Modifié le 28-01-04 à 15:13 (GMT)Modifié le 28-01-04 à 15:09 (GMT)
Modifié le 28-01-04 à 14:41 (GMT)
bonjour à tous,
Nouvelle sur ce site, j'ai dû tout lire de vos messages qui en dit long sur votre détresse. Vous m'avez tour à tour très émue, fait bien rire, surprise, abasourdie.
J'ai 38 ans, et derrière moi 24 ans d'halitose, oui 24 longues années de souffrance psychologique, d'humiliations devant les petits camarades de collège,puis plus tard les grands du lycée, et ensuite les collègues de travail. J'ai connu tous les états face au problème. Au début, la détermination comme certains d'entre vous. Pour trouver la solution j'aurai traversé des montagnes, remué ciel et terre, parcourus des kilomètres, des aller- retour sans fin pour rencontrer des guerrisseurs, des charlatans, des gens compétents mais hèlas impuissants face à mon pbl.
Tous les medecins et spécialistes non jamais eu de réponse à me donner.
Une seule fois, un des nombreux gastro-entérologues consultés a eu l'honnêteté de m'avouer "la medecine ne sait pas d'où vient le problème, nous ne savons pas soigner cette affection". Et puis le découragement, la rage au ventre j'ai baissé les bras, épuisée moralement, j'ai fait une tentative de suicide à 17 ans. Dépression, traitements médicamenteux, et on reprend le dessus "l'instinct de survie". J'ai commencé à fumer à cette époque là, une cigarette après l'autre, surtout avec le groupe de copains, pensant bêtement qu'il vallait mieux sentir la clope que la m.
(mais même la fumée ne masque pas l'odeur, au contraire). Et puis j'ai connu celui qui allait devenir mon mari. Je n'ai jamais osé aborder le problème avec lui. Il savait, je savais, il l'acceptait, bien contente qu'il veuille de moi,je me suis accomodée avec mille et un stratégèmes comme vous pouvez vous douter. Et puis est née ma petite fille, ma belle petite, ma vie, ma plus belle réussite. Les premières années, le bonheur au quotidien avec tout l'amour que j'avais à donner à mon bébé et celui qu'il me rendait.Et puis un jour, la séparation, l'école, et cette angoisse sourde qui s'est emparée de moi. Et si ma fille allait avoir le même problème. Oh non, pas ça ! Jamais je n'accepterai qu'elle souffre comme j'ai souffert. Si tel devait être le cas, je la supprimerai et je me supprimerai aussi.. J'en était rendu là ! Les années ont passé, je suis restée attentive à surveiller l'haleine de mon enfant, RAS. Et puis un jour, elle a eu 12 ans, et horreur, peur panique , premiers signes d'halitose. Consultation chez le medecin, régime alimentaire, et puis 2,3 jours après, plus rien. Tout était redevenu normal. Elle a aujourd'hui 14 ans et quelques fois il y a comme "des ratées" ; quelques heures avec une haleine chargée et puis plus rien.
Parfois cela dure un jour ou deux. Pour moi c'est l'angoisse. Mais depuis quelques temps déjà, je maîtrise mieux la situation.
Tout cela pour vous dire, qu'après toutes ces années avec ma compagne d'infortune, j'ai enfin réalisé que le problème est d'ordre psychosomatique. Lorsque les premiers signes d'halitose son apparus chez ma fille, j'ai eu une prise de conscience, et je me suis dit que si je ne voulait pas qu'elle subisse le même sort que moi, il fallait que je comprenne pourquoi moi je souffrai de ce mal. Une seule solution pour trouver la réponse : une bonne psychothérapie. D'autant que j'ai pu constater que les crises chez ma fille correspondent toujours à un moment où nous sommes en conflit (mère-ado). C'est comme si inconsciemment elle "déclanchait" ses crises pour "m'embêter". C'est au même âge que tout à commencé pour moi.
Après 2 ans et demi de travail sur moi-même, j'ai le bonheur de constater que l'haleine chargée n'est plus quotidienne, mais occasionnelle. Je n'ai pas encore tout dit, tout "évacué" de la merde de ma vie d'enfant, mais cela viendra et je sais qu'à ce moment là ,et seulement à ce moment là, lorsque je serai en accord avec moi-même, le problème aura disparu.
Mais c'est un travail de longue haleine!!!???!!! et pour l'instant j'en souffre moins car j'ai APPRIS à faire avec.
Comme disait Coluche : avant je faisai pipi au lit et j'avais honte. J'ai vu un psy et. Et tu ne fais plus pipi au lit ? interroge son copain,
Si répond t'il, mais je m'en fou.
Alors pour tous ceux qui souffre d'halitose dont la cause n'est pas d'ordre organique, soyez honnête avec vous même. Ouvrez les yeux et votre coeur. Ayez du courage bordel pour voir les choses en face, évacuez la merde qui innonde votre inconscient et vivez.
La vérité est au fond du coeur des hommes.
Courage et bonne route à tous.
KRISS