30||10,10,10,10|348| 0|0|Paroles de musiciens II|remi||20:07:47|09/29/2002|Bonsoir %E0 toutes%2C bonsoir %E0 tous.%0D%0A%0D%0AComme promis%2C voici le r%E9sum%E9 du film qui finalement comme l%27a rappel%E9 Isabelle s%27appelle.... Simone %21%0D%0AJe vois que vous suivez.%0D%0AAlors%2C c%27est l%27histoire d%27Al Pacino qui est dans la peau d%27un r%E9alisateur de films %E0 Hollywood%2C dont la productrice c%27est son ex-femme. Il a aussi une fille fan de tous ce qui est ordinateurs %28voir la fin%29. Bref%2C l%27actrice principale du film d%27Al Pacino qui en fait s%27appelle Victor TARANSKY %28pas l%27actrice%2C Al pacino%29 se fait la malle et oblige Victor %E0 trouver une autre actrice%2C sinon pas de film. Et son ex-femme le laisse aussi tonber question sousous. Alors%2C et Victor c%27est l%E0 qu%27il a pas tout saisi%2C il rencontre un type%2C un brave%2C un informaticien de g%E9nie qui lui l%E8gue puisqu%27il meurt d%27une tumeur %E0 l%27oeil inop%E9rable une formidable invention qu%27il a baptis%E9e Simulation One... Cette formidable invention aboutit%2C neuf mois plus tard%2C au personnage de Sim%27One%2C une actrice enti%E8rement... VIRTUELLE %21%0D%0A%0D%0AC%27est le succ%E8s. Victor Taranski est somm%E9 de dire qui est cette Simone tant adul%E9e puisqu%27il sort un nouveau film encore plus exceptionnel tant la pr%E9sence %E0 l%27%E9cran de Simone%2C le double virtuel de Al Pacino%2C pardon de Victor%2C est si%2C comment dire%2C humaine. En fait le programme informatique permet %E0 son utilisateur de r%E9utiliser des mimiques de c%E9l%E9brit%E9s du cin%E9ma tel Marilyn Monroe %28pas trop cin%E9ma%2C mais bon%29 ou d%27autres que j%27ai oubli%E9%2C apr%E8s tout vous n%27aviez qu%27%E0 voir le film. Enfin%2C toujours est-il que le succ%E8s grandissant de Simone%2C dans un d%E9cor digne des grandes usines Renault %E0 Javel%2C mais version Hollywood%2C oblige Victor %E0 s%27inventer une relation exceptionnelle avec cette fille que personne ne voie en vrai mais que tous le monde pr%E9tend fr%E9quenter%2C voir r%EAve %28l%E0 sc%E8ne de rire%29 de coucher avec... comme le journaliste lourdaud qui inquisitionne la chambre nuptiale de Simone avec tact et doigt%E9%2C posant son pif dans les dessous laiss%E9s l%E0 par Victor pour faire croire %E0 sa pr%E9tendue visite.%0D%0A%0D%0AEn fait tr%E8s vite Victor Taranski ne pourra se d%E9faire de son personnage sosie%2C pourtant f%E9minin%2C et il tentera de la discr%E9diter en faisant un film ignoble dans lequel on voit l%27actrice se rouler dans la fange avec les cochons%2C manger avec eux et d%E9glutir le purin. Bref%2C c%27est atroce et tous le monde en rafole. A la t%E9l%E9%2C il multiplie les interviews en duplex et tente par tous les moyens de rendre Simone d%E9sagr%E9able%2C mais c%27est impossible. Tout d%E9rape le jour o%F9 il inocule un virus informatique %E0 sa prot%E9g%E9e. Il est alors accus%E9 de meurtre et se retrouve en prison. Sa fille le sauve car%2C c%27est une g%E9nie du clavier%2C elle tape sur trois touches de l%27appareil et hop %21 Simone r%E9apparait et en direct sur toutes les t%E9l%E9s du monde. Victor est lib%E9r%E9 avec des excuses%2C et retrouve son ex femme avec qui il aura beaucoup d%27enfants. La suite %3F tout simplement%2C Simone continuera sa carri%E8re dans le show-business%2C Victor qui tout de m%EAme est un gros salaud se retrouvera plein de fric%2C et Hollywood est un monde formidable o%F9 l%27aparence et le tour de poitrines des stars compte avant tout dans le conteur des entr%E9es de cin%E9ma. Bref%2C la morale%0D%0Ade cette histoire n%27est pas tr%E8s underground%2C au contraire elle vole %E0 15 000 pieds%2C survole le monde dans lequel nous pauvres zeuropp%E9ens lambda nous pataugeons sans d%E9crocher la lune. Comme quoi tout n%27est pas tout rose comme la robe de Simone%2C l%27immacul%E9e Con d%E9c%E9ption. D%E9c%E9ption car%2C m%EAme si j%27ai eu plaisir %E0 vous raconter cette histoire%2C qui est tr%E8s jolie%2C je regrette ne pas avoir %E0 vous raconter une fin qui ne ressasse pas la victoire de l%27am%E9ricanisme sur la soci%E9t%E9 et l%27%E9conomie dans notre plan%E8te si fragile et sensible. Non%2C et je dis NON%2C les am%E9ricains ne sont pas et de loin les meilleurs. Ce sont les plus riches%2C question fric%2C et c%27est bien pour leur gueule. Mais c%27est aussi et surtout des gens sans culture propre%2C sans sensibilit%E9 personnelle%2C faut croire puisqu%27ils ne supportent pas de voir le monde adopter d%27autres mani%E8res de vivre qu%27eux%2C ils veulent tout as%E9ptiser%2C rendre tout %E0 leur image%2C et c%27est un comportement de gamin tr%E8s dangereux. Voil%E0 pour ce que j%27avais %E0 dire. Merci de me laisser m%27exprimer.%0D%0A%0D%0AAu revoir.%0D%0AR%E9mi. 1|1|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||20:09:30|09/29/2002|Merci %E0 moi pour toutes ces pr%E9cisions. Un peu long%2C mon message.%0D%0A%0D%0AEn voici un plus court %3A%0D%0A%0D%0APourquoi n%92ai-je pas droit %E0 l%92erreur %3F%0D%0AO%F9 plut%F4t%2C comment ne pas perdre l%92%E2me s%9Cur %3F%0D%0AToutes ces questions je me les pose en douceur%2C%0D%0AMais ce soir j%92ai envie de crier ma terreur.%0D%0APersonne ne peut donc m%92aider dans mon bonheur %3F%0D%0AQuiconque sait me fait du souci%2C %E0 toute heure.%0D%0AJ%92ai toujours eu envie de faire%2C de tout mon c%9Cur.%0D%0APourtant peu importe comment%2C tel est mon malheur.%0D%0A%0D%0AA pr%E9sent mon envie%2C c%92est de faire la cour%2C%0D%0AA toutes mes admiratrices%2C faire l%92amour%2C%0D%0ACombler mes royaumes de luxe pour%0D%0AFaire du travail demain tel un autre jour.%0D%0AContr%F4les mes cernes afin d%92en voir le contour%2C%0D%0AVois dans ma chambre comme dans un four%2C%0D%0ASourd%2C tends l%92oreille et r%E9agis %E0 mes atours%2C%0D%0AL%92air est humide quand l%92urgence est au lourd.%0D%0A%0D%0AJe me fais du mal%2C je me rend %E0 l%92%E9vidence%2C%0D%0ABlas%E9 je n%92ai go%FBt %E0 rien%2C c%92est la d%E9cadence%2C%0D%0AA plus soif j%92ai encore froid%2C et %E7a me lance%2C%0D%0AL%92estomac me talonne%2C je crois en ma panse%2C%0D%0AManger est une forme de d%E9pendance%2C%0D%0AMourir est aussi une macabre danse.%0D%0AEn gros je n%92aime que la cadence%2C%0D%0AQue tout soit enrou%E9%2C m%E9canique de silence.%0D%0A%0D%0A%0D%0ASalut%2C la suite %E0 demain.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 2|2|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||11:00:59|09/30/2002|Bonjour %E0 tous %21%0D%0A%0D%0AComme promis%2C la suite de mes aventures extra-lucides %3A%0D%0A%0D%0A%0D%0AToutes mes apologies pour le franc-parler.%0D%0AD%E8s la clinique mon ex-cit%E9e%0D%0APlus haut se mit %E0 enfler. Elle %E9tait soufflante%2C%0D%0AAussi soit-il%2C au train arri%E8re o%F9 vont les sentes%2C%0D%0ASi tous les rus m%E8nent %E0 Rome %E0 niche%2C elle%2C ange%2C%0D%0AS%92en sortira avec un bleu au genou. %C7a change.%0D%0A%0D%0AEtrange fange dans les langes du b%E9b%E9 %21%0D%0AIl hume inn%E9%2C d%E8s son plus g%EAne %E2ge%2C h%E9b%E9t%E9%2C%0D%0AHabitu%E9 aux pleurs niches%2C aux souhaits inexauc%E9s%2C%0D%0AExhaustifs calumets%2C chalut mots d%92antre-filets hach%E9s%2C%0D%0ALes colorants habillent de vive voies les halt%E8res%0D%0AD%E9clin%E9es par la chaleur ambiante%2C halte%92air.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 3|3|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||12:23:02|09/30/2002|Amphores midables%2C inter-minables solitudes%2C%0D%0AL%92ambiance est au beau-fixe ces derni%E8res altitudes.%0D%0Amur%E8ne d%92un jour%2C paroie d%92une nuit%2C%0D%0ALa proie divine de Diane chasseresse%2C fuit%2C%0D%0ADans les limbes %E9nigmatiques des pucerons endoloris%0D%0ABercent la punaise des champs transparente des dolomies.%0D%0A%0D%0ALes ongles bless%E9s par les foug%E8res des bois%0D%0AS%92ab%EEment en fanfare dans les pommi%E8res de joie.%0D%0AJ%92ai l%E0-bas un oiseau en cage effarouch%E9.%0D%0ASon langage d%E9passe l%92entendement %3A on peut le toucher.%0D%0AL%92%E9tourdi sur son fauteuil entend la fleur s%92ouvrir.%0D%0A%C7a craque et claque tandis que le chat va d%E9couvrir.%0D%0A%0D%0AAu c%9Cur des choses la philosophie domine. Le magma en fusion%0D%0AAb%EEme la mani%E8re dorsale. Peu de Pygmalion ont l%92intrusion%0D%0ADe cr%E9er une d%E9pression de jade. Soif de vivre%2C align%E9%0D%0ALe long d%92un filtre en %E9quilibre instable %E7a balance.%0D%0AInt%E8gre%2C je crois en la divinit%E9 de ma s%9Cur a%EEn%E9e.%0D%0ADans mon boulot je crois en l%92action de chaque turbulence.%0D%0A%0D%0AJ%92ai mis un tigre dans mon clavier. La souris%0D%0AFait peur %E0 mon %E9l%E9phant qui refuse sous peine de connerie%0D%0ADe mordre l%92%E9cran. Trompe l%92%9Cil%2C car d%E9fense d%92y voir%2C%0D%0AL%92Asie %E0 tiques %E9l%E9phant t%F4t t%EAte de turc en ivoire%0D%0AD%E9gomme d%92un coup de queue un arbre en trop.%0D%0AIl g%EAnait%2C expliquera-t-il%2C mon troupeau.%0D%0A%0D%0AA part cela%2C quoi de neuf docteur %3F Dit le lapin.%0D%0ATu t%92es fait carottes par Ars%E8ne Lupin%2C%0D%0AR%E9pond l%92instigateur%2C instit g%E2teur. Du pain %3F%0D%0AY%92en a dans le fournil Ah%2C non%2C s%92%E9crie le nasique%2C%0D%0AD%E9sol%E9 mais ma fourmi reste %E0 Paris%2C j%92y tient%2C%0D%0AComme le nez au milieu de la chique.%0D%0A%0D%0A-J%92ai dit fournil par fourmi esp%E8ce d%92idylle%2C%0D%0ADit l%92instit%2C et tient le toit pour dit. D%E9bile.