BonjourJ'échangeais dernièrement une correspondance avec une amie inernaute qui avait un problème d'anorexie (moi j'en avais un de boulimie vomitive en plus de l'alcoolisme), et qui me disait qu'à travers son anorexie, elle s'accrochait à rester à tout prix une enfant dans un corps d'enfant.
Mon amie s'accrochait à son enfance, et moi, pour répondre à ce qu'attendait ma mère de moi, j'avais chuté dans l'alcool et signé en quelque sorte un pacte avec le diable, la mort et la vieillesse.
En entrant dans une vie alcoolisée, j'ai abandonné mon regard d'enfant; Je suis entrée dans le jugement, l'intolérance, la paranoïa, la honte, la culpabilité, l'égoïsme, l'orgueil, le chantage affectif, la manipulation, la passivité, etc etc...Tous ces dysfonctionnement avaient des visages de zombies, d'adultes vieux et pourrissants; En usant de l'alcool dans ma vie, j'étais tombée dans un monde au regard vieux.
Sortir de l'alcool a signifié pour moi commencer à renouer petit à petit avec mon regard d'enfant; Retrouver, en tant qu'adulte, et petit à petit, un regard pur, honnête, sans jugement, et bienveillant, d'abord envers moi même et par voie de conséquence, envers les autres.
Mon amie, dans son anorexie, apprend à s'ouvrir à l'adulte qui demande à vivre en elle, moi c'est l'inverse, j'apprends à renouer avec l'enfant en moi.
J'avais totalement perdu le contact avec cette enfant, cette jeune fille, alors que j'avais 17/18 ans.
Ce jour là, un homme d'une cinquantaine d'années avait essayé de toucher ma poitrine en me bloquant contre un mur.
J'avais réussi à m'enfuir, et étais allée attendre ma mère dans sa voiture.
Ma mère était arrivée, avait démarré, et je lui avais raconté ma mésaventure.
Au lieu de stopper et d'aller me défendre en disant à cet homme ses quatres vérités, ma mère m'avait simplement dit quelque chose du genre : "C'est vrai qu'il est un peu vieux pour toi, mais il a une belle propriété, la vue est magnifique depuis la ferme..."
Depuis ce jour là, j'avais adopté un comportement d'intrigante et de prostituée.
Le chemin vers soi même est long et difficile, mais 24 heures à la fois sans alcool, la lumière se fait et l'air frais pénètre là où il doit pénétrer.
Parler, écrire, partager aide beaucoup à l'ouverture de notre Esprit, de notre Conscience, et de notre Coeur.
C'est surtout pour témoigner de celà que j'ai écrit ce post.
Poulou