Et je ne pense pas qu'ils cherchent a me
>voir malade d'alcool.
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>Amicalement,Pierre. Bonjour Pierre 
Oh je n'ai pas dit ça ! J'ai seulement dit que LEUR MALADIE cherchait peut être celà, pas eux.
Qui de la poule ou de l'oeuf est venu en premier, on ne va pas épiloguer là dessus 
Tout comme je ne vais pas chercher à savoir qui de la maladie de l'alcoolisme ou de la co-dépendance à l'alcoolique a commencé à susciter l'autre, c'est le même questionnement que la poule et l'oeuf pour moi.
Mais en aucun cas je ne dirai que c'est "à cause" de mon alcoolisation que mes proches ont souffert.
Je sais aujourd'hui que si mes proches ont souffert, c'est à cause de LEURS dysfonctionnements propres, et non des miens.
On ne me forcera pas à soufrir si je ne veux pas souffrir; Si je souffre du comportement de quelqu'un, c'est que je le voudrai bien. (Je parle pour moi)
J'appelle leurs dysfonctionnements (en ce qui concerne ma mère, ma grand mère paternelle et mon ex mari, -mon père était alcoolique donc je mets sa compulsion pathologique dans le même "panier" que la mienne-) co-dépendance, parce que je les ai vus dépendants de ma maladie alcoolique.
Aprés que j'aie commencé à me soigner et à me guérir de mon alcoolisme à travers un programme en 12 étapes suggéré par les Alcooliques Anonymes, j'ai constaté que mes trois proches mère, grand mère et ex mari étaient comme en manque de la bouteille que je représentais pour eux lorsque je buvais. C'est un peu comme si moi j'étais dépendante de l'alcool et eux de moi alcoolisée; Comme s'ils buvaient par mon intermédiaire.
Je ne juge pas, hein, Pierre, en disant celà, je te dis seulement ce que j'ai entendu et constaté chez ces proches là. 
Par deux fois ma mère m'a dit :
"Tu sais, Sylvie, avant (dans l'alcool), tu me faisais faire beaucoup de souci, mais je te comprenais...Maintenant, c'est vrai, tu m'en fais moins faire, mais je ne te comprends pas (forcément, je ne répondais plus à ses non dits, à ses manipulations, et à ses chantages affectifs car j'étais devenue la personne la plus importante pour moi même avant elle), je te préférais avant..."
Mon ex mari, lui aussi, pour te donner un exemple, n'avait de cesse que de critiquer les A.A., me disant que j'allais dans une secte, jalousant mes coups de fils, etc...Je me disais qu'avec le temps ça lui passerait, je l'ai même invité à aller assiter aux réunions pour proches d'alcooliques chez les Al Anon, mais il me disait que la malade c'était moi, pas lui, et que si quelqu'un devait se soigner c'était moi et moi seule (tout en me reprochant d'aller en réunion, va comprendre :p), jusqu'au jour où, sentant que nous nous éloignions l'un de l'autre, il est venu assiter à une de ces réunions pour proche d'alcoolique.
En rentrant de nos deux réunions respectives, nous étions dans la même voiture, il n'avait de cesse de vouloir me faire dire que les Alcolliques étaient des gens tordus, compliqués et vraiment pas agréables...
Je n'avais pas envie de rentrer dans ses palabres, et me contentais de lui répondre que peu importe comment étaient les alcooliques, grâce à eux, et avec leur aide, j'avais pu sortir de l'alcool, et c'était la seule chose qui m'importait chez eux, que le reste ne m'intéressait pas.
Arrivés chez nous, il ne lâchait pas son os et rabachait toujours ses sarcasmes contre les A.A.; Je ne voulais pas me disputer, je trouvais que le jeu n'en valait pas la chandelle.
Et tu sais ce qu'il a fait, de rage que je n'abonde pas dans son sens, que je ne me lâche pas, en résumé ? : Il m'a gifflée !
Il était tellement impuissant à me faire redevenir comme j'étais dans l'alcool, passive, soumise et toujours rangée à son avis, qu'il s'en étouffait de rage et d'impuissance et m'a gifflée !
Alors si c'est pas de la maladie, ça ?
Sans compter ma grand mère paternelle qui, chaque fois que j'allais chez elle me proposait un apéritif alcoolisé ou du vin à table, alors que je lui avais dit que je ne voulais plus boire d'alcool parce que j'étais malade alcoolique -Je lui avais expliqué que ce n'était pas un vice mais une maladie - (pour elle, je pouvais bien avoir toutes les maladies sauf celle là, la honte ! Mieux valait que je meure dans l'alcool plutôt que de reconnaître que je pouvais avoir un problème avec).
Ca c'est l'histoire de mes anciens proches, Pierre; Mais depuis 12 ans que je fréquente de prés ou de loin des alcooliques et leurs proches, je me rends compte que de nombreux proches ont les mêmes problèmes qu'avaient les miens...
Par contre, j'ai constaté aussi avec un grand bonheur, que de nombreux proches, en soignant de leur côté leur dépendance à l'alcoolique, ont appris à mener leur barque sainement pendant que l'alcoolique, de son côté, en faisait autant, et que certaines familles ont pu, ainsi, guérir de leux maux de dépendance ou du moins sont en voie de guérison.
Certaines maladies s'imbriquent Pierre.
Le malade alcoolique n'est pas le seul atteint, c'est forcé.
Même si tout celà est inconscient au départ, les dysfonctionnements du malade alcoolique et de ses proches se complètent dans la maladie, qu'on le veuille ou non.
Mais peut être que, comme tu le dis et le disent d'autres, certains proches savent se réjouir "gratuitement" de la sortie de l'alcool de leur alcoolique; Je n'ai pas connu ça, mais je l'espère, et c'est tant mieux pour les alcooliques qui en profitent...Si ça existe...Moi je n'ai pas connu ni pas vu... 
Poulou