33||10|335| 0|0|Etrange alternative que de rire quand on a peur|remi||20:21:10|11/26/2002|Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0A%C9trange alternative que rire quand on a peur%2C%0D%0AAutant faire des sourires quand on est de mauvaise humeur%2C%0D%0AMa foi on est de plus en plus sereins%2C%0D%0AEt le parcours doucement se resserre%2C%0D%0ALa libert%E9 n%92a de prix qu%92en son sein%2C%0D%0APeu %E0 peu le recours %E0 la vie s%92acc%E9l%E8re.%0D%0A%0D%0AOn part sans rien dire dans le train d%E9raill%E9%2C%0D%0AQui s%92avance en riant de mes yeux d%E9gingand%E9s%2C%0D%0ALa beaut%E9 expos%E9e %E9clabousse les passants%2C%0D%0AQui s%92%E9lance en courant le long du train avant.%0D%0A%0D%0AEspac%E9 de seulement deux retards%2C%0D%0ALa machine a rompu le compte-phare%2C%0D%0ACelui-ci en r%E2lant coupe les amarres%2C%0D%0AOn%2C silencieux%2C mange des gaufres au homard.%0D%0A%0D%0ALe jour sus-dit les enfants s%92%E9taient encord%E9s%2C%0D%0ASur un mur d%E9shabill%E9 ils avaient des coud%E9es%2C%0D%0ADe son long regard un adulte les avait conseill%E9s%2C%0D%0ADe partir le plus loin possible sans regarder en arri%E8re.%0D%0ASinon-peu importe- mais sinon le d%E9mon les aurait d%E9vor%E9s%0D%0AComme deux %E9tourdis r%F4tis dans le fournil d%E9sert.%0D%0AUn vautour de m%E9tal dirig%E9 sur eux les a d%E9nonc%E9s.%0D%0A%0D%0AUn discours sans mesure de parent%E9 en tous du long envol%E9%2C%0D%0ALe cataclysme d%E9samorc%E9 il ne restait pus qu%92%E0 aller se coucher%2C%0D%0A%C0 moins qu%92un hululement en son organe aurait annonc%E9 la fin de la journ%E9e.%0D%0APr%E8s de mon oreille un myst%E9rieux bourdon me fredonne une comptine %3A%0D%0AC%92est en tous les cas celle que me chantait ma marraine%2C%0D%0ALorsque j%92%E9tais encore m%F4me. Un enfer.%0D%0A%0D%0A%AB Dors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C%0D%0ATout autour de toi est silencieux%2C%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C %0D%0ALe monde au r%E9veil sera merveilleux.%0D%0A%0D%0AEt l%92oiseau bleu se repose%2C%0D%0ASes deux mains sur la tempe les pose%2C%0D%0AIl a sommeil mais pense %E0 demain%2C%0D%0AEt de sa bouche s%92%E9l%E8ve ce refrain %3A%0D%0A%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C%0D%0ATout autour de toi est silencieux%2C%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C %0D%0ALe monde au r%E9veil sera merveilleux.%0D%0A%0D%0AEt la chanson lui fait signe%2C%0D%0ACar dans le lac un petit cygne%2C%0D%0ATout blanc tout petit patauge en silence%2C%0D%0AEt au son de sa voix son cou se balance%2C%0D%0A%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C%0D%0ATout autour de toi est silencieux%2C%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C %0D%0ALe monde au r%E9veil sera merveilleux.%0D%0A%0D%0AAu lendemain le cygne est tout %E9bouriff%E9%2C%0D%0ASes cheveux sont d%E9faits. Il part tout habill%E9%0D%0ARetrouver ses copains de la mare %E0 c%F4t%E9.%0D%0AIls pataugent tous ensemble et se mettent %E0 chanter %3A%0D%0A%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C%0D%0ATout autour de toi est silencieux%2C%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C %0D%0ALe monde au r%E9veil sera merveilleux.%0D%0A%0D%0ADans la danse%2C un oiseau tout petit tout jaune%2C%0D%0AS%92approche %3A il veut aussi participer%2C mais il ne conna%EEt pas les paroles.%0D%0AAlors tout le monde s%92aper%E7oit qu%92il est aphone%2C%0D%0AC%92est-%E0-dire qu%92il ne peut pas parler mais %E9coute ce jeu dr%F4le %3A %0D%0A%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C%0D%0ATout autour de toi est silencieux%2C%0D%0ADors%2C dors%2C petit oiseau bleu%2C %0D%0ALe monde au r%E9veil sera merveilleux.%0D%0A%0D%0AIl s%92adonne au refrain%2C il claque des mains%2C%0D%0AIl fait parfois des couacs mais il est merveilleusement bien%2C%0D%0AEt dans la ronde qui tourne%2C qui tourne%2C%0D%0AOn voit des enfants qui courent%2C qui courent. %BB%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 1|1|RE%3A Etrange alternative que de rire quand on a peur|remi||21:06:43|11/26/2002|Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0AJ%27%E9cris%2C j%27ai %E0 grands cris des gris qui crissent.%0D%0A%0D%0A%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%A3%0D%0A%0D%0ADans ma tani%E8re je sais%0D%0AQu%92on est pas %E0 l%92abri%0D%0AD%92un peu de temps perdu%2C%0D%0AD%92un soup%E7on d%92ennui.%0D%0A%0D%0AEn ma paysannerie%2C%0D%0AOn rit%2C et on %E9vite%0D%0ALe temps qui se d%E9fie%2C%0D%0ALa gloire qui se m%E9dite.%0D%0A%0D%0APr%E8s de mon habitat%2C%0D%0AOn est presque sans draps%2C%0D%0AOn vit %E0 m%EAme le sol%2C %0D%0AQuand la m%E8re est folle.%0D%0A%0D%0ADans la chaleur d%92ici%2C%0D%0AIl y a de jolis meubles%2C%0D%0ADes buffets en sapin%2C%0D%0ALa villa que voici.%0D%0A%0D%0AAu coin de ma maison%2C %0D%0AVivent de dr%F4les de gens%2C%0D%0ADes gens sans trop raison%2C%0D%0ASans pain et sans argent.%0D%0A%0D%0AQui rompt le monotone%0D%0ASillage de mon bateau%0D%0ASaura avant l%92automne%0D%0AMourir sous son chapeau.%0D%0A%0D%0AAvant qu%92on %E9vitasse%0D%0ALa po%E9sie rythmique%0D%0AIl manquait de sagaces%0D%0AId%E9es de vieilles ethniques.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 2|2|En sachant oublier la ville de nos p%E9ch%E9s|remi||21:18:24|11/26/2002|En sachant oublier la ville de nos p%E9ch%E9s%2C%0D%0AOn pourrait sans soucis aller pour se baigner%2C%0D%0ADedans la mer du Sud atteindre des d%E9serts%0D%0AFlottants et des idylles iraient tambours battants.%0D%0A%0D%0AEn plein r%EAve %E9veill%E9%2C un oiseau sans plumage%2C%0D%0AVenant du fond des mers%2C arrivant des nuages%2C%0D%0ASurvint au beau milieu de la charmantes campagne%2C%0D%0AQui dit entre autres termes%2C %AB b%E9nissez-nous%2C compagnes. %BB%0D%0A%0D%0ACe qui nous fuit en rimes%2C c%92est le salut des %E2mes%2C%0D%0AQui d%92un air imb%E9cile%2C sourient %E0 la cantonade.%0D%0ALui qui nous aga%E7ait avec sa t%EAte de turc%2C%0D%0ANous pr%EAtait %E0 sourire%2C en sa fa%E7on %E9trange%0D%0ADe tenir un discours%2C de sourires aux phalanges%2C%0D%0ALes peuples oubli%E9s forment de dr%F4les de choses%2C%0D%0ADes ors %E0 bon march%E9 et des bonbonnes de roses.%0D%0ACe qui nous rend heureux le fait %E0 notre ap%F4tre.%0D%0A%0D%0AEn silence comme en cent%2C ma figure est parfaite%2C%0D%0APr%EAte %E0 te tenir t%EAte dans le coin des amants.%0D%0ACela nous fait plaisir et rend l%92avenir gai%2C%0D%0ALa fa%E7on qu%92%E0 ce jour %E0 soutenir la menthe.%0D%0A%0D%0A%09Et dans le d%E9sert blanc%2C une seule pr%E9sence suffit%0D%0A%09Pour qu%92%E0 l%92horizon un po%E8te soit %E9clairci.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 3|3|RE%3A En sachant oublier la ville de nos p%E9ch%E9s|lanzac||15:35:41|11/27/2002|Bonjour R%E9mi%2C%0D%0AOh la la R%E9mi%2C vous avez un petit bonhomme bleu derri%E8re votre nom. Vous %EAtes devenu un chef %21%21%21%21%21%0D%0AMireille 4|4|RE%3A En sachant oublier la ville de nos p%E9ch%E9s|remi||16:26:56|11/27/2002|Bonjour Mireille%2C%0D%0A%0D%0AVous %EAtes de retour %21%0D%0AMerci de m%27encourager %3A je ne suis pas %22chef%22 %3B-%29 mais %22time%22 %3A-%29 %21 %28ou %22team%22 en V.O.%29 %E7a veut dire que je suis particuli%E8rement participant%2C ou disons%2C un participant particulier...%0D%0A%0D%0ACa ne change rien %E0 ma vie quotidienne%2C je n%27ai pas les chevilles qui gonflent ou la t%EAte qui grossit %3A-%29 %21%0D%0AJe suis un homme%2C juste un homme.%0D%0A%0D%0ACa fait plaisir de vous avoir au bout de la souris.%0D%0A%0D%0AAu plaisir%2C%0D%0AR%E9mi. 5|5|RE%3A En sachant oublier la ville de nos p%E9ch%E9s|remi||19:26:03|11/27/2002|Eh oui%2C avec les teams on forme une %E9quipe%2C et on ne change pas une %E9quipe qui gagne %21%0D%0A%0D%0ABosoir %E0 tous%2C%0D%0A%0D%0AJe vous %E9crit en direct ce po%E8me diff%E9rent.%0D%0AMais aussi en diff%E9r%E9 un po%E8me... direct.%0D%0A%0D%0ALa suite dans quelques instants.%0D%0A%0D%0A%3C%3C%24%3E%3E%3C%3C%23%3E%3E%3C%3C%A3%3E%3E%3C%3C%24%3E%3E%3C%3C%23%3E%3E%3C%3C%A3%3E%3E%3C%3C%24%3E%3E%3C%3C%23%3E%3E%3C%3C%A3%3E%3E%3C%3C%24%3E%3E%3C%3C%23%3E%3E%3C%3C%A3%3E%3E%3C%3C%24%3E%3E%3C%3C%23%3E%3E%3C%3C%A3%3E%3E%0D%0A%0D%0ASur la lanterne noire%2C un treuil s%92agrippe.%0D%0AIl a les yeux avares%2C la peau s%E8che et la grippe.%0D%0ACela lui prend d%92un coup%2C venant de l%92int%E9rieur%2C%0D%0ARouler dessous les tables%2C %EAtre inf%E9rieur.%0D%0A%0D%0AEn plus de sa compagne%2C qui lui maudit son pain%2C%0D%0ANotre homme a du m%E9rite car il s%92appelle %E0 moins%2C%0D%0AUn indice tant exact%2C que sa petite bont%E9%2C%0D%0AEn lui faisant des dattes le supplie d%92avancer.%0D%0A%0D%0AEmploy%E9 du r%E9gime%2C il est pris %E0 parti%0D%0ALors d%92un pseudo-crime%2C %E0 moiti%E9 fini%2C%0D%0ACes hommes en le voyant%2C ont cru bon l%92arr%EAter%2C%0D%0APourtant c%92est ainsi%2C qu%92il est %E9vad%E9.%0D%0A%0D%0APresque pardonn%E9 de son subtile forfait%2C%0D%0ALe voici qui s%92incline devant l%92un des pr%E9fets%2C%0D%0AAvouant tous ses p%E9ch%E9s%2C du moindre et du plus vrai%2C%0D%0AIl se trouve allong%E9 au fond d%92un cabaret.%0D%0A%0D%0ANous sommes pr%EAts %E0 le tuer%2C si jamais il r%E9cidive%2C%0D%0ADe voler son propre chef%2C c%92est un crime mais sa arrive.