Modifié le 09-06-04 à 10:14 (GMT)>bonjour,
>
>mon mari buvait jusque là "comme tout le monde" ... >
.....
>puis il y a un an il a commencé à vouloir
>boire aux repas....... son comportement ne changeait pas ; il
>était joyeux un peu plus c'est tout, mais pas de
>signe de saoûlerie, jamais.
bien sûr que son comportement changeait : "Il était joyeux un peu plus ..."
>vin et apéros sont ainsi entrés dans le quotidien, et un
>jour j'ai constaté que si un soir par hasard il
>n'y en avait pas, mon mari était triste, muet à
>table, et n'avait envie que de dormir. nous en avons
>parlé et j'ai exprimé mon inquiétude face à ce changement
>de comportement "avec" et "sans" alcool. nous avons décidé ensemble
>qu'il en prenne uniquement le dimanche ...
Ensemble ? En es tu sûre. Et si oui était ce pour les mêmes raisons ?
>mais depuis 3 mois je suis terriblement inquiète. dans la semaine
>il est taciturne et déprimé, a du mal à se
>lever pour aller travailler. alors j'ai cru à une dépression
>et nous en avons parlé. non, tout allait bien ...
Est ce que la thèse de la dépression doit être écarté? je ne sais pas. Pour certains, ca peut être honteux (dévirilisant pour un homme) d'avouer une dépression. .
>et ô miracle, le we il était tout joyeux, pas
>déprimé du tout, et debout en pleine forme le matin.
>et j'ai compris ! c'était à cause de son "rendez-vous"
>du we avec le vin et l'apéro !
Oui, et la semaine devait être longue je pense ..
>nous en avons parlé. il me répétait et m'assurait que je
>me faisais des films, qu'il n'était pas du tout accro
>à l'alcool.
On appelle ça le denni : Plus le problème est évident, moins on veut le regarder en face. Et puis imaginer vivre sans ce fabuleux elixir de "bonheur" ...
>sauf que depuis un mois j'ai constaté avec effroi que maintenant
>ce n'est plus un mais deux ou trois apéros qu'il
>boit, que ce n'est plus un ou deux verres mais
>les trois-quart de la bouteille, et que le we va
>maintenant du vendredi soir au dimanche soir !
Toujours plus pour au moins le même effet
>
>pas d'agressivité non ... jamais... mais au contraire une euphorie anormale, ...
A mettre en face de la tristesse des jours de semaine ..
>si je lui dis "tu es saoûl" il éclate de rire
>et me dit que je fais une obsession.
Encore le denni
>j'ai pu lui dire ma peur, mon inquiétude face à ce
>comportement nouveau. et là ça commence à le fâcher pour
>de bon ! il persiste à dire que je dramatise
>et qu'il n'a absolument aucun problème avec l'alcool.
>que puis-je faire pour l'aider ? car il ne veut plus
>dialoguer sur ce sujet ! il dit que je l'énerve.
>quelle attitude dois-je prendre ? je ne peux tout de
>même pas le laisser basculer ainsi sans mot dire !
Bien sûr... Toi et l'alcool êtes entrés en concurrence dans sa vie. L'alcool devient de plus en plus fort et toi, un obstacle ..
>
>merci pour votre aide, car je découvre ce problème qui entre
>dans notre vie et je suis désemparée.
>Noha
Ton mari a réellement un problème avec l'alcool.
C'est difficile de t'aider tant que lui n'a pas pris conscience des choses. C'est la première phase. Après,il lui faudra prendre une décision, et là encore tu ne peux pas le faire à sa place. C'est une étape difficile pour toi parce qu'il ne perçoit pas encore (ou ne veut pas voir) les dangers de la situation.
Si tu le fliques trop, il va se cacher; si tu acceptes tout, il va rentrer dans une sorte de normalité alcoolique ...Et tant que les bénéfices peçus seront plus fort que les inconvénients , il risque de continuer à agir comme ça.
Alors que faire. Pour l'instant, il te faut penser à toi, à te préserver. La maladie, par rebond, n'épargne hélas pas les conjoints. Si tu veux vraiment l'aider, essaie d'assister à des réunions de compagnes ou compagnons de malades alcooliques. Continue à venir sur ce forum. Armes toi de patience. Ce n'est pas facile.
Peut être pas très optimiste, mais je préfère te dire les choses telles qu'elles sont. Et puis, ne perds pas espoir. Ici, tu trouveras beaucoup d'exemple de gens, de familles qui s'en sortent. 
Courage et amitiés
RVCat