20||10,10,10|236| 0|0|Paroles de po%E8tes|remi||20:50:53|10/21/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AJe met un %22s%22 %E0 po%E8tes au cas o%F9 des passagers ou des passag%E8res du forum souhaiteraient d%E9poser leurs po%E8mes ou un po%E8me%2C ce site leur est ouvert.%0D%0A%0D%0AEn ce moment%2C je suis un peu pr%E9cipit%E9 par les %E9v%E8nements. La maladie de Ruth%2C la d%E9cision de Daniel de se d%E9marquer du forum un moment%2C et puis des choses dans ma vie%2C car il n%92y a pas que le forum%85 Je ne sait pas trop comment r%E9agir face %E0 tous cela%2C et je demande conseil %E0 ma psychologue%2C ou plut%F4t%2C elle me conseille le plus naturellement du monde%2C quand je lui expose mes ressentis. Fid%E8le%2C je l%E2che de temps %E0 autre quelques po%E8mes que je griffonne dans le train de banlieue%2C mais le temps n%92y est pas%85 Non%2C je n%92ai pas le temps %E0 %E7a. C%92est bien%2C les po%E8mes%2C j%92adore %E7a%2C mais l%E0 en ce moment je n%92y arrive pas%2C ce n%92est qu%92une p%E9riode%2C apr%E8s %E7a reviendra %21%0D%0A%0D%0A%09Selon la psychologue de ma m%E8re%2C ma s%9Cur fait une d%E9pression. Elle ne veut pas voir de psychologue%2C ma m%E8re l%92a emmen%E9e%2C d%92abord de force%2C puis de son plein gr%E9%2C plusieurs fois. Elle ne veut pas -pour le moment- y retourner%2C car celui-ci ne lui pla%EEt pas %3B elle le dis%2C mais %E0 chaque fois c%92est le m%EAme qu%92on lui propose%85 %0D%0A%0D%0A%09L%92ambiance %E0 la maison est plut%F4t insupportable %3A je suis entre deux feux %3A celui de ma m%E8re qui refuse de me voir agir comme le p%E8re de ma s%9Cur%2C ce que je ne suis pas mais qui d%E9cid%E9ment leur para%EEt %E0 tous comme %E9vident %28%3F%21%29. Bizarrement mon p%E8re ne r%E9agis pas. Je ne l%92ai pas vu depuis un mois%2C tout va pour le mieux%2C donc %3A pas de nouvelles%2C bonnes nouvelles %21 Mais ma s%9Cur est aussi source de conflit %3A elle me consid%E8re comme un malade%2C n%92arr%EAte pas de me dire %AB Ta gueule %BB et %AB T%92es con %BB. Elle ne le voit peut-%EAtre pas%2C mais%2C ce que m%92expliquait ma m%E8re%2C c%92est qu%92elle a eu tr%E8s peur pour moi au moment de ma maladie.%0D%0A%0D%0A%09Maintenant que %E7a va mieux pour moi il serait bon de s%92int%E9resser aux %AB dommages collat%E9raux %BB puisque %E7a fait plus d%92un an maintenant que j%92ai %E9t%E9 hospitalis%E9. Bref%2C ma m%E8re ne r%E9alise pas enti%E8rement la port%E9e de la parole%2C puisqu%92elle crie sur ma s%9Cur%2C et elle%2C ma s%9Cur%2C ne r%E9alise pas la port%E9e de sa vie. Elle d%E9truit petit %E0 petit toutes ses relations%2C sans le reconna%EEtre%2C pour le moment mais je sais que dans la d%E9pression on est conscient de sa destruction. Quand elle ira vraiment mal%2C elle r%E9agira%2C je le sait et je l%92esp%E8re que ce sera assez t%F4t. Maintenant%2C %E7a serait l%92id%E9al.%0D%0A%0D%0AAmis et Amies des Muses%2C Bonsoir %21%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A 1|1|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||21:24:55|10/21/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AEnfin quelque chose %E0 se mettre sous la dent %21%0D%0ASi vous cherchez l%27amour%2C c%27est la-dedans %21%0D%0A%0D%0AOuvrez le coffre en bois%2C fouillez dans le grenier%2C%0D%0AVous trouverez bien un petit cadre dor%E9.%0D%0A%0D%0ADedans ce cadre%2C une photo jaunie%2C dentel%E9e de grand-m%E8re%2C%0D%0ALa reine de la dentelle%2C c%27est elle%2C un go%FBt amer...%0D%0A%0D%0ADans ma bouche je n%27ai pas encore de dentier%2C la salive%2C%0D%0AElle me tient compagnie%2C cette rengaine%2C borne tout live...%0D%0A%0D%0AUn vieux vinyle%2C aussi%2C vous trouverez %3A un air d%27op%E9ra%2C%0D%0ADans sa pochette en papier%2C sursaut %21 Un rat...%0D%0A%0D%0ALa poussi%E8re vous prend au nez%2C %E9ternu%E9 %21 Un papillon%0D%0AS%E9ch%E9 dans une toile de soie vous regarde sans passion...%0D%0A%0D%0ALe gramophone %E9gr%E8ne la derni%E8re note du dernier accord de piano%2C%0D%0AVous rangez m%E9thodiquement la grise valise sur le panneau.%0D%0A%0D%0ALa trappe referm%E9e%2C vous descendez les marches de l%92escalier centenaire%2C%0D%0AVous allez vous pr%E9parer un th%E9%2C %E0 la primev%E8re%85%0D%0A%0D%0AGrand m%E8re%2C souvent je pense %E0 toi%2C et je prie%2C pour ton souvenir%2C%0D%0ASouvent tu tra%EEnait la patte%2C mais toujours ton sourire%85%0D%0A%0D%0AMe faisait grandir.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A 2|2|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||21:26:18|10/21/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AUn petit po%E8me dat%E9 du 20%2F10%2F02.%0D%0A%0D%0A%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%23%0D%0A%0D%0A%0D%0AL%92hiver la gaie rite fait du sur-place beau%2C%0D%0APendant qu%92il am%E8ne au fils son placebo%2C%0D%0ACale feutr%E9e danse autour d%92y voir%2C%0D%0ABuvant un d%E9ca potable aux iris d%92ivoire.%0D%0A%0D%0AMa mie Nova dans sa yourte a %E9cr%E9m%E9 le demi%2C%0D%0APetit laid montre patte blanche devant ses ennemis%2C%0D%0ALac tel fait con%2C cul%2C rance%2C ici aussi L%E9vi danse%2C%0D%0AC%92est la pelle-cuill%E8re en ce sens qu%92elle est ainsi dense.%0D%0A%0D%0AD%E9bile en t%EAte%2C la fourche %E9t%E9 des pinards souille%2C%0D%0ALa sentinelle %E9tincelle roulant de Sahel%2C douille%2C%0D%0ATambouille pour les assoiff%E9s%2C asphyxie pour tous%2C%0D%0ATranquille d%E8s endormis%2C les juifs toussent.%0D%0A%0D%0AEnfourn%E9s en une journ%E9e%2C on respire les chemin%E9es%2C%0D%0AA califourchon sur une benne%2C un m%F4me achemin%E9%2C%0D%0ATouille la merde de ses cheveux crades%2C%0D%0APenche ses yeux %E0 la fa%E7on d%92une estrade.%0D%0A%0D%0AA ma gauche on croirait voir des enfants%2C%0D%0ALe bras tendu je passe pour un %E9l%E9phant%2C%0D%0ASi tromp%E9 qu%92un arbre y rigolerait deux fois%2C%0D%0AUn chewing-gum en guise de chaud-froid.%0D%0A%0D%0AA ce jeu mes amis ont des rides%2C haut%2C%0D%0AA la soie d%E9concentr%E9e et en m%EAme temps%2C peau%2C%0D%0ALe tempo dans l%92eau du bain rythme et blouse%2C%0D%0AAgathe se blouse la main dans la culotte%2C ventouse.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 3|3|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||21:23:38|10/22/2002|Salut%2C%0D%0A%0D%0ATout se passe bien ici chez moi%2C en France aussi je crois%2C%0D%0AEn tous cas%2C la guerre n%27est pas pour demain%2C je vois%2C%0D%0ADes imb%E9ciles ignorer les pauvres %E8res%2C se saouler %E0 l%27encre%2C%0D%0ADe 20 minutes%2C le journal parodique... Esth%E9tique de cancre.%0D%0A%0D%0ACritique%2C je suis et je reste. T%EAtu%2C les affaires m%92occupent%2C%0D%0ALa t%EAte dans les %E9toiles je file tout droit sans que %E7a me pr%E9occupe%2C%0D%0AL%92avenir est-il un long pass%E9 %3F Triste moralit%E9%2C que de dire%2C%0D%0AOui%2C mais non car la suite%85 Le futur va bient%F4t venir.%0D%0A%0D%0ALe matin quand je prend mon train je croise le regard de ceux qui ont froid %3B%0D%0ALe matin je suis la foule se rendre au chaud dans leurs endroits%2C%0D%0ABien douillets%2C tranquilles bureaux de verre et de moquette%2C%0D%0AAssis dans leurs fauteuils de cuir ils n%92en font qu%92%E0 leur t%EAte.%0D%0A%0D%0AMais moi je sens que %E7a ne peux plus durer%2C la France%2C%0D%0AVa exploser%2C je le sais%2C sinon le Mal sera dans la danse%2C%0D%0AIl ne faut pas%2C non%2C que le Mal%2C entre dans la danse%2C d%E9gage %21%0D%0ACri de souffrance mais que peut-on impuissant devant tant de gages %21%0D%0A%0D%0ALe FN monte%2C la crise gronde%2C m%EAme dans ma vie le ch%F4mage s%92installe%2C%0D%0AA croire que je ne suis pas le seul %E0 m%92inqui%E9ter dans la salle%2C%0D%0APuisque les braves gens pleurent aussi en buvant leur caf%E9%2C%0D%0ACar dans les chambres ils sont seuls %E0 s%92empaffer.%0D%0A%0D%0ALa morale est bonne%2C mais parfois le silence r%F4de %3B%0D%0ADans ma classe aujourd%92hui les corbeaux maraudent%2C%0D%0AJusqu%92au fond de la nuit on entend les plaintes%2C%0D%0ADe la fen%EAtre et du vent qui suinte.%0D%0A%0D%0ARien de bien dangereux%2C voyez-vous%2C mais la crainte%2C%0D%0ACelle des gens honn%EAtes et qui n%92ont rien %E0 se reprocher%2C les saintes%2C%0D%0ALa main sur le c%9Cur ils jurent n%92avoir rien fait de mal%2C%0D%0AMais quand ma main se tend on entend plus qu%92un pauvre r%E2le%85%0D%0A%0D%0ADonnez pour les sans-abris%2C l%92aum%F4ne est bonne%2C%0D%0AL%92Itin%E9rant aussi c%92est comme un phare dans ce qui b%E9tonne%2C%0D%0AUn r%E9verb%E8re rutilant avec sa page de po%E9sie%2C lisez%2C%0D%0AAu pied de ce pyl%F4ne vous n%92y verrez pas un chien pisser.%0D%0A%0D%0ATous ces malheurs r%E9unis font que la rue fait mal%2C%0D%0AEtre sans-logis c%92est trouver un go%FBt %E0 la lame%2C%0D%0ACoup%E9 au montage des infos le clochard disait %3A%0D%0AChez moi c%92est chez vous%2C et une lueur luisait.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 4|4|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||21:27:49|10/22/2002|[font size="1" color="#5B64B0"]Modifié le 22-10-02 à 21:30  (GMT)[/font][p]Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AUne lueur luisait%2C oui%2C dans ses yeux battus%2C%0D%0APar le vent%2C la neige%2C et %E0 battons rompus%2C%0D%0AIl parlait%2C se d%E9menait comme un beau diable%2C%0D%0AS%27emp%EAtrai finalement dans des bouff%E9s de sable.%0D%0A%0D%0ATriste soir o%F9 je rencontrai ce moins-que-rien%2C%0D%0APartageant sa picole pendant une heure au moins%2C%0D%0APuis l%27alcool aidant il s%27est mis %E0 plonger%2C%0D%0ALa t%EAte la premi%E8re dans le coma sans danger.%0D%0A%0D%0AIl dort. Sur le quai de la gare.%0D%0APersonne pour s%27inqui%E9ter de son sort.%0D%0AIl dort. Mais il pourrait %EAtre mort...%0D%0A%0D%0A%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%7E%0D%0A%0D%0A%C2ne alpha b%EAte%2C rougis de honte sache que ta vie%2C%0D%0ALoin d%92%EAtre t%EAtue%2C est en fait hue de paille %E9pi%2C%0D%0AL%E2che ton pinceau et colore de lumi%E8re ta feuille%2C%0D%0AAu doigt %E9tale la suie %E9carlate dure comme un deuil.%0D%0A%0D%0A%C0 chaque pouss%E9e de l%92index%2C le rose aux joues%2C%0D%0ALe papier creuse et crisse dessous les dessous%2C%0D%0A%C9dent%E9 par avant et mordu de blanches neiges%2C%0D%0ALe taille-pipe %E9crase du menton le si%E8ge.%0D%0A%0D%0AD%E9part avant%2C chass%E9 de par les%2C %C9ole et colle%2C%0D%0ADeux suspects des cimes majestueux errent sang volent%2C%0D%0AGouttes de sueur blanche%2C houille%2C miroir d%E9formant%2C%0D%0A%C0 peine abattus les cartes%2C le journal est au courant.%0D%0A%0D%0ADans la ville-poussi%E8re%2C les lumi%E8res sont reines du soir%2C%0D%0AAu petit jour c%92est la nuit qui se repose. Elle dessaoule%2C boit du noir%2C%0D%0AEst entendu que les %E9toiles font la noce jusqu%92%E0 plus soif%2C%0D%0AIvres mortes%2C Saturne en rond et P%E9gase la d%E9coiffe.%0D%0A%0D%0APompiers du lever d%92incendie%2C les nuages font mourir%2C%0D%0ALes %E9clats du Soleil%2C astre rutilant dans sa fa%E7on de se v%EAtir%2C%0D%0AUn monocorde hier descende%2C %E0 vie %E0 l%92heure des zincs%2C%0D%0AVrombissant oiseau-tonnerre%2C dans les rafales de flingues.%0D%0A%0D%0ANoir%2C noir%2C noir%2C tout est charbon. Terril d%E9fiant la gravit%E9%2C%0D%0AUn monceau les mine%2C silicose insupportable qui en v%E9rit%E9%2C%0D%0ATouche les poumons et ronge la t%EAte de celui qui pioche%2C%0D%0AMartel%E9 en plus de %E7a par les bandits qui empochent.%0D%0A%0D%0ATrou. Un gouffre dans la nuit encore plus sombre que la mort%2C%0D%0AEngloutit les hommes%2C les b%EAtes et le mat%E9riel. Triste sort%2C%0D%0APersonne n%92en sort. Justement%2C voil%E0 un individu%2C%0D%0ALe visage de suie%2C le foulard serr%E9%2C le menton fendu%85%0D%0A%0D%0AC%92est Renaud. Avec sa pioche%2C pioche%2C pioche%2C dans la mine%2C%0D%0ARenaud il a%2C deux p%92tites guenilles%2C %E0 la fa%E7on d%92une famine%2C%0D%0AUne gueule cass%E9e%2C un air ramass%E9%2C l%92acteur souris%2C%0D%0ALe chanteur explose%2C le grisou %E0 la chaleur est parti.%0D%0A%0D%0AEt puis%2C il y a%2C un air deux familles%2C les Ogres de barbecue%2C%0D%0AIl font r%F4tir les minettes sur le grill%2C la fourchette dans le cou%2C%0D%0AR%EAvent de fanfares et de majorettes%2C les voitures%2C%0D%0ARutilantes b%E9canes au chromes astiqu%E9s gammes dures.%0D%0A%0D%0AChouette%2C c%92est ainsi qu%92on est%2C c%92est comme %E7a qu%92on vit%2C%0D%0AChacun pour sa pomme mesure le silence%2C %E0 l%92envie%2C%0D%0AOn a instaur%E9 une r%E8gle %3A la loi%2C c%92est moi%2C c%92est personne donc%2C%0D%0ACar mon nom je l%92ai perdu en allant aux march%E9 aux ponkes.%0D%0A%0D%0AOn m%92a clou%E9 sur une croix%2C m%92a ligot%E9 b%E2illonn%E9%2C%0D%0APhantasme du crucifi%E9 qui y croit%2C ballonn%E9%2C%0D%0AEntre les bras tendus une t%EAte de Turc juives%2C%0D%0AUn t%EAtu %E7a c%92est s%FBr%2C un geste sans salive.%0D%0A%0D%0ASutures%2C marques sur les plaies du Christ%2C%0D%0ALe lien est %E9vident%2C c%92est la cruaut%E9%2C c%92est triste%2C%0D%0A%C0 dire%2C mais les phalanges noires sont pass%E9s%2C%0D%0ALes Romains m%E9galos ont %E0 peine les %E9v%E9nements d%E9pass%E9s.%0D%0A%0D%0AConclusion%2C qu%92on en finisse une fois pour toute%2C%0D%0AJamais ne tirer un trait sur les Nazis%2C redoute%2C%0D%0AR%E9veille en toi la fureur de Primo L%E9vi%2C%0D%0A%C9crit et crie que tu es pour la Vie%85%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 5|5|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||19:05:47|10/24/2002|Bonjour%2C %0D%0A%0D%0AD%E9j%E0 que celui de Mardi %E9tait long%2C mais l%E0%2C vous allez adorer%2C il fait trois pages de texte %21%0D%0ARien qu%27%E0 y penser %E7a m%27excite.%0D%0AIl faut produire et reproduire encore %21 %28Noir D%E9sir%2C citation enjou%E9e%29...%0D%0A%0D%0A%0D%0A%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%26%0D%0A%0D%0ABl%EAme%2C embl%E8me%2C mon immeuble il est tronqu%E9%2C%0D%0AAb%EEm%E9 de pied en cap par celui qui l%92a troqu%E9%2C%0D%0AContre un habitus d%92ordre et de fragilit%E9%2C%0D%0ALe mieux qu%92on puisse faire c%92est la charit%E9.%0D%0A%0D%0AFatigu%E9 d%92%EAtre fatigu%E9%2C c%92est la rengaine%2C%0D%0ALa petite politique d%92esprit moqueur humaine%2C%0D%0AAbasourdi devant un tel pr%E9cipice%2C%0D%0AMon gendre se pr%E9cipite %E0 l%92aube de sa m%E9tisse.%0D%0A%0D%0APo%E9sie%2C solitude%2C la loi est l%E0%2C habitude%2C%0D%0AForce tranquille des jours sans certitude%2C%0D%0AL%92esprit traumatis%E9 par la cr%E8ve des transports%2C%0D%0AL%92image d%92abord plus probable qu%92elle jette un sort.%0D%0A%0D%0A%C0 son insu%2C la transmission se fait rapide%2C%0D%0APlus rapide m%EAme qu%92une folle mission%2C avide%2C%0D%0ADe d%E9sespoir et de col%E8re noire%2C jusqu%92au bout%2C%0D%0AL%92eau qui dort %E0 toujours eu la part d%92un caillou.%0D%0A%0D%0AHibernant%2C hiberno%EBl%2C infernale torpeur d%E8s l%92aube%2C%0D%0ALes paupi%E8res mi-closes tu souffles sur tes l%E8vres%2C%0D%0AChassant de l%92autre main les soucis de catacombes%2C%0D%0AJe te vois descendant les marches %E0 la recherche de verve.%0D%0A%0D%0APause.%0D%0A%0D%0ATransperc%E9e%2C le c%9Cur saignant%2C ma f%E9e%0D%0AVoit sa vie s%92envoler dans une marque de caf%E9%2C%0D%0AElle lit les esprits du capitalisme%2C aussi%2C%0D%0AElle sait quand les huissiers viendront ici.%0D%0A%0D%0A%C0 fortiori%2C sans g%EAne pr%E9matur%E9e%2C la naissance%2C%0D%0A%C0 contrario de la mort%2C suppose la d%E9cadence%2C%0D%0AAutant dire que l%92on voit dans les astres%2C%0D%0ASoit la vigilance ou bien le d%E9sastre.%0D%0A%0D%0ADe ce message%2C je ne sait qui l%92a relu ou %E9cris%2C%0D%0AMais je comprend qu%92on ne veut%2C m%EAme contrits%2C%0D%0AEn faire profiter la majeure partie%2C%0D%0ALes petits%2C ceux qui jamais n%92ont eu de soucis.%0D%0A%0D%0ALe type%2C je le savais%2C avait la mainmise%2C%0D%0ASur tout ce qui le d%E9rangeait%2C %E9tait permise%2C%0D%0ALa discr%E9tion autant dire l%92arbitraire le plus total%2C%0D%0ALa d%E9licatesse comme l%92%E9galit%E9 lui %E9tait %E9gales.%0D%0A%0D%0ASans pr%E9tention%2C survivant des beaux jours%2C%0D%0AL%92artiste repeint et ren%E2cle ses beaux atours.%0D%0A%0D%0APause.%0D%0A%0D%0ASilence de chambre noire%2C les laborantins fur%E8tent%2C%0D%0AVont et viennent de bas en haut sit%F4t la fourmi pr%EAte%2C%0D%0ASalivent de plaisir pour nettoyer la b%EAte%2C%0D%0AQui t%EAte%2C b%EAche%2C dort et remue la t%EAte.%0D%0A%0D%0ASaloperie d%92organe qui fout le camp%2C%0D%0AMon cerveau n%92a cure de d%E9tergent%2C%0D%0AArbitre les matchs sexuels %3A %AB onze partout %BB%2C%0D%0AIl n%92a que foutre des clandestins qui rendent fou.%0D%0A%0D%0AJe passe mes dimanches %E0 taper le clavier%2C%0D%0AJ%92ai la clavicule%2C maladie g%E9n%E9ralement pas envi%E9e%2C%0D%0AQui ankylose mes doigts et les amorphe%2C%0D%0AUne seule solution %3A consulter %E0 D%FCsseldorf.%0D%0A%0D%0ATentacule%2C ma besogneuse queue %E9ructe des sensations%2C%0D%0ADes s%E9lections sens%E9es sans espoir%2C sans action%2C%0D%0ASi sous-pes%E9es que sans %E7a elles mouraient de non-vie%2C%0D%0ALes tensions malhabiles de si pu%E9riles gu%E9rillas de Colombie.%0D%0A%0D%0APotaches%2C les spectacles de troupe amusent la galerie%2C%0D%0AMais qui rit si ce n%92est le troufion de service aguerri%2C %0D%0ALe couillon si bas de gamme %E0 port%E9e de la main%2C%0D%0ALe parall%E9lisme dangereux est partout remis au lendemain.%0D%0A%0D%0ADans si peu de temps comment caser le num%E9ro%2C%0D%0AAlourdit par son oreille gauche il siffle sur un micro%2C%0D%0ALe portable en bandouli%E8re%2C sans risque z%E9ro%2C%0D%0AJe m%92immisce dans une partie de calim%E9ro.%0D%0A%0D%0APause.%0D%0A%0D%0AUn jongleur%2C dans son trap%E9ziste volant%2C%0D%0ARamasseur de balles pour le filet du perdant%2C%0D%0AJongle comme son esprit est form%E9 de quilles%2C%0D%0AHaut comme trois pommes il fait tourner les filles.%0D%0A%0D%0AAttard%E9 par son chauffeur%2C le wagon-lit dans sa course%2C%0D%0AFait pousse de tout son poids contre les bourses%2C%0D%0AD%E9cupl%E9 par erreur le transfert est source de bonheur%2C%0D%0AAinsi charg%E9 de soufre%2C le Tibet est %E0 l%92heure.%0D%0A%0D%0AQuoi de plus sensible qu%92un carillon mal r%E9gl%E9 %3F%0D%0AFaire coucou %E0 pas d%92heure n%92est pas chose ais%E9e%2C%0D%0ALa tactique des suisses est de faire l%92amour%2C%0D%0A%C0 tous moments et de boire des Kronembourg.%0D%0A%0D%0ALe rapport%2C me direz-vous entre l%92horloge et%2C%0D%0ALes suisses c%92est que les suisses sont horlogers%2C%0D%0AMais saviez-vous que quand on s%92laisse pousser%2C%0D%0ALa barbe on %E9l%E8ve sans le vouloir des %E9pic%E9s.%0D%0A%0D%0AColl%E8gue%2C %E0 te voir ainsi j%92ai peur pour ton avenir%2C%0D%0ATu as l%92air fatigu%E9 de tous les jours subir%2C%0D%0ALa col%E8re de tes chefs et la boh%E8me de ton sabir%2C%0D%0ATu parles %E0 ta femme et elle ne sait quoi te dire.%0D%0A%0D%0AJe comprend%2C mais vois-tu%2C la vie est mal faite%2C%0D%0AQuand au lit on voudrait gagner en fait on d%E9faite%2C%0D%0AD%E9pit%E9 par tant d%92%E9checs la partie n%92est pas perdue%2C%0D%0AJuste commenc%E9e entre toi et les avenues.%0D%0A%0D%0AFin%2C%0D%0AFaim.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 6|6|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||20:04:06|10/25/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0A%C9crits dans les transports%2C voici mes textes%2C%0D%0AVous les lirez d%27abord%2C ensuite le reste.%0D%0A%0D%0AEn fumant un cigare%2C bouff%E9es apr%E8s bouff%E9es%2C%0D%0AVous me lirez hagard%2C perdu dans les fum%E9es.%0D%0A%0D%0AJe suis un peu bizarre%2C la t%EAte dans le coton%2C%0D%0ALes yeux sans regard%2C chacun %E0 ses fonctions.%0D%0A%0D%0ALisez mes longs messages%2C vous comprendrez apr%E8s%2C%0D%0ASoyez un public sage%2C attentif et secret.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A%0D%0A%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%3B%0D%0A%0D%0ALa pluie mouille mon visage%2C noy%E9 de sueur%2C%0D%0ALe bruit fait un carnage%2C de huit %E0 seize heures.%0D%0A%0D%0ALa blouse bleue remonte l%E0%2C pr%E8s de l%92h%F4pital%2C%0D%0ALa femme a mal au doigt%2C elle se porte p%E2le.%0D%0A%0D%0AVaisselle ou pas vaisselle%2C ma m%E8re a raison%2C%0D%0AC%92est elle qui fait les courses%2C seule %E0 la maison.%0D%0A%0D%0ADepuis un mois mon p%E8re%2C je ne l%92ai pas vu%2C%0D%0AIl ne t%E9l%E9phone gu%E8re%2C et moi non plus.%0D%0A%0D%0ADepuis que je travaille%2C je gagne de l%92argent%2C%0D%0AJ%92ai achet%E9 des affaires%2C un sac un v%EAtement.%0D%0A%0D%0AMa s%9Cur ne va pas bien%2C elle fait une d%E9pression%2C%0D%0AElle arr%EAte la peinture%2C sans r%E9mission.%0D%0A%0D%0AChez moi %E7a va pas fort%2C y%92a la pression%2C%0D%0AChaque matin c%92est la guerre%2C j%92ai l%92impression.%0D%0A%0D%0A%C0 l%92%E9cole je m%92am%E9liore%2C je suis les dialogues%2C%0D%0AC%92est d%FB %E0 mes rapports%2C chez la psychologue.%0D%0A%0D%0AAurore je pense %E0 toi%2C j%92en r%EAve m%EAme la nuit%2C%0D%0A%C0 tous ce qu%92on fait pas%2C %E0 tous mes soucis.%0D%0A%0D%0ALe mieux que je puisse faire%2C c%92est encore parler%2C%0D%0AMettre un mot devant l%92autre%2C c%92est pas compliqu%E9.%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 7|7|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||20:32:26|10/25/2002|Re-Bonjour%2C%0D%0A%0D%0AEn rentrant du boulot%2C ce soir vers dix-sept heures%2C%0D%0AUn type et son m%E9got%2C me regarde%2C moqueur %3A%0D%0A%0D%0A%AB Nique ta m%E8re %21 %BB Me dit-il%2C trouvant %E7a rigolo%2C%0D%0A%AB Me regarde pas comme %E7a %BB%2C puis il me suit tant%F4t.%0D%0A%0D%0APuis dans le souterrain%2C il m%92attrape au poignet%2C%0D%0AMe tire avec entrain%2C r%E9p%E8te son quolibet.%0D%0A%0D%0A%AB Nique ta m%E8re %BB%2C dit-il%2C %AB Me regarde pas comme %E7a %BB%2C%0D%0AIl me frappe violemment%2C de la t%EAte sur moi.%0D%0A%0D%0AUn joli coup de boule%2C%0D%0AEn plein devant la foule%2C%0D%0AEt du poing il insiste%2C%0D%0AJe saigne c%92est pas triste.%0D%0A%0D%0AMes lunettes ont vol%E9es%2C dedans le souterrain%2C%0D%0ASur une marche d%92escalier%2C au pied des citadins.%0D%0A%0D%0AUn noir le fait stopper%2C s%92interpose entre nous%2C%0D%0AMe dit %AB va les chercher %BB%2C mes binocles sont o%F9.%0D%0A%0D%0AJe rattrape un complice%2C lui dis %AB Tu l%92as cherch%E9%2C%0D%0AJe vais chez la police%2C m%EAme si t%92es %E9m%E9ch%E9. %BB%0D%0A%0D%0AAlors s%92ensuit pour moi%2C une attente impossible%2C%0D%0AAu commissariat%2C qu%92elle soit disponible.%0D%0A%0D%0AFinalement re%E7u%2C par un officier%2C%0D%0AJe raconte la venue%2C d%92un violent %E9tranger.%0D%0A%0D%0ATrois heures sont pass%E9es%2C%0D%0ADepuis mon arriv%E9e%2C%0D%0AMa plainte enregistr%E9e%2C%0D%0AJe peux aller manger.%0D%0A%0D%0AMoralit%E9%2C en fait%2C mieux vaut ne pas se m%EAler%2C%0D%0ADes petits d%E9linquants%2C m%EAme pas les regarder.%0D%0A%0D%0APour moi ce fut atroce%2C une plaie sanguinolente%2C%0D%0ABalafre du f%E9roce%2C ma joue s%92orne d%92une fente.%0D%0A%0D%0ADemain je vais consulter%2C mon m%E9decin traitant%2C%0D%0AJe veux encore travailler%2C m%EAme si c%92est fatiguant.%0D%0A%0D%0A%0D%0A%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%A7%0D%0A%0D%0AD%E9cadent%2C le peuple de France%2C cognant %E0 tout va%2C%0D%0A%C0 bout de bras exigeant des silences tout bas%2C%0D%0AD%E8s l%92arriv%E9e il est juge et partie civile%2C%0D%0AAttentif aux moindres coups bas%2C il est adroit.%0D%0A%0D%0AJe proteste%2C ma situation l%92exige%2C en fait%2C%0D%0AD%E8s la riposte je pr%E9texte un mal %E0 la t%EAte%2C%0D%0APour attrister les faits%2C ma douleur est ancr%E9e%2C%0D%0AAu fond de ma pens%E9e%2C dans le plus vif d%E9cret.%0D%0A%0D%0APrisonnier de la vie%2C on fait avec ses mains%2C%0D%0A%C0 trop faire le malin%2C souffrance est pour demain%2C%0D%0ALes le%E7ons %E0 tirer%2C sont celles de ma d%E9tresse%2C%0D%0AOn imagine la suite%2C les titres de la presse.%0D%0A%0D%0ADepuis deux tristes heures%2C je vis un cauchemar%2C%0D%0AMes sensations demeurent%2C j%92ai mal et j%92en ai marre%2C%0D%0A%C0 vouloir porter plainte%2C mes litanies s%92%E9vadent%2C%0D%0AEntre autres mainte et mainte %2C fa%E7on de faire balade.%0D%0A%0D%0AAux mots crois%E9s s%92%E9chappent%2C les distances %E9ph%E9m%E8res%2C%0D%0A%C0 chaque croisement soupapes%2C et manches solitaires%2C%0D%0ADe la plus haute sph%E8re%2C on imagine les astres%2C%0D%0AEn bas de la mis%E8re%2C une course p%E9destre.%0D%0A%0D%0A%C0 tort ou %E0 raison%2C pas de quoi s%92exciter%2C%0D%0AMa l%E8vre va d%E9gonfler%2C si jamais t%92es cit%E9%2C%0D%0AAu commissariat%85%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0ANe vous inqui%E9tez pas. Cette histoire vient de m%27arriver%2C je vais bien%2C je n%27aurai probablement pas de cicatrice%2C tout va bien. J%27irai identifier l%27agresseur si possible par les photos du commissariat...%0D%0A%0D%0AAu revoir%2C%0D%0AR%E9mi. 8|8|RE%3A Paroles de po%E8tes|D_Dupagne||21:49:10|10/25/2002|Bonsoir Remi%2C%0D%0A%0D%0APas facile la vie%2C en ce moment%2C%0D%0ALa violence est partout%2C notre monde est fou%2C%0D%0AEsp%E9rons que l%27entraide%2C le soutien des autres%2C%0D%0APermette de mieux supporter les vicissitudes de l%27existence.%0D%0A%0D%0AVous avez toute mon amiti%E9%2C%0D%0A%5Btable border%3D%220%22 width%3D%22310%22 cellspacing%3D%220%22%5D%5Btr%5D%5Btd width%3D%2260%22%5Dhttp%3A%2F%2Fwww.atoute.org%2Fimages%2Fdivers%2Fddsign40.jpg%5B%2Ftd%5D%0D%0A%5Btd width%3D%22250%22%5D%5Bfont color%3D%22%23666666%22 size%3D%222%22 face%3D%22Arial%22%5D%5Bb%5DDr Dominique Dupagne%0D%0AAdministrateur du Forum%0D%0ANul en rimes%5B%2Fb%5D%5B%2Ffont%5D%5B%2Ftd%5D%5B%2Ftr%5D%5B%2Ftable%5D 9|9|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||19:46:56|10/26/2002|Bonjour%2C%0D%0A%0D%0ABonsoir Docteur Dupagne%2C merci pour votre soutien%2C%0D%0AMon homme ira au bagne%2C il ne regrette rien.%0D%0A%0D%0ALa vie est difficile%2C mais les femmes sont habiles%2C%0D%0APour d%E9m%EAler les fils%2C de la violente ville.%0D%0A%0D%0AAmis%2C amies%2C et Cie%2C et si on faisait la ronde%2C%0D%0ATous ensemble ainsi%2C tout autour du Monde %3F%0D%0A%0D%0A%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%3F%0D%0A%0D%0A%0D%0ASucculente succ%E9dan%E9e de M%E9diterran%E9e%0D%0A%0D%0ACe midi j%92ai mang%E9 des aubergines grill%E9es%2C%0D%0AAvec du b%9Cuf saut%E9%2C c%92%E9tait %E0 d%E9guster.%0D%0A%0D%0AJ%92%E9tais chez mon papa%2C premi%E8re fois en un mois%2C%0D%0AQuand hier il appela%2C il me fit une belle joie.%0D%0A%0D%0AAujourd%92hui aux infos%2C une prise d%92otages%2C%0D%0AAvec juste ce qu%92il faut%2C de viols et de carnages.%0D%0A%0D%0A%C0 Moscou en direct%2C les reporters s%92expriment%2C%0D%0AIls racontent l%92abject%2C avec photos en prime.%0D%0A%0D%0AClaire Chazal sur F2%2C a fait un gros lapsus%2C%0D%0A%AB Porc portion %BB%2C un aveux%2C elle baise et elle suce %3F%0D%0A%0D%0AQuand %E0 moi j%92ai dragu%E9%2C aujourd%92hui Delphine%2C%0D%0APratique la MJC%2C surtout qu%92elle est belle fine.%0D%0A%0D%0AJ%92ai vu le m%E9decin%2C pour mon estafilade%2C%0D%0AIl a mis ses deux mains%2C j%92ai mis de la pommade.%0D%0A%0D%0AAvec ma m%E8re ce soir%2C on mange du poisson%2C%0D%0AIl est huit heures%2C fait noir%2C c%92est les informations.%0D%0A%0D%0AMa s%9Cur revient demain%2C %E0 la gare de Lyon%2C%0D%0AOn attend haut la main%2C qu%92elle ne fasse pas de fa%E7ons.%0D%0A%0D%0A%0D%0ABonsoir%2C%0D%0AR%E9mi. 10|10|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||14:30:56|10/27/2002|[font size="1" color="#5B64B0"]Modifié le 27-10-02 à 14:52  (GMT)[/font][p]Bonjour%2C %0D%0AUn message qui finit mal pour une fois%2C%0D%0AEn alexandrin pour peu que j%27y crois %3A %0D%0A%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%3C%0D%0A%0D%0ABonjour et bienvenue%2C voici un long message %3A%0D%0AOui vous avez bien lu%2C pas un heureux pr%E9sage.%0D%0A%0D%0ADepuis deux longues ann%E9es%2C ma vie a d%E9rout%E9%2C%0D%0ADepuis que j%92ai saisi%2C la chance que j%92avais.%0D%0A%0D%0AJe suis un homme qui pense%2C aussi je vous l%92accorde%2C%0D%0AMa vie on s%92en balance%2C moi au bout d%92une corde.%0D%0A%0D%0APourquoi partir perdant %3F La question est habile%2C%0D%0AMais je serai galant%2C ma vie n%92est pas tranquille.%0D%0A%0D%0ATous seul je resterai%2C j%92en suis persuad%E9%2C%0D%0ATant que ne pourvoirai%2C %E0 ma f%E9licit%E9e.%0D%0A%0D%0AJe sais qu%92on ne m%92ignore%2C je suis intelligent%2C%0D%0AEt c%92est comme on est fort%2C qu%92on reconna%EEt l%92argent.%0D%0A%0D%0ATout seul je suis paum%E9%2C comme un arbre sans branches%2C%0D%0AMes feuilles accompagn%E9es%2C %E9clairent sans %E9tanche.%0D%0A%0D%0APause.%0D%0A%0D%0AJ%92ai vu le docteur%2C on a estim%E9%2C%0D%0ALa somme de douleur%2C la peur d%92expirer.%0D%0A%0D%0AJe compte mes heures%2C plus que mes journ%E9es%2C%0D%0AJe suis radoteur%2C %E0 peine ador%E9.%0D%0A%0D%0AElle veut voir son gars%2C dit qu%92elle est pas libre%2C%0D%0AAurore a le droit%2C d%92%E9viter ma fibre.%0D%0A%0D%0AElle veut bien aussi%2C que je lui %E9crive%2C%0D%0ASi c%92est pour mon bien%2C pas pour la d%E9rive.%0D%0A%0D%0AJe lui %E9crirai%2C mais l%E0 j%92ai pas le temps%2C%0D%0AJe dois m%92endormir%2C je suis un fain%E9ant.%0D%0A%0D%0AJe ne l%92ai pas vu%2C cela fait longtemps%2C%0D%0AJe dois m%92endormir%2C elle au moins m%92attend%85%0D%0A%0D%0A%C0 trop esp%E9rer%2C on finit vieil homme%2C%0D%0AAssis%2C fatigu%E9%2C adorant Sodome.%0D%0A%0D%0AMoi je n%92ai que dalle%2C m%EAme pas l%92amiti%E9%2C%0D%0AD%92un vieux g%E9n%E9ral sans %E2me%2C mit%E9.%0D%0A%0D%0A%C0 trop voir %E7a%2C satisfaisant%2C%0D%0AOn baisse les bras comme un enfant.%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0AMoi j%92ai d%E9j%E0 la vie%2C et la mienne est pourrie%2C%0D%0APar la d%E9mocratie%2C %E0 trop vouloir%2C tant pis.%0D%0A%0D%0AMa belle est partit loin dans un havre de paix%2C%0D%0AL%E0-bas elle est%2C au moins%2C tranquille et loin de mes%0D%0AAspirations fugaces%2C attirances salaces%2C%0D%0ADe mes trucs d%E9gueulasses%2C elle voit pas ma face.%0D%0A%0D%0AD%92un c%F4t%E9 c%92est tant mieux%2C m%EAme si je trouve %E7a moche%2C%0D%0AQu%92elle fl%E9chisse les yeux d%E8s que je m%92en approche.%0D%0A%0D%0AElle et son petit copain s%92en vont main dans la main%2C%0D%0ATandis que r%EAve un brin%2C je passe pour un cr%E9tin.%0D%0A%0D%0A%28Aurore %3F Veux-tu de moi %3F Je suis amoureux fou%2C%0D%0AJe t%92aime et j%92ai la foi %E0 m%92en rompre le cou.%29%0D%0A%0D%0AAlpiniste casse-cou je n%92ai pas le vertige%2C%0D%0AAu sommet du Ventoux%2C je crois bien que je pige.%0D%0A%0D%0AFaire d%92une pierre deux coups%2C c%92est-%E0-dire ricocher%2C%0D%0AC%92est %E0 moiti%E9 tricher%2C c%92est aussi partager.%0D%0A%0D%0ACe que je ne dis point c%92est qu%92en ces lieux m%EAmes%2C%0D%0AR%E9gnait le terrorisme%2C la sueur et l%92haleine.%0D%0A%0D%0AEntre deux h%E9misph%E8res la vie est difficile%2C%0D%0A%C9quateur de la sph%E8re%2C et squatteur de sourcils.%0D%0A%0D%0AMa boh%E8me pass%E9e me rend m%E9lancolique%2C%0D%0ADe tous ces entass%E9s%2C il faut que je m%92explique.%0D%0A%0D%0ANouveau dans le lyc%E9e%2C je me suis aper%E7u%2C%0D%0AQue pour s%92y immiscer%2C il faut %EAtre bien per%E7u.%0D%0A%0D%0AEn passant la Seconde%2C je subissais la guerre%2C%0D%0AMa vie se d%E9vergonde%2C je n%92y distinguais gu%E8re.%0D%0A%0D%0AEn c%F4toyant le vice%2C j%92appris %E0 contourner%2C %0D%0ACoyote de service%2C la loi des lib%E9r%E9s.%0D%0A%0D%0AJe pus rendre caduque%2C en roulant des p%E9tards%2C%0D%0ALa langue de ces trous d%92ucs%2C tous ces grands salopards.%0D%0A%0D%0AEn fumant je voulait%2C non pas me d%E9molir%2C%0D%0ACrier que j%92esp%E9rait ce qu%92on me faisait fuir.%0D%0A%0D%0AMes parents ne savaient%2C coinc%E9s dans leurs affaires%2C%0D%0AS%92occuper de ma haie qui poussait%2C solitaire.%0D%0A%0D%0ACette fleur de d%E9lice %E9tait en papier%2C%0D%0AUne tulipe lisse bourr%E9e de m%E9lang%E9.%0D%0A%0D%0A%AB Mix %BB de tabac et de shit%2C mes cigarettes marrons%2C%0D%0AMe faisait d%E9lirer%2C psychoter sans raison.%0D%0A%0D%0ALe soir quand j%92entendais mon p%E8re aller border%2C%0D%0AMa s%9Cur qui rigolait%2C je croyais paniquer.%0D%0A%0D%0AJ%92imaginais des cris qui me faisait horreur%2C%0D%0A%C9touff%E9s par mon p%E8re%2C ceux de ma petite s%9Cur.%0D%0A%0D%0AEt puis je ressentais toujours apr%E8s le travail%2C%0D%0ADes serpents qui poussaient%2C perforaient mes entrailles.%0D%0A%0D%0AUn soir je n%92en puis plus%2C apr%E8s avoir fum%E9%2C%0D%0AMe liqu%E9fier je crus%2C c%92%E9tait %E0 v%E9rifier.%0D%0A%0D%0AJe jetais le papier qui appelait %E0 l%92aide%2C%0D%0ACelui qui%2C r%E9dig%E9%2C faisait que ma peur c%E8de.%0D%0A%0D%0ACe fut au mois de Juillet%2C que j%92ai eu des pens%E9es%2C%0D%0ATourn%E9es sans alphabet%2C juste pour d%E9lirer.%0D%0A%0D%0ATravaillant %E0 La Poste%2C je me levais le matin%2C%0D%0AJ%92occupais un vrai poste%2C mais n%92%E9tais s%FBr de rien.%0D%0A%0D%0APuisque dans ma conscience une femme %E9tait belle%2C%0D%0APourquoi voir ma science comme une demoiselle %3F%0D%0A%0D%0AJe jetais mon v%E9lo%2C alors qu%92une voiture%2C%0D%0AFon%E7ais sur mon h%E9ros%2C je re%E7us une blessure.%0D%0A%0D%0ALes pompiers m%E9fiants m%92entouraient comme une b%EAte%2C%0D%0AJe dois dire que seulement je n%92%E9tais pas tr%E8s net.