%0D%0AL%E0 on pense qu%92il est amen%E9 %E0 voler les circonstances%2C%0D%0ACet individu arm%E9 a us%E9 de ma patience.%0D%0A%0D%0AConcernant la feuille de soin que m%92a remise le m%E9decin%2C%0D%0AJ%92aurais droit %E0 la S%E9cu%2C qui regonfle mes deux seins.%0D%0ASans aucune rancune j%92annule la lacune%2C%0D%0AQui devra s%92emm%EAler%2C m%EAme s%92il y en a qu%92une.%0D%0A%0D%0AApr%E8s tout ces efforts%2C nous devons r%E9confort%2C%0D%0AEn l%92art de faire le noir%2C je suis pass%E9 d%92accord.%0D%0ARien %E0 dire sur cette histoire%2C si ce n%92est qu%92une guitare%2C%0D%0AEn jouant contre le mur%2C a faibli devant l%92armoire.%0D%0A%0D%0AOn ajoute que dans le noir%2C pr%E8s de la future baignoire%2C%0D%0AJouera un premier bambin%2C qui racontera des histoires.%0D%0AEn ce divan familial%2C p%E9ri le beau caporal%2C%0D%0ATerrass%E9 par la famine%2C son ennemi fut g%E9n%E9ral.%0D%0A%0D%0AAnimal%2C d%E9test%E9 de ses sup%E9rieurs hi%E9rarchiques%2C%0D%0AFatigu%E9 en plus de ses habitudes de prendre la chique.%0D%0AMoi pour ma part je crois en la vertu des esquimaux%2C%0D%0AEt son fouet cinglait l%92air de la chambre d%92amoureux.%0D%0A%0D%0AAttrist%E9%2C et je le suis%2C mon amiti%E9 grandit depuis ce jour.%0D%0AJe d%E9cr%E9tai de ne point embrigader les d%E9cisions culturelles%0D%0ADe la famille en puisant mon inspiration dans le cours%0D%0ADe philo de la semaine derni%E8re %3A Dieu tire les ficelles.%0D%0A%0D%0AAccessoirement il me semblait bienvenu d%92en discuter chaleureusement%0D%0AAvec le ma%EEtre de s%E9ant. Assis sur celui-ci%2C celui-ci se met %E0%0D%0AExpulser un volume d%92air en putr%E9faction%2C ce qui acheva mon m%E9contentement%2C%0D%0AEn effet nous r%EEmes gaiement et en p%E9tant%2C cette fois l%E0.%0D%0A%0D%0AD%E9rid%E9 et emberlificot%E9 dans sa pelote de mains%2C%0D%0ALe maire se les frotte. Il a froid et ce matin%2C%0D%0ALe thermom%E8tre de la cuisine %E9tait frigorifi%E9.%0D%0ADure journ%E9e pour un repr%E9sentant de la loi pendant sa tourn%E9e.%0D%0A%0D%0ADans son salon%2C assis sur un tabouret qui reste%0D%0AG%E9n%E9ralement pr%E8s du bar%2C le chef du manifeste%0D%0A%C9crit son roman. Il l%92a d%E9dicac%E9 %E0 sa fille%2C%0D%0AElsa%2C qui a huit ans. Il en est %E0 la c%E9dille.%0D%0A%0D%0ALe maire conna%EEt le manifeste depuis huit ans.%0D%0A%C0 son origine%2C le manifeste %E9tait l%92initiative d%92Harry%2C%0D%0ALe quinquag%E9naire noctambule artiste-peintre. D%E9cemment%2C%0D%0AIl ne pouvait signer ses toiles car il n%92en aurait vendu sans soucis.%0D%0A%0D%0AD%E8s sa sortie il y a deux mois%2C le nouveau roman de Patrick%0D%0AAvait fait un flop. L%92%E9crivain en herbe avait vendu jusqu%92%E0%0D%0ALa cabane en bois du jardin pour avoir assez de fric%0D%0A%C0 donner %E0 l%92%E9diteur%2C Fayard. A pr%E9sent%2C il ne s%92en sortait pas.%0D%0A%0D%0AL%92histoire qu%92il %E9crivait actuellement mettait en sc%E8ne un homme%2C%0D%0AS%2C qui jouait aux boules du matin au soir. S %E9tait retrait%E9%2C il avait%0D%0ATravaill%E9 pendant trente ans aux usines de retraitement de l%92alcool%2C %E0 Rome.%0D%0AEt son foie %E0 pr%E9sent %E9tait compl%E8tement fondu%2C pour de vrai.%0D%0A%0D%0ACet homme S jouait avec les membres du club strasbourgeois%0D%0ADe P%E9tanque%2C sur le terrain municipal du Val-N%E9g%E9. Foi%0D%0ADe h%E9ros%2C se dit-il%2C il me faut une histoire%2C quelque %E9v%E9nement%0D%0ABouleversant qui donne du relief %E0 ma vie. Ah oui%2C vraiment %21%0D%0A%0D%0A%28A suivre...%29%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 6|6|RE%3A En sachant oublier la ville de nos p%E9ch%E9s|remi||19:56:38|11/27/2002|Et S jouait%2C il allait tous les trimestres au concours de p%E9tanque%0D%0Adu quartier%2C organis%E9 avec les clubs strasbourgeois et saucissois.%0D%0AMais rien de tous cela ne le mettait vraiment d%92humeur gaie%2C%0D%0Acar il trouvait qu%92il manquait vraiment quelque chose dans la mono-%0D%0Atonie du terrain de boules. ses amis ne semblaient pas s%92en apercevoir.%0D%0A%0D%0APourtant%2C un jour S se levait avec un sourire au l%E8vres. Il%0D%0Ane savait quoi le poussait %E0 sourire%2C mais il ne pouvait s%92en emp%EAcher.%0D%0AEt la matin%E9e se passa alors qu%92il souriait toujours. Le temps ne%0D%0As%92%E9tait pas arr%EAt%E9. S %E9tait gai. Alors il sut ce qui manquait%0D%0Avraiment %E0 sa vie %3A le sourire. Mais il l%92avait. Il %E9tait%0D%0Aheureux.%0D%0A%0D%0APatrick m%E2chait machinalement un chewing-gum. Il tenait en ses mains%0D%0Ale dernier feuillet de son roman. Il se disait que %E7a n%92%E9tait%0D%0Apas %E9tonnant que personne ne lise ses textes%2C ils finissaient toujours%0D%0Abien %21 Mais il ne pouvait s%92en emp%EAcher%2C c%92%E9tait plus fort que lui. Com-%0D%0Ame %E9crire lui %E9tait naturel%2C voir la vie du c%F4t%E9 positif %E9tait pour lui%0D%0Aune t%E2che de naissance%2C presque un sixi%E8me sens. Tous ce qu%92il%0D%0Afaisait le poussait %E0 sourire%2C alors pas %E9tonnant que ses h%E9ros le%0D%0Acopient %21 De toute fa%E7on%2C il n%92avait pas d%92imagination lorsqu%92il%0D%0Afallait raconter des th%E8mes tristes. Patrick quelquefois se sentait triste%2C%0D%0Amais dans ces moments-l%E0 il n%92%E9crivait pas. Il %E9tait trop occup%E9. Aussi peu%0D%0Ade ses %E9crits refl%E9taient des choses malheureuses%2C la plupart %E9taient optimistes.%0D%0AComme son roman%2C %AB A la recherche du taon perdu %BB.%0D%0A%0D%0A -%AB Monsieur le maire %21 %BB criait-on derri%E8re moi. Je me retournai. Un%0D%0Ahomme s%92approchait%2C en costume gris et ras%E9 de pr%E8s Je le laissai parler%0D%0Aen souriant et en hochant la t%EAte.%0D%0A -%AB Bonjour%2C je suis venu de la part d%92Andr%E9 Brouton%2C je viens%0D%0A%0D%0Avous parler du re-dynamisme de la tour Pa%E7i %BB%2C et il s%92arr%EAta.%0D%0A -%AB Je ne suis pas Monsieur le maire%2C lui r%E9pondis-je%2C et j%92ajoutais alors%0D%0Aqu%92il s%92excusait %3A mais je peut vous conduire %E0 lui. %BB Comme il acceptait%2C%0D%0Anous nous rend%EEmes dans le bureau du maire%2C c%92est-%E0-dire dans la mairie%0D%0Aqui se trouvait %E0 c%F4t%E9. Je connais personnellement le maire%2C%0D%0Aaussi je n%92avais pas besoin de prendre un rendez-vous. C%92est un ami%0D%0A%E0 moi%2C dans notre petite ville beaucoup le connaissent bien. On se tutoie.%0D%0ADonc je frappe %E0 la porte accompagn%E9 de monsieur Glantier%2C c%92est le person-%0D%0Anage qui irruptait tout %E0 l%92heure.%0D%0A%0D%0A -%AB Entrez %BB. J%92entrai%2C suivi de monsieur Glantier%2C et dis bonjour. Georges%0D%0Afut ravi de me voir%2C il me dit %AB %E7a va %3F %BB et je lui r%E9pondait.%0D%0AJ%92encha%EEnais%2C pour ne pas perdre de temps %3A%0D%0A -%AB Voil%E0 monsieur Glantier qui vient faire conna%EEtre son association%2C %0D%0A%22Les Fleurs bleues%22%2C on a discut%E9 un peu en chemin%2C mais il te raconteras%0D%0Amieux que moi. %0D%0A Je vous %E9coute%2C fit Georges %E0 notre compagnon. Je souriais.%0D%0A -Voil%E0%2C je viens de Moussy-les Mines%2C et dans ma ville nous avons %0D%0Aavec quelques habitants%2C mont%E9 %22les Fleurs bleues%22%2C une association%0D%0Adont le but est de redonner du dynamisme aux habitants trop souvent%0D%0Aaffaiblis par la grisaille quotidienne%2C emmur%E9s dans leurs tours. Et je crois%0D%0Aque la meilleure fa%E7on de leur rendre ce dynamisme%2C c%92est de leur offrir des fleurs. %BB%0D%0A%0D%0A%28A suivre%85%29%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 7|7|RE%3A En sachant oublier la ville de nos p%E9ch%E9s|remi||19:58:52|11/28/2002| -%AB Tr%E8s int%E9ressant %BB%2C fit Georges int%E9ress%E9%2C%0D%0AEt il continua l%27air un peu moins press%E9 %3A%0D%0A -%AB On a commenc%E9 il y a de cela deux ans%2C%0D%0AEt on a observ%E9 que %E7a plaisait aux gens.%0D%0A%0D%0AOn offre des bouquets et %E7a les fait parler%2C%0D%0AIls racontent leur pass%E9%2C et pour nous remercier%2C%0D%0ASortent de leur cocon le temps d%92une discussion.%0D%0ATout %E7a est bien joli%2C et j%92y fait allusion%2C%0D%0ACar nous envisageons de venir %E0 Strasbourg%2C%0D%0ADu moins au Val-N%E9g%E9%2C pour sortir de notre bourg%2C%0D%0AConqu%E9rir le march%E9 des tours immacul%E9es%2C%0D%0AO%F9 r%E8gnent la b%EAtise%2C la honte%2C la pauvret%E9. %BB%0D%0A%0D%0ANous %E9tions %E0 l%92%E9coute%2C nous le laissions parler.%0D%0AQue dire devant tel but%2C nous %E9tions cajol%E9s.%0D%0AQu%92un homme de cette carrure accorde %E0 notre ville%0D%0AUne grande importance%2C %E9tait vraiment utile.%0D%0A%0D%0APatrick s%92essayait depuis maintenant cinq minutes %E0 faire tenir en %E9quilibre%0D%0Ason stylo Pakerman bleu et or tout seul%2C vainement. Il %E9tait patient%2C%0D%0APatrick%2C et un stylo ne lui r%E9sistait jamais tr%E8s longtemps %21 Il se dit%0D%0Aalors que depuis cinq minutes il n%92avait pas %E9crit. Peut-%EAtre %E9tait-ce le%0D%0Amoment %3F Alors il saisit sa plume%2C et d%92un trait efficace et s%FBr%2C tra%E7a ces%0D%0Amots sur la feuille laiss%E9e vierge de son cahier d%92%E9colier %3A %0D%0A %AB La libellule posa ses pattes sur le torse d%92Andr%E9 Petit. Andr%E9 la%0D%0Aregarda en louchant%2C et ce spectacle l%92amusa. Dans l%92herbe%2C nu%2C%0D%0Ail %E9tait insolemment beau mais ridicule. %BB%0D%0A%0D%0AHenry. Henry se levait ce matin comme toujours %E0 7 h 00. Il%0D%0An%92%E9tait pas matinal%2C avant il se levait %E0 6 h 00 pour aller travailler%2C%0D%0Amais depuis sa retraite il se levait plus tard pour mieux profiter de%0D%0Ases nuits.%0D%0AIl pr%E9para le caf%E9 et s%92assit %E0 sa petite table dans la cuisine.%0D%0AUne chose est s%FBre%2C c%92est que depuis deux jours et deux nuits il se sentait%0D%0Aheureux mais ne savait pas pourquoi. La cafeti%E8re faisait un bruit%0D%0Ade liquide chaud%2C habituel. Henry pris la tasse %E0 moiti%E9 remplie dans %0D%0Aune main%2C %E9teignit le bouton de l%92autre%2C et se rassit. Il buvait%0D%0Ason caf%E9 depuis cinq minutes maintenant%2C quand un bruit %0D%0Aattira son attention. Il se leva%2C se dirigea vers la fen%EAtre%2C et vit%0D%0Adeux personnes arr%EAt%E9es au bas de l%92immeuble%2C une grande personne coiff%E9e d%92%0D%0Aun chapeau et l%92autre un imperm%E9able bleu marine qui parlaient fort avec%0D%0Ale concierge%2C qui %E9tait %E0 sa fen%EAtre.%0D%0A -%AB Au quatri%E8me%2C disait le concierge%2C sur votre gauche %21 Je vais vous %0D%0Aouvrir. %BB Les deux hommes s%92avanc%E8rent dans l%92entr%E9e%2C et Henry ne %0D%0Aput plus les voir. Cependant il savait qu%92ils allaient chez Abdelkar%2C%0D%0Aun voisin de palier qu%92il connaissait pour l%92avoir aid%E9 a%0D%0Aemm%E9nager et depuis ils se voyaient r%E9guli%E8rement. Pourtant Henry ne%0D%0Aconnaissait pas d%92ennuis particuliers %E0 Abdelkar %3B car selon lui %0D%0Ales deux hommes %E9taient des policiers en civil.%0D%0A%09Alors il ferma la fen%EAtre et fit une vaisselle rapide. Ensuite il %0D%0Aalla au judas observer la sc%E8ne. Les deux hommes sonn%E8rent et frapp%E8rent%0D%0Achez Abdelkar et la porte s%92ouvrit. Henry vit Abdelkar %E9couter%0D%0Al%92imperm%E9able et dire d%92entrer. Puis la porte se referma derri%E8re les%0D%0Apoliciers.%0D%0A%09Henry mit ses chaussures%2C pris la sacoche contenant ses boules%2C%0D%0Ala posa sur la table et rev%EAtit son manteau. Il sortit rejoindre ses amis au terrain de%0D%0Ap%E9tanque. Il %E9tait 8 h 00 et il faisait froid.%0D%0A%0D%0A%09On avait %E9cout%E9 M. Glantier pendant vingt minutes%2C et il fallait %E0 pr%E9sent%0D%0Aque le maire se rende %E0 la pr%E9fecture. Aussi il nous cong%E9dia en disant %3A%0D%0A %AB Mes amis nous avons bien parl%E9%2C%0D%0AIl est temps maintenant de s%92en aller.%0D%0AJ%92appr%E9cie votre initiative%2C mon cher%2C%0D%0AEt votre carte de visite est claire%2C%0D%0AVous %EAtes l%92homme de la situation%2C%0D%0AAvec vous tout ira %E0 la perfection. %BB%0D%0AIl avait conclu que l%92association%0D%0A%22Les Fleurs bleues%22 ferait sensation%2C%0D%0AEt nous en reparlerons un jour prochain.%0D%0AEn attendant le maire nous serra la main.%0D%0APour ma part%2C j%92habitais le Val-N%E9g%E9%2C %0D%0AEt la perspective de parler de g%E9-%0D%0ARaniums et autres bestioles m%92enthousiasmais.%0D%0ADonc je le congratulais.%0D%0A%0D%0A -%AB A bient%F4t M. Glantier%2C bonne chance %21 %BB Nous nous quitt%E2mes sur un %0D%0Aair d%92optimisme.%0D%0A -%AB Au revoir %BB me dit il. Cet homme en costume %E9tait vraiment convaincant%0D%0Aet de plus sa fa%E7on de s%92exprimer montrait un grand sens de la communication.%0D%0A%09Je pensai que jamais je ne le reverrai. Pourtant je me trompai%2C car%0D%0Aune semaine plus tard%2C je re%E7u un coup de t%E9l%E9phone. C%92%E9tait Georges%0D%0Aqui m%92invitait %E0 venir %E0 la mairie %E0 propos de l%92association car il recevait M.%0D%0AGlantier ainsi qu%92une repr%E9sentante de l%92association%2C Mme Melina.J%92acceptai%0D%0Avolontiers.%0D%0A%0D%0A%09Vers 11 h 00%2C alors qu%92Henry %E9tait encore au terrain de boules%0D%0Apr%E8s de la piscine municipale%2C on frappa %E0 la porte de son appartement%2C %0D%0Aau quatri%E8me %E9tage de la rue des Moines%2C %E0 Strasbourg. C%92%E9tait Abdelkar.%0D%0AN%92obtenant aucune r%E9ponse%2C ce qui %E9tait normal%2C il descendit l%92esca-%0D%0Alier et sortit. Ce matin%2C mauvaises nouvelles. Il y a deux %0D%0Ajours%2C un ancien camarade de classe d%92Abdelkar%2C Karim S%2C%0D%0Aavait trouv%E9 la mort lors d%92une rixe au couteau dans une%0D%0Abo%EEte de nuit de la ville%2C %22l%27%C9l%E9phant bleu%22. La police s%27%E9tait alors%0D%0Atourn%E9e vers le g%E9rant de la bo%EEte de nuit%2C qui a ni%E9 conna%EEtre l%27%0D%0Aagresseur %28qui s%27%E9tait enfui%29. Mais on soup%E7onnait une ancienne%0D%0Aquerelle%2C et en fouillant dans le pass%E9 de Karim S%2C les enqu%EAteurs%0D%0Amirent la main sur les listes d%27%E9cole et c%27est%0D%0Aainsi qu%27ils en vinrent %E0 questionner Abdelkar sur son pass%E9 avec %0D%0AKarim S. Abdelkar ne connaissait pas grand chose sur le pass%E9 %0D%0Ar%E9cent de son camarade. Il l%27avait perdu de vue peu apr%E8s%0D%0Ale lyc%E9e.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 8|8|RE%3A Mes r%EAves sont d%E9tourn%E9s|remi||13:22:11|12/01/2002|25%2F11%2F02%0D%0A%0D%0AMa soeur dit que j%27ai du talent%2C%0D%0AC%27est vrai mais j%27ai l%27%E9tat lent.%0D%0A%0D%0ACasse-pied et dur d%27oreille%2C%0D%0AMa vie est du pareil sommeil.%0D%0A%0D%0Aw-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w-w%0D%0A%0D%0AMes r%EAves sont d%E9tourn%E9s%0D%0ADe leur usage commun%2C%0D%0AOn les a%2C en tourn%E9e%2C%0D%0ALi%E9s les pieds aux mains.%0D%0A%0D%0AEn position f%9Ctale%2C%0D%0ALes voici ligot%E9s.%0D%0AIls roupillent et s%27%E9talent%2C%0D%0ASans pouvoir gigoter.%0D%0A%0D%0ADu lit un grand vide%0D%0ASemble me repousser%0D%0ADu coin j%27ai envie de%0D%0AHurler%2C d%27%E9clabousser.%0D%0A%0D%0AMes r%EAves sont d%E9rang%E9s%0D%0ADe leur %E9tat normal%0D%0ADe colonne D rang G%2C%0D%0AIls sont pass%E9s hors mal.%0D%0A%0D%0AMes murs ont des ficelles%0D%0AQui soul%E8vent des arcs%2C%0D%0ACeux-ci sont en rimmel%2C%0D%0AIls portent des embarques.%0D%0A%0D%0AEn agissant de telle%0D%0ASorte on est surdit%E9%0D%0ALors du sang g%E8le%2C%0D%0AD%E9lices et crudit%E9s.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 9|9|RE%3A Dors%2C petit homme bleu.|remi||13:29:53|12/01/2002|Solitaire et rapatri%E9%2C le retrait%E9%0D%0APied-noir maudit le mar%E9chal et sa bont%E9%0D%0AQui dans un %E9lan de bravoure a %E9galement %0D%0AR%E9parti les t%E2ches entre l%27%E9lite %E9l%E9ment.%0D%0A%0D%0ADors%2C petit homme bleu%0D%0ADes cavernes%2C bienheureux%2C%0D%0ASommeil lourd de peine%0D%0AEt de r%EAves %E0 moiti%E9 bris%E9s.%0D%0ATa compagne semble sereine%0D%0ATu l%27as profond%E9ment serr%E9e%0D%0AAu creux de tes deux bras%2C%0D%0AAu fond des tes combats.%0D%0ALa nuit est merveilleuse%2C%0D%0AElle semble murmurer.%0D%0ADoucement des veilleuses%0D%0AViennent te raconter%0D%0ADes choses%2C des pens%E9es%0D%0ATout bas%2C sans t%27%E9veiller.%0D%0ADors%2C petit bonhomme bleu%2C%0D%0ADemain tu iras travailler%0D%0ATes amis t%27acclamerons%0D%0AEt ton radeau de feu%0D%0AVoguera au fil de l%27onde%2C%0D%0AFilera comme l%27anguille%2C%0D%0AAu gr%E9 des courants d%27air%0D%0AAu son des oiseaux gais.%0D%0ATa vie s%27%E9coule%2C paisible%2C%0D%0AEt tu dors%2C au coin du feu%2C%0D%0ATandis que ta compagne%0D%0ALentement fait un v%9Cu.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 10|10|RE%3A Fauve de couleur rouge sang|remi||14:11:58|12/01/2002|Fauve de couleur rouge sang%2C%0D%0AUne femme me regarde%2C lascive%2C%0D%0AEn claquant des dents.%0D%0AElle me fait penser aux lessives%0D%0AQui rongent les doigts.%0D%0A%C7a n%27est pas toi.%0D%0A%0D%0AEn t%EAte-%E0-queue une subtile majuscule%0D%0AD%E9cline son automatisme de chastet%E9.%0D%0AElle signifie %E0 son entourage qu%27une virgule%2C%0D%0ASerait bienvenue si elle %E9tait bien plac%E9e.%0D%0AHors de cause le clocher des aigles%2C%0D%0AAdieu la terre de mes d%E9funtes r%E8gles.%0D%0A%0D%0AJe pense %E0 sa figure si verdoyante%2C%0D%0ADans ma t%EAte elle est encore l%E0%2C%0D%0AElle m%27obs%E8de plus qu%27elle ne me tente%2C%0D%0ALa figure de la fille de joie.%0D%0A%0D%0AEn si profonds silences je pousse des soupirs%2C%0D%0ALa plus grande audience n%27y peut que le pire%2C%0D%0AEt ma t%EAte raisonne de tous ces claironn%E9s%2C%0D%0AQuand je part %E0 Paris ma base est assomm%E9e.%0D%0A%0D%0ATous ces gens s%27agglutinent%2C%0D%0AC%27est qu%27il y a un probl%E8me%0D%0AEt de fil en aiguille%0D%0AJ%27en viens au th%E9or%E8me %0D%0ASuivant %3A il y a des uns %0D%0AQui ne veulent que subir%0D%0AIl y en a d%27autres%0D%0AQui ne peuvent pas fl%E9chir.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 11|11|RE%3A Fauve de couleur rouge sang|remi||21:05:19|12/02/2002|Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0AJe donne de mes nouvelles%2C%0D%0APour chanter ma ritournelle...%0D%0ADure %E0 selle et pile sa ligne%0D%0AFont des %E2ges et marient Lyne%2C...%0D%0A%0D%0ABr%EAves de thon couard%2C%0D%0ACoup%E9es de bonito l%E2che%2C%0D%0A%0D%0ALes fenouils des gorets%0D%0ACoupent les genoux des oreilles...%0D%0A%0D%0AA fric et accent%2C%0D%0AAu frire maman...%0D%0A%0D%0A%2F%2F%23%5C%5C%2F%2F%A3%5C%5C%2F%2F%24%5C%5C%2F%2F%23%5C%5C%2F%2F%A3%5C%5C%2F%2F%24%5C%5C%2F%2F%23%5C%5C%2F%2F%A3%5C%5C%2F%2F%24%5C%5C%2F%2F%23%5C%5C%2F%2F%A3%5C%5C%2F%2F%24%5C%5C%2F%2F%23%5C%5C%2F%2F%A3%5C%5C%0D%0A%0D%0AVivre est un moment magique%0D%0A%C0 passer entre tes bras%2C%0D%0AMa passion est idyllique%0D%0A%C0 l%27inverse de tes pas.