Merci à tous tout d'abord de vos réponses.Pour répondre particulièrement à Iseulta:
Cette "demande" pour éviter l'alcool, pour par exemple la désinfection lors de piqures date du début de mon abstinence, à l'époque j'évitais parfums, plats cuisinés à base d'alcool cuit, etc... C'était un choix personnel, et j'ai bien évolué depuis. Ce qui m'a surpris est que l'on en tienne pas compte alors que c'était pour moi quelque chose d'essentiel.
Je n'ai jamais douté qu'il existe des alcoologues très compétents, j'en ai heureusement rencontré et d'ailleurs les remercie de ce qu'ils ont fait pour moi, sinon je ne serait sans doute pas ici ce soir pour vous en parler.
Ma question était en fait plus orientée vers le personnel médical en général, que ce soit médecins, infirmières et tant d'autres. Loin de moi l'idée de les critiquer, je leur doit beaucoup à eux aussi pour d'autres raisons de santé, mais je reste persuadé que la maladie alcoolique est encore assez mal connue de la "médecine générale" et je suis donc surpris de ce qui me semble être une relative désaffection pour cette branche de la médecine.
Comme il a été dit plus haut (merci Docteur Dupagne) derrière le médecin il y a l'homme et surtout ses qualités humaines.
Je vais revenir à l'exemple du mélange alcool/anxyolitiques/anti-dépresseurs.
Bien entendu le médecin qui me les avait prescrits m'avait signalé qu'il était préférable de ne pas boire en même temps. N'aurait il pas du savoir qu'un malade alcoolique n'arrête pas une consommation qui dure depuis près de vingt ans comme il le veut, et que ce malade se raccroche à ces drogues, croyant y trouver le salut, alors que les deux mélangés ne font que l'enterrer un peu plus. N'aurait il pas pu penser que je prenais d'énormes risques pour moi comme pour les autres.
J'ai donc l'impression que beaucoup de médecins comme celui là conaissent bien certains points de l'alcoolisme, mais pas du tout le "schéma psychologique" de beaucoup d'alcooliques (on ne peut pas bien sur généraliser)
D'ou les questions que je me pose (et que je vous pose par la même occasion!)
Enfin, Philippe, Médecin à la campagne, vous me dites que rien ne vous force à vous former, que vous n'avez pas de sanctions (heureusement) mais ne serait-ce pas, pour ceux qui évitent cette formation, faire une impasse sur une maladie malheureusement très courante, le statistiques et ce forum en sont malheureusement la preuve. Vous me dites également que le médecin m'ayant prescrit un sirop alcoolisé a commis une erreur, je le concois tout à fait et ne lui en veut pas, vous faites un métier ou l'on pardonne difficilement l'erreur, mais ce genre d'erreur aurait pu avoir des conséquences plutot ennuyeuses!
Je vous remercie de bien vouloir m'excuser si j'ai été un peu long, mais je tenais à expliciter ma question.
Je précise juste au passage que j'ai cinquante ans, que je suis abstinent depuis presque quatre ans, et que je n'ai actuellement aucun problème pour rester abstinent!