourrait compenser la baisse des taux d%27AKT1 en augmentant son activit%E9.%0D%0ALa baisse d%27activit%E9 AKT1 pourrait perturber de plusieurs fa%E7ons la formation et la fonction des circuits neuronaux%2C note l%27%E9quipe%2C cr%E9ant ainsi une vuln%E9rabilit%E9 aboutissant avec l%27aide d%27autres facteurs %28g%E9n%E9tiques ou environnementaux%29 %E0 la schizophr%E9nie.%0D%0A%0D%0AUn d%E9fi %3A faire la synth%E8se.%0D%0A%0D%0A%AB Il a %E9t%E9 d%E9montr%E9 que la constitution g%E9n%E9tique d%27un individu joue un grand r%F4le pour d%E9terminer s%27il deviendra schizophr%E8ne %BB%2C d%E9clare au %AB Quotidien %BB le Dr Gogos. %AB Jusqu%27%E0 r%E9cemment%2C les efforts pour identifier les g%E8nes %E9taient infructueux%2C principalement parce que le mode de transmission de la maladie est complexe et qu%27il existe probablement une interaction entre de multiples g%E8nes et des facteurs de l%27environnement. Au cours des deux derni%E8res ann%E9es%2C il a %E9t%E9 identifi%E9 un nombre croissant de variants de g%E8nes individuels qui contribuent %E0 la susceptibilit%E9 %E0 la schizophr%E9nie. Le d%E9fi maintenant sera de faire une synth%E8se qui nous permettra de comprendre comment tous ces g%E8nes interagissent pour causer la maladie. Si nous voulons comprendre la maladie%2C il nous faut d%27abord comprendre les voies affect%E9es. %BB%0D%0A%0D%0A Dr VERONIQUE NGUYEN%0D%0A%0D%0A%AB Nature Genetics %BB%2C DOI %3A 10.1 038%2Fng1 296.%0D%0A%0D%0A--%0D%0APedro