%0D%0A%0D%0ATu t%E2tonnes dor%E9navant%0D%0A%C0 bras tendus en avant%2C%0D%0ACherches-tu quelque tourment%2C%0D%0AJe t%27attendrai au tournant.%0D%0A%0D%0AFinaliste et fine h%E9lice%0D%0AQui brasse les belles %E9pines%2C%0D%0ALutine la rime et les d%E9lices%2C%0D%0ASanglote en pluie de farine.%0D%0A%0D%0A%C0 l%27instant ou %E0 l%27instar%2C%0D%0AAu moment o%F9 tout s%E9pare%2C%0D%0ACrois-en ma vieille exp%E9rience%2C%0D%0ACe dimanche%2C on y pense.%0D%0A%0D%0ADe pis en pots%2C au passage%2C%0D%0A%C7a d%E9m%E9nage%2C quelques erreurs%0D%0ADe vertu%2C une id%E9e d%E9gage%0D%0AUne saugrenue candeur.%0D%0A%0D%0AOui%2C je te parle%2C %E0 toi%2C%0D%0ATu me crois et je te vois%2C%0D%0AVain au voisin vainement%0D%0ASa veine coupa%2C b%EAtement.%0D%0A%0D%0AF%E9line%2C sans aucune %E9tuve%2C%0D%0AMais %E0 l%27habitude nul n%27est tenu%2C%0D%0ATon %E9trange bitume est pied nu%2C%0D%0APoses ton regard dans le p%E9diluve %21%0D%0A%0D%0AD%E9couverte sous son aspect%2C%0D%0ADerri%E8re toutes les apparences%2C%0D%0AMu%E9e en avarie de loin ou de pr%E8s%2C%0D%0ATu chantes et tentes ta chance.%0D%0A%0D%0ALoin%2C je voyage en autobus.%0D%0AMon conducteur est sans but%2C%0D%0AJe lui ai dit %3A %22Vers V%E9nus %21%22%0D%0AAlors son moteur culbute.%0D%0Amais en ramant la ville s%27%E9loigne%2C%0D%0ADoucement mon but je gagne%2C%0D%0ASur les rives sauvages et macaques%0D%0AGriment et saluent ma barque.%0D%0APayant le ticket pour l%27inconnu%2C%0D%0AA double jeu nul n%27est tenu %21%0D%0APourtant%2C je voyage et l%E2che mes mains%0D%0ADu rebord%2C en haut du ravin%0D%0AMon avion %3F N%27est plus.%0D%0AC%27est la crue car il a plu.%0D%0A%0D%0AV%E9nus brille toujours%2C et le Soleil aussi%2C%0D%0AMon atour mon amour t%27es sourd %3F%0D%0AV%E9nus brille toujours%2C et le Soleil aussi%2C%0D%0AMon atour mon amour tu viens faire un tour %3F%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 12|12|Assis sur un sommet%2C au bord du pr%E9cipice.|remi||18:54:06|12/04/2002|Assis sur un sommet%2C au bord du pr%E9cipice%2C%0D%0AAttendant l%27armistice%2C un homme se tient debout.%0D%0AIl a mal aux genoux. L%27amour est sa faiblesse%2C%0D%0ASouffrir le rend jaloux%2C ultime est sa jeunesse%2C%0D%0A%C0 trop voir tr%E9passer%2C il a finit par tuer%2C%0D%0APartir%2C parler%2C parsemer%2C difficile route %E0 suivre%2C%0D%0AVivre par devers la foule%2C envers et contre tous.%0D%0ALe rebelle estime juste sa cause qui est normale.%0D%0ANormal%2C au seuil de la paix le voici qui s%27affale%2C%0D%0A%C0 l%27envers presque et face aux nouveaux r%F4les de glace%2C%0D%0APartageant la souffrance des gens qui manigancent.%0D%0AEst-il juste de croire que tous sont des ignares %3F%0D%0APourquoi penser alors %E0 faire le mal autour%2C%0D%0AFaut-il au moindre pas %E9pier ceux qui s%27angoissent %3F%0D%0AMa vie est d%E9j%E0 morne%2C %E9vitons les menaces%2C%0D%0AChacun est dans son monde%2C au milieu de l%27espace%2C%0D%0AL%27instant est impromptu%2C comment rompre la glace %3F%0D%0AChoisi pour sa faiblesse%2C voire sa d%E9licatesse%2C%0D%0AL%27homme est un %EAtre %E0 part%2C %E0 base de l%27%E9difice%2C%0D%0AConstruit sa propre vie%2C s%27expose aux moindres vices%2C%0D%0AHabille de ses deux yeux la beaut%E9 naturelle%2C%0D%0AIl la transforme%2C l%27adore%2C en fait son habitacle.%0D%0AEn ces temples hindous%2C proche de la libert%E9%2C%0D%0AChacun est son vaudou%2C trouve sa v%E9rit%E9.%0D%0AJustice %3F existes-tu%2C es-tu de notre monde%2C%0D%0AArrives-tu un jour %E0 percer cet immonde%0D%0AAbc%E8s de col%E8re%2C de peur et l%27atroce guerre%0D%0AQui ronge de ses griffes le c%9Cur de nos fr%E8res%2C%0D%0AEstimes-toi en sursis%2C toi la grande tra%EEtresse%2C%0D%0ATu seras interdite%2C bient%F4t de cette adresse%2C%0D%0AMais qui te d%E9logeras %3F %0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A 13|13|RE%3A Assis sur un sommet%2C au bord du pr%E9cipice.|remi||20:18:58|12/04/2002|%09%09%09Qui oseras combattre%2C%0D%0AFaire de sa vie un choix%2C un combat de titan%2C%0D%0AUn r%EAve %E9gocentrique %3F Chacun est candidat%2C%0D%0AAu titre de l%27humain%2C qui se r%E9veillera %3F%0D%0ATous le monde est partant %3F Pas s%FBr%2C si je compte bien%2C%0D%0AUne main%2C la mienne%2C lev%E9e et les autres baiss%E9es%2C%0D%0ATelle est%2C r%E9alit%E9%2C mon triste sacrifice.%0D%0ALa libert%E9 sacr%E9e est un vaste artifice.%0D%0AComment agir pour nous%2C la Terre et ses confr%E8res %3F%0D%0AFaire de nous des gardiens%2C supp%F4ts de l%27Univers%2C%0D%0ARedorer le blason de l%27antique panth%E9on%2C%0D%0ASerons-nous des exemples pour nos futurs enfants %3F%0D%0AAvons-nous donc la trempe de ces grands %E9l%E9gants %3F%0D%0ALes rois%2C les empereurs%2C tous ces hardis guerriers%2C%0D%0AFont de notre patrie un rep%E8re d%27%E9ternit%E9%2C%0D%0AUne %E9toile dans la nuit%2C un phare illumin%E9%2C%0D%0AQui brille de son %E9clat%2C toujours aliment%E9%2C%0D%0AAux dieux qui nous regardent%2C je dis%2C venez vous r%E9chauffer%2C%0D%0ACar la nuit est bien froide%2C ici vous allez vous geler%0D%0ALes couilles %E0 regarder comment se cultiver.%0D%0ACe n%27est pas compliqu%E9%2C il suffit de penser.%0D%0AEt puis%2C %E0 d%27autres%2C l%27id%E9e que vivre est un plaisir %21%0D%0AMoi j%27ai toujours dit que vivre est difficile%2C sans rire%2C%0D%0AExprimer son ressenti demande effort de chaque instant%2C%0D%0A%CAtre bien dans sa famille suppose aimer perdre ses dents.%0D%0AMoi je tiens %E0 ma vie et j%27ai devant moi bien du temps%2C%0D%0AAussi j%27en dispose%2C oui%2C et je fais comme dor%E9navant%2C%0D%0AAssistant les malades%2C couvrant les gens souffrant%2C%0D%0AToujours %EAtre agr%E9able%2C honn%EAte %E9videmment.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 14|14|Vous %EAtes des tortionnaires du dictionnaire %21|remi||21:58:19|12/04/2002|Un po%E8me d%E9di%E9 aux jouteurs de mots%2C%0D%0AA la gloire des douceurs de l%27%E2me%0D%0AEt des plaisirs %E9ternels...%0D%0ACa%2C ma muse %21 Ether%2C m%F4me %EAtre %21%0D%0ACe soir%2C je d%E9dicace %28Une joie de plus%29 ce chant %E0 la prunelle de mes a%EFeux%2C la FEMME que j%27aime%2C que dis-je la DAME que j%27adore%2C c%27est-%E0-dire Aurore...%0D%0AC%27est un exercice de style que je pr%E9pare%2C%0D%0AUn barbecue de saut%E9s de mots%2C %0D%0AUn grillage de rade%2C%0D%0AUne grillade de rage%2C%0D%0AUn con centr%E9 de purju d%27orage plus vieux que %E7a t%27aimes hors.%0D%0A%0D%0ABref%2C%0D%0AUne ode hiss%E9e au pantalon de la partie reconnaissante%2C%0D%0AUn savant m%E9lange d%27os%E9 et lu%2C brieff%E9%2C sous le V de Vie d%27ange.%0D%0AFruit d%27une m%E9canique parfaitement teuf-teuf%2C %0D%0AA l%27or%E9e des lieux%2C%0D%0AApor%E9e des pieux%2C%0D%0AEuh... Ador%E9e des Dieux %3F Ma peau h%E9site %3F %0D%0A%0D%0AAttends%2C fion %21 Ne serais pas-tu folle de la messe %3F%0D%0ALe message qui fuit t%27est %E0 dresser %21%0D%0A%0D%0A%2F%2F%A7%5C%5C6%2F%2F9%5C%5C%A7%2F%2F%A7%5C%5C6%2F%2F9%5C%5C%A7%2F%2F%A7%5C%5C6%2F%2F9%5C%5C%A7%2F%2F%A7%5C%5C6%2F%2F9%5C%5C%A7%2F%2F%A7%5C%5C6%2F%2F9%5C%5C%A7%2F%2F%A7%5C%5C6%2F%2F9%5C%5C%A7%2F%2F%A7%5C%5C%0D%0A%0D%0AVous %EAtes des tortionnaires du dictionnaire %21%0D%0AVous les missionnaires lapidaires%2C%0D%0AVous rodez pr%E8s des horodateurs%0D%0A%C0 la recherche de vendeurs de m%E8ches%2C%0D%0AM%E2chez vos mots cette fois dans votre bouche%2C%0D%0APour mieux pousser la chance honn%EAte%0D%0ALorsque les b%E2tards de bar-tabac battent tard%0D%0ALe carton%2C les cartonnent anciennes visent au nerf%2C%0D%0ATant d%EEnent %E0 mites les ermites qui restent au rang%2C%0D%0ALes jumeaux homos gigotent en tr%E9pidant.%0D%0AIntr%E9pides %E9pris d%27avides et Goliath %E9perons%2C%0D%0ALa muse du nasique et la naze musique%2C%0D%0AEst-ce que les tiques %3F Je suis mort pion%2C%0D%0AEst-ce que lame %E0 tifs %3F Je sais pas coiffeur%2C%0D%0AEst-ce pris la meilleure solution %3F%0D%0A%C0 vie%2C danger %21 %E0 b%E9coter une bite balanc%E9e la b%EAche%2C%0D%0A%0D%0AUne biche dans son bonne %E0 s%27taire baptis%E9e d%27alcool de bure.%0D%0A%28Il ne faut pas drap baptiser %21%29 Accessoire banc%2C%0D%0ASans b%EAler de vos affaires%2C bont%E9 %E0 l%27%E9tage %E9gare%0D%0A%C0 vous %21 J%27ai bois aussi aim%E9 la boisson du bal elfique%0D%0ASortil%E8ge. Je suis sortil%E8ge de cette discussion.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 15|15|Un po%E8me court|remi||10:05:18|12/05/2002|[font size="1" color="#5B64B0"]Modifié le 05-12-02 à 10:37  (GMT)[/font][p]Un po%E8me court %3A c%27est pas tous les jours%2C%0D%0AQu%27on fait des courts%2C et je suis %E0 la bourre%2C%0D%0A%E7a colle. Discussion%2C wagon%2C pi%E9tons%2C%0D%0APigeons%2C et j%27en passe et des mignons.%0D%0AUn RER. Je suis dedans%2C il est neuf heures%2C%0D%0AJe suis en retard. Un po%E8me court%2C%0D%0APour Ruth %3F Difficile%2C car je suis %E0 la bourre%2C%0D%0AJe cours. Pluie%2C voitures%2C bus. Une gare.%0D%0AHagard%2C je m%27essoufle et pousse les passants%0D%0AQui dorment en marchant. Une rue%2C je cours%0D%0Atoujours%2C zigzague entre les gens. J%27y suis.