Salut JojoIl me semble que tu donnes en quelques lignes ta manière de "pratiquer". Je ne te donnerai pas mon avis, dans le livre:
Graziani/Eraldi: Comment arrêter l'alcool? Editions Odile Jacob
nous trouvons plusieurs pages sur le sujet "Comment un proche peut aider une personne dépendant d'alcool". Ce qui est important: Il faut de la douceur et il faut de la fermeté.
Pour mon avis personnel je te donne ma manière de pratiquer. Je suis hors alcool depuis presque 5 ans. Je "consulte" les forums "alcool" pour "analyser" en quelques sortes la ou les tendances du fléau en sachant qu'un forum ne correspond pas à la réalité. Mais il y a des tendances, il y a le comportement des personnes qui interviennent. J'écris moins, j'observe. Sur les forums il y a quelque chose de très important qui manque, c'est le contact direct.
Durant ma "période alcool" je me suis renfermé sur moi. Je ne sortais plus, je devenais "sauvage". Je le suis resté encore bien longtemps après que je me suis mis "hors alcool". Je fréquentais les forums comme unique moyen de communication, ainsi je me "protégais". Depuis environ 2 ans j'ai commencé à rechercher le contact avec le monde. D'abord via une paroisse, ensuite un groupe d'hommes et depuis début de cette année un choeur mixte. Ainsi je fréquente en tout environ 150 personnes que je ne connaissais pas il y 2 ans en arrière. Toutes ces personnes savent que j'étais dépendant de l'alcool et que je me suis sorti de cette dépendance. Depuis quelques mois on commence à me poser des questions, même les personnes qui ont un problème avec l'alcool - je commence à "avoir l'oeil" et je le sens également, seulement je ne vais pas vers eux. Il faut qu'ils viennent vers moi. Comme toi Jojo je "travaille" avec mon coeur et avec patience. C'est un vrai plaisir - j'ai une satisfaction, je reçois des sourires, des poignées de main. Sur Internet il y a très peu de retour, celui qui aide sur Internet n'a pratiquement pas d'influence sur les coups de blues. Dans un contact direct c'est bien différent, je suis vraiment là pour l'autre, je vois l'autre, je le sens. Sur Internet je subi les "coups de blues", c'est frustrant. Quand on aide, on doit "diriger" en quelques sortes et ça c'est très mal accepté sur Internet.
Voilà mon avis Jojo
Hermann