Bonjour Maux,
>
>Lundi soir, suite à sa rechute, je lui ai demandé si
>cette situation allait durer encore longtemps et s'il pensait que
>j'allais la supporter.
>
>De toute façon, très désagréable, il m'a rétorqué qu'il trouverait bien
>1 jour qq 1 qui l'accepterait avec ses défauts ou
>que se serait profitable à qq 1 d'autre 1 jour!
Là il se ment à lui meme, sans doute pour se rassurer...des défauts, tout le monde en a mais tout le monde n'est pas alcoolique...
>
>J'ai été blessé, mais n'ai pas répondu tellement je trouvais cela
>pitoyablement mesquin.
Je comprends que tu aies été blessée, peut etre te provoque-t-il et te met ainsi au défit ????
>Sinon d'autre fois, il me dit que c'est son problème pas
>le mien, que je n'ai pas à subir, que je
>n'ai qu'à prendre 1 décision...
Il a raison qd il dit que c'est son problème, il n'y a que lui qui puisse décider de se soigner....
Par contre, libre à toi, de continuer ou pas dans cette situation...
>Et quand la crise est passée, il est tout autre personne!
C'est le coté "ange ou démon" = sobre ou alcoolisé...
>
>Lui fait le yoyo avec sa bouteille, moi avec ses états
>d'âme : c'est usant!
Je pense que ses états d'ame font aussi le yoyo à cause de la bouteille.
Vous faites à 2 le yoyo, mais n'etes pas au meme endroit en meme temps.
>
>Le lendemain , il s'excuse. Hier RIEN! Donc aucune culpabilité. J'ai
>rien demandé, on n'en a pas parlé (puisqu'il me reproche
>de le faire constamment).
Peut etre commence t-il à comprendre que ça ne sert à rien de s'excuser, les faits sont là et ça ne sert à rien d'y revenir...
La seule excuse qui tienne la route est de se soigner mais ça prend du temps pour le décider et etre pret, c'est ça le déclic...
>Il avait renversé son verre de whisky, avait nettoyé mais des
>éclats se trouvait encore sur le carrelage. Pas question pour
>moi de passer derriere ses aneries donc quand je lui
>ai fait la remarque du verre à terre hier soir,il
>a ramassé.
Tu as très bien fait de ne pas ramasser à sa place, il faut qu'il assume ses actes...
>
>Hier, il n'a pas bu. Il était adorable, celui que j'aime...mais
>jusqu'à quand?!
>On regardait 1 film, enlassés. Epuisée par tout cela, je me
>suis effondrée et il m'a porté dans le lit.
Il fait surement des efforts mais le manque physique est difficile à supporter plusieurs jours sans aide.
>
>Il consulte 1 psy depuis peu, il a rdv demain.
C'est un bon début, l'alcool est bien souvent lié à des traumatismes, alcoolique veut dire bien souvent malade de l'émotion aussi...
>Quant à 1 alcoologue, 1 structure, il ne veut pas en
>entendre parler.Un soir sous l'effet de l'alcool, il était d'accord
>mais le lendemain il m'a répondu qu'il avait acquiessé pour
>que je lui "foute la paix".
Il est encore dans le déni, qd il comprendra qu'il est dans son intéret d'y aller, il fera le pas.
>
>Je me suis rendue dans 1 CHAA, ai pris la doc,
>les ai laissé trainer sur la table...rien. Je les ai
>enlevé puisqu'il m'a dit clairement que tout cela l'enervait, que
>je l'infantilisais, que je lui donnais 1 sentiment de honte,
>de culpabilité...bref, les docs sont déplacés pas jetés, ils serviront
>j'espère 1 jour.
Garde les précieusement, ça te servira au moment opportun, par exemple un jour où il sera à jeun et qu'il aura envie de parler alcool avec toi.
>
>Quant à moi, je me suis rendue dans la structure pour
>entourage du CHAA. Je vais y retourner. Il ne sait
>pas que j'y suis déjà allée 1 fois mais quand
>j'avais pris les docs, je lui ai dit que je
>m'y rendrai.
>A côté, je consulte une psychologue. Elle m'apporte beaucoup et je
>peux parler sans être jugée.
Tu as entièrement raison de te faire aider, c'est hyper dur pour le conjoint cette situation, tu comprendras ainsi mieux les mécanismes, ce qu'il faut faire et pas faire, dire et pas dire....et ainsi tu te protégeras toi car il ne faut pas que tu t'oublies dans cette "bagarre".
>
>Quant à la lettre que nombreux me suggérent, je ne la
>perds pas de vue. J'attends le moment propice et le
>stade non retour de ma part.
Il ne faut peut-etre pas attendre le point de non retour....c'est un peu tard, ce genre de situation laisse des traces et plus on attend plus elles sont marquées et le retour en arrière devient ainsi bien difficile.
>Je vais essayé de voir aussi comment ça évolue avec sa
>psy, patience est vertue?!!!
Oui de la patience, il en faut une bonne dose, essaye de ne pas céder à la tentation de lui demander de quoi il parle avec sa psy, c'est son territoire ça, il ne faudrait pas que tu empiètes dessus.
>
>De mon côté, il faut que je remonte la pente.
>Ma psy , le Chaa m'ont vivement conseillé de me
>détacher de son probléme pour qu'il y ait prise de
>conscience par lui. Que c'est quand je lui montrerait que
>je suis bien, qu'il fera en sorte d'aller de mieux
>en mieux...dur labeur!
>Qu'en penses tu?
Qu'ils ont raison car sinon tu rentres dans la co-dépendance et puis qu'il faut aussi que tu sois bien pour toi, pas seulement pour lui.
>
Bon courage et tiens nous au courant.
A bientot
Hoedic