%0D%0AUne porte vitr%E9e%2C un comptoir%2C une autre porte.%0D%0AJe suis %E0 la bourre. Vite%2C mon casier%2C mon%0D%0AManteau%2C mon sac%2C vite%2C je suis en retard. Trop tard%2C%0D%0A La pointeuse%2C... Ce soir%2C je me brancherai sur le forum.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 16|16|Et maintenant%2C que fait-on %3F|remi||10:36:41|12/05/2002|Et maintenant%2C que fait-on %3F%0D%0AAttendons-nous la moisson %3F%0D%0AFaut-il toujours %EAtre honn%EAte%2C%0D%0AOu bien faire des galipettes %3F%0D%0AToujours le m%EAme nombre de pieds%2C%0D%0AAyant toujours l%27intensit%E9%0D%0ARecquise en de telles circonstances%2C%0D%0AMes po%E8mes scandent et vous balancent%0D%0A%C0 la gueule ces nobles esprits%0D%0AQui loin de vous sont d%E9j%E0 pris%2C%0D%0APrisonniers de sombres cachots%2C%0D%0AEnferm%E9s dans des coins doux et chauds%2C%0D%0ADe gr%E2ce%2C faites-les sortir%2C%0D%0APiti%E9%2C qu%27ils puissent venir%2C%0D%0ANous faire la f%EAte%2C r%EAver%2C%0D%0ATous on peut y arriver.%0D%0AMais qui les fera d%E9livrer %3F%0D%0AQui donc saura les lib%E9rer %3F%0D%0ANi toi%2C ni moi%2C pauvres gens%2C%0D%0ANi elle%2C ni lui%2C gentils manants%2C%0D%0AAlors qui %3F Peut-%EAtre celle-l%E0%2C%0D%0AQui d%27un regard trouble l%27%E9tat%0D%0AD%27esprit de mes id%E9es confuses%2C%0D%0AQui d%27un regard s%27amuse%0D%0AA explorer les profondeurs de mon %E2me%2C%0D%0AJoue des tours comme on joue aux dames.%0D%0AQui est-elle %3F Je ne sais%0D%0AMais le jour o%F9 tu la verras%2C%0D%0ATu la reconna%EEtras%2C%0D%0AC%27est elle qui passait.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 17|17|Le cirque d%27hiver.|remi||10:49:11|12/05/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AUn po%E8me qui en date pas d%27hier.%0D%0A%0D%0A%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%3D%0D%0A%0D%0AOyez%2C braves gens%2C nobles femmes%2C%0D%0AOyez manants de tous %E9tats d%27%E2mes%2C%0D%0ALes saltimbanques%2C les clowns et artistes%2C%0D%0ALes chimpanz%E9s%2C acrobates%2C tous en piste%2C%0D%0ASont dans votre ville pour votre plaisir.%0D%0ASachez les recevoir pour les applaudir.%0D%0A%0D%0AJongleurs%2C trap%E9zistes et funambules%0D%0AR%E9jouieront vos coeurs noctambules%2C%0D%0APuisque jusque tard dans la nuit%2C%0D%0ALes paillettes %E9blouieront la vie.%0D%0AAutour de la piste du cirque%2C%0D%0ALes enfants et les grands d%E9barquent.%0D%0A%0D%0ALes jeunes filles sont %E9blouies%0D%0APar les corps des jeunes athl%E8tes%2C%0D%0AQui font de belles pirouettes%2C%0D%0ADans les airs %E9voluent sans bruit%2C%0D%0ASous les regards des gens bien %E9lev%E9s%0D%0ALes artistes sautent les mains lev%E9es.%0D%0A%0D%0A%C9toil%E9%2C la chapiteau illumin%E9 de milles feux%2C%0D%0ARayonne et fredonne des voix du public.%0D%0ALe spectacle fait recette%2C et les amoureux%0D%0ADans leur t%EAtes trouvent les chants f%E9%E9riques.%0D%0A%0D%0AUn geste et les %E9cuy%E8res virevoltent%2C%0D%0ADansent%2C tournent et font halte %3A%0D%0ATous les artistes vers la sc%E8ne %E9voluent%2C%0D%0ASe tiennent les mains et tous saluent.%0D%0A%0D%0AD%E9rid%E9s ou en larmes%2C joie et peine%0D%0AM%E9lang%E9es%2C les gens s%27y retrouvent.%0D%0AApplaudissements m%E9rit%E9s tiennent%0D%0ALa magie au sommet%2C les fauves%0D%0ARefont un tour de piste et le%0D%0AMagicien fait donner un coup d%27aile%2C%0D%0ATout est fini et bien joli%2C%0D%0ALes enfants rient%2C on applaudit.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 18|18|Quand peut-on rire %3F|remi||11:04:35|12/05/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AJ%27ai intitul%E9 cette discussion %22Etrange alternative que de rire quand on a peur.%22 Qu%27est-ce que %E7a veut dire %3F%0D%0A%0D%0AJe me pose la question%2C car 1%29 Ca ne me fait pas rire et 2%29 Ca ne me fait pas peur.%0D%0AAlors %3F%3F%3F %0D%0AJe crois que quand j%27ai peur mon envie suivante est de rire. Je parle d%27envie%2C car quand on a peur et bien on se rend compte qu%27on avait peur de son envie. NON %3F Moi je crois que l%27envie est plus forte que la peur. Qu%27est-ce que la peur %3F Je ne connais pas la peur. J%27ai peur... Quand %3F De quoi %3F Ce ne sont que des mots tous %E7a. Serais-je un Gaulois%2C comme Ast%E9rix%2C dans son village ils ne connaissent pas la peur %3F%0D%0A%0D%0AAlors j%27en suis un. Sans pr%E9tention%2C je dis juste que ma peur est enfouie%2C cach%E9e%2C je n%27arrive pas %E0 la voir. Tous juste des %E9motions qui s%27apparentent %E0 de l%27excitation%2C mais pas de peur. Rien. Remarquez que c%27est pratique%2C de ne pas avoir peur%2C devant les froussards qui m%27entourent %E7a me donne une contenance%3B encore faut-il qu%27ils %28les froussards%29 se rendent compte que je n%27ai pas leur peur%2C %E0 eux%2C que moi je suis au dessus de tout %E7a %3A ils ont tellement peur qu%27ils ne me voient pas comme un des leurs. Mais comme un dieu.%0D%0A%0D%0AJe ne d%E9lire pas.%0D%0A%0D%0AJe ne suis pas un dieu %3B je n%27ai pas peur%2C c%27est tout. Et un homme qui n%27as pas peur%2C comme on pourrait peut-%EAtre le penser%2C n%27est pas pr%E8t %E0 tout%2C n%27est pas dangereux%2C au contraire %3A un homme qui n%27a pas peur respecte la loi%2C il s%27arr%EAte lorsque le feux est rouge...Car il n%27a pas peur de la loi.%0D%0A%0D%0AOn pourrait%2C je pourrai disserter longtemps sur cette peur qui nous tiraille %2Cnous fait agir contrairement %E0 notre volont%E9... Je pr%E9f%E8re %E9crire des po%E8mes%2C %E7a me fait du bien. Car l%E0%2C j%27%E9cris dans le vide%2C dans un monde de peureux%2C de poltrons%3B quand je po%E9tise je m%27en rapproche%2C j%27apprivoise les gens qui ont peur%2C c%27est super %21 L%27homme est un animal dans le sens o%F9 il a peur%2C c%27est tout. Le langage%2C exprime cette volont%E9 de s%27%E9lever de la peur... Alors%2C exprimez-vous %21 Parlez...%0D%0A%0D%0AJe vous laisse%2C j%27ai un po%E8me %E0 pianoter.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 19|1|Mon coeur a tourn%E9.|remi||11:14:15|12/05/2002|Je pense que toute la journ%E9e mon coeur a tourn%E9.%0D%0AEntre le bas-c%F4t%E9 boycott%E9 a b%E9cot%E9 et retourn%E9%0D%0Asa veste %E0 pine plus agit%E9 qu%27un g%EEte entier%2C%0D%0AD%E9sol%E9 pour la g%E9nisse qui g%EEt l%E0 o%F9 jamais mis les pieds%2C%0D%0AEn ces ambivalences %E9xauc%E9es le sup%E9rieur ne contiendrait pas assez%0D%0ADe substance pour exaucer les pouvoirs de v%E9rit%E9 tass%E9e.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 20|2|Chim%E8res%2C chats %E9vinc%E9s et mis%E8res de mai|remi||11:21:57|12/05/2002|Encore bonjour%2C%0D%0A%0D%0AMon esprit ce jour%2C%0D%0AEtait embrouill%E9.%0D%0AJ%27ai beau faire des d%E9tours%2C%0D%0AJe suis rouill%E9.%0D%0A%0D%0AAlors je crie des %E9crits%2C%0D%0AQui%2C crus%2C sont cram%E9s%2C%0D%0ACroassent et crissent%2C%0D%0ACreusent et s%27%E9crasent.%0D%0A%0D%0A%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2B-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B-%2F-%2B%0D%0A%0D%0AChim%E8res%2C chats %E9vinc%E9s et mis%E8res de mai%2C%0D%0AVous qui passez pour de la poudre de lait%2C%0D%0AAgissez de la sorte pour %E9vincer la brume%2C%0D%0ALe soir le brouillard use vos yeux d%27agrumes.%0D%0AD%E9cidez-vous %E0 en finir car sous vos pieds les lumi%E8res%0D%0AFredonnent de mieux en mieux ce que s%27adonnent les pierres%0D%0APr%E9cieuses en conscience de quoi vos habitudes s%27envolent.%0D%0APr%E8s de toi mas science utilise les cl%E9s de la fortune%2C je vole.%0D%0AEstime%2C ou fier ou pr%E9cieux%2C galant homme je reste coi.%0D%0AQu%27en face%2C illimit%E9e la substitution s%27executera derechef%2C soit %21%0D%0AMais apprend qu%27en toutes circonstancielles illimit%E9s d%27avant%2C%0D%0AMes lignes s%27en vont vaillant et trouvant jusque marrant.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 21|3|A bas %F4 %21 Toi qui bat l%27eau.|remi||11:25:17|12/05/2002|A bas %F4 %21 Toi qui bat l%27eau.%0D%0AAu bas zoo a bateaux%2C%0D%0ABeau tabac en haut du poteau%2C%0D%0AT%F4t baba au bobo b%EAta peaux.%0D%0AAu boa t%27as pas faux poids%2C%0D%0AHautbois de bois%2C beau bas de peau.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 22|4|Un univers au bas de ma porte.|remi||11:35:34|12/05/2002|Ce matin un univers %E9tait au bas de ma porte%2C%0D%0AIl suffit d%27y jeter un oeil pour qu%27on me l%27apporte.%0D%0ACe jour mon judas ressemble %E0 une plan%EAte bleue%2C%0D%0AIl brille et irradie le noir de tous ses feux.%0D%0A%0D%0ALe verrou est une voie lact%E9e de bronze illumin%E9%2C%0D%0AAnim%E9 par la lune aim%E9e de l%27unit%E9 min%E9e.%0D%0A%C0 la maison ma lumi%E8re est un soleil%2C astre diurne%2C%0D%0AIl chauffe ma chambre et se condense la thurne.%0D%0AAssoiff%E9 de suffixes suffisants pour satisfaire un fain%E9ant%2C%0D%0AUn affriolant farfelu se faufile entre les faux-filets de l%27%E9l%E9phant.%0D%0ASans se sustenter d%27un suspens exacerb%E9%2C%0D%0ASur le sentier des serpents se situe ce sauveur sexu%E9.%0D%0A%0D%0AAinsi%2C le texte %E9tatique de ton totem tatou%E9 te trouble.%0D%0ATant est-il que t%27attribue au tympan du panth%E9on ton trac de roubles.%0D%0AExtatique exutoire aux excuses excitantes%2C l%27ex-aequo espert en sexe%0D%0AS%27extasie dessus le succ%E8s du saxophoniste saxois %E0 sati%E9t%E9%2C convexe.