%0D%0A-Il va s%92%E9crouler %21 -Tiens le toit%2C j%92ai dit %21%0D%0ADe ses deux mains fam%E9liques%2C le chablis%0D%0ADe Solonge-sur Sa%F4ne dans sa robe Saumure%0D%0ASupporte la toiture de l%92%E9cole. Il sert de mur.%0D%0A%0D%0AC%92est dans cette position inconfortable que survient%0D%0ARom%E9o%2C apr%E8s un rod%E9o dans les bras de Julienne.%0D%0AJulienne%2C c%92est sa meuf qui se sent pas bien.%0D%0AElle d%E9goupille la situation de ses dents de Cayenne%2C%0D%0AL%92%EEle du Diable n%92est pas loin%2C pourtant on sent%0D%0AL%92odeur de la Julienne de l%E9gume luminescent.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 4|4|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||19:29:07|09/30/2002|Bonsoir %E0 tous%2C%0D%0A%0D%0A%0D%0AVoici ma production et contribution quotidienne %E0 ce merveilleux lieu d%27%E9change %3A Merci M. Dupagne %21%0D%0A%0D%0AFeuille de loup%2C esp%E8ce menac%E9e par la chasse%2C%0D%0AProt%E8ges-toi des tapageurs et autres brigands.%0D%0ACar dans ton terrier tu es tranquille%2C se tassent%2C%0D%0ALes soucis et autres mauvaises odeurs. Dans une bo%EEte %E0 gants%2C%0D%0AJe t%92ai reconnue%2C vivante chose dont les pousses %E9closent%2C%0D%0APiquante bestiole qui va et vient%2C entre la ros%E9e du matin%2C%0D%0AEt les nuages du soir%2C dans la broussaille et parmi les roses%2C%0D%0AAub%E9pines et autres s%E9raphins.%0D%0A%0D%0ANotre %E9poque est celle de la lumi%E8re. Tard le soir j%92allume%0D%0AMa lampe%2C et le jour se rel%E8ve. Brillante invention que l%92ampoule %21%0D%0AMoi je me dis que sans confort%2C s%92enfume%2C %0D%0AParis%2C Londres et autres capitales%2C cr%E8vent les foules %21%0D%0AL%92Occident est caract%E9ris%E9 par sa richesse. C%92est l%92%E9poque%0D%0ADu luxe et de la joie%2C des caresses%2C quoiqu%92on se moque%0D%0ADu reste du monde%2C l%92effet d%E9vastateur de l%92alter ego.%0D%0AUn jour nous verrons %E0 quoi se r%E9sume notre peau %21%0D%0A%0D%0AA force de boire la m%EAme eau depuis des mill%E9naires %3B%0D%0AA force de puiser l%92%E9nergie du fin fond de la Terre%2C%0D%0ANotre monde est vou%E9 %E0 l%92%E9chec%2C creuse dans la poussi%E8re%0D%0ADu d%E9sert qui arrive %E0 nos pieds et la mer qui s%92%E9tend%0D%0ASur nos t%EAtes %21 C%92est la guerre%2C celle du feu%2C de l%92air%2C%0D%0ALa pollution gagne l%92atmosph%E8re%2C et les poumons%2C ceux de nos parents%2C%0D%0ANous envahissent%2C nous pourrissent la vie %E0 pleine voix %21%0D%0AVive la d%E9cadence%2C prions pour nos combattants %21 Pas le choix%2C%0D%0ANous devons nous carapater dans nos fourmili%E8res%0D%0AVirtuelles pour au moins avoir l%92oxyg%E8ne dans l%92air.%0D%0A%0D%0AQuoi qu%92on dise%2C quoi qu%92on fasse%2C toujours%2C%0D%0ARegarder la mort en face%2C apprendre un jour %3B%0D%0AA respecter nos voisins les humains%2C ces minables%0D%0AQui au lieu de vivre ne font que ramper %E0 table%2C%0D%0AD%E9gagent des odeurs pestilentielles%2C geignent%2C et passent%0D%0ALeur temps %E0 se battre jusqu%92%E0 ce qu%92ils tr%E9passent%2C%0D%0AEprouvent des sensations dont ils ne savent pas le nom%2C%0D%0AD%E9truisent l%92air environnant gr%E2ce %E0 la pollution.%0D%0A%0D%0AInnommables%2C ces larves ont de f%E2cheuses coutumes %3B%0D%0AIls tuent et violent leurs semblables%2C sans amertume%2C%0D%0AOnt des vagues-%E0 l%92%E2me pour un ongle cass%E9%2C%0D%0ATandis qu%92%E0 deux pas de leur porte un enfant se fait tuer %3B%0D%0AJe caricature%2C cependant ne vois-tu pas la g%EAne%0D%0AQu%92il y a %E0 rencontrer ses voisins de palier%2C%0D%0AQuand aux infos on raconte le sommet de G%E8nes%2C%0D%0ADans l%92escalier la fille du premier a envie de palier%0D%0AA la haine qu%92elle subit parce qu%92elle est noire%2C%0D%0AAux suppressions de postes que personne ne veut voir.%0D%0A%0D%0AJe te racontes %E7a%2C mon fr%E8re%2C pour te faire comprendre%2C%0D%0AQu%92avec un stylo%2C et un style haut tu peux prendre%0D%0ATon temps%2C d%E9crocher des audiences%2C rameuter les consciences%2C%0D%0ATrouver un rythme qui peu %E0 peu t%92envahis%2C te lance%2C%0D%0ADans la place%2C celle des beaux parleurs. Ma copine%2C%0D%0ATu la conna%EEtras un jour si tu d%E9prime %3B%0D%0ATu discuteras avec elle%2C tu lui conteras tes peines.%0D%0APas flic%2C pas psy elle essuiera ta rage.%0D%0ATu t%92en sortiras%2C vas%2C nages.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0AA bient%F4t. 5|5|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||20:13:04|10/01/2002|Pour ceux qui lisent%2C les aficionados des rimes artificielles %21%0D%0ATerre%2C ciel %21 La marelle honn%EAte des gens joyeux.%0D%0A%0D%0AA quoi riment toutes ces fariboles %3F Me demandez-vous.%0D%0AA quoi bon lire toutes ces paroles folles %3F Rassurons-nous.%0D%0A%0D%0AMais la r%E9ponse%2C elle est l%E0 %3A pour ne pas perdre pied %21%0D%0ATourtes ces paroles sont creuses%2C on les remplis %E0 souhait %21%0D%0A%0D%0AA vous d%27imaginer la suite%2C donnez-y du sens %21%0D%0ARacontez-nous des histoires%2C faites des confidences %21%0D%0A%0D%0APas forc%E9ment comme moi%2C en rimes%2C en proses%2C en chiffres%2C%0D%0AComme vous le souhaitez%2C pourvu qu%27on le d%E9chiffre %21%0D%0A%0D%0AAllez%2C vous reprendrez bien une petite lecture.%0D%0APour %EAtre sur d%27%EAtre bien dans la bonne aventure...%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%2A%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0ASalut %21 mes amis sont de retour%2C%0D%0AOn va partir faire un tour %3B%0D%0ADans la for%EAt de jungles portables%2C%0D%0ALa rue bruisse %E0 chaque cartable.%0D%0A%0D%0ALes sourcils remont%E9s sur la face%2C%0D%0AOlivier raconte ses blessures.%0D%0AChacun de nous sait qui il chasse%2C%0D%0ALes animaux ont de multiples griffures.%0D%0A%0D%0AAfin de nous faciliter les affres%0D%0ADe l%92%E9cole buissonni%E8re%2C on nous offre%2C%0D%0ALe planning des situations %E9ph%E9m%E8res %3A%0D%0AChaque chose en son temps%2C sinon c%92est l%92enfer.%0D%0A%0D%0ACeci dans le but d%92%E9viter%0D%0ALes sortes de pots cass%E9s%0D%0ADus aux %E2mes pour qui la joie c%92est dur.%0D%0AJ%92entend mon nom dans la salle pure.%0D%0A%0D%0AQui parle %3F s%FBrement le chef des serpents.%0D%0AIls sifflent et susurrent des s%E9vices extr%EAmement%0D%0ASadiques%2C pour qui l%92entend c%92est un cauchemar %3B%0D%0AMieux vaut serrer la pince %E0 un homard.%0D%0A%0D%0AEntre autres%2C mon ami S%E9raphin est dans la peau%0D%0AD%92un excit%E9. C%92est une b%EAte dont les os%0D%0ASont %E9lastiques et qui rebondit du sol au plafond.%0D%0AQuel tapage %21 On %E9coute mais on entend aucun son%2C%0D%0ATel un aveugle des oreilles. C%92est aberrant.%0D%0AS%FBrement un coup des tueurs de serpents.%0D%0A%0D%0AIls ont s%E9lectionn%E9 une fleur aux propri%E9t%E9s folles %3A %0D%0AElle donne go%FBt %E0 la vue et rend dures les molles.%0D%0AVoil%E0 une substance hallucinante %21 une drogue dure %21%0D%0AC%92est stup%E9fiant de ressemblance avec le cyanure %21%0D%0ADu bout des l%E8vres je go%FBte au m%E9lange. Stupeur %21%0D%0AAussit%F4t mes pieds ne touchent plus terre%2C j%92ai peur %21%0D%0A%0D%0AHeureusement%2C dans la classe le plafond est bas%2C%0D%0AEt je me cogne bien vite%2C tandis que mon corps bat%0D%0ADans mon c%9Cur %21 quelle invraisemblance %21%0D%0AS%FBr que ce soir je r%E9viserai ma science %21%0D%0AEt mon onzi%E8me doigt enfle comme apr%E8s un coup de marteau.%0D%0AJ%92enl%E8ve ma culotte pour desserrer l%92%E9tau.%0D%0A%0D%0AAussit%F4t%2C un geyser de foudre frappe le tableau noir%2C%0D%0AAspergeant au passage trente-six %E9l%E8ves%2C et un loir%2C%0D%0AQui se r%E9veille et crie %3A Au fou %21%0D%0AS%FBr qu%92il n%92a pas tort%2C apr%E8s tout%2C%0D%0APourquoi interner seulement les excentriques%2C%0D%0APourquoi pas les fachos%2C les mal-pensants%2C les comiques %21%0D%0A%0D%0AMoi-m%EAme%2C je suis vierge%2C %E7a doit %EAtre un d%E9lit %21%0D%0AUn crime ignoble%2C puceau%2C %E0 vingt ans quel aigri %21%0D%0AJe dois le faire expr%E8s%2C c%92est dingue%2C allez au trou %21%0D%0ARemuons tous cela%2C va-et-vient%2C et largues tout %21%0D%0A%0D%0ATous seul dans mon cachot%2C je grelotte%2C je suis transi%2C%0D%0AAvec un travelo%2C au moins%2C j%92aurai un peu de compagnie %21%0D%0AMais on m%92a isol%E9 comme un opposant politique.%0D%0AObjecteur de con%2C comme ils disent%2C c%92est pratique%2C%0D%0A%0D%0ASe d%E9barrasser des branleurs %E7a aide la f%E9condit%E9.%0D%0AMoi je crois qu%92on devrait s%92expliquer.%0D%0AIls pourraient proposer des cours pratiques %E0 l%92%E9cole %21%0D%0AComme %E7a %E7a %E9viterai qu%92on abuse de la colle %21%0D%0A%0D%0AJamais je ne rego%FBterais %E0 un breuvage quelconque%2C%0D%0ACette histoire suffit%2C je ne veux pas rendre de comptes.%0D%0ACar %E0 la fin des six mois%2C ma queue ils tronquent.%0D%0AA pr%E9sent%2C c%92est %E0 la voix que je monte %21%0D%0A%0D%0ADevenu castra mon op%E9ra c%92est moi.%0D%0AD%E9but Septembre mes amis sont rois%2C%0D%0AJe les trempe dans la soupe%2C%0D%0A%C7a fera des entourloupes%2C%0D%0AUn bon appartement chaud%0D%0AEt une table d%92occase en haut.%0D%0A%0D%0ALa vie civile ne me r%E9ussit gu%E8re.%0D%0AMilitaire%2C je faisais le fier %3A %0D%0ADire que les armes en fer%0D%0ATrouent la peau de mes fr%E8res %21%0D%0A%0D%0ASinon%2C %E0 part cela%2C que des mis%E8res.%0D%0AJ%92ai revu mes amis %E0 la caserne.%0D%0AIls cuvent encore leur vin dans la luzerne.%0D%0AEncore un cadavre et je les enterre.%0D%0A%0D%0ALe breuvage m%92a donn%E9 des ailes%2C%0D%0ALa gueule de bois m%92a fait pousser%0D%0ADes ailes au milieu du ciel.%0D%0AEt je pense %E0 mes angoisses pass%E9es.%0D%0A%0D%0AJe n%92ai plus peur des serpents %3B%0D%0AJe les chasse %E0 mains nues.%0D%0AIls tr%E9passent tout doucement%2C%0D%0AC%92est la joie de les avoir eus.%0D%0A%0D%0AConclusion %3A les ficelles sont grossi%E8res%2C%0D%0AMais on peut les %E9carter.%0D%0ALes cordelettes tra%EEnent dans la poussi%E8re%2C%0D%0AMais on peut les en tirer.%0D%0A%0D%0AChacun est libre de faire ce qu%92il veut %3B%0D%0AJ%92ai dit %21 Et c%92est moi qui d%E9cide%2C%0D%0APar contre pas d%92homicide%2C%0D%0AC%92est contraire %E0 la loi entre nous deux.%0D%0A%0D%0AToi et moi%2C on est vieux.%0D%0AMais %E0 trois%2C on est mieux.%0D%0AC%92est bon de se sentir entour%E9%2C%0D%0AC%92est super de lire dans mes pens%E9es %21%0D%0A%0D%0AContinuons ensemble%2C l%92aventure%2C%0D%0ARajoutez des lignes au futur %21%0D%0APositifs%2C toujours d%92accords%2C%0D%0AS%E9lectifs%2C encore %21%0D%0A%0D%0AComme dit Mireille%2C en core %21%0D%0AJe veux du Hard Core %21%0D%0AQue %E7a d%E9chire les tympans%2C%0D%0AUse le temp%E9rament.%0D%0A%0D%0AD%E9clin%E9s sur tous les tons%2C%0D%0AOn est ensemble sur le pont.%0D%0AOn amarre les largu%E9s%2C%0D%0AOn ramasse les oubli%E9s %21%0D%0A%0D%0AFinis%2C les chants inachev%E9s%2C%0D%0AA jamais les paroles donn%E9es%2C%0D%0AOn partage%2C reprendre c%92est voler %21%0D%0AFaire la f%EAte%2C c%92est donner %21%0D%0A%0D%0AVoil%E0 une vision solitaire%2C%0D%0AD%92un jeune ermite%2C comme son p%E8re%2C%0D%0ACelui-ci avait toutes les raisons de s%92en sortir.%0D%0AIl a choisi de ne rien dire.%0D%0A%0D%0AConclusion%2C qu%92on en finisse %21%0D%0AJe dirai %3A %AB l%92aile ou la cuisse %3F %BB%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 6|6|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||19:55:58|10/03/2002|Racontez mes po%E8mes autour de vous%2C%0D%0ANon%2C ce n%27est pas un r%EAve fou...%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0A%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%B0%0D%0A%0D%0AEtendue d%E9sol%E9e des soir%E9es en famille%2C%0D%0ATendre mousse sur la pupille des chenilles%2C%0D%0ALes arbustes ont pouss%E9s sur les ruines encore %E9chaud%E9es%2C%0D%0ACelles du maquis en haut du village %E9rod%E9.%0D%0A%0D%0AApr%E8s le repas les gens vont ensemble aux ablutions%2C%0D%0AFaire du soin du corps une obsession.%0D%0ALa gr%E8ve en bas de la falaise est d%E9serte.%0D%0APeu %E0 peu les crabes envahissent la moindre miette.%0D%0A%0D%0AChaque galet est entour%E9 d%92eau transparente.%0D%0ALa rapidit%E9 de l%92%E9cume rivalise avec la pente.%0D%0AAu bout du compte%2C seul les enfants ont vu l%92escalade.%0D%0ALe grimpeur encord%E9 a saut%E9 au bout de sa ballade.%0D%0A%0D%0AIls ont sursaut%E9 au contact des corps mouill%E9s%2C%0D%0ALorsque apr%E8s tout on avait raison de s%92%E9chapper.%0D%0ARinc%E9s%2C les linceuls flottent %E0 la surface.%0D%0AL%92aileron du poisson fait irruption avec gr%E2ce.%0D%0A%0D%0ASeul au milieu de l%92espace mon corps est envahit de p%E9ch%E9s.%0D%0AJe me sent d%E9test%E9 et accompagn%E9 dans mes moindres %E9tats.%0D%0AAntinomiques effets%2C les lunettes laissent filtrer les ciels %E9toil%E9s%2C%0D%0AEt chantent les cieux d%E9cid%E9s %E0 en finir avec la vendetta.%0D%0A%0D%0AA chaque coup qui bat%2C mon esprit d%E9cide de l%92%E9pouser %3B%0D%0AElle%2C cette fille qui n%92a jamais cess%E9 de m%92%E9pater.%0D%0AEmp%EAtr%E9 dans mon cercueil trop petit pour moi%2C je pars.%0D%0AJe suis d%E9j%E0 loin tandis que les n%E9nuphars%2C tels ignares%2C%0D%0A%0D%0ABlessent les flots de leur unique feuille douce %3B%0D%0AAttach%E9s au plafond ils se laissent bercer mais poussent%2C%0D%0AA moins de deux m%E8tres s%92agitent les branches d%92un fr%EAne %3B%0D%0AEt les silences font %E9cho aux d%E9chirements des r%EAnes.%0D%0A%0D%0AA chaque feulement%2C les perroquets s%92envolent dans un bruissement d%92ailes%2C%0D%0ADisparaissent dans la cime des arbres et chantent leur ritournelle%2C%0D%0AJe n%92eu jamais %E0 m%92inqui%E9ter pour ces %E9tranges h%F4tes.%0D%0AApr%E8s tout la for%EAt est mer quand l%92eau est haute.%0D%0A%0D%0AAmazone%2C mon amie%2C e t%92embrasse sur les deux joues%2C%0D%0ATandis que grignotent les hommes ton avenir se joue.%0D%0AD%E9bord%E9e par les bulls%2C d%92aux airs de grosses chenilles%2C%0D%0ACes insectes rampants sont la proie des broutilles.%0D%0A%0D%0AJe voyage encore et quitte l%92Amazone%2C ce fleuve%2C%0D%0AD%E9cid%E9 je prend mon envol pour Terre-Neuve%2C%0D%0AChangement de latitudes%2C je longe d%92habitude%2C%0D%0ALes m%E9ridiens d%E9boussol%E9s et l%92altitude.%0D%0A%0D%0ACes jours-ci mon parcours est diff%E9rent.%0D%0ADepuis deux semaines je parcours les mers en ramant%2C%0D%0AJ%92ai travers%E9 mille lieux %E9parpill%E9s par les pirates %3B%0D%0ANavigu%E9 dans des eaux troubles et %E9carlates.%0D%0A%0D%0ACher de ma coquille de noix et de ma fameuse voile%2C%0D%0AHissant pavillon bleu aux armes de ma fratrie%2C%0D%0AJe survole les flots entour%E9 de squales%2C%0D%0ASillonne les embruns de la grande furie.%0D%0A%0D%0AA deux miles de l%E0 une terre de miel%2C je file%0D%0AA dix n%9Cuds %E0 l%92heure%2C les instants d%E9filent %3B%0D%0AS%FBr de ma pens%E9e%2C je crois en ma libert%E9%2C%0D%0AA chaque pas de jou%E9%2C ma chance est foul%E9e.%0D%0A%0D%0ADans le d%E9fil%E9 de gorges ma barque s%92enlise.%0D%0AJe met pied %E0 terre%2C tire de son %E9tui mon mousquet%2C%0D%0AAu hasard je part %E0 l%92aventure%2C la bise%0D%0ASur mon visage sent l%92azur frais.%0D%0A%0D%0AAu d%E9tour d%92un rocher%2C un arbre %E9trange%0D%0AMe fait soudain subir la torpeur %3A%0D%0AC%92est donc cela les signaux d%92anges%0D%0AQue j%92apercevais%2C ces lueurs%85%0D%0A%0D%0AUn s%E9maphore authentique de lucioles %3B%0D%0AUne soufri%E8re br%FBlante de vapeurs%2C%0D%0AD%92or %3B et d%92argent%2C anim%E9e par Eole.%0D%0ACet arbre au sommet de la falaise fait peur.%0D%0A%0D%0ADeux ans plus tard je continue mon p%E9riple%2C%0D%0AApr%E8s les Papous%2C les indig%E8nes d%92Afrique.%0D%0AChassant le fauve %E0 balles triples %3B%0D%0ADiscutant les prix de chameaux fam%E9liques.%0D%0A%0D%0AConcession d%92or en Alaska%2C ravisseur de jeunes%0D%0AFilles%2C au Kenya%2C %0D%0A%0D%0A%0D%0ASalut%2C %E0 demain.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A 7|7|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||11:47:00|10/05/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0ALa brume s%27%E9vade des pays enchanteresques%2C%0D%0ALorsque la vague d%27amour refloue des arabesques %3B%0D%0ALa mar%E9e monte et s%27agite au creux du port%2C%0D%0ALes remous remontent %E0 la surface des efforts.%0D%0A%0D%0ABl%E9ss%E9 par la mer sacr%E9e de la lame blanche%2C%0D%0AMon sang s%27%E9coule doucement sur la planche%2C%0D%0AInconscient je d%E9rive au creux des vagues%0D%0AEt je sens mon bras couler comme une dague.%0D%0A%0D%0AL%27%E9cume berce le sable jaune et gris%2C s%27%E9carte%2C%0D%0APour laisser la place aux sabots du pur-sang %3B%0D%0ACelui-ci empreint la gr%E8ve de pas %E9carlates%2C%0D%0ARougit les embruns %E0 la cr%E8te de blanc.%0D%0A%0D%0AMon amour s%27est %E9vanouie dans les bras gel%E9s%0D%0ADe la fi%E8re %E9trang%E8re aux arbres %E9ch%E9vel%E9s %3B%0D%0AMa belle danse la fureur des endiabl%E9es%2C%0D%0ASecoue la t%EAte dans une embard%E9e.%0D%0A%0D%0ADu sang coule sur sa figure p%E2le. Elle pleure.%0D%0ASilence. Mes doigts se dressent de peur %3B%0D%0AJe bondis de ma cabane en un %E9lan courageux%2C%0D%0AEt me jette aux pieds de la d%E9esse bleue.%0D%0A%0D%0AL%27implore la joie%2C la remercie deux fois%2C%0D%0AMa bien-aim%E9e a recouvr%E9 la voix %21%0D%0ABalbutiant dans un effort amoindri%2C%0D%0AElle me dit %3A je te l%27avais dit%2C mon ami%2C%0D%0A%0D%0AJamais ne compares les pr%E9jug%E9s avec ce que tu vois %21%0D%0AJamais ne penses %E0 mal lorsque je suis l%E0%2C%0D%0AAides-moi quand je ne suis pas bien%2C%0D%0AOccupes-toi de mes mains lorsqu%27elle vont trop loin.%0D%0A%0D%0AEt je la baise dans un sursaut d%27inanition%2C%0D%0AEnlac%E9s dans une extr%EAme union%2C%0D%0ANous ne souhaitons la mort %E0 quiconque%2C%0D%0APour rien au monde%2C ni cause quelconque.%0D%0A%0D%0AA Bient%F4t%2C%0D%0AR%E9mi. 8|8|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||11:58:28|10/05/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AWahouh%2C c%27est vachement f%E9erique comme ode %E0 la vie %21%0D%0ACa colle pile poil %E0 ma facon d%27avoir envie %21%0D%0A%0D%0ALes brumes fatigu%E9es par la mousse %E9cr%E9m%E9e%2C%0D%0AEt la lune d%E9esse d%27argent aux pied nickel%E9s.%0D%0A%0D%0ABruissent les flammes d%27or dans un sursaut d%27ailes%2C%0D%0ALes aigles per%E7ants piquent du nez %E0 l%27appel.%0D%0A%0D%0AAigre douce-amer%2C ma chutney d%27amour %E0 la cr%EAme%2C%0D%0ALithographie sensitive est tous sauf au Car%E8me.%0D%0A%0D%0ADoubles sens%2C riches embrass%E9es%2C rimes f%E9minines%2C%0D%0APlacez-vous en fin de ligne%2C mes belles et fines.%0D%0A%0D%0AD%E9esse d%27alc%F4ve aux pieds nus%2C bras ballants et port haltier%2C%0D%0AD%F4me de sang sur chair immacul%E9e%2C dans ce port c%F4tier.%0D%0A%0D%0ACheveux doux coup%E9s ras le cr%E2ne%2C op%E9ra des songes%2C%0D%0AMes neurones connect%E9es%2C du sommet au cou le longent.%0D%0A%0D%0ADe la t%EAte au pieds%2C enti%E8rement recouvert de peau%2C%0D%0AMon assassin d%E9chire ma peau pour en faire un papier-cadeau.%0D%0A%0D%0ANo%EBl au bouillon%2C op%E9ra en balcon et poitrine au balconnet%2C%0D%0ALes perles rares fr%E9tillent dans leur coquille%2C on connait.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 9|9|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||18:58:10|10/06/2002|30%2F09%2F02%0D%0A%0D%0AD%E9sastre d%92acclimatation temporel %3A les zouaves%0D%0AOnt enfin perc%E9 le secret de l%92iguane volant.%0D%0ALes vautours horrifi%E9s fuient devant les suaves%0D%0ASaveurs de l%92oc%E9an putr%E9fi%E9. Un serpent%0D%0AN%92eu pas mieux convenu pour cette aventure%2C%0D%0ATellement les voix que j%92entend font %E9cho et faux-semblant%0D%0AA la voix douce et charmeuse du reptile en cure.%0D%0ADans sa cage%2C le fauve bleu va tournant.%0D%0A%0D%0AJos%E9e fait semblant de jouer le jeu de l%92amour.%0D%0AElle pense que sans doute le march%E9 est encore%0D%0ALe lieu id%E9al pour trouver de beaux atours.%0D%0AElle ignore que dort dans son antre le condor.%0D%0ACelui-ci erre%2C solitaire%2C en tant qu%92hermaphrodite %3B%0D%0ADans sa solitude blas%E9e correspond par %E0-coups%0D%0AEntre l%92espoir de la situation et l%92envol des ermites.%0D%0ANul doute qu%92il se jette lui-m%EAme par dessus le garde-fou.%0D%0A%0D%0AJ%92ai remarqu%E9 dans nos entrevues%2C que jamais quand je%0D%0ATe parlais%2C tu n%92as %E0 aucun monument soutenue%0D%0ALa cause des gens qui d%E9rangent %3B%0D%0AMoi-m%EAme%2C %E0 l%92impossible je ne suis tenu.%0D%0AToujours je passe au lointain %3B et jamais ne me revient%0D%0ALe temps si proche de mon enfance%2C et mon adolescence %3B%0D%0AQui si pr%E8s de moi se termine%2C a la figure de chien.%0D%0ASimplement%2C le pass%E9 proche est %E9tonnamment vide de sens.%0D%0A%0D%0A 10|10|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||18:58:58|10/06/2002|Un document m%92a %E9t%E9 remis par les autorit%E9s %3A%0D%0AJe suis coupable d%92avoir un instant %E9t%E9%0D%0AAbsent de mon corps charnel%2C perdu dans la galaxie%2C%0D%0AJ%92ai disparu des %E9crans de la police des esprits.%0D%0A%0D%0ALe soir je dois aller au commissariat%2C%0D%0AJe dis %3A mon avocat est commis%2C %E7a ira%2C%0D%0AC%92est une grosse l%E9gume%2C on peut lui faire confiance%2C%0D%0AEtant donn%E9 son app%E9tit pour les %E9tranges exp%E9riences.%0D%0A%0D%0AMoi je sais qu%92on ne badine pas avec les %E9toiles.%0D%0ALes galons jalonnent ma rue et m%92ont promu caporal.%0D%0ADans ma cit%E9 c%92est complexe%2C les ordres sont durs %E0 avaler%2C%0D%0ALorsque debout je fredonne%2C au d%E9but j%92%E9tais d%E9cal%E9.%0D%0A%0D%0APieds au plancher%2C je suis forc%E9 d%92y rester%2C%0D%0AJ%92enfonce ma t%EAte hors de cette %E9treinte d%E9test%E9e %3B%0D%0ASangl%E9%2C emprisonn%E9 je n%92ai plus moyen de m%92enfuir%2C%0D%0ALa t%EAte dans le gaz %E7a ne pourrait %EAtre pire.%0D%0A%0D%0ADu fond du c%9Cur mon oiseau s%92envole%2C s%92%E9loigne%2C%0D%0AEn un instant il est hors de poigne %3B%0D%0ALes gendarmes n%92ont plus moyen de m%92%E9crouer%2C%0D%0AD%E9livr%E9%2C je prend un taxi et je vais m%92%E9brouer.%0D%0A%0D%0AD%E9dicace %E0 Plaz%2C Nicolas.%0D%0A 11|11|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||19:01:16|10/06/2002|Reprendrez-vous une tasse de th%E9 %3F%0D%0AA cinq heure%2C tous les jours%2C c%92est bont%E9%2C%0D%0ADivine%2C eau chaude et bonne cuisine%2C%0D%0ASucre et petits g%E2teaux%2C le rituel des petites fines.%0D%0A%0D%0ARobes %E0 fleur et tasses en %E9mail%2C%0D%0AMagnifiques et pr%E9cieuses les chandails%2C%0D%0AEn laine%2C ch%E2les de soie baptistes%2C%0D%0AEt rideaux d%92am%E9thystes%2C tissus d%92Orient%2C%0D%0AFen%EAtres en demi-lune sur regards tristes.%0D%0A%0D%0AJe ne dis rien%2C toujours souriant%2C%0D%0AApr%E8s le th%E9 de cinq heures. Ma vie s%92arr%EAte%0D%0AL%E0%2C %E0 ce bonheur%2C go%FBter d%E9licieux aux cr%EAtes%0D%0AVertigineuses%2C cols blancs%2C vestons bleus%2C%0D%0AApr%E8s le labeur revient le go%FBt bienheureux.%0D%0A%0D%0AYeux perdus%2C lucarne ombrageuse%2C%0D%0ACheveux blonds%2C humeur tapageuse%2C%0D%0ALes odeurs cireuses d%92abeilles riches%0D%0AVont et viennent dans mes souvenirs.%0D%0A%0D%0AVil ouvrier%2C cabanon abandonn%E9 d%92affiches%0D%0AJaunies%2C applaudissant l%92explorateur %E9mir%2C%0D%0AT%E9m%E9raire jungle vierge et profonde alc%F4ve%2C%0D%0AMagique sanctuaire de mes passions de fauve.%0D%0A%0D%0AEnfance d%E9chir%E9e%2C l%E9zard%E9e%2C %E0 jamais lav%E9e%0D%0ADe ses chauves%2C sourires fendus%2C d%E9lav%E9s%2C%0D%0ATalon d%92%8Cdipe et complexe d%92Achille%2C%0D%0ABottes de foin et talents de ville.%0D%0A%0D%0AMasturbation%2C temple maudit%2C essence interdite%2C%0D%0ASi sensuelle serpentine sexuelle%2C tu es dite.%0D%0AD%E9pendance et f%FBt d%92amour v%E9rit%E9%2C action%2C%0D%0AJeux de main et cloche-c%9Cur crocheton.%0D%0A%0D%0AR%E9mi G.%0D%0A%0D%0A%0D%0A 12|12|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||19:02:19|10/06/2002|Sous la douche%2C en couple libertin%2C je rentre%2C%0D%0ADans sa bouche%2C un go%FBt de miel%2C dans son ventre%2C%0D%0AJe p%E9n%E8tre par devant dans un bruit de succion.%0D%0AAction. Va et vient de plus en plus d%92attention.%0D%0A%0D%0AL%92eau coule et r%E9chauffe nos peaux ouat%E9es%2C%0D%0ALa sueur n%92est plus l%E0 o%F9 transpirent mes doigt%E9s%2C%0D%0ARavages dans le minuscule orifice de ma juv%E9nile%0D%0AFianc%E9e%2C elle me chauffe tout comme dans un fournil.%0D%0A%0D%0AFaut qu%92elle ouvres ses cuisses%2C pour que je puisse%2C%0D%0ADans son g%E9nie g%E9nital%2C je la saisisse%2C%0D%0ALa prenne dans toutes les positions%2C elle me suce%2C%0D%0AContre le carreau de la salle de bain%2C sonne l%92ang%E9lus.%0D%0A%0D%0ALes deux mains recueillies autour de mon p%E9nis%2C %0D%0AElle agite%2C fr%E9n%E9tique%2C ses sens vont et glissent%2C%0D%0ABaisent mon vis et le soumettent au vice%2C%0D%0ADans son plus simple appareil%2C lui font faire de l%92exercice.%0D%0A%0D%0ASans complexe%2C ses cris me font sourire%2C jouir%2C%0D%0AJusqu%92au plus tr%E9fond de mon navire%2C%0D%0AJe cale et vide mes cales%2C%0D%0ATel un p%E9trolier bris%E9 par une grosse lame.%0D%0A%0D%0ARepus%2C notre faim n%92avait d%92%E9gale que l%92immensit%E9%0D%0ADe la galaxie %3B j%92ai plant%E9 mon pavillon%0D%0ADans le monceau de ma pauvre perversit%E9%2C%0D%0ALaiss%E9 sortir mon jus dans son fion.%0D%0A%0D%0ALasse la limace bave dans ce pr%E9cipice %3B%0D%0AElle lave soigneusement chaque orifice%2C%0D%0ABranle la t%EAte de sa langue corrompue%2C%0D%0ASuce la queue de ma compagnie rompue.%0D%0A%0D%0AChaque mouvement de son bassin me fait un effet d%E9vastateur %3B%0D%0AEn un tour de rien elle fait de moi plus qu%92un amateur%2C%0D%0ASes reins ont pour moi la saveur d%92une lune de miel%2C%0D%0AArmateur d%92art mateur je sens sa joue pleine de fiel.%0D%0A%0D%0AElle biaise comme une lionne cette putain en chaleur%2C%0D%0AElle s%92adonne %E0 Sodome pour ne plus avoir l%92heure%2C%0D%0ASort de son trou tel un vers de Hugo%2C%0D%0ACh%E2tie bien qui elle aime bien dans sa peau.%0D%0A%0D%0ASous la douche elle aime bien la pomme%2C%0D%0AAurore elle croque dedans avec d%E9lice %3B%0D%0ALa s%E8ve monte comme dans un peuplier%2C%0D%0ALe foutre s%92%E9jecte direct au panier.%0D%0AR%E9mi G.%0D%0A 13|13|RE%3A Paroles de musiciens II|Isa||19:20:40|10/06/2002|Bonsoir R%E9mi%2C%0D%0A%0D%0AA mon avis la braguette pour ta voisine %E0 fermeture %E9clair%2C %E0 bouton je craigne que tu ne puisses attendre... %3B-%29%0D%0A%0D%0AJe vois que tu as eu l%27esprit lubrique aujourd%27hui%2C c%27est de voir des acrobates au cirque qui t%27a donn%E9 l%27envie de t%27envoyer en l%27air %3F %3A7%0D%0A%0D%0ABisous%0D%0A%0D%0AIsabelle 14|14|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||19:42:41|10/07/2002|Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0AJe vois que mes %E9mulations ont ouverts des portes dans vos esprits attentifs %3B enfonc%E9s des fen%EAtres et en une %E9treinte %E9ternelle%2C ont laiss%E9 leur trace dans les matelas des vos conjoints %21%0D%0A%0D%0AHeureux de vous lire%2C%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0ALes lames coulent sur le banc de l%92%E9cole%2C les feuilles%0D%0AMortes d%E9clinent l%92obscurit%E9 par la porte%2C l%92%9Cil%0D%0AFerm%E9 et le menton pos%E9 dans le creux de ma main%2C%0D%0AJ%92%E9coute le chant des stylos et des doigts en train.%0D%0A%0D%0AEntrain%2C gagne du terrain et bat la broussaille%2C%0D%0APerce les futaies et la campagne%2C tu cisailles%0D%0AAu porte-lance les %E9cureuils et les m%E9lancolies%2C%0D%0APendant qu%92au fond du jardin ton mari lit.%0D%0A%0D%0ATe rends-tu compte de tous tes p%E9ch%E9s %3F Au lit%2C%0D%0ATu es comme une d%E9esse aux pieds petits%2C%0D%0ASi lisse tu files un mauvais coton d%92apparat%2C%0D%0AD%92app%E2t rare tu laisse pire dans un %E9tat d%92embarras.%0D%0A%0D%0AInjustement%2C le rire est %E0 venir%2C tendresse oblige%2C%0D%0ATa chastet%E9 fait froid dans le dos%2C je te dirige%2C%0D%0AVers sa tuile%2C versa-t-il%2C en tapant dans le mille.%0D%0AFuite en l%92air des armes d%E9licates%2C futiles.%0D%0A%0D%0ACe mot r%E9veille en moi la puissance de feu d%92un h%E9raut%2C%0D%0AJ%92ai la bouche en feu de langue houleuse d%92%E9ros%2C%0D%0ALorsque br%FBlent les fl%E9chettes espac%E9es d%92%E9clairs%2C%0D%0AChaque napperon h%E9ron est rond et fier.%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0ACe sera tout pour aujourd%27hui%2C mais c%27est d%E9j%E0 beaucoup %3B%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 15|15|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||19:38:25|10/08/2002|Bonjhour%2C%0D%0A%0D%0AAvec le fautes %E7a fait lpus %22direct live%22 %3A%0D%0Aalors %E9pargnez-moi les erreurs d%27inattention et les n%E9ologismes impromptus %28je n%27ai d%27ailleurs pas de prompteur%2C le mot vient de l%E0...%29%0D%0A%0D%0AMerci d%27avence.%0D%0A%0D%0AUn jour sans toi%2C c%92est comme un jour mis%E9reux%2C%0D%0AJe touche du bois%2C mais rien ne me rend heureux%2C%0D%0AM%EAme en ayant la foi%2C comment imaginer tes beaux yeux%2C%0D%0ATout pr%E8s de moi%2C r%E9chauffer mon c%9Cur douloureux %3F%0D%0A%0D%0ASi t%92atteindre c%92est toucher du doigt%2C valeureuse%2C%0D%0ALa fronti%E8re entre la branche des droits%2C et la gueuse%2C%0D%0AAlors ma scie et toi%2C mille fois%2C serez vainqueuses%2C%0D%0ALorsque ce mot%2C bu d%92effroi%2C aura trouv%E9 %E9claireuse.%0D%0A%0D%0A%D4 joie%2C finalement une tourterelle c%92est joueuse%2C%0D%0ASix fois%2C elle tourne sa lune dans sa poche creuse %3B%0D%0AUn mois%2C elle mettra avant de s%92adjuger vendeuse%2C%0D%0ASans loi%2C %E0 bout de force elle finira lumineuse.%0D%0A%0D%0ALumi%E8re%2C %F4%2C lumi%E8re d%92%E9t%E9%2C %E9claire l%92obscure id%E9e%0D%0AQui jaillit au fond de ma cavit%E9%2C dans l%92alter rid%E9e%0D%0ADu cr%E9puscule%2C le contraire de l%92arros%E9e%2C l%92auror%E9e%2C%0D%0AJustement celle sur qui je compte pour adorer.%0D%0A%0D%0ACela dit sans fioritures%2C ni pelures d%92oignons%2C%0D%0ASans contrefa%E7ons%2C je suis un gla%E7on%2C%0D%0APleure si tu veux mais ne m%E9nage pas ta r%E9gisseuse%2C%0D%0AAu f%E9m. minois minuscule%2C un%2C hein%2C humeuse.%0D%0A%0D%0AFarandole de le%E7ons apprises par corps de textes entier %3B%0D%0AFaribole de guiboles qui rigolent en pr%E9textant sentier%2C%0D%0ATousse-perles et cracheurs de noyaux avalent des licornes%2C%0D%0AA l%92entr%E9e du chapiteau chapitre aux pitres chauds lit-corne.%0D%0A%0D%0AStrapontins et tire-fesses sont dans la m%EAme rengaine%2C%0D%0AEx-celle d%92anse qui%2C tire-au-flanc%2C court-bouillon. Alors rengaine%2C%0D%0ASon chapelier %E9dent%E9 le fusil li%E9 marin par n%9Cud coulant%2C%0D%0AUn archi-couvert station va vite vieux ou la tend.%0D%0A%0D%0ALa perchiste-wagon-lit mange avec le commisseur-prisaire%2C%0D%0ACelui de la Bourse aux olives qui lit dans un livre-ovaire.%0D%0AMa queue sexe a %3F Clou%E9e au ciel%2C la virgule apostrophe le monde%0D%0AD%92en bas %3A %AB Riz gaul%E9%2C mais lav%E9 de tous soup%E7ons je Joconde %BB.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi%3F. 16|16|RE%3A Paroles de musiciens II|eudes||23:31:47|10/09/2002|%0D%0A Jack a fait du vol ascenscionnel%2C il a sillonn%E9 l%27hymne maya%2C%0D%0A vid%E9 les cailloux de sa poche%2C sans siffler du bec %2C clou%E9 par un pin%E7on.%0D%0A Certain%2C sur de ses soupes-pets et suce-son%2C il s%27y miss%0D%0A illicite listening%2C il liste et lit %22la piste leste de sa missile-asie%22%3A%0D%0A %22-Anne%3F %0D%0A -No%21%0D%0A -no name%3F%0D%0A -us%3F%0D%0A -See me%2C silly anonymus%22%0D%0A Inniti%E9 au silence des c%EEmes%2C%0D%0A Jack sourd rit%2C %0D%0A l%27%EEle saoule luit sans pr%E9somption%2C%0D%0A il lit%2C%0D%0A cite%2C%0D%0A proust-%E9pais%2C %E9p%E9e-proue%3A%0D%0A %22 l%E0 o%F9 pousse n%27empeste pisse %22.%0D%0A Jack sais%2C si se lassaient les c%EEmes d%27hier%2C un sous-science s%27use %0D%0A peu.%0D%0A %0D%0AAussi au lit%2C peu s%FBre%2C%0D%0AEudes. %0D%0A %0D%0A 17|17|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||20:59:02|10/10/2002|Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0AHier soir j%27%E9tais occup%E9%2C eh oui j%27ai une vie moi aussi %21%0D%0APas chez la voisine%2C %E0 la MJC%2C je passe mes nuits%2C%0D%0AAvec des amateurs en tous genres%2C des grands des p%27tits%2C%0D%0ADes confirm%E9s et des d%E9butant%28e%29s%2C mais qui ont envie %21%0D%0A%0D%0ADonc le mercredi soir pas la peine de me sonner%2C%0D%0AJe suis occup%E9 %E0 soigner les prises de vues%2C de nez%2C%0D%0ALunettes et objectifs %E7a me conna%EEt%2C%0D%0ALa preuve c%27est que j%27y vais depuis trois ann%E9es.%0D%0A%0D%0ALa Maison des Jeunes et de la Culture de ma ville%2C%0D%0AC%27est un peu la maison de tout le quartier%2C%0D%0ADu monde m%EAme puisque dans la vie civile%2C%0D%0ALes jeunes sont les plus ouverts %E0 l%27%E9tranger %21%0D%0A%0D%0AJ%27ai remarqu%E9 que quand on donne %E0 un enfant%2C%0D%0ALes moyens de faire ce dont il r%EAve%2C%0D%0AEn peinture cela s%27entend%2C%0D%0AIl peint ses r%EAves.%0D%0A%0D%0AJe peint.%0D%0AJe r%EAve que je peint avec toi.%0D%0ACe soir j%27ai peint avec toi%2C tu m%27as fait du bien.%0D%0AJ%27ai beaucoup de plaisir %E0 peindre avec toi%2C mais je crois que si je peint c%27est aussi un peu pour moi.%0D%0A%0D%0ADenise.%0D%0AJe t%27aime%2C depuis ma plus tendre enfance%2C%0D%0ADes lustres%2C accroch%E9s au plafond font des frises%2C%0D%0AEt mon amour pour toi ne faiblis pas d%27une once de poil de pinceau.%0D%0A%0D%0AAurore%2C est %E0 l%27aube d%27une nouvelle aventure%2C%0D%0ASon copain je l%27ignore mais en secret je glace d%27effroi%2C%0D%0ADepuis que je suis amoureux de cette cr%E9ature%2C%0D%0AMa vie n%27a plus de sens santoi.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 18|18|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||21:12:15|10/10/2002|Re-bon-tr%E8s bon-soir %21%0D%0A%0D%0ACe soir en effet j%27ai peint dans la m%EAme sc%E9ance qu%27Aurore%2C%0D%0ACelle dont je jalouse le petit ami depuis qu%27elle m%27a dit %3A%0D%0AJe peut pas te voir%2C j%27ai un copain%2C et je passe mes sorties%0D%0AChez lui%2C ... Grrr %21 Un jour tu n%27auras dieu que pour moi%2C %E7a alors %21%0D%0A%0D%0AJe plaisante mais je l%27aime bien Aurore%2C beaucoup m%EAme depuis...%0D%0AEt puis%2C laisse b%E9ton %21 Son copain%2C c%27est rien qu%27une illusion%2C%0D%0ALe seul vrai homme qu%27elle puisse aimer c%27est toi%2C R%E9mi%2C%0D%0AVous %EAtes faits l%27un pour l%27autre mais faut faire vite %21%0D%0A%0D%0AUn jour ou l%27autre l%27Aurore va faire midi %E0 quatorze heures%2C%0D%0ADans les bras d%27un couillon elle perdra sa vertu%2C%0D%0AJe me retrouverai sans l%27ombre d%27un tr%E9sor%2C%0D%0AJuste mes larmes pour entendre qu%27on la tue.%0D%0A%0D%0ALe viol n%27est pas la solution%2C le rapt non plus%2C%0D%0ADe nos jours l%27alliance est plus connue%2C%0D%0ASous le nom de flirt ou de sortir avec...%0D%0AMoi des fleurs j%27en ai plein le bec %21%0D%0A%0D%0AJe lui parle de temps en temps%2C %E0 l%27occasion%2C%0D%0ATiens ce soir c%27est sa propre m%E8re qui m%27y a conduit%2C%0D%0AEt reconduit afin que je puisse faire discussion%2C%0D%0AAvec la fille pleine de po%E9sie%2C je lui ai lu ma po%E9sie.%0D%0A%0D%0AJe lui ai lu un po%E8me%2C%0D%0APas %E9cris pour elle mais pour la rime%2C%0D%0AJuste un brin de comptine%2C%0D%0AEt elle %E0 dit qu%27elle aime.%0D%0A%0D%0AJe suis le plus heureux de l%27humanit%E9 %21%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 19|19|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||21:13:27|10/10/2002|Pourquoi tandem %3F%0D%0AManque d%92R%2C tendre S%0D%0AFesse L%2C oscille O%2C%0D%0AEnergume N%2C aunomato P%2C%0D%0A%0D%0AEn toutes lettres%2C je vous le dis%2C %0D%0AAlphab%E9tisez vos %E9dits%2C%0D%0AJardinoire de la culture vicieuse%2C%0D%0AAiguisons vos pernicieuses%85%0D%0A%0D%0AFleurs de la pens%E9e%2C embrass%E9es%2C%0D%0APar la force des id%E9es hautes%2C hiss%E9es%0D%0AAu pantalon de la braguette reconnaissante%2C%0D%0AFoulez du pied la laitue naissante.%0D%0A%0D%0AContenant des %E9motions contenues%2C%0D%0AMa%EEtrisant l%92information continue%2C%0D%0APsychiatrie de l%92informelle uniforme%2C%0D%0ASans %E9trave la d%E9rive menace l%92Eglise cun%E9iforme.%0D%0A%0D%0AAboli%2C l%92esclandre%2C d%E9rapage verbal%2C%0D%0AEnobli le vignoble%2C d%E9sopilant futal%2C%0D%0AQuand la vigne mord au cale%E7on%2C%0D%0AEtrange %E9trier jusqu%92au bapt%E8me de son.%0D%0A%0D%0AAfin de finalement %EAtre dans les formes%2C%0D%0AEffort fatigu%E9 des %E9trennes filiformes%2C%0D%0AParapl%E9gique amnistie pour Fred%2C%0D%0ALe bigorneau salaud de la marina.%0D%0A%0D%0AColl%E9 aux argousiers d%E9biles%2C le vent%0D%0AS%92engouffrant dans l%92automobile%2C l%92avant%0D%0AD%E9capsul%E9 et mis en pi%E8ce d%92%E9tablis%2C%0D%0AMon majordome suit un rythme %E9tabli.%0D%0A%0D%0ACeci pour vous conter l%92histoire de l%92anar c%F4tier path%E9tique %3B%0D%0AParfois %E0 c%F4t%E9 de ses pompes%2C %E0 cause du narcotique%2C%0D%0AL%92anar c%F4tier path%E9tique a pour horizon l%92%EEle%2C%0D%0AIl fume des filtres en passant des disques vinyles.%0D%0A%0D%0AL%92anar c%F4tier a des tics de langage %3A il prononce les %0D%0ATe comme des de depuis qu%92il s%92est fait d%E9puceler%2C%0D%0APar une femme de passage%2C une espionne%2C%0D%0AC%92%E9tait pendant la crise de la rue des lionnes.%0D%0A%0D%0AL%92anar guil%E9 est un poivrot%2C comme une femme il fume%2C%0D%0ADes cendriers il fait ripaille%2C se parfume%2C%0D%0AD%92encens ce sens l%E0 c%92est dansant d%92incidence%2C%0D%0ASi dans ce sang de dissidence rempli ainsi d%92anse%2C%0D%0A%0D%0AL%92incident ce Samedi %E9tait un six de cendre%2C%0D%0APacifiste siphylis essuy%E9e par la suie de D%E9cembre%2C%0D%0AAinsi qu%92un soir o%F9 ma sexualit%E9 s%92est sentie torride%2C%0D%0APagaie ni trop peu%2C en dessous de la ceinture de ride.%0D%0A%0D%0ATerrifi%E9e %E0 l%92id%E9e de tenir la coupe pleine de vase%2C%0D%0ALine douce ment les fronts th%E9s%2C s%92acc%E9l%E8re de base%0D%0AEn haut ainsi que de droite pas maladroite mais presque%2C%0D%0ATandis que Guy tarde mauresque.%0D%0A%0D%0ASinc%E8rement%2C je suis %E9tonn%E9 de voir ces affronts foment%E9s%2C%0D%0AD%E8s le d%E9part %E0 tonnerre%2C de br%EAches en f%FBts ferment%E9s%2C%0D%0APar des simples d%92esprits%2C urluberlus en guenilles%2C%0D%0ASuivis par tout un chacun%2C pompes aux chevilles.%0D%0A%0D%0APoup%E9e de terre et de cheveux%2C %E0 la Barbie ch%EAtive%2C%0D%0AMa soir%E9e d%92hier s%92av%E9rait une partie de h%E2tives%2C%0D%0ASubtiles jambes en l%92air%2C au jambon de Parme%2C%0D%0AEntier%2C emmental h%E9t%E9rog%E8ne%2C technique de gendarme.%0D%0A%0D%0ASuite %E0 cela ma barbe repousse. Elle prend l%92allure d%92une toison%2C %0D%0ATandis que mon cigare prend de la moustache%2C pas poison%2C%0D%0AMais fr%E9tille dans l%92huile comme un hussard d%EEne %3B%0D%0AAlors secours%2C horizon p%E2le%2C part %E0 l%92aile%2C %E7a red%EEne.%0D%0A%0D%0AAu petit jour mon repas %E0 peine fini%2C ma poup%E9e%2C crev%E9e%2C%0D%0AS%92enfuit%2C car elle d%E9gonfle heure%2C port %E9pique %E0 l%92arriv%E9e%0D%0AD%92air ext%E9nu%E9e%2C chambre a%E8re mais tic %21 Une punaise s%92en fiche%2C%0D%0AUn direct dans la molaire lui fit perdre contrat actuel avec l%92affiche.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 20|20|RE%3A Paroles de musiciens II|eudes||14:51:23|10/11/2002| Bonjour%2C%0D%0A%0D%0A%0D%0ALe centre%2C le meidosem%2C l%27eau mille lieux%2C l%27homme milieu%2C celui qui vient de rompre avec lui-m%EAme en sucant son cigare%21%0D%0AJ%27ai cherch%E9 en lui le souffle qui me ferait terre%2C%0D%0Acette nuit il est devenu serpent-vert%3A%0D%0Aon lui avait coup%E9 la t%EAte%2C%0D%0Amais il vivait sci%E9 en deux%2C%0D%0Asept fois six je dois le recoudre%2C%0D%0Asinon il sera double. %0D%0A%29%3A%29%3A%29%3A 21|21|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||21:06:26|10/11/2002|Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0ASuite et faim des aventures de ma poup%E9e gonflable%2C%0D%0ASi je puis dire que de gonflante elle est devenue afable.%0D%0A%0D%0ASinon %E0 table elle se nourrit bien%2C%0D%0AJe lui donne la cuill%E8re sinon elle ne fait rien.%0D%0A%0D%0AJe lui change ses piles pour la langue vibrante%2C%0D%0ADe temps en temps j%27en ai pour 3 euros trente.%0D%0A%0D%0AEconomique l%27amour %2C non %3F Mieux que les petites annonces%2C%0D%0AMa lubrique amie ne fait pas la folle %E0 fonce.%0D%0A%0D%0AJe ne l%27entend jamais se plaindre de quoi que ce soit%2C%0D%0APeut-%EAtre parce qu%27elle n%27a pas de voix.%0D%0A%0D%0AA qui le dites-vous %3F%0D%0AR%E9mi.%0D%0A%0D%0A%0D%0A%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%2B%0D%0A%0D%0ASyndicaliste vindicatif%2C son dentiste%0D%0ALa regarde d%92un air songeur et triste %3A%0D%0AFoi de dentiste%2C vous avez l%92air mutique%2C%0D%0AEst-ce d%FB %E0 votre dentition mystique %3F%0D%0A%0D%0AMa belle est comme une carpe%2C %9Cd%E8me%2C%0D%0AFluette elle aime %E0 tome%2C de sa voix bl%EAme%2C%0D%0AChiquer ses chicots sans chicaner ses chouchous%2C%0D%0AShoot%E9e comme elle est par sa piq%FBre au cou.%0D%0A%0D%0AArticule%2C lui dit-on%2C gesticule pas comme %E7a%2C%0D%0AOn sait que ta bouche d%E9goutte%2C t%92en fais pas%2C%0D%0ALe toubib prend sa toupie%2C sa bible et marmonne %3A%0D%0A%C7a dentifrice l%92ind%E9cence%2C cette poup%E9e n%92est pas bonne.%0D%0A%0D%0ADocteur%2C redonnez-lui le sourire familier%2C%0D%0ACelui qu%92elle avait avant de devenir folle %E0 lier%2C%0D%0AUn coup de pompe dans les dents lui redressera l%92air%0D%0AD%92avoir les fesses %E0 la place des l%E8vre et la langue au derri%E8re.%0D%0A%0D%0AElle recule la t%EAte %3A %AB Gnan%2C gne veut pas %21 %BB Elle souffre%2C%0D%0ALa m%E2choire compl%E8tement sci%E9e%2C il s%92engouffre%0D%0APar sa bouche un courant d%92air vertigineux%2C%0D%0ASigne annonciateur d%92une t%EAte de n%9Cud.%0D%0A%0D%0AUn ballon gonflable brise la vitre %3A Supermec %21%0D%0AL%92as de la gonflette vient%2C les pieds au sec%2C%0D%0AOp%E9rer la miss d%92un geste de son LASER%2C%0D%0AApr%E8s avoir secouru les supplici%E9s de Saint-Nazaire.%0D%0A%0D%0ASupermec de son bistouri magique%2C d%E9coupe la chique%0D%0ADe ma poup%E9e%2C colle des rustines rustiques et chics%2C%0D%0AEn profite pour soigner un abc%E8s et deux caries%2C%0D%0ASigne annonciateur d%92une avarie.%0D%0A%0D%0AMa ch%E9rie est sauve%2C la bouche cousue.%0D%0AMotif %3F Un exc%E8s dentaire%2C sans plus.%0D%0AMes m%E2choires battent le tempo%2C%0D%0AIl g%E8le dans ce labo comme dans un frigo.%0D%0A%0D%0ASourd comme un imp%F4t%2C local d%E9sert%E9%2C%0D%0ALe cabinet ressemble %E0 des toilettes d%E9sinfect%E9es%2C%0D%0AAu Monsieur Propre senteur lavande%2C%0D%0AFa%E7on Sanisette Decaux rue Glande.%0D%0A%0D%0AC%92est dans ce local poubelle que moi et ma poup%E9e%2C%0D%0AOn baise %E0 qui mieux-mieux depuis une %E9ternit%E9%2C%0D%0ASans drap elle s%92appelle ma poule%2C%0D%0ASortant des gonds c%92est les pelles qu%92elle roule.%0D%0A%0D%0AEt voil%E0 qu%92on s%92en va bras dessus%2C elle dans mon sac%2C%0D%0AJ%92en ai marre de vider mon sac dans ses poumons%2C%0D%0AElle a fini de faire de moi un shoot%E9 aux aphrodisiaques%2C%0D%0ADepuis que j%92ai une fille je shoote dans le ballon.%0D%0A%0D%0AConque l%E9sion%2C qu%92on se marre %3A Fa%EEtes l%92amour%2C%0D%0APas la qu%EAte%2C surtout quand erre la tour%2C%0D%0APoupon qu%E9quette%2C poil au guidon%2C%0D%0APoup%E9e c%92est couette sous le gu%E9ridon.%0D%0A%0D%0AEnfin de compte%2C ma poup%E9e gonflable%2C%0D%0AJe l%92ai l%E9gu%E9e aux bonne %9Cuvres charitables%2C%0D%0APour r%E9chauffer la pine d%92un clochard%2C%0D%0ALe temps que sa copine boive un ricard.%0D%0A%0D%0ADe temps %E0 autre j%92y repense%2C ma Cathy%0D%0AM%92a quitt%E9e%2C cette aventureuse apathie%0D%0APar la bont%E9%2C elle qui ne boudait jamais%2C%0D%0ANe disait jamais non et %E0 la t%E2che ne rechignait.%0D%0A%0D%0A%0D%0AFIN. 22|2|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||18:51:54|10/12/2002|Bonjour %E0 tous%2C Votez pour moi %21%21%21%0D%0ACliquez sur dix%2C donnez vos voix %21%0D%0AMon programme tient en trois mots %3A%0D%0AR%E9duction des clodos %21%21%21%21%21%21%21%21%21%21%21%21%21%0D%0A%0D%0ADonnons une chance aux plus d%E9munis%2C%0D%0ACeux %E0 qui la rue n%27a rien appris%2C%0D%0ACar dehors il n%27y %E0 rien %E0 savoir%2C%0D%0AA part comment trouver un dortoir.%0D%0A%0D%0ALa rue c%27est pas un m%E9tier%2C%0D%0AOn y gagne que le beaujolaid%2C%0D%0AD%27accord c%27est mieux que le cimeti%E8re%2C%0D%0AL%E0 au moins on a les pieds %E0 l%27air.%0D%0A%0D%0AClochard c%27est marrant au d%E9but%2C%0D%0AOn se dit que ce n%27est qu%27une berlue%2C%0D%0AOn cligne des yeux et on s%27attend%0D%0AA ce que les mains on tend.%0D%0A%0D%0AA la longue t%27as envie de taffer%2C%0D%0ADe dire%2C Maman%2C vient me chercher%2C%0D%0AJ%27ai tout fait pour %E9touffer%2C%0D%0AMais l%E0 c%27est plus dur %E0 g%E9rer.%0D%0A%0D%0AJe suis vieux%2C j%27ai d%E9conn%E9%2C%0D%0AA 20 ans je me suis donn%E9%2C%0D%0AA fond dans les %E9tudes%2C charpentier%2C%0D%0AJe touchais du bois mais on m%27a licenci%E9.%0D%0A%0D%0AJ%92ai tout fait pour %E9touffer%2C%0D%0AFum%E9 des joints pour atrophier%2C%0D%0AMes envies les plus sinc%E8res%2C%0D%0ASimples id%E9es sans pens%E9es arri%E8res.%0D%0A%0D%0AJ%92ai tout fait pour %E9touffer%2C%0D%0AJe%FBn%E9%2C plus envie de bouffer%2C%0D%0AMes repas gentils me font vomir%2C%0D%0AComme les gens pires.%0D%0A%0D%0AJ%92ai tout fait pour %E9touffer%2C%0D%0AArr%EAt%E9 de taffer%2C%0D%0AMes cahiers ont disparus%2C%0D%0ADe la surface de ma rue.%0D%0A%0D%0AJ%92ai tout fait pour %E9touffer%2C%0D%0AMes poudres %E0 sniffer%2C%0D%0ANeiges %E9ternelles saupoudrent%2C%0D%0ALe pic frapp%E9 de la foudre.%0D%0A%0D%0AJ%92ai tout fait pour %E9touffer%2C%0D%0AJ%92ai bu jusqu%92%E0 assoiffer%2C%0D%0ALe bistrot de ma voisine%2C%0D%0ACelle qui dort d%EEne.%0D%0A%0D%0AJ%92ai tout fait pour %E9touffer%2C%0D%0AL%92amour m%92a d%E9graf%E9%2C%0D%0AMa psy m%92a d%E9fonc%E9 d%92une seule t%EAte%2C%0D%0AJe ne suis plus une b%EAte.%0D%0A%0D%0AJ%92ai %E9touff%E9 d%92avoir tout fait%2C%0D%0AA pr%E9sent j%92ai le sens du devoir bien fait.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A 23|3|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||16:00:21|10/13/2002|Bonjour%2C %E0 tous%2C Votez pour Moi %21%0D%0ADonnez vos voix%2C fa%EEtes la loi %21%0D%0AHierarchisez l%27information%2C%0D%0APronez l%27ingestion de tous ces papillons %21%0D%0A%0D%0APapier des %E9coles%2C papier de soie%2C%0D%0APapier d%27argent%2C papiers gras%2C%0D%0A%0D%0AVotez pour mes papiers %21 Montrez-les %21%0D%0AImprimez%2C fa%EEtes-les tourner%2C%0D%0AChifonnez-les%2C raturez%2C d%E9coupez-les%2C%0D%0AMais surtout%2C lisez-les sans %E7a c%27est du travail g%E2ch%E9.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 24|4|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||16:07:53|10/13/2002|C%27est %E7a%2C faites la police%3B%0D%0ALa Nomenklatura de la peau lisse%2C%0D%0AImpr%E9gnons de caract%E8re les torchons que je pond%2C%0D%0AAvec des parfums de paume de Terre%2C de Peau tirons%2C%0D%0A%0D%0ALumineuse ratatouille %21 %0D%0AL%E9gumineuse ta touille %21%0D%0ARuineuse po%EAle %E0 couilles%2C%0D%0AVinaigre heureuse papouille %21%0D%0A%0D%0ACette cuisine vient de Jupiter%2C%0D%0AApr%E8s les %E9curies d%27Augias%2C par terre%2C%0D%0AJ%27ai fait cuir mes oignons%2C%0D%0ATirer le vin et pondre les oeufs mignons.%0D%0A%0D%0AJ%92ai remis%E9 mes cahiers de po%E8te%2C%0D%0ACach%E9 mes estaminets malhonn%EAtes%2C%0D%0APour s%E9duire le c%9Cur d%92Aurore%2C%0D%0ACelle qui cache derri%E8re son visage un c%9Cur d%92Or.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A 25|5|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||16:14:07|10/13/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0ABonjour %E0 tous mes lecteurs fid%E8les et attentifs%2C%0D%0ACeux qui ont remarqu%E9 que je me suis coup%E9 les tifs%2C%0D%0A%0D%0AM%EAme %E0 ceux qui n%27ont rien compris %E0 mes vers solitaires%2C%0D%0AM%EAme %E0 celles qui de cheval%2C ont peur de tomber par terre.%0D%0A%0D%0AMerci aux troubadours de ces nouveaux jours%2C%0D%0AAux heureuses Eudes qui ripaillent sans d%E9tours%2C%0D%0ADans les plus beaux vers-ficelles et les mots-filets%2C%0D%0AAux conterpets qui font rimer Vermicelles et faux-filets.%0D%0A%0D%0AUn mage chien m%92a dit un jour%2C%0D%0AEn jappant%2C d%92une langue sans d%E9tour%2C%0D%0A%AB Un jugement de valeur n%92a aucune valeur %BB%2C%0D%0AApr%E8s quoi il est parti manger son quatre heures.%0D%0A%0D%0AD%E9rid%E9%2C car c%92%E9tait un Sharp Ey%2C%0D%0AJe d%E9cidait de ne pas me laisser %E9charper%2C%0D%0AAinsi je repris ma route vers le lointain soleil%2C%0D%0AEn agissant de la sorte%2C je trompais le sommeil.%0D%0A%0D%0ALa nuit arrivant je n%92avait encore rien jug%E9%2C%0D%0AMais au jug%E9 je passait devant un homme afflig%E9%2C%0D%0AJe me dit %3A celui-l%E0 ne vaut rien%2C il m%E9dite sur son pass%E9.%0D%0ABien m%92en pris de ne rien dire%2C et de ne point le d%E9passer %3B%0D%0A%0D%0AMe voyant il me fit %3A %AB Bonjour%2C %E9tranger%2C%0D%0ATu me vois bien attrist%E9%2C j%92ai bien chang%E9%2C%0D%0ACar jeune je passait dans la vie comme%2C%0D%0AUn papillon en une journ%E9e%2C en somme. %BB%0D%0A%0D%0AL%92air las%2C il se leva%2C vint %E0 ma hauteur%2C%0D%0AMe fixa dans les yeux de sa grande profondeur%2C%0D%0AP%E9tillant de malice il c%E9da au caprice%2C%0D%0ADe me dire d%92une voix pleine de d%E9lice %3A%0D%0A%0D%0A%AB Apprends%2C jeune homme plein de beaut%E9%2C%0D%0AQue ne rien dire sur rien de tous c%F4t%E9s%2C%0D%0AC%92est aller de l%92avant et ne pas c%E9der%2C%0D%0AEt un jour au Paradis tu pourras acc%E9der %BB.%0D%0A%0D%0AJe compris ce qu%92il voulait dire%2C%0D%0AEn d%92autres termes%2C que sans mentir%2C%0D%0ADire du mal des gens c%92est vouer %E0 l%92%E9chec%2C%0D%0ASes propres avances et rester m%E9t%E8que%2C%0D%0A%0D%0AEtranger %E0 tous ce qu%92on c%F4toie%2C%0D%0AIgnorant de ses propres lois%2C%0D%0APenser c%92est aussi ne pas juger%2C%0D%0AVoir les choses%2C les faire sentir sans interpr%E9ter.%0D%0A%0D%0ACette le%E7on j%92ai mis du temps %E0 l%92apprendre%2C%0D%0AGr%E2ce %E0 la malice de mon %E2ge tendre%2C%0D%0AJ%92ai pu exister sans vendre mon malheur%2C%0D%0AJuste vivre dans le bonheur.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 26|6|RE%3A Paroles de musiciens II|eudes||19:35:31|10/13/2002|BRAVO REMI LE POETE %21%21%21%21%0D%0AEncore%21%21%21 %3A%29%0D%0A%0D%0AEudes. 27|7|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||20:59:27|10/13/2002|Merci.%0D%0A%0D%0ABonsoir %E0 tous ceux %E0 qui je n%27ai pas encore dit bonjour%2C mais je crois que c%27est d%E9j%E0 fait.%0D%0A%0D%0ASalut Eudes%2C merci pour ton soutien toujours d%27actualit%E9.%0D%0AD%27ailleurs pour l%27%E9mission de t%E9l%E9%2C promis%2C j%27appelle demain%2C%0D%0Amais je ne garantis rien%2C %E9tant donn%E9 qu%27ils ont du recevoir des tas de coups de fil %21%21%21%21%0D%0A%0D%0ATant mieux d%27ailleurs%2C si c%27est le cas %E7a prouve que le sujet est %3A%0D%0A- sensible%2C%0D%0A- passionn%E9%2C%0D%0A- int%E9ressant%2C%0D%0A- et concernant beaucoup de gens.%0D%0A%0D%0ADonc c%27est vendeur pour une cha%EEne de t%E9l%E9 %21%0D%0A%0D%0AAllez%2C hop%2C un po%E8me qui sent bon l%27%EEle d%27Ol%E9ron %28vive les vacances %21%29 %3A%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0AUn sachet de chaussons au ch%E8vre chaud sent bon%2C%0D%0ATout comme suffit un sauf-conduit au salaire des savons%2C%0D%0AD%E9ifiant attribut digne des scories de la geste endiabl%E9e%2C%0D%0APar la monstrueuse %E9pidermique tondeuse %E0 %E9peler les bl%E9s.%0D%0A%0D%0AOdorif%E9rant sachet de mouclade%2C %E0 mettre dans les moules%2C%0D%0AAgr%E9ment%E9 d%92un peu de vin blanc et de persil%2C ma poule%2C%0D%0ATu vas te r%E9galer en un rien de temps%2C faire ripaille%2C%0D%0ADe tes canines%2C d%E9guster le plat de r%E9sistance%2C sans faille.%0D%0A%0D%0ADe tes mains humides par l%92eau de mer poisseuse%2C%0D%0AJe te salis ma rue d%92une pri%E8re pa%EFenne et d%92une main osseuse%2C%0D%0ALorsque tu tends le bras pour saisir une coque%2C%0D%0AJ%92heurte du pied au passage ta chaussure%2C %AB poc %BB.%0D%0A%0D%0AErotisme sanguinaire%2C dans chaque moule meurt un crabe%2C%0D%0ACuit %E0 la vapeur%2C chaud comme le th%E9 des Arabes%2C%0D%0AAnciennement remont%E9e %E0 la cuisson du riz%2C %0D%0AMon amie est repartie de la cuisine direct au lit.%0D%0A%0D%0ADans la chambre on entend des cris. Un meurtre %3F%0D%0ANon%2C un viol. Ma ch%E9rie est poss%E9d%E9e par une main qui heurte%0D%0ASon ventre nu et caresse son sexe humide au bout chaud.%0D%0AUne touffe d%92algues noire et poisseuse rappelle les moules de bouchot.%0D%0A%0D%0AAu terme de ce d%E9licieux repas%2C ma compagne et moi %E9tions%2C%0D%0AEnferm%E9s dans les couvertures%2C en songe de multiples pions%2C%0D%0ASur l%92%E9chiquier des simples pieds%2C moi tour et elle mon cavalier%2C%0D%0AChevauchant les mers et racontant des r%EAves fous %E0 lier.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A 28|8|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||21:26:07|10/14/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AVoici des rimes qui vous rappeleront Jules Verne%2C%0D%0AVoyage au centre de la Terre%2C dans de dr%F4les de cavernes.%0D%0A%0D%0AJ%27ai eu l%27id%E9e de ce po%E8me apr%E8s une journ%E9e de transport%2C%0D%0ADans le m%E9tro c%27est %E9touffant entre la vie et la mort.%0D%0A%0D%0AEn croisant le regard d%27un passager j%27eu l%27impression qu%27il m%27en voulait%2C%0D%0APeu apr%E8s il se mit %E0 pousser son camarade%2C il rigolait.%0D%0A%0D%0AJ%27ai baiss%E9 les yeux par piti%E9 pour mon sombre destin%2C%0D%0AJamais je n%27aurais d%FB admettre que c%27%E9tait un cr%E9tin.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0A%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%22%0D%0A%0D%0ADans la ville fant%F4me les ombres sont vivantes%2C%0D%0ALes spectres d%92hommes et de femmes s%92agitent en plantes%2C%0D%0AVivaces et tenaces elles gardent la place-forte%2C%0D%0ADes vertus et au juger elles%2C les ombres sont mortes.%0D%0A%0D%0ADans cet %E9cueil de moindre accueil%2C les explorateurs%2C%0D%0ADans leurs tenues jaunes et vives ont la frousse et la peur%2C%0D%0ALe pire est la lueur de t%E9n%E8bres qui les entoure%2C%0D%0ADe toutes part la cit%E9 est celle des vautours.%0D%0A%0D%0ASur un mur on peut lire %AB Palais %BB%2C c%92est un nom %E9cris%2C%0D%0AEn blanc sur fond bleu r%E9p%E9t%E9 %E0 l%92infini%2C%0D%0APar l%92%E9cho de fa%EFence de la station de m%E9tro%2C%0D%0AVide de sens car d%E9nu%E9e de ses troupeaux.%0D%0A%0D%0AJa%EBlle s%92avance dans la chambre fun%E9raire%2C%0D%0ASuivie de pr%E8s par Musque qui a du mal %E0 se taire%2C%0D%0AEmerveill%E9 par l%92atmosph%E8re de d%E9lire et de pers%E9cution%2C%0D%0AEnthousiasm%E9 par les d%E9couvertes dans cette direction.%0D%0A%0D%0AIl est vrai que depuis des heures %E0 marcher dans les ruines%2C%0D%0ADe la galerie des humano%EFdes%2C notre groupe apr%E8s la bruine%2C%0D%0ADes grottes souterraines a travers%E9 la s%E9cheresse des faubourgs d%E9sert%E9s%2C%0D%0AEt nous arrivons soudainement dans un tombeau %E9cart%E9 %21%0D%0A%0D%0ALe sol jonch%E9 de d%E9bris %E9parpill%E9s%2C de lambeaux de tissus%2C%0D%0ARecouvrant des ossements%2C offrait %E0 nos yeux une issue%2C%0D%0APeu glorieuse pour les milliers de r%E9fugi%E9s%2C anc%EAtres des cavernes.%0D%0ANous%2C les descendants%2C avions peu de connaissance des drapeaux en berne.%0D%0A%0D%0APourtant%2C ce matin-l%E0%2C une excitation grandissante%2C%0D%0AFaisait nous sentir joyeux malgr%E9 notre descente%2C%0D%0ADans ce lointain tombeau au milieu de la for%EAt%2C%0D%0ADans ce %AB palais %BB de blanc sous la terre qui dispara%EEt.%0D%0A%0D%0AL%92hiver nucl%E9aire qui suivi la conqu%EAte des hommes du sang neuf%2C%0D%0ASur l%92occident %E9tait retomb%E9 en l%92an 5009%2C%0D%0ANous %E9tions les survivants %E0 peu pr%E8s sains d%92esprit et de corps%2C%0D%0ACapables de se renseigner sur l%92Histoire de la vie d%92alors.%0D%0A%0D%0AAvec nos trois yeux nous parvenons %E0 d%E9chiffrer les signes des %E9toiles%2C%0D%0AQui nous en disent plus qu%92une vierge apr%E8s son dernier r%E2le%2C%0D%0AEt nos cinq bras peuvent fabriquer des outils sophistiqu%E9s%2C%0D%0AAinsi que faire l%92amour %E0 trois femmes sans fatiguer.%0D%0A%0D%0AJa%EBlle%2C Musque et moi ainsi que Durnette avions par hasard%2C%0D%0AEn forant un vieux lac%2C d%E9couvert une grotte %3B chose bizarre%2C%0D%0ALes parois %E9taient recouvertes de fa%EFence%2C des dalles remplies de signes%2C%0D%0AQue nous appr%EEmes %E0 d%E9chiffrer%2C nous %E9tions tomb%E9s sur une ligne.%0D%0A%0D%0ALe m%E9tro%2C nous ne connaissions pas%2C nous nous d%E9pla%E7ons%0D%0AGr%E2ce %E0 nos cinq bras%2C sans v%E9hicule car la roue nous l%92ignorons%2C%0D%0ANous qui vivons %E0 l%92air libre depuis 2000 ans%2C avant nous habitions%2C%0D%0ADans des montagnes%2C nos anc%EAtres fuyaient les nucl%E9aires munitions.%0D%0A%0D%0A%28A suivre...%29%0D%0AR%E9mi. 29|9|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||20:43:43|10/15/2002|Bonjour%2C bonsoir %E0 toutes et %E0 tous%2C%0D%0AJ%27esp%E8re que je ne vous ai pas foutu la frousse%2C%0D%0AAvec mes histoires de m%E9tro %E0 dormir debout%2C%0D%0AEt mes fesses qui demandent qu%27%E0 en ravoir un bout.%0D%0A%0D%0AAu fait%2C pour l%27%E9mission%2C j%27ai pas encore appel%E9%2C%0D%0ACa ne saurait tarder plus longtemps%2C promis jur%E9%2C%0D%0AJe sais que vous voulez me voir %E0 la t%E9l%E9%2C%0D%0AJe ferai mon possible pour l%27exaucer.%0D%0A%0D%0AEn attendant%2C place %E0 la po%E9sie R%E9milienne%2C%0D%0AR%E9galez-vous comme des chiennes%2C%0D%0AJe vous traite en esclaves%2C car vous l%27%EAtes%2C%0D%0AFa%EEtes moi confiance %E7a va %EAtre votre f%EAte.%0D%0A%0D%0A............................................................................%0D%0A%0D%0AArm%E9s de lampes %E0 eau pour tout %E9clairage%2C%0D%0ACar notre troisi%E8me %9Cil ne nous permet pas davantage%2C%0D%0ADe voir dans le noir%2C nous surpr%EEmes un couple%2C%0D%0ADe cal%E9dopt%E8res en train de fricoter%2C ils s%92accouplent%2C%0D%0ADans le noir complet et notre intrusion g%EAnait%0D%0ALeurs %E9bats ainsi ils d%E9barrass%E8rent le parquet.%0D%0A%0D%0ANous nous repos%E2mes une longue minute pour r%E9cup%E9rer%2C%0D%0AApr%E8s tout nous avions louvoy%E9 comme %E7a depuis une journ%E9e%2C%0D%0ANous %E9tions %E9puis%E9s et notre c%9Cur battait. Chez nous%2C%0D%0A%C7a signifie sue nous avons faim. En mangeant des choux%2C%0D%0ANous d%E9cid%E2mes de suivre les rails%2C pour trouver la rame.%0D%0ACeci fait nous avions d%E9couvert de quoi assouvir notre %E2me.%0D%0A%0D%0AEn effet %E0 une distance de cent bras plus loin%2C%0D%0ANous tombions sur un wagon de queue de m%E9tro%2C%0D%0ARouill%E9 jusqu%92%E0 la moelle mais nos organes sensoriels%2C%0D%0ANous appr%EEmes comment fonctionnait cette merveille.%0D%0A%0D%0ADe retour %E0 la surface la roue %E9tait notre invention%2C%0D%0ANous en primes possession et nous en f%E9licitions%2C%0D%0ALorsque ma grand-m%E8re s%92approcha de mon gilet marron %3A%0D%0APetit%2C me dit-elle%2C fait attention%2C %E0 la locomotion.%0D%0A%0D%0AJadis%2C nos anc%EAtres roulaient plus vite que l%92%E9tourneau%2C%0D%0AIls volaient dans le ciel et plongeaient sous l%92eau%2C%0D%0ACeci afin de faire la guerre et de soumettre la vitesse%2C%0D%0AA leur haine%2C ils finirent en extinction d%92esp%E8ce.%0D%0A%0D%0AMais%2C dis-je%2C la roue est de la fortune%2C%0D%0AElle tourne%2C grand-m%E8re%2C tout comme la Terre commune%2C%0D%0ACela nous permettra de ne plus conna%EEtre la mis%E8re%2C%0D%0ADe ne pas nous contenter de choux comme dessert.%0D%0A%0D%0ARigoles%2C petit%2C amuses-toi%2C reprit-elle%2C mais%2C%0D%0ASaches que dans les g%E9n%E9rations %E0 venir ma mort est%2C%0D%0AUn sombre pr%E9sage%2C l%92annonce de quelque chose de malsain%2C%0D%0AUne %E9toile pas sage%2C une %E9clipse du destin.%0D%0A%0D%0AGrand-m%E8re%2C ne t%92inqui%E8tes donc pas tant%2C%0D%0AMa vie vaut mieux que tout le firmament%2C%0D%0ALa roue est certainement%2C%0D%0AUne amorce d%92un commencement.%0D%0A%0D%0ANe sait-on pas o%F9 l%92on va %3F Allons-y gaiement%2C%0D%0AEn serrant les dents%2C en avant%2C%0D%0AAvec conviction%2C parlons en marchant%2C%0D%0ALa Terre est ronde on retrouvera le lieu d%92avant.%0D%0A%0D%0ASit%F4t dit%2C sit%F4t fait. Mes compagnons et moi-m%EAme%2C%0D%0AEn un rien de temps avions construit un canon%2C%0D%0ACelui-ci mont%E9 sur roues %E9tait %E0 m%EAme%2C%0D%0ADe tirer des boulets dans toutes les directions.%0D%0A%0D%0ARapidement nous arrivions %E0 la conclusion%2C%0D%0AQue ma grand-m%E8re avait raison.%0D%0AAussi nous d%E9truisions le canon%2C%0D%0AEt nous fabriquions un porte-avions %21%0D%0A%0D%0AAu bout d%92une semaine%2C notre Charles-de Gaulle %E9tait pr%E8s%2C%0D%0ANos Mirages volaient en effet%2C%0D%0AMais pas l%92ombre d%92une r%E9volution chez les miens%2C%0D%0ANotre aviation ne servait %E0 rien.%0D%0A%0D%0AAlors nous nous ass%EEmes et r%E9fl%E9ch%EEmes.%0D%0AComment innover sans tomber dans l%92ab%EEme%2C%0D%0ADe la guerre%2C la prostitution%2C la drogue %3F%0D%0AS%FBr qu%92un ordinateur ne ferait lui que des bogues.%0D%0A%0D%0AMais des cerveaux mis en relation%2C%0D%0A%C7a c%92est s%FBr %E7a demandait r%E9flexion%2C%0D%0ARelaxation m%EAme%2C action surtout %21%0D%0ANos neurones dans le ventre donnaient des coups.%0D%0A%0D%0AFinalement nous accouchions d%92un %E9l%E9phant%2C%0D%0APour tout dire%2C un moulin %E0 vent%2C%0D%0A%C7a au moins c%92%E9tait innovant%2C%0D%0AEt %E7a permettait de vivre aux braves gens.%0D%0A%0D%0ADans le moulin les malins moulaient%2C%0D%0AMille million%2C le bl%E9 %E0 foison%2C %E7a y allait%2C%0D%0AEt nous inventions %E0 tour de bras%2C%0D%0ADes horloges%2C des ascenseurs%2C et cetera%85%0D%0A%0D%0AJusqu%92au jour o%F9 tout s%92%E9croula.%0D%0ACe jour l%E0%2C%0D%0AJe rencontrait une dame dans le m%E9tro.%0D%0ANous n%92avions pas invent%E9 le m%E9tro%2C non%2C %E7a faisait r%E9tro.%0D%0A%0D%0AMais parfois je me promenais dans le cimeti%E8re de nos anc%EAtres%2C%0D%0AEt l%E0 une jeune femme me croisa du regard%2C de tout son %EAtre%2C%0D%0AElle exhalait le bien-%EAtre%2C la beaut%E9 quoi%2C%0D%0AEt ma vision se troublait au fur et %E0 mesure que sa voix%2C%85%0D%0A%0D%0AMe chantait des chansons. Une sir%E8ne %21%0D%0AJe tentais de m%92enfuir%2C mais rien %E0 faire%2C l%92haleine%2C%0D%0ACourt%2C m%92emp%EAchait%2C de rien faire. Je ne sentis plus mon c%9Cur%2C%0D%0AJ%92%E9tais transport%E9 dans une autre hauteur.%0D%0A%0D%0ASix pieds sous terre nous %E9tions et je me sentais l%E9ger%2C%0D%0AFaire nan de la t%EAte %E9tait comme peindre en apn%E9e%2C%0D%0AJe me bouchais les oreilles mais sa voix transparaissait%2C%0D%0AElle m%92appelait %3A Dimitrul%2C je te prie. Viens ici%2C dispara%EEt.%0D%0A%0D%0AElle %E9carta les bras et ma langue grandissait%2C%0D%0AElle enfourna ma t%EAte dans sa poitrine%2C je sais%2C%0D%0A%C7a para%EEt surprenant mais suivez-moi %21 Ce n%92est pas tout%2C%0D%0AElle me caressait le menton en susurrant %3A viens%2C mon bout.%0D%0A%0D%0AEt l%E0 ma queue entre ses cuisse de molle devint dure%2C%0D%0AJe bouillait %E9touff%E9 dans ses seins de mercure%2C%0D%0ALe thermom%E8tre %E9clata en milles morceaux%2C%0D%0AMa jambe balan%E7ait au dessus des mots.%0D%0A%0D%0AS%FBre d%92elle%2C elle plongea une main dans mon tricot%2C%0D%0AComme deux aiguilles elle saisit mes grelots%2C%0D%0ALes pin%E7a et en fit suinter le liquide blanc%2C%0D%0AFoudroy%E9 je me tint en suspension en avant.%0D%0A%0D%0A%0D%0A%28A suivre%85%29%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 30|10|RE%3A Paroles de musiciens II|remi||21:52:20|10/18/2002|[font size="1" color="#5B64B0"]Modifié le 20-10-02 à 19:38  (GMT)[/font][p]Bonjour%2C%0D%0A%0D%0A%28A suivre...%29 Ah oui %3F Ben%2C voyez-vous%2C j%27ai pas beaucoup le temps d%27%E9crire en ce moment%2C je louvoie entre %28je n%27ai pas dit je vouvoie ni je vous voit%2C mais je louvoie%29 deux trois trucs comme l%27%E9cole le travail%2C la photographie%2C mes psys%2C la peinture%2C la po%E9sie%2C et enfin%2C je vais peut-%EAtre me lancer dans le th%E9atre %21%21%21 Pourquoi s%27arr%EAter l%E0%2C je vais bien trouver autre chose... Allez%2C une petite amie %3F Qui sait%2C un jour au coin d%27une rue... Je rencontrerai l%27%E2me soeur... A moins qu%27Aurore ne trompe son mec avec moi. Mais l%E0 je me fout le doigt de pied%2C et le gros orteil en plus%2C dans l%27oeil. Sniff%2C je suis malheureux A%EFe%2A%2C en plus %E7a fait mal %21%0D%0A%0D%0ABon%2C un petit po%E8me parce que vous le m%E9ritez.%0D%0A%0D%0A%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%27%0D%0A%0D%0ALa t%EAte dans les %E9toiles je joue %E0 la marelle%2C%0D%0ASur un pied je danse et mes souliers se font la belle%2C%0D%0AD%E9chauss%E9 je clopine dans l%92attente d%92un miracle%2C%0D%0ACeux qui y croient ont d%E9j%E0 %E9cout%E9 l%92oracle.%0D%0A%0D%0AMoi j%92y crois dur comme fer%2C mes principes sont tels %3A%0D%0AUne hirondelle fait des mouvements%2C en un battement d%92aile%2C%0D%0AElle dispara%EEt %E0 ma gauche%2C c%92est un signe%2C%0D%0AAu bout de trois sp%E9cimens la r%E9ponse est divine.%0D%0A%0D%0AComme les romains en leur temps d%E9cadent%2C %0D%0AMa vue baisse mais je per%E7ois des changements%2C%0D%0ADans le ciel les plan%E8tes chutent au noir%2C%0D%0AElle disparaissent comme un faucon d%92ivoire.%0D%0A%0D%0AChaque matin ma vision est celle de l%92aurore%2C%0D%0AQui vacille quand il pleut aujourd%92hui encore%2C%0D%0AMa soif de vie est loin d%92%EAtre morte%2C%0D%0AUne flamme s%92agite avant que je ne sorte.%0D%0A%0D%0ALoin des prisons d%92h%F4tels de luxe%2C des soir%E9es%2C%0D%0AEntre gens biens%2C mes journ%E9es et mes nuits amarr%E9es%2C%0D%0AAu port de l%92oubli terr%E9 des soir%E9es d%E9confites%2C%0D%0ALes ing%E9nues et les terroristes ne connaissent plus de limites.%0D%0A%0D%0AEt ma vie consiste %E0 mesurer%2C inlassablement%2C%0D%0ALes s%E9vices auxquels se soumettent mes prochains constamment%2C%0D%0ADans la rue%2C les caf%E9s%2C les restaurants et la marine%2C%0D%0ALe maire dans son lit doit aussi faire sa c%E2line.%0D%0A%0D%0ALe soir avant de me coucher%2C je croque une pomme%2C%0D%0AComme ceci%2C je suis s%FBr de me souvenir au sortir de mes sommes%2C%0D%0ADes lacunes et des lagunes qui parfument%2C%0D%0AMes nuits de leur onguent qui donne le rhume.%0D%0A%0D%0ADans sa pipe ma femme ressemble %E0 une lyc%E9enne%2C%0D%0AJe l%92assomme %E0 coup de questions concernant sa haine%2C%0D%0AJ%92assume ses r%E9ponses quand elle se d%E9m%E8ne%2C%0D%0AAu lit c%92est la plus sereine des hy%E8nes.%0D%0A%0D%0A%0D%0AAu lit %21 Il est 22h52 heure locale%2C je vais piquer un roupillon.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.