%0D%0A%0D%0AEn grondant hier soir%2C j%92avais d%E9visag%E9%2C%0D%0ALe voisin%2C un jeune noir%2C et son chien enrag%E9.%0D%0A%0D%0AMes sup%E9rieurs aussi%2C alert%E9s par les flics%2C%0D%0AAvaient de gros soucis%2C en voyant mes mimiques.%0D%0A%0D%0AUne fois %E0 l%92h%F4pital sur un lit sur%E9lev%E9%2C%0D%0AJe vis que j%92avais mal et je l%E9chais ma plaie.%0D%0A%0D%0AJe m%92enfuis pour revenir%2C ce qui les alerta%2C%0D%0AUne blouse%2C des sourires%2C la psy me consulta.%0D%0A%0D%0AJe n%92allais pas tr%E8s bien%2C mais je voulais partir%2C%0D%0APour eux j%92irai pas loin%2C ils purent me retenir.%0D%0A%0D%0APort%E9 par deux colosses%2C puis nu et sous calmant%2C%0D%0AJe pleurais comme un gosse%2C puis m%92%E9teins brutalement.%0D%0A%0D%0ACe jour ou le lendemain -je ne me souviens plus-%2C%0D%0AJe vis le m%E9decin ce qui me secourut.%0D%0A%0D%0AIl me parla de moi%2C de ce que j%92avais fait%2C%0D%0ADit que j%92avais le droit et que je gu%E9rirai.%0D%0A%0D%0ALes jours suivants%2C j%92abr%E8ge%2C ma m%E8re m%92accompagna%2C%0D%0AElle me parlait solf%E8ge%2C sur un air d%92op%E9ra.%0D%0A%0D%0AJ%92eu la visite une fois%2C d%92Aurore et d%92autres gens.%0D%0AComme je n%92%E9tais pas l%E0%2C pass%E9 le plus urgent%2C%0D%0A%0D%0AIls surent que j%92allais mieux%2C que je me promenais%2C%0D%0ALes trous en face des yeux%2C %E7a allait %E0 peu pr%E8s.%0D%0A%0D%0AJ%92obtins sans condition%2C pour mes dix-neuf ann%E9es%2C%0D%0APar d%E9lib%E9ration%2C le droit de retourner.%0D%0A%0D%0A%C0 mon anniversaire%2C on alla pour d%EEner%2C%0D%0ADans un restaurant cher%2C fallait pas l%E9siner.%0D%0A%0D%0AJ%92ai en somme bon souvenir%2C de ma courte carri%E8re%2C%0D%0AAux fa%E7ons de subir%2C aux troubles %E9ph%E9m%E8res%85%0D%0A%0D%0ASchizophr%E8ne je le suis%2C le mot est d%E9clar%E9%2C%0D%0ADes vies j%92en ai suivi%2C %E0 moiti%E9 %E9clat%E9es%85%0D%0A%0D%0ATour %E0 tour d%E9prav%E9%2C fugueur et d%E9linquant%2C%0D%0AC%92est vrai j%92en ai bav%E9%2C car j%92ai foutu le camp.%0D%0A%0D%0AJ%92aurai d%FB m%92en tenir%2C %E0 la vie bien tranquille%2C%0D%0ADes %E9tudes sans finir%2C des parents si fragiles%85%0D%0A%0D%0AMoi-m%EAme je suis et reste%2C et je tiens mon assiette%2C%0D%0AP%E2le apr%E8s un tel geste%2C je saurai tenir t%EAte.%0D%0A%0D%0AFace %E0 mon exp%E9rience il est bon de savoir%2C%0D%0AQue marcher par m%E9fiance n%92est utile nulle part.%0D%0A%0D%0ABaisser la t%EAte n%92est pas%2C la meilleure voie %E0 suivre%2C%0D%0AIl faut lever les bras%2C pour ne pas rester ivre.%0D%0A%0D%0AMon objectif est tel%2C chanter ma ritournelle%2C%0D%0AFaire plaisir %E0 ma belle%2C pour qu%92elle m%92ensorcelle%85%0D%0A%0D%0AMe fasse plonger dans les abyssales profondeurs%2C%0D%0AQue je t%EAte le lait de ces subtiles rondeurs%85%0D%0A%0D%0AComme un amant fid%E8le%2C je lui ferait des signes%2C%0D%0AL%92adorerait telle qu%92elle%2C dans son immense insigne.%0D%0A%0D%0AJe lui baiserait la joue pour un petit caprice%2C%0D%0ALa ruinerait dessous sa jupe %3A cicatrice%85%0D%0A%0D%0ABorn%E9 de voir sa main%2C dans la main d%92un autre%2C%0D%0AJe lui dis %AB %E0 demain %BB%2C je la quitte comme un pleutre.%0D%0A%0D%0AJe ne suis bon qu%92%E0 %E7a%2C %E0 chausser des couleurs%2C%0D%0AJe dis mes mots qu%92%E0 sein%2C pour crier ma douleur.%0D%0A%0D%0AJe r%EAve de toi ma mie%2C molette de plastique%2C%0D%0AN%92en fait pas un fromage%2C orange fantastique.%0D%0A%0D%0AOrage%2C au d%E9sespoir%2C ma douce est donc si vile %3F%0D%0AOffrande aux dieux du noir%2C rendez-moi ma Sibylle %21%0D%0A%0D%0ALa lumi%E8re du soleil levant me d%E9visage%2C%0D%0ADans son simple appareil%2C me lavant le visage.%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A 11|11|RE%3A Paroles de po%E8tes|D_Dupagne||14:58:59|10/27/2002|Bonjour R%E9mi%2C%0D%0A%0D%0AQuel beau po%E8me. Il contient toute la souffrance%2C la sensibilit%E9%2C l%27exclusion%2C le talent artistique%2C la diff%E8rence qui caract%E9risent la schizophr%E9nie.%0D%0AJe vous en remercie au nom de tous ceux qui ne le feront pas%2C notamment ceux qui lisent sans %E9crire. %0D%0AIl est une des plus belles participations %E0 l%27un des objectifs de ce forum %3A faire comprendre que les schizophr%E8nes ne sont pas des malades %E0 enfermer ou %E0 fuir%2C mais des %EAtres souffrants qui voient le monde avec un oeil diff%E9rent et qui ont bien du mal %E0 s%27en prot%E9ger.%0D%0A%0D%0ABonne fin de dimanche%2C%0D%0A%5Btable border%3D%220%22 width%3D%22310%22 cellspacing%3D%220%22%5D%5Btr%5D%5Btd width%3D%2260%22%5Dhttp%3A%2F%2Fwww.atoute.org%2Fimages%2Fdivers%2Fddsign40.jpg%5B%2Ftd%5D%0D%0A%5Btd width%3D%22250%22%5D%5Bfont color%3D%22%23666666%22 size%3D%222%22 face%3D%22Arial%22%5D%5Bb%5DDr Dominique Dupagne%0D%0A%0D%0AAdministrateur du Forum%5B%2Fb%5D%5B%2Ffont%5D%5B%2Ftd%5D%5B%2Ftr%5D%5B%2Ftable%5D 12|12|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||15:20:16|10/27/2002|Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0ALe bourgeon bourdonne %E0 mon oreille%2C%0D%0AChaque p%E9tale de rameau s%92%E9veille%2C%0D%0AC%92est le jour des amants%2C la sorci%E8re%2C%0D%0ACelle du bois mordant%2C est en pierre.%0D%0A%0D%0AUn matin mes amis m%92appelaient%2C%0D%0APar la fen%EAtre%2C ils criaient %3A%0D%0AR%E9mi%2C on t%92attend%2C debout%2C l%E8ves-toi%2C%0D%0AChantes avec nous jusqu%92au fond des bois.%0D%0A%0D%0AUn de ces jours%2C je partirai %E0 pied%2C%0D%0AJusqu%92%E0 Paris%2C je passerai par l%92Allier%2C%0D%0ASans me retourner je ferai un pied de nez%0D%0A%C0 mon p%E8re%2C ma patrie%2C pas de quartier.%0D%0A%0D%0AAujourd%92hui je change de c%F4t%E9 %3A mon manteau%0D%0ASur les %E9paules%2C au pied des chaussures chaudes%2C%0D%0AJe marche en direction de la vall%E9e le long de la voie ferr%E9e.%0D%0A%0D%0ALes yeux ferm%E9s je me masturbe dans une cabane%2C %0D%0AUne baraque en bois %E0 la lisi%E8re d%92une cl%F4ture et un %E2ne%2C%0D%0AMe voit passer sans broncher. Apr%E8s tout%2C %0D%0ALibre %E0 moi de marcher le long du garde-fou.%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%0D%0A%0D%0ABonsoir Docteur%2C%0D%0A%0D%0AAttention %3A je tiens %E0 faire savoir que j%27ai %E9cris le mot %22Schizophr%E8ne%22%2C mais ce mot ne caract%E9rise qu%27une partie de mon histoire personnelle. Elle en fait partie int%E9grante%2C c%27est s%FBr%2C mais ce n%27est qu%27une facette de ma personne. Je suis bien plus que %E7a %3A quelqu%27un qui aime et qu%27on aime. Je pense donc je suis%2C mais surtout j%27aime. Et les autres aussi aiment%2Csans parfois le savoir%2C moi je ne sait pas tout ce que j%27aime%2C mais j%27aime une fille et je sais qui c%27est%2C bref%2C si je me sent exister c%27est beaucoup en partie gr%E2ce %E0 cet amour qui pour le moment n%27est pas r%E9ciproque.