%0D%0A%0D%0AEsp%E9rant l%27esprit inspir%E9%2C l%27espagnol aspire %E0 se p%E2mer d%E8s spoli%E9%2C%0D%0AEn se vidant%2C la vie d%27ange %E9vide %E9videmment le d%E9vidoire du dividende d%E9vi%E9%2C%0D%0ACar visant le vis-%E0-vis visionnaire en vison du vizir avis%E9%2C%0D%0AVoyant que les voyoux ba%EEllent en r%E9veillant le savoyard%2C%0D%0ANous d%E9cid%E2mes madame en mon %E2me qu%27un drame nous %E9vit%E2mes. 23|5|Et si j%27osais fine %3F|remi||15:19:07|12/05/2002|Et si j%27osais fine %3F%0D%0AA l%27or%E9e des lois%2C%0D%0AAvec mes lillois%2C%0D%0AJe douche laideron.%0D%0A%0D%0APartie si pass%E9e%2C%0D%0AAvocat bulaire%2C%0D%0AMa douce mentale%0D%0AA les fesses %E0 l%27air.%0D%0A%0D%0AP%EAle-rein%2C que%0D%0ALa corde hier descende%2C%0D%0ARat pelle toit%2C Cassandre%2C%0D%0A%C0 l%27art naque.%0D%0A%0D%0AGoret manta%2C%0D%0AEcsta minet%2C%0D%0ABarillet honn%EAte au canon%2C%0D%0ATroubles de l%27ordre public.%0D%0A%0D%0AMausol%E9s%2C mots esseul%E9s%2C%0D%0AMots l%E9s%E9s%2C l%E9ch%E9s%2C laiss%E9s-pour-compte%2C%0D%0AMolards%2C mollusques et motocyclettes%2C%0D%0AJ%27ai mal%2C g%E9meaux%2C jemelle.%0D%0A%0D%0AG%E9n%E9%2C r%E2lements%2C descend r%E2leur%2C%0D%0AOblique vitesse estim%E9e%2C un cardeur%2C%0D%0ADecembre de cigarettes tombent la pelouse%2C%0D%0AD%E9clam%E9 d%E9culott%E9%2C assoiff%E9 de vitesse. 24|6|Des %E9clairs de g%E9nie trouent la monotonie|remi||19:20:12|12/05/2002|Bonsoir %E0 toutes z%E9a tous.%0D%0A%0D%0ACe soir je me suis fait gaul%E9 par mon patron%0D%0AEn train de versifier.%0D%0AIl m%27a dit comme %E7a fait pas l%27con%2C%0D%0AMoi j%27vais t%27diversifier %21%0D%0A%0D%0AIl voulait dire divertir.%0D%0AEn fait le travail n%27est pas l%27endroit id%E9al%2C%0D%0APour ne pas dire le pire%2C%0D%0AEndroit mais %E7a m%27est %E9gal.%0D%0A%0D%0ACar demain je vais faire de la prose%2C%0D%0AChanterai dans l%27atelier%2C%0D%0AJe changerai cette ambiance morose%2C%0D%0AEn un bouquet d%E9li%E9.%0D%0A%0D%0A%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%5E%3E%3E%26%3C%3C%0D%0A%0D%0ADes %E9clairs de g%E9nie trouent la monotonie%0D%0AGlac%E9e de mes sombres ennuis%2C soucis%2C p%E9rils%2C%0D%0AG%E9nie%2C ennuis%2C soucis%2C p%E9rils%2C jaunit les doigts.%0D%0ATendre S ma DS roule %E0 perdre l%27A%2C l%27N.%0D%0A%0D%0A%C0 quatre pattes devant son cheval%2C l%27un connu%2C%0D%0AL%27antre %E0 sites roupille au lit%2C belle hullule%2C%0D%0A%C0 moins que rien on a dor%E9 navet%2C %E0 partir%0D%0ADe dor%E9 navrant%2C%0D%0A%09%09%09Est dou%E9 amer%2C%0D%0A%0D%0ALes feuilles bruissent en cadence le long des all%E9es%2C%0D%0AEt ma patience s%27enlise en suivant le rythme de ta peau%2C%0D%0ALe verger des marronniers est comme un chapeau de paille%2C%0D%0AIl laisse transpara%EEtre la lumi%E8re par intermittence.%0D%0A%0D%0ALe sol est verdoyant et la terre absente%2C que de l%27herbe.%0D%0ALa v%E9g%E9tation obstrue le chemin de traverse utilis%E9 par le cavalier%2C%0D%0AQui doit se prot%E9ger des branchages avec un masque en fer forg%E9.%0D%0AAu pas%2C l%27homme et sa monture sont deux %EAtres %E9pris l%27un de l%27autre.%0D%0A%0D%0ALe temps est sec%2C l%27air en volutes s%27%E9l%E8ve au contact du vent.%0D%0ALes arbres bordent le chemin de terre creux%2C et la beaut%E9 du%0D%0APaysage%2F Omnibule mon int%E9r%EAt du moment. Je suis peintre%2C et ma gouache%0D%0ADe liquide devient p%E2te r%EAche et s%E8che. Le vert est ma couleur.%0D%0A%0D%0ASur mon chevalet une masse brune et noir figure la monture.%0D%0AAu dessus le cavalier avec son masque est une forme rouge%2C%0D%0AEt tout autour la lumi%E8re est verte et bleue. Voil%E0 pour les %0D%0ACouleurs. Le reste n%27est que forme%2C et la forme est figure.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 25|7|Des buissons rouges embrasent la plaine dess%E9ch%E9e...|remi||19:30:03|12/05/2002|Des buissons rouges embrasent la plaine dess%E9ch%E9e %3A%0D%0ALe mistral souffle et fait s%27immoler la terre br%FBl%E9e %3B%0D%0AApr%E8s la guerre%2C la d%E9solation. Tout est ruin%E9.%0D%0ARid%E9e%2C la pauvre mati%E8re morte n%27a plus de vie %E0 donner.%0D%0A%0D%0ALes labours d%27antan ne peuvent plus rien apporte%2C%0D%0ARien qui puisse un jour nourrir un enfant nouveau-n%E9%2C%0D%0ASeule lueur d%27espoir pour ce monde d%E9sol%E9 %3A%0D%0ALa vie n%27a plus de droits l%E0 o%F9 tout est perdu.%0D%0A%0D%0APerdu%2C %E0 jamais pour cette Terre priv%E9e de ressources %3B%0D%0APersonne ni rien au monde ne saura faire rena%EEtre%0D%0ADe ses cendres une pousse active digne de perp%E9tuer%0D%0AUn jour la libert%E9 %3A gage de survie%2C l%27eau a disparue.%0D%0A%0D%0A%C0 la surface de mes pens%E9es%2C cependant %2Cun espoir %3F%0D%0ARien qui puisse imaginer. Rien qui parle. O%F9 trouver %3F%0D%0AL%27eau si abondante s%27est tarie. La vie luxuriante est morte.%0D%0AJe suis condamn%E9%2C rapidement%2C %E0 m%27exiler. Rien ne pourra m%27arr%EAter.%0D%0A%0D%0ADans ce d%E9sert%2C seules marchent une ombre et sa carcasse.%0D%0ALe vent la fait avancer. Une pierre vient s%27y cogner%2C%0D%0AL%27ombre et sa carcasse tra%EEnent des pieds%2C lasses.%0D%0ALe cogneur irradie depuis toujours cette sc%E8ne immense%2C%0D%0A%0D%0A%C0 perte de vue une plaine s%27%E9tend%2C dramatique %3A%0D%0ALa bouche s%E8che%2C la poussi%E8re emp%EAche%0D%0AMes hal%E8tements de se finir%2C impossible de respirer.%0D%0A%C9tendue %E0 terre ma d%E9pouille d%E9j%E0 blanche est en danger.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 26|8|La liesse benne a fait rire cent coups|remi||21:45:16|12/06/2002|La liesse benne a fait rire cent coups%2C%0D%0AOrdonn%E9 la chemise en sacrifice au pile au riz.%0D%0AN%27%E9pat%E9%2C voie six queues l%27autochtone sa muse.%0D%0ADanse %E0 patrie%2C il or et pu riz goaler un pieu.%0D%0A%0D%0AA tout hasard%2C voix six queue la Fontaine semait%0D%0A%C0 uriner atout vents. A lors taupe est dit%2C%0D%0APro-th%E9sis et pro-biscuit%E9 s%27entassent pay%E9.%0D%0AMoi j%27veux une taffe pay-y%E9e %21 %28Doc J n%27est qu%27O%29%0D%0A%0D%0ACes deux-l%E0%2C bon b%E9b%E9 %21 %28Joe et ce tar%E9 Coule Chienne%29%0D%0ARang D%2C vous %21 La pouliche sentinelle%2C la polie chine%2C elle.%0D%0AMasque %E0 rade et car naval font des cerf-pantins.%0D%0ALaiss%E9 patois%2C gelure Eddy. Qu%27%E0 cela n%27%C9tienne %21%0D%0A%0D%0AF%E9rocit%E9%2C publicit%E9 %21 Telle aphone%2C une religieuse %E9cr%E8me.%0D%0AIdylle de R%E9%2C Rh%F4ne %E0 Michel%2C bac une branque.%0D%0AG%EEt tant qu%27un B cil a D rat P. P lit camp.%0D%0AD%E9ni sibylle%2C T rat vit%2C cardan T p%E9ch%E9s 100 r%E2leurs.%0D%0A%0D%0ASang glotte%2C par essieux sursis gares%2C et normes mit%E9es%2C%0D%0ATu rage hennis attend plein. Omni soit qui manigance%2C%0D%0ATh%E9rapide id%E9ochronologie%2C CHRONO-MAGNONS %21%0D%0AAssurench%E9rie%2C la verrutopie des profilanthropes s%27esbigne le nez.%0D%0A%0D%0A%C0 Lascaux%2C les peintres ont des chevalets de boue.%0D%0AOxyg%E9n%E9rique%2C les taxidormistes n%27ont qu%27une souflette en pire %3A%0D%0A%C9vacuer le tremplin d%27id%E9olorifiques odeurs.%0D%0AUne xino-folle s%27empreint d%27un amour passihonn%EAte%2C%0D%0APour un tubas. Elle s%27est fait violon celle-l%E0.%0D%0A%0D%0A%0D%0ASaign%E9 %3A R%E9mi. 27|9|En vie %E9xag%E9r%E9e%2C une habitu%E9e des silences torrides|remi||22:05:30|12/06/2002|En vie %E9xag%E9r%E9e%2C une habitu%E9e des silences torrides%0D%0AS%27essouffle %E0 force de pourrir. Quoi qu%27il en soit%2C %0D%0AL%27inter est sent est minable. Inter dit%2C cet inter venu%0D%0Aest intercal%E9. Intent soit peu intentionnel%2C cet integriste%0D%0Ainterroge mon int%E9rieur de fa%E7on intempestive. Attend va pas %21%0D%0Aattentif%2C l%27attentacule attaque l%27atterr%E9 atoxique%2C atrophi%E9 par%0D%0Al%27ataraxie de l%27attentat.%0D%0AEntente%2C entrevue et interview introverti sort en temps et en %0D%0Aheure. Lentement%2C ma lentille entre en autopsie avec l%27int%E9r%EAt %0D%0Ainternational.%0D%0AMon cerveau s%27ouvre %E0 de nouvelles perspectives%2C de nouvelles fa%E7ons %0D%0Ade concevoir et de relier les choses les unes aux autres.%0D%0ARelier veut dire %E9tablir des RELATIONS.%0D%0ASuis-je intelligent %3F La question ne se%0D%0Apose pas puisque je l%27%E9cris %3A c%27est que j%27ai d%E9j%E0 la r%E9ponse %21%0D%0AA question pos%E9e%2C r%E9ponse %E0 moiti%E9 r%E9solue.%0D%0AL%27intention est la bonne.%0D%0A%C0 peu de choses pr%E8s si pisse%2C pisse en lits%85%0D%0AFil en trope%2C fildef%E9riste filiforme. Fatigue %3A tu es dite.%0D%0A%0D%0Aqp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp qp%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 28|10|Jet%E9e%2C vue au bord de la mer|remi||19:57:58|12/08/2002|Jet%E9e%2C vue au bord de la mer%2C%0D%0AMouillage de pluie sur fond vert%2C%0D%0ALa bruine doucement fait luire%2C%0D%0ASoupir dans la voiture arr%EAt%E9e.%0D%0A%0D%0AUn ferry fait tonner sa sir%E8ne%2C%0D%0ADans la brume on voit une baleine%2C%0D%0AC%27est l%27essuie-glace que j%27ai enclench%E9.%0D%0ATu te d%E9cides %E0 me parler.%0D%0A%0D%0AAccol%E9e au bastingage ce soir%2C%0D%0AUne jeune fille regarde le noir%2C%0D%0AProfondeur de l%27eau bouillonnante%2C%0D%0APassion des marins qui serpente.