bonsoir et merci d'avoir répondu(anta, pas de souci : le texte est compact mais j'ai bien aimé ce que tu as écrit dedans et c'est l'essentiel).
L'ambiance "garde à vue" c'est ce que j'ai ressenti en sortant de chez mon médecin. J'aurais aimé plus de compréhension et moins de mépris mais peut-être que j'ai mal présenté les choses. Peut-être aussi qu'on ne peut pas tout admettre :
je ne peux pas en même temps me plaindre de l'alcoolisme de mon père et dire que je souhaite que ça continue.
Mais j'aurais aimé qu'on discute de façon plus nuancée. D'autant que je ne vois pas du tout ce que la "dénonciation" pourra améliorer.
Anta, je suis tout à fait d'accord avec toi : il n'a rien fait de mal. Je comprends pourquoi il boit et j'estime qu'à sa place je boirais pareil.
Moi, j'ai des motivations pour vivre, pour me dépasser. Si lui n'a pas envie d'arrêter l'alcool, c'est qu'il n'a pas de motivation. A moi de lui en fournir, voilà tout.
Comment le motiver ?
Le motiver à quoi ?
Ce qui serait génial, ce serait qu'il ne boive qu'une bouteille par jour. Ca fait 75 cl. Le médecin m'a dit "deux verres par repas", ça correspondrait à peu près.
Pour arriver à ça, il faut que je sois sympa avec lui, aimable, agréable, que je lui donne envie...
Que je lui redonne espoir en la nature humaine.
Que je lui redonne confiance.
Et pour ça, mon premier geste sera DE NE PