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"Médecine et alcoologie"

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Arty (VNI) (3 messages) Voir addresse IP de cet auteur
27-06-04, 20:52  (GMT)
"Médecine et alcoologie"
Bonjour à tous, et merci de ce forum d'entraide.

La question que je vais poser n'est pas une question polémique en ce sens que, après vous avoir lus et relus, je sait que les médecins intervenant ici sont des gens concernés de près par le problème de l'alcool. Ne voyez donc aucun sous entendu, ni aucune agression envers le corps médical dans ma question...

Pensez vous réellement que l'ensemble du corps médical soit assez formé à l'alcoologie, aux conséquences de l'alcoolisme, mal qui frappe une part tout de même importante de la population.

Je m'explique. Maintenant abstinent, j'ai eu affaire à des médecins qui m'ont prescrit des anti-dépresseurs et des anxyolitiques à fortes doses, alors que je leur avait clairement exprimé mon alcoolisme. Je ne vous explique pas les résultats de ce genre de mélange détonnant. J'ai failli mourir à cause de ces mélanges.

Un autre, plus tard, après mon sevrage, bien longtemps après, me prescrit un sirop, que j'ai refusé à la pharmacie car plein d'alcool, alors que le dit médecin connaissait depuis longtemps mon problème d'alcool.

Je ne parle pas des services hospitaliers, ou on vous désinfecte à l'alcool pour la moindre piqure, alors que vous avez signalé à la même personne dix minutes avant que vous étiez allergique au produit.

Ce genre de comportements de la part d'une certaine catégorie du personnel médical m'inquiète, car il me semble vraiment risqué...

C'est pourquoi j'aimerais avoir l'avis de professionnels concernés sur la question.

Merci d'avance.

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: Médecine et alcoologie Jusdekiwi 27-06-04 1
 RE: Médecine et alcoologie iseulta 27-06-04 2
   RE: Médecine et alcoologie Cafe_Sante 27-06-04 3
 RE: Médecine et alcoologie D_Dupagne 28-06-04 4
   RE: Médecine et alcoologie Arty (VNI) 28-06-04 5
       RE: Médecine et alcoologie Arty (VNI) 28-06-04 6

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Texte des réponses

Jusdekiwi (475 messages) Envoyer message email à: Jusdekiwi Envoyer message privé à: Jusdekiwi Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-06-04, 21:17  (GMT)
1. "RE: Médecine et alcoologie"
Bonsoir Arty,

Je laisse le soin aux professionnels de ce forum de te répondre.

Je vais juste t'apporter mon témoignage.

Mon médecin généraliste que je connais depuis très longtemps n'a pas voulu me prendre en charge pour mon alcoolisme, il m'a orientée directement vers un alcoologue.... Il a été très clair avec moi : il n'avait pas les compétences pour m'aider. Quand je suis revenue de cure, il m'a demandé mes notes et m'a posée beaucoup de questions... et depuis chaque fois qu'on se voit on en parle... il m'a d'ailleurs une fois sollicitée pour un de ses patients pour avoir un conseil... bien sûr pas un conseil médical (juste pour s'avoir comment moi malade alcoolique je réagirais devant une situation particulière). Je sais que depuis il est allé à deux séminaires d'alcoologie.

C'est vrai que même avant, nous parlions beaucoup : enfants, vacances, sports....

Amitiés

Josiane, une MAAS parmi d'autres

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iseulta (2345 messages) Envoyer message email à: iseulta Envoyer message privé à: iseulta Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-06-04, 21:34  (GMT)
2. "RE: Médecine et alcoologie"
>Bonjour à tous, et merci de ce forum d'entraide.
>
Bonsoir Arty
>
>Pensez vous réellement que l'ensemble du corps médical soit assez formé
>à l'alcoologie, aux conséquences de l'alcoolisme, mal qui frappe une
>part tout de même importante de la population.

Je pense que dans le secteur de l'alcoologie il y a des gens très compétents.
>
>Je m'explique. Maintenant abstinent, j'ai eu affaire à des médecins qui
>m'ont prescrit des anti-dépresseurs et des anxyolitiques à fortes doses,
>alors que je leur avait clairement exprimé mon alcoolisme. Je
>ne vous explique pas les résultats de ce genre de
>mélange détonnant. J'ai failli mourir à cause de ces mélanges.

Je me suis trouve dans la même sitution que toi.En manque d'alcool je suis passée voir un médecin qui ne me connaissait pas, et je lui avait dit que je voulais arreter.Je le pensais. Ce médecin m'a prescrit des anxiolitiques pour m'aider et j'en ai pris avec de l'alcool! Le fameux coctail! Mais je n'étais vraiment pas prete pour arreter.Ceci dit le médecin a sans doute manqué de vigilence, mais lorsqu'on est en manque on est assez convainquant!
>
>
>Un autre, plus tard, après mon sevrage, bien longtemps après, me
>prescrit un sirop, que j'ai refusé à la pharmacie car
>plein d'alcool, alors que le dit médecin connaissait depuis longtemps
>mon problème d'alcool.

Je ne comprends pas votre médecin pour le sirop.
>
>Je ne parle pas des services hospitaliers, ou on vous désinfecte
>à l'alcool pour la moindre piqure, alors que vous avez
>signalé à la même personne dix minutes avant que vous
>étiez allergique au produit.

Lorsque je me désinfecte je le fais avec de l'alcool par contre. Je mange aussi des plats cuisinés avec de l'alcool. Je ne suis pas allergique et vous non plus. Il y a une différence entre boire et se soigner a l'alcool par voie intradermique! Il est possible que pour vous c'est interdit mais en général l'arret de l'alcool ne va pas jusque là!
>

>
>C'est pourquoi j'aimerais avoir l'avis de professionnels concernés sur la question.

Je ne suis pas une professionnelle mais une alcoolique abstinente depuis 5 ans!
>
>

Amicalement

Iseulta


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Cafe_Sante (8965 messages) Envoyer message email à: Cafe_Sante Envoyer message privé à: Cafe_Sante Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
27-06-04, 21:42  (GMT)
3. "RE: Médecine et alcoologie"
Bonsoir,
>>Un autre, plus tard, après mon sevrage, bien longtemps après, me
>>prescrit un sirop, que j'ai refusé à la pharmacie car
>>plein d'alcool, alors que le dit médecin connaissait depuis longtemps
>>mon problème d'alcool.
>
>Je ne comprends pas votre médecin pour le sirop.

Le médecin ne devait pas savoir qu'il y avait de l'alcool dedans. Ou il n'y a pas pensé ! Ça nous arrive à tous.

Pour le reste, je suis d'accord avec Iseulta. Il y a des médecins formés et d'autres non. Pour tous les sujets, c'est la même chose. Nous n'avons aucune obligation de nous former ou plutôt, nous n'avons aucune sanction si ne nous formons pas.
Philippe,
médecin à la campagne

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D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
28-06-04, 07:18  (GMT)
4. "RE: Médecine et alcoologie"
Bopjour,
Il n'y a pas que la "science" de l'alcool, il y a les qualités humaines sous le médecins qui sont bien importantes...

Pour ce qui est des anxiolytiques, je ne sais pas trop quoi penser.

Certains alcooliques sont des grands anxieux qui se "soignent" à l'alcool, les anxiolytiques constituent alors un substitut logique pour permettre le sevrage. N'oubliez pas que sur ce forum, ceux qui écrivent sont majoritairement des alcooliques abstinents. Il y a la masse de ceux qui n'arrivent pas à arrêter par l'entraide ou les MAB.

Des alcoologues compétents recommandent de donner systématiquement des anxiolytiques en début de sevrage.

Il est certain en tout cas que l'on peut souvent "faire sans" et que le risque est important d'apporter une dépendance supplémentaire.

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

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Arty (VNI) (3 messages) Voir addresse IP de cet auteur
28-06-04, 08:07  (GMT)
5. "RE: Médecine et alcoologie"
Bonjour et merci de vos réponses.

Je reviendrais ce soir m'exprimer sur le sujet, étant au boulot

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Arty (VNI) (3 messages) Voir addresse IP de cet auteur
28-06-04, 18:03  (GMT)
6. "RE: Médecine et alcoologie"
Merci à tous tout d'abord de vos réponses.

Pour répondre particulièrement à Iseulta:
Cette "demande" pour éviter l'alcool, pour par exemple la désinfection lors de piqures date du début de mon abstinence, à l'époque j'évitais parfums, plats cuisinés à base d'alcool cuit, etc... C'était un choix personnel, et j'ai bien évolué depuis. Ce qui m'a surpris est que l'on en tienne pas compte alors que c'était pour moi quelque chose d'essentiel.

Je n'ai jamais douté qu'il existe des alcoologues très compétents, j'en ai heureusement rencontré et d'ailleurs les remercie de ce qu'ils ont fait pour moi, sinon je ne serait sans doute pas ici ce soir pour vous en parler.

Ma question était en fait plus orientée vers le personnel médical en général, que ce soit médecins, infirmières et tant d'autres. Loin de moi l'idée de les critiquer, je leur doit beaucoup à eux aussi pour d'autres raisons de santé, mais je reste persuadé que la maladie alcoolique est encore assez mal connue de la "médecine générale" et je suis donc surpris de ce qui me semble être une relative désaffection pour cette branche de la médecine.

Comme il a été dit plus haut (merci Docteur Dupagne) derrière le médecin il y a l'homme et surtout ses qualités humaines.
Je vais revenir à l'exemple du mélange alcool/anxyolitiques/anti-dépresseurs.
Bien entendu le médecin qui me les avait prescrits m'avait signalé qu'il était préférable de ne pas boire en même temps. N'aurait il pas du savoir qu'un malade alcoolique n'arrête pas une consommation qui dure depuis près de vingt ans comme il le veut, et que ce malade se raccroche à ces drogues, croyant y trouver le salut, alors que les deux mélangés ne font que l'enterrer un peu plus. N'aurait il pas pu penser que je prenais d'énormes risques pour moi comme pour les autres.

J'ai donc l'impression que beaucoup de médecins comme celui là conaissent bien certains points de l'alcoolisme, mais pas du tout le "schéma psychologique" de beaucoup d'alcooliques (on ne peut pas bien sur généraliser)

D'ou les questions que je me pose (et que je vous pose par la même occasion!)

Enfin, Philippe, Médecin à la campagne, vous me dites que rien ne vous force à vous former, que vous n'avez pas de sanctions (heureusement) mais ne serait-ce pas, pour ceux qui évitent cette formation, faire une impasse sur une maladie malheureusement très courante, le statistiques et ce forum en sont malheureusement la preuve. Vous me dites également que le médecin m'ayant prescrit un sirop alcoolisé a commis une erreur, je le concois tout à fait et ne lui en veut pas, vous faites un métier ou l'on pardonne difficilement l'erreur, mais ce genre d'erreur aurait pu avoir des conséquences plutot ennuyeuses!

Je vous remercie de bien vouloir m'excuser si j'ai été un peu long, mais je tenais à expliciter ma question.
Je précise juste au passage que j'ai cinquante ans, que je suis abstinent depuis presque quatre ans, et que je n'ai actuellement aucun problème pour rester abstinent!

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