%0D%0A%0D%0ATu m%27as vu accoud%E9 au cordage%2C%0D%0ALorsque je parlais d%27un autre %E2ge.%0D%0AJe partais loin%2C de l%27autre c%F4t%E9%2C%0D%0AEt attendais le bateau%2C accoud%E9.%0D%0A%0D%0ALe brouillard se dissipe mais la nuit tombe%2C%0D%0AIl est temps de rentrer%2C tu es s%E8che.%0D%0AOn allume le moteur en trombe%2C%0D%0AEt on quitte le port de p%E8che.%0D%0A%0D%0ATon visage exprime la qui%E9tude%2C%0D%0ASe situe loin en altitude%2C%0D%0ATon corps en face du mien%2C%0D%0AEt d%27une main je touche tes reins.%0D%0A%0D%0AAbrit%E9s%2C dans le silence d%27automne%2C%0D%0ALa maison craque quelquefois%2C%0D%0AOn pense peu et on s%27adonne%0D%0AAux plaisirs de la premi%E8re fois.%0D%0A%0D%0ATon regard d%E9tourn%E9 me fait signe%2C%0D%0ATon d%E9sir pour moi est un r%E9gime%2C%0D%0AMalicieux je tente de m%27en approcher%2C%0D%0AMais tu l%E8ves la t%EAte de fa%E7on f%E2ch%E9e.%0D%0A%0D%0ATu me dis sans me contredire%2C%0D%0AQue jamais la vague n%27est pass%E9e%2C%0D%0AToujours l%27%E9cume lorsque le vent pire%2C%0D%0AS%27envole en secret sans tr%E9passer.%0D%0A%0D%0ALa vie avec toi est toujours plus simple%2C%0D%0A%C0 la fa%E7on d%27un navire je flotte%2C%0D%0AEntre tes deux seins%2C et ma peau sanglote%2C%0D%0ATon attrait pour moi est tout un p%E9riple.%0D%0A%0D%0ATour %E0 tour%2C je t%27aime et tu m%27aimes%2C%0D%0AC%27est un jeu sans fin et sans car%EAme%2C%0D%0AQui de nous deux franchira le foss%E9%2C%0D%0AQui existe entre nos deux regards fauss%E9s %3F%0D%0A%0D%0AUn jour le c%9Cur me diras %22vas-y%22%2C%0D%0AEt alors s%27ouvrira ma bouche%2C%0D%0AJe te dirais secret si pr%E9cis%2C%0D%0AQue nos l%E8vres ainsi se touchent.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 29|11|Je vous parlais il y a de cela un mois ou deux%2C je ne sais pas|remi||19:57:52|12/10/2002|Je vous parlais il y a de cela%0D%0AUn mois ou deux%2C je ne sais pas%2C%0D%0AD%27une vertu%2C la plus belle%2C%0D%0ADe celles qui vous ensorcelle.%0D%0A%0D%0AFigurez-vous mes braves lecteurs%2C%0D%0AQue dans un sourire de bon c%9Cur%2C%0D%0ABoire la vertu est un d%E9lice%2C%0D%0ALa tendre chair %E0 mon service.%0D%0A%0D%0ACette jolie fille a quelque malheur%2C%0D%0ACelui de n%27avoir dans son c%9Cur%0D%0AQuelques exemples de gratitude%0D%0AMais pas la patience de l%27habitude.%0D%0A%0D%0AAussi je vous explique mon souci%0D%0AQui est de rendre rimes %E0 tout prix%2C%0D%0ARendre compte de mes %E9tats d%27%E2me%2C%0D%0AEt mon %E9moi se confond avec la lame.%0D%0A%0D%0AExclue du paradis terrestre%0D%0AMa vie se trouve bien en reste%2C%0D%0AConservant les attraits %E9pars%2C pill%E9s%2C%0D%0AConvenue comme elle est%2C maquill%E9e.%0D%0A%0D%0ALa jouvencelle est-elle encore pucelle %3F%0D%0ASavoir cela me rend catatonique.%0D%0A%0D%0AJ%27ai peur de n%27avoir pas tenu en selle%0D%0ALorsque tes d%E9sirs m%27ont parus sataniques.%0D%0A%0D%0A%C0 peu de choses mon c%9Cur chavire%2C%0D%0A%C9pave ruminant sans cesse ma coquille vide.%0D%0AEn rageant de ne savoir faire pire%2C%0D%0ASans servir%2C le tribut laiss%E9 livide.%0D%0A%0D%0AVentre avide%2C sa bouche en offrande%2C%0D%0AVoici que va et vient par dessous%0D%0AUne langue visqueuse et chaude.%0D%0AEn pleine sant%E9 le placenta fait des remous.%0D%0A%0D%0AQuelques poils %E9parpill%E9s ont des souliers%0D%0AVernis. En de%E7%E0 du rien peu m%27importe %3B%0D%0ALe bouclier a dessoud%E9 nos acabits meurtriers.%0D%0Aalors que sur un plateau ta t%EAte on m%27apporte.%0D%0A%0D%0ATu me manges des yeux%2C velours.%0D%0ALes babines retrouss%E9es je m%27absente un moment.%0D%0ALes cheveux %E0 pleine gorge m%27abstiennent doucement%2C%0D%0AMa figure %E0 jamais se d%E9chire d%27amour.%0D%0A%0D%0ALa chrysalide de ma pens%E9e se d%E9chire%2C%0D%0APour que mes sens papillonnent en %E9veil.%0D%0APr%EAt %E0 s%27envoler au paradis des d%E9sirs%2C %0D%0AMa passion s%27ensorcelle de multiples appareils.%0D%0A%0D%0ALentement c%27est ma main qui caresse le poil%0D%0ADu cheval%2C sa crini%E8re brune%2C %0D%0AMa main s%27%E9vade%2C d%E9vale%2C %0D%0ADu bout des doigts sa robe de prune.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 30|12|Vide de souffle%2C sans atmosph%E8re|remi||20:14:51|12/10/2002|Vide de souffle%2C sans atmosph%E8re%2C%0D%0AIrrespirable la montagne du d%E9sert.%0D%0AEn altitude%2C solitude %E0 perte de vue%0D%0ALe paysage est inconnu.%0D%0A%0D%0ASans oxyg%E8ne%2C dans l%27air des pierres %E9clat%E9es%2C%0D%0ADe la roche %E0 volont%E9%2C%0D%0AFont de ce sommet%0D%0AUn aride amas vierge %E0 jamais.%0D%0A%0D%0ADepuis des mill%E9naires%2C%0D%0ASans conqu%EAtes%2C%0D%0ALe roc a connu la terre%0D%0AMais jamais la moindre t%EAte.%0D%0A%0D%0AAveugle%2C sans %E2me%2C %E9tranger%2C%0D%0AUn homme pourtant s%27y aventure.%0D%0AIl porte %E0 la ceinture arrang%E9%0D%0AUn pic et une couverture.%0D%0A%0D%0AL%27homme semble murmurer%0D%0ADes phrases difficiles %E0 d%E9chiffrer.%0D%0AIl parle un langage crypt%E9%2C%0D%0AUn m%E9lange de langues insens%E9.%0D%0A%0D%0AFace-%E0-face avec un ange%2C%0D%0AL%27homme se ta%EEt et s%27arr%EAte.%0D%0AIl reste l%E0%2C %E7a le d%E9mange%2C%0D%0APuis continue d%27un coup de t%EAte.%0D%0A%0D%0AL%27ange s%27incline et lui dit %3A%0D%0A%22%D4 toi%2C individu de nulle part%2C%0D%0AO%F9 vas-tu de ce c%F4t%E9-ci %3F%0D%0ASi tu franchis ce rempart%2C%0D%0ATu arriveras au paradis.%22%0D%0A%0D%0AL%27homme ne s%27arr%EAterai pour rien au monde%2C%0D%0AEt il continue sa marche impossible.%0D%0AL%27ange des yeux le suit et gronde%2C%0D%0AL%27homme a une force irascible.%0D%0A%0D%0AAlors un matin il franchira le col%2C%0D%0AArrivera l%E0 o%F9 tout homme s%27envole%2C%0D%0AAu cieux de Dieu le paradis c%E9leste%2C%0D%0ANotre homme bien vivant est %E9go%EFste.%0D%0A%0D%0AIl garde pour lui-m%EAme son secret bien gard%E9%2C%0D%0ATourne en rond dans cette prison dor%E9e%2C%0D%0AEt regrette d%27avoir un jour travers%E9%0D%0ALa montagne abrupte d%27un %E9lan illimit%E9.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 31|13|Pr%E8s de toi mon c%9Cur chavire|remi||21:16:13|12/10/2002|Pr%E8s de toi mon c%9Cur chavire%2C%0D%0AJe suis une %E9pave dont l%27%E9trave soupire%2C%0D%0ACoquillage ferm%E9 et coque soud%E9e%2C%0D%0AMon habitacle est un abri bien gard%E9.%0D%0A%0D%0ATu es mon %E9toile de mer%2C%0D%0AUne an%E9mone dont je suis le clown%2C%0D%0AUn chirurgien vient prendre l%27air%2C%0D%0AC%27est le m%E9decin de la faune.%0D%0A%0D%0AJe prend un oursin pour le Soleil%2C%0D%0AIl irise l%27eau d%27un soup%E7on vermeil%2C%0D%0AEt mon gardien d%27un sombre violet%0D%0AVient agiter ses bras feux-follets.%0D%0A%0D%0ADigne h%F4te des profondeurs abyssales%2C%0D%0ALe requin a pour compagnon un m%E2le%2C%0D%0A%C0 ventouses sur le ventre accroch%E9%2C%0D%0AQui mange les peaux mortes%2C il est invit%E9.%0D%0A%0D%0ADans le sable cach%E9 au milieu des rochers%2C%0D%0AUne vive s%27agite et darde son %E9pine %3B%0D%0AUne anguille vient glisser et du corps onduler%2C%0D%0ADans l%27eau trouble et l%27onde c%E2line.%0D%0A%0D%0ADes bulles s%27envolent du volcan sous-marin%2C%0D%0ALa chaleur du magma inonde mes mains%2C%0D%0APr%E8s du fond la temp%E9rature tombe%2C%0D%0AC%27est l%E0 que je creuserai ma tombe.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 32|14|Paroles de po%E8te|remi||21:16:29|12/10/2002|[font size="1" color="#5B64B0"]Modifié le 10-12-02 à 22:06  (GMT)[/font][p]Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0ACe soir j%27%E9cris %28je tape%29 mes po%E8mes d%27aujourd%27hui et d%27hier.%0D%0AHier j%27ai %E9cris un po%E8me dans la discussion %22A quoi sert ce forum %3F%22.%0D%0A%0D%0ATous ces po%E8mes m%27aident %E0 m%27exprimer%2C me sentir %22utile%22%2C %E0 prendre confiance en moi. Et puis %E7a me fait plaisir%2C ce qui n%27est pas n%E9gligeable. Bien s%FBr%2C j%27en suis aux balbutiements%2C il me reste beaucoup de travail %E0 faire...%0D%0A%0D%0AJe vais %E9crire pour les f%EAtes de No%EBl car on me le propose%2C il est vrai que je n%27y avais pas pens%E9 %3B-%29. Pour moi les po%E8mes%2C c%27est du ressenti%2C et pour l%27instant No%EBl ne m%27inspire peut-%EAtre pas grand-chose %3F Ou ne me fait pas ressentir grand chose%2C si ce n%27est la f%EAte%2C les guirlandes ne No%EBl qui illuminent tout cela me fait %E9rotiser une ambiance particuli%E8re.%0D%0A%0D%0AOui car %22l%27art est %E9rotisme%22 %28Picasso ou Matisse%2C je ne sais plus%29...%0D%0A%0D%0AEn clair%2C l%27amour est un cadeau%2C%0D%0AQu%27on d%E9balle dans le silence%2C%0D%0AOn en parle par les mots%2C%0D%0AEt on y pr%EAte vigilance.%0D%0A%0D%0AL%27%E9ros de nos soir%E9es%0D%0AEst un dieu camoufl%E9%2C%0D%0AUne divinit%E9%0D%0ADe sensualit%E9 assoiff%E9.%0D%0ADe cape et d%27%E9p%E9e%2C%0D%0ASur un rythme endiabl%E9%2C%0D%0AIl nous fait pamoiser%0D%0AL%27%E9ros de nos soir%E9es.%0D%0A%0D%0AIl prend les rennes%0D%0ADu traineau qui tra%EEne%2C%0D%0ALourd paquet cadeau%2C%0D%0APapa No%EBl portrait-robot.%0D%0A%0D%0AAvec son fouet qui claque%2C%0D%0ASes bottes de cuir%2C%0D%0ASa hotte peut me contenir%2C%0D%0AA son gros ventre je m%27attaque.%0D%0A%0D%0ASa barbe mill%E9nariste%2C%0D%0ASes lunettes argent%E9es%2C%0D%0ASes puissantes mains gant%E9es%0D%0AFont de lui un artiste.