%0D%0A%0D%0AJe vous aime tous%2C%0D%0AR%E9mi. 13|13|RE%3A Paroles de po%E8tes|Daniel||08:27:15|10/28/2002|Bonjour Remi%2C%0D%0A%0D%0AJe suis captiv%E9 par vos po%E8mes et les lit d%27une traite. Je n%27en avait pas l%27habitude et maintenant j%27en profite et oui j%27en profite.%0D%0AJe fait partager ce d%E9lice par ma famille et chacun reconnait que l%27%E9criture nous fait flotter. %0D%0AMerci R%E9mi pour ces instants nombreux que la note %2810%29 met en valeur et nous attendons le prochain rendez-vous avec impatience.%0D%0A%0D%0AAmiti%E9s%0D%0A%0D%0ADaniel 14|14|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||19:56:21|10/29/2002|Bonsoir%2C%0D%0A%0D%0ABonsoir mes amis%2C voici ma po%E9sie%2C%0D%0AOn est tous r%E9unis%2C pour r%EAver de Paris.%0D%0A%0D%0AParis est une cit%E9 aux multiples visages%2C%0D%0ATour %E0 tour excit%E9e%2C parfois aussi sauvage.%0D%0A%0D%0ALa vie y est plus dure que dans les autres villes.%0D%0AOn y voit des voitures%2C beaucoup d%92automobiles.%0D%0A%0D%0ALe fer et le b%E9ton y sont bien d%E9velopp%E9s%2C%0D%0ACar on pratique%2C dit-on%2C l%92architecture hupp%E9e.%0D%0A%0D%0ALes mendiants sont partout%2C les riches aussi pullulent%2C%0D%0ABref on y trouve de tout%2C des foules tentacules.%0D%0A%0D%0APlace de la Concorde%2C se trouve un ob%E9lisque%2C%0D%0AUn flux monocorde%2C de gens polis s%92y risque.%0D%0A%0D%0AIl y a pas mal de gares%2C remplies de voyageurs%2C%0D%0AAux multiples regards%2C aux charmes gouailleurs.%0D%0A%0D%0ADes trains vont et reviennent%2C au milieu de la horde%2C%0D%0ADes parisiens en veine%2C des touristes s%92abordent.%0D%0A%0D%0AAccost%E9 par erreur%2C par une jeune personne%2C%0D%0AJe montre mon bonheur%2C le Beau aussi %E9tonne.%0D%0A%0D%0AFinalement lass%E9e%2C elle veut plier bagage%2C%0D%0APour la d%E9barrasser%2C je change de langage.%0D%0A%0D%0AFillette vous savez%2C votre regard est doux%2C%0D%0ADe vous savoir lav%E9e ainsi me rend jaloux.%0D%0A%0D%0AComme une douche froide elle me tourna le dos%2C%0D%0AL%92appelant %AB camarade %BB%2C s%92en fut la grande ado.%0D%0A%0D%0APause.%0D%0A%0D%0AConscient de ma b%EAtise%2C j%92allais pour m%92excuser%2C%0D%0AEn prenant sa valise%2C je pus lui murmurer %3A%0D%0A%0D%0A%AB Laissez-vous raconter l%92histoire du chameau%2C%0D%0AQui fit pour un baiser un joli jeu de mot. %BB%0D%0A%0D%0AMais elle tendit l%92oreille%2C et cela me d%E9plut %3B%0D%0AJ%92aurai voulu que celle-l%E0 ne voulut non plus.%0D%0A%0D%0ATant pis%2C j%92%E9tais lanc%E9 %3A il me fallait poursuivre%2C%0D%0ASans %E7a ma fianc%E9%2C m%92aurait quitt%E9 sans suivre.%0D%0A%0D%0ADe m%EAme je me disais%2C dois-je continuer %3F%0D%0ALe doute m%92assaillait%2C je me sentais coinc%E9.%0D%0A%0D%0AMa langue s%92impatientait au fond de ma m%E2choire%2C%0D%0AJe dis %3A %AB le chameau sait donner sa bosse %E0 boire.%0D%0A%0D%0AQuand une fleur lui demande%2C comment dois-je embrasser%2C%0D%0ALe chameau fit l%92amende%2C de lui tenir couplet %3A%0D%0A%0D%0AMa petite luciole%2C qui brille de tous ses feux%2C%0D%0ATu dois %EAtre bien folle%2C pour te faire un aveux%2C%0D%0A%0D%0AJ%92embrasse avec la langue%2C m%EAme si cela rebute%2C%0D%0ACar pour boire dans l%92%E9tang%2C l%92eau doit monter la butte %21 %BB%0D%0A%0D%0AElle se mit %E0 pouffer%2C puis %E0 rire tout du long%2C%0D%0ACela %E9tait sens%E9%2C car le chameau pelons %21%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 15|15|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||20:20:04|10/29/2002|Bonsoir voici mes vers%2C vous pouvez vous servir%2C%0D%0AAvec du caract%E8re%2C mais n%27allez pas vomir.%0D%0A%0D%0APensez-vous%2C fis-je un jour %E0 la chenille en deuil%2C%0D%0AQue derri%E8re vos milles pattes%2C se cache un millefeuilles %3F%0D%0A%0D%0AElle me r%E9pondit %E7a %3A %AB sachez%2C mon cher monsieur%2C%0D%0ADerri%E8re les apparences%2C il y a toujours des yeux.%0D%0A%0D%0ACeux-ci ne font qu%92%E9pier%2C de sorte qu%92ils vous guettent%2C%0D%0ADans vos moindres pens%E9es%2C elles sont dou%E9es ces mirettes. %BB%0D%0A%0D%0APrenant l%92air %E9tonn%E9%2C je fis cette remarque %3A %0D%0A%AB Sachant %EAtre guett%E9s%2C prenons de suite nos marques %3B%0D%0A%0D%0AVous %EAtes une chenille%2C moi un joli pic-vert%2C%0D%0APuisque j%92aime les filles%2C je prendrait du dessert. %BB%0D%0A%0D%0AJe gobe la na%EFve. Je n%92aurais jamais d%FB %21%0D%0ACette folle g%E2terie ne m%92a jamais repu.%0D%0A%0D%0AEn effet deux minutes apr%E8s son ingestion%2C%0D%0AJe sentis des coups de pute %E0 travers la cloison.%0D%0A%0D%0ALa chenille me narguait%2C dedans mon gosier%2C%0D%0AM%EAme si je la noyais%2C elle savait respirer.%0D%0A%0D%0AComprenant ma douleur%2C j%92allais pour d%E9f%E9quer%2C%0D%0AQuand un merle moqueur%2C sur ce vint %E0 passer.%0D%0A%0D%0APoussant de tout mon c%9Cur%2C pour faire sortir la gueuse%2C%0D%0ALe merle me vit en sueur%2C tenant une %E9lagueuse.%0D%0A%0D%0ACoupes-coupes %21 dit le merle%2C tu %E9lagues quand tu chies%2C%0D%0ATu tron%E7onnes la merde%2C %E7a fera des sushi.%0D%0A%0D%0AH%E9 l%E0%2C je r%E9pliquais%2C ravales toi-m%EAme ta langue%2C%0D%0AGros oiseau de malheur%2C tu tomberas dans un gang.%0D%0A%0D%0APause.%0D%0A%0D%0AAussi cet imposteur%2C voyant ma contenance%2C%0D%0APart aussit%F4t sans heurt%2C me laissant sans d%E9fense.%0D%0A%0D%0AJe finis par l%E2cher%2C le morceau de chenille%2C%0D%0AElle %E9tait panach%E9e%2C morte dans mon nombril.%0D%0A%0D%0AAinsi c%92est achev%E9 ma v%E9ritable histoire%2C%0D%0AComment j%92ai recrach%E9%2C comme un suppositoire.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 16|16|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||20:50:05|11/05/2002|Bonsoir %E0 tous%2C peu de temps pour %E9crire%0D%0AAu fur et %E0 mesure %0D%0AMa lecture%0D%0AEst %E0 lire%0D%0A%0D%0A%0D%0A%0D%0A28 et %28%2A%2929%2F10%2F02 %3A%0D%0A%0D%0ADans le brouillard glac%E9%2C le train use son frein%2C%0D%0ALes gens blottis%2C press%E9s%2C ont trouv%E9 en son sein%2C%0D%0ALa gloire de la cit%E9%2C le repos des alouettes%2C%0D%0AChacun de son c%F4t%E9%2C le vent rugit%2C temp%EAte.%0D%0A%0D%0AJ%92aime %E0 te murmurer%2C le matin au r%E9veil%2C%0D%0AComme tu as d%E9go%FBt%E9 bien des vents sans soleil%2C%0D%0ADevant la multitude%2C jamais n%92a de pareil%2C%0D%0AToujours en phase d%92%E9tude%2C apr%E8s seulement sommeil.%0D%0A%0D%0AJ%92ai vu la paix des rois%2C celle qui pousse %E0 partie%2C%0D%0AIl y a dessus les lois%2C un vaste paradis%2C%0D%0AR%E9gis de bonne foi par un illustre g%E9nie%2C%0D%0AUn inventeur g%E9nois habitant l%92Italie.%0D%0A%0D%0AAu seuil de ta maison%2C chante le rossignol%2C%0D%0AEn c%9Cur %E0 l%92unisson%2C l%92amour quitte le sol%2C%0D%0AJe viens te faire entendre la magie de la cl%E9%2C%0D%0ALe solf%E8ge en Novembre%2C la d%E9licate %E9pel%E9e.%0D%0A%0D%0APr%EAt %E0 tout pour te plaire%2C m%EAme %E0 me retirer%0D%0ADe la grande clairi%E8re pour mieux te consacrer%2C%0D%0A%C0 la lumi%E8re bleut%E9e%2C aux folies ancestrales%2C%0D%0ALes druides attard%E9s g%E9missent dans un r%E2le.%0D%0A%0D%0AJe saurais te parler%2C te confier ces mots doux%2C%0D%0AQui pour mieux t%92embrasser%2C cueillerons des roudoudous%2C%0D%0ALes feront fricoter dedans le barbecue%2C%0D%0AEt te les pr%E9senterons dans la bouche et le cou.%0D%0A%0D%0A%28%2A%29%0D%0A%0D%0AAvide de b%EAtises%2C mon c%9Cur est comme fou%2C%0D%0AIl remue%2C vie oblige%2C au sens le plus saoul%2C%0D%0ASursaute d%E8s qu%92il te voie%2C d%E9licate pr%E9sence%2C%0D%0ATon corps est si adroit que fr%E9tillent mes sens.%0D%0A%0D%0A%C0 chacun sa maxime%2C la mienne est d%E9j%E0 l%E0%2C%0D%0ATu es dans mon estime la plus pure des lois%2C%0D%0AChant%E9e par-dessus toits%2C tu d%E9passes les cimes%2C%0D%0AAu plus profond de moi%2C ma verve s%92enracine.%0D%0A%0D%0A%0D%0AJoli%2C non %3F%0D%0A%0D%0A%0D%0A%40%2B%2C R%E9mi. 17|17|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi||21:21:56|11/05/2002|Re-bonsoir%2C%0D%0A%0D%0AFinalement un peu de temps%2C%0D%0AEt donc voici un istant%0D%0ADe d%E9clame et non de r%E9clame%2C%0D%0ALa po%E9sie est un art qu%27on acclame.%0D%0A%0D%0A%0D%0A%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%B5%0D%0A%0D%0AHommage %E0 l%92amoureux%2C ma po%E9sie mythique%2C%0D%0ALoin de s%92en prendre %E0 deux%2C accouple la pratique.%0D%0A%0D%0AFigurez-vous un homme %E0 l%92abord maladroit%2C%0D%0AUn %E9tudiant en somme%2C en verre comme en droit.%0D%0A%0D%0ALe grand marchand de sable%2C distribue ses poign%E9es%2C%0D%0ADe sable dans les yeux%2C de ceux qui ont pein%E9.%0D%0A%0D%0APr%EAts %E0 vous assoupir%2C vous croyez %E9couter%0D%0ALa fable du soupir%2C le r%EAve de Psych%E9.%0D%0A%0D%0APas du tout vous %EAtes l%E0%2C dedans le M%E9t%E9or%2C%0D%0AEn train de tenir%2C las%2C la poign%E9e du dehors.%0D%0A%0D%0A%C0 chaque jour sa peine%2C et ces jours-ci en fait%2C%0D%0AVous avez par semaine%2C sept journ%E9es de f%EAte.%0D%0A%0D%0ALe lundi vous %E9tiez sortit en discoth%E8que%2C%0D%0APr%E8s de votre quartier%2C toute remplie de m%E9t%E8ques.%0D%0A%0D%0ALe mercredi suivant avec la gueule de bois%2C%0D%0AAttendiez en cuvant la fin de la rumba.%0D%0A%0D%0AJeudi vous apporta%2C sous forme de r%E9sille%2C%0D%0ALa joie de ses deux bras%2C et de sa pacotille.%0D%0A%0D%0AVendredi vous dansiez%2C encore dans le bal%2C%0D%0AComme un trou vous buviez%2C vous chantiez vraiment mal.%0D%0A%0D%0AApr%E8s vint Samedi%2C avec son lot de joints %3B%0D%0A%C9clat%E9s comme hippies%2C amour de salle de bain.%0D%0A%0D%0AEnfin il fut Dimanche %3A la fin de la semaine%2C%0D%0AVous tentiez d%92%EAtre %E9tanche%2C fuyez tant qu%92on vous m%E8ne.%0D%0A%0D%0ACette folle septaine ne dure que quelques jours.%0D%0AEncore une ou deux laines et l%92on dira bonjour.%0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi. 18|11|RE%3A Paroles de po%E8tes|regard|membre|22:40:12|02/24/2003|Merci pour ta sinc%E9rit%E9 19|12|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi|membre|08:13:19|02/28/2003|..........................................%0D%0A%0D%0ABonsoir%2C%0D%0A%0D%0AJe vous %E9crit apr%E8s une bonne semaine d%27absence%2C involontaire car due %E0 une d%E9faillance de mon ordinateur. %0D%0A%0D%0AJe n%27%E9cris plus vraiment de po%E8mes depuis qu%27une fille m%27a dit qu%27elle ne voulait plus de mes po%E8mes. Je suis sensible %E0 cela et je n%27%E9crit plus de po%E8mes. Quand elle m%27aura dit pourquoi et qu%27elle reviendra sur sa d%E9cision peut-%EAtre que %E7a fera %E9voluer les choses %3B je sais je suis parfois niais mais il faut m%27accepter comme %E7a... Sinon je voulais dire que les po%E8mes qui viennent d%27%EAtre post%E9s sont %E0 continuer car ils sont bien commenc%E9s. Moi aussi%2C de mon c%F4t%E9 je vais continuer. Je voulais dire que je m%92excuse de ne pas vous avoir pr%E9venu de mon absence. Malheureusement au travail je ne peux pas le faire%2C et %E0 l%92%E9cole je n%92ai pu que r%E9cup%E9rer mon nouveau mot de passe %28qui a chang%E9%29 mais pas poster. Il y a eu beaucoup de dialogues cette semaine%2C et de nouveaux arrivants %3B il suffit que je m%92%E9clipse et c%92est la mar%E9e qui remonte %21%21%21%0D%0A%0D%0ADans cette mer%2C je ne peux qu%92ajouter une goutte%2C une contribution po%E9tique. Je vais donc me d%E9charger%2C n%92en d%E9plaise %E0 certaines %28Isa et Charly%2C bises %E0 elles %21%29%0D%0A%0D%0ACe soir la t%E9l%E9 occupe les mamans endormies%2C%0D%0AEt maris clairsem%E9s varient ce qui est permis%2C%0D%0AEn lieu et place%0D%0ADu bar %E0 Tapas%2C%0D%0ASur les lignes%0D%0ARectilignes comme des cuisses de jeunes vignes %3B%0D%0A%0D%0APromesse d%92avenir le ch%E2telain pisse%2C%0D%0AVersa-t-il son ire dans sa coulpe%2C%0D%0AH%E9ron d%E9moniaque d%E9chu et sans malice%0D%0ALe poulpe. %0D%0A%0D%0AViens%2C mon amis %E9rable%2C les h%E9lices t%92h%E9rissent de plus belle%2C%0D%0AManges les balles de coton grill%E9es au coin des citronnelles%2C%0D%0AViande hach%E9e sur pilotis de fronde d%E9sir%E9e.%0D%0ASur la toile cir%E9e l%E9zardent les fauteuils d%92acier. %0D%0A%0D%0AFenouil%2C ton go%FBt me jardine%2C il r%E9veille en moi les sons idiomes%2C%0D%0ADe la papaye et des cigares au ton brun verdoyant. %0D%0ADans mon assiette ce sacril%E8ge danse et se dandine%2C mes dents d%EEnent. %0D%0ACr%E9mant d%92hu%EEtres folles qui crissent de plus en plus%2C liqueur de la mer%2C%0D%0ACertaines mains en profitent pour te caresser%2C ma coquille%2C celle qui enveloppe ma chair%2C%0D%0ALes sensations de repas me chagrinent surtout si elles persistent apr%E8s coup.%0D%0AFou de fenouil%2C fil %E0 foison de farines folichonnes%2C mes ou%EFes mur%E9es %E9coutent le vent dans la coque%2C%0D%0ACette saisie de crevettes am%E8res encha%EEnent les regards jeunes. Vidange accomplie %3F%0D%0A%0D%0AMoite la peau d%E9charn%E9e les mains couvertes les pupilles verte la langue%2C%0D%0AFinalement les doigts la d%E9mantibulent. Surprise. Grandissante%2C la d%E9cadence est visible. %0D%0ALes passions mandibules.%0D%0ABizarre bise art%2C bosse hu%E9e %0D%0A%0D%0A%0D%0AR%E9mi.%28Bonne nuit%29%0D%0A 20|12|RE%3A Paroles de po%E8tes|remi|membre|08:13:19|02/28/2003|Et merci pour ce %22regard%22 %21%21%21 tr%E8s dr%F4le %3A-%29 %0D%0A%0D%0AR%E9mi.