Ah vraiment Poulou, c'est un plaisir de vous ( de te ? ) lire.Des psy j'en ai vu. Mâles, femelles... ( je blague ).
Je leur ai déversé mon mal être, mon incompréhension, mes peurs, ma culpabilité surtout car, bien sûr, je me croyais responsable de cet alcoolisme. Oh, pas toujours mais parfois...
Je me souviendrai toujours de cette fois où mon compagnon m'a dit " tu fais monter mes gamma GT"
Après une dispute bien sûr ( sans violence physique, jamais, il n'y en a jamais eue, par contre, la violence verbale... )
Je lui avait rétorqué qu'il n'avait besoin de personne pour faire monter ses gamma GT. Ce qui était exact mais ce qui m'a quand même mise dans le doute...
J'ai eu beau parler, pleurer auprès des psy, je n'ai jamais été soulagée.
On peut avoir besoin de parler, de dire, pour être écouté(e). Mais il y a des choses qu'on a besoin de dire à une personne en particulier.
J'en suis là. Il y a des choses que je dois dire à une personne en particulier pour être soulagée, et pas à une autre. Parce-que ces choses, j'ai besoin de les renvoyer d'où elles viennent, pas de les renvoyer n'importe-où.
Je crois que j'ai peur que mon compagnon ne prenne pas conscience du fait que sa douleur m'a éclaboussée. Qu'il m'a aussi fait du mal. Pour moi, c'est très important qu'il en ait conscience car j'ai entendu bien des reproches qui ne me concernaient pas.
Repartir sur d'autres bases passe aussi par là, même si c'est difficile à admettre pour lui.
Donc, voilà bien le problème. Je ne peux pas aller le voir à l'hôpital et lui " régler son compte " si l'on peut dire.
Cela dit, je n'y suis allée qu'une fois depuis une semaine. Problèmes d'horaires d'une part mais j'avoue avoir besoin de prendre du recul. Je ne veux pas trop le voir pendant cette période. Je culpabilise énormément de ça mais je n'en ai pas trop la force.
FlO.