%0D%0A%0D%0AP%E8re No%EBl%2C papa communiste%2C%0D%0AIdole aussi des capitalistes%2C%0D%0ATu distribues %E0 tous sans exception%2C%0D%0AMais en Afrique%2C en Asie%2C%0D%0ALes laiss%E9s-pour-compte sont l%E9gion.%0D%0APourrais-tu leur offrir aussi%0D%0AUn sourire%2C un morceau de dent%2C%0D%0AQu%27une souris puisse se voir dedans%2C%0D%0ACar eux aussi ils y croient%0D%0AAux fantaisies des adultes%2C%0D%0AQui racontent n%27importe quoi%2C%0D%0ALancent les mots %E0 la catapulte.%0D%0A%0D%0APapa No%EBl%2C je t%27en prie%2C%0D%0ARegarde moi dans les yeux%2C%0D%0ACar dans mon coeur un enfant vit%2C%0D%0AQui a besoin de jeux.%0D%0A%0D%0A%C2me enfantine%2C d%E9sirs tronqu%E9s%2C%0D%0AL%27%E2ge adulte a cela en piti%E9%2C%0D%0ALes enfants sont rois car on les couve%2C%0D%0AMais on oublie que les enfants c%27est nous.%0D%0AN%27est enfant que celui qui sanglotte%0D%0AQuand son No%EBl a quelque chose de mouill%E9%2C%0D%0ALorsque des yeux on voit que la bont%E9%0D%0AC%27est son esprit qui la sort de sa hotte.%0D%0A%0D%0ATout n%27est que dans ma t%EAte%2C%0D%0AJ%27ai beau me le r%E9p%E9ter%2C%0D%0ACa me sort constamment les jours de f%EAte%2C%0D%0AJ%27ai envie encore d%27esp%E9rer...%0D%0A%0D%0AMes larmes sur le plancher cir%E9%0D%0AEntre les lames se mettent %E0 couler.%0D%0ADemain le drame sera de me lever%2C%0D%0AEt je rame entre les lames de mon plancher.%0D%0A%0D%0ANo%EBl%2C %E9ternel man%E8ge enchanteresque%2C%0D%0ATu es cruel avec les petits%2C%0D%0AQuand ceux-ci se mettent %E0 faire des fresques%2C%0D%0ADessinent le bonhomme rouge comme un gros soucis.%0D%0A%0D%0AMais tu es la joie%2C P%E8re No%EBl%2C%0D%0APersonnifi%E9%2C la joie pour ces enfants%2C%0D%0AQui te dessinent au milieu d%27un grand manteau blanc%2C%0D%0ALe rouge passion est pour eux la plus belle%0D%0AFa%E7on de te rendre hommage%2C%0D%0ATu es reconnaissable entre toutes les images.%0D%0A%0D%0AJ%27esp%E8re que mes cadeaux arriveront %E0 bon port%2C%0D%0ALa montre et le pyjama que je t%27ai command%E9s%2C%0D%0AIl est vrai que demander n%27est pas mon fort%2C%0D%0AMais l%27occasion %E9tait trop r%EAv%E9e.%0D%0A%0D%0AAussi fait en sorte que je sois r%E9compens%E9%2C%0D%0AJ%27ai %E9t%E9 sage je n%27ai pas chahut%E9%2C%0D%0AJe t%27envoie mille baisers%2C%0D%0AP%E8re No%EBl tu me feras penser%0D%0AA tous ces pauvres enfants%0D%0AQui n%27ont pas de parents%2C%0D%0ATu leur tiendra lieu de p%E8re%2C%0D%0ATu les tiendra chaud contre ton coeur.%0D%0A%0D%0AMille pens%E9es cristallis%E9es%2C%0D%0AR%E9mi. 33|1|Je suis une %E9pave %E9parse dans la darse%2C|remi||20:20:01|12/12/2002|Je suis une %E9pave %E9parse dans la darse%2C%0D%0ANulle part ailleurs je n%27ai trouv%E9 de comparse%2C%0D%0AEn aucun cas ma carcasse ne peut se remettre %E0 flots%2C%0D%0ALoin de tout je ne peux sortir de l%27eau.%0D%0A%0D%0A%28%85%29%0D%0A%0D%0AJe ne me sent pas tr%E8s bien%2C%0D%0AEst-ce d%FB %E0 ces verres de vin %3F%0D%0AJe ne suis pas dans mon assiette%2C%0D%0APourquoi donc ai-je la t%EAte d%E9faite %3F%0D%0A%0D%0A%28%85%29%0D%0A%0D%0ALa bataille fait rage dans la plaine %3B%0D%0ADans le tumulte se confondent la puissance et la peine%2C%0D%0ADur comme du roc mon torse re%E7oit des coups r%E9p%E9t%E9s%2C%0D%0AVenant du guerrier en face de moi plant%E9.%0D%0AJe lui donne le coup d%27estoc dans un dernier geste%2C%0D%0APuis je me retourne au plus fort de la lutte%2C%0D%0AAutour de moi les combattants culbutent%2C%0D%0AMe retournant bien vite%2C je ne suis pas en reste %3A%0D%0ADeux mastodontes aux visages marqu%E9s se jettent sur moi%2C%0D%0AL%27un me coupe le bras droit et l%27autre me cr%E8ve un %9Cil.%0D%0AJ%27en tue un et l%27autre s%27enfuit au milieu du combat%2C%0D%0AProfitant de la situation un celte me d%E9fie avec orgueil%2C%0D%0ABless%E9 je n%27ai que peu de chances pourtant je l%27ai vaincu.%0D%0ACelui-l%E0 reposera sous les cadavres gisant dessus.%0D%0A----------------------------------------------------------------------%0D%0ADepuis ce jour je suis invalide mais mon peuple est libre%2C%0D%0AIl a pris les armes et s%27est trouv%E9 c%E9l%E8bre%2C%0D%0AJe suis un h%E9ros au milieu des guerriers%2C%0D%0AJ%27ai ramass%E9 mon bras et l%27ai mis en s%FBret%E9.%0D%0ADans mon village peu avaient mon courage%2C%0D%0A%C0 l%27%E9poque%2C %E0 pr%E9sent d%27autres d%27un nouvel %E2ge%0D%0AVont au combat comme ils nagent%2C%0D%0ASans jamais couler et avec endurance%2C%0D%0ALes archers et les cavaliers font de grands exploits.%0D%0ANous sommes les plus ardents d%E9fenseurs de la loi.%0D%0A%0D%0ASur Terre rien n%27%E9gale notre ardeur%2C pas m%EAme le vent%2C%0D%0ALibres comme l%27air et rapides comme l%27%E9clair nous n%27avons pas peur%2C%0D%0ADe la profondeur des oc%E9ans nous sortons heureux%2C%0D%0ADu sommet des montagnes on descend valeureux.%0D%0A%0D%0ACe qui me semble %E0 moi justice%2C%0D%0APour le moins que je m%27en m%EAle%2C%0D%0ACar je suis actuellement en service%0D%0ADans la cour des sages%2C au milieu des cervelles.%0D%0A%0D%0ALa solitude au milieu des %EAtres humains%2C%0D%0ADans ce hameau sous le r%E8gne d%27une reine%2C%0D%0AEst un esclavagisme sans cesse renouvel%E9%2C%0D%0ASous le r%E9gime du ma%EEtre%2C l%27empire inachev%E9.%0D%0A%0D%0AMa conscience vole%2C dans les nuages%2C les nu%E9es%2C%0D%0AElles s%27en vont par nuit%E9es habiter l%27autre rive%2C%0D%0AVers le mont %E0 l%27Ouest du fleuve%2C au milieu des marais%2C%0D%0AL%E0 o%F9 vont les cygnes d%27argent que la pluie esquive.%0D%0A%0D%0ASur la route de terre rouge%2C une silhouette muette%0D%0AS%27avance%2C le c%9Cur transperc%E9 d%27un javelot.%0D%0AOmbre chinoise sur fond ocre%2C de terre la sc%E8ne est verte.%0D%0ACe qui distingue l%27infini des %E9toiles c%27est cette ombre qui passe sur l%27eau.%0D%0A-----------------------------------------------------------------------------------%0D%0A%C0 peine enchant%E9e de pudeur trouble%2C %0D%0AMa marraine des cieux semble bouder.%0D%0AElle a%2C ce me semble une voix double%2C%0D%0A%C0 c%F4t%E9 d%27un fardeau de bois coup%E9.%0D%0A%0D%0ATendrement sa bouche accroche un vers%2C%0D%0AComme elle mord %E0 l%27hame%E7on %21%0D%0A%C2me sensible%2C ma conscience %E0 l%27envers%2C%0D%0AJe vire %E0 gauche mon c%9Cur entend des sons.%0D%0A%0D%0AJ%27ai compris la le%E7on %3A paix %E0 l%27Aurore%2C Ouste%2C%0D%0AMa langue dans la poche de mon pantalon%2C%0D%0AJe saisis l%27importance de remplir ma liste%2C%0D%0ADes course. Avant que d%27y penser il me faut courir le long.%0D%0A%0D%0APas longtemps apr%E8s%2C pr%E8s de la rivi%E8re enchant%E9e%2C%0D%0AUne magicienne le regard pourpre%2C dans sa robe blanche%2C%0D%0AMe chante la Lambada en disant de son orteil gauche %3A%0D%0APetit oiseau%2C vient chercher la boucle de ceinture%2C%0D%0AMet-la dans ta bouche%2C petit oiseau%2C aides-moi %E0 m%27en%0D%0ASortir. Je prend dans ma bouche le repas bonificateur%0D%0ASorti tout droit de la gorge de la magicienne. Sous%0D%0ASa jupe une fleur s%27ouvre et d%E9voile ses p%E9tales dor%E9s.%0D%0A%C0 l%27or%E9e du bois se pr%E9sente un lutin encapuchonn%E9%0D%0ADe rouge%2C il titille une chenille verte qui courait dans%0D%0AL%27herbe. Apr%E8s ce long monologue%2C je laisse la parole %0D%0A%C0 l%27ermite du village qui%2C l%27air mit%E9%2C d%27un grand %E2ge%0D%0AA %E9cout%E9 mes paroles tout en buvant son potage.%0D%0A%0D%0ADis moi%2C apart%E9%2C quiproquo %3F C%E9sure%2C h%E9mistiche%2C%0D%0AEt kilos de rimes%2C lapsus r%E9v%E9lateur d%27une grande potiche %3F%0D%0APalindrome%2C mon petit amalgame%2C car sans cela%0D%0AL%27alexandrin de Rimbaud ne fera qu%27un compas.%0D%0A%0D%0AJ%27ai ou%EF dire avant toute chose que de participe pass%E9%0D%0AIl fallait accorder en genre et en nombre%2C qu%27en est-il %3F%0D%0A--------------------------------------------------------------------%0D%0AIl me semble qu%27%E0 l%27%E9cole on apprend cela.%0D%0AIl suffit d%27y faire un saut pour que s%27ab%EEme%0D%0ALe joug de ma%EEtrise tendancieuse %E0 laquelle s%27attela%0D%0ATon charmant grand-p%E8re. Le tout en rimes.%0D%0A%0D%0AP%E9lican au bec jaune%2C oiseau de malheur%2C%0D%0AUn poisson de plus et tu attraperas un court-bouillon%2C%0D%0AIl semble venir de ma main un soup%E7on de sueur%2C%0D%0AEn train de subir la puissance du poison.%0D%0A%0D%0AEn puisant au creux de tes reins ma mal%E9fique potion%2C%0D%0AIl salue au passage %E0 niveau le r%EAve d%27un faux%0D%0A%C0 qui la vie ne s%27en fait pas%2C puisque %E0 lui on ne la fait pas.%0D%0AGrogne %E0 part%2C fourmillent les p%E9tillants dans le discours plus ou moins plat.%0D%0A%0D%0ALe songe d%27une nuit de travers%E9e me transfigure l%27esprit%2C%0D%0ACe qui s%27agite dans mon cortex me semble venir d%27ici.%0D%0AD%27un recoin o%F9 les anges volettent %E0 tire-d%27elle%2C%0D%0AD%27une histoire sans probl%E8mes o%F9 s%27%E9tirent les aisselles.%0D%0A%0D%0AOn s%27approche de la maison. Ce qui semble me tenir compagnie%2C%0D%0AC%27est un capuchon de stylo allong%E9 dans ma poche%2C%0D%0APr%E8s de mon %E9charpe qui g%EEt sur la banquette.%0D%0ARien de tel qu%27une belle petite pot%E9e de blanquette.%0D%0AJe n%27ai pas dit une pelot%E9 de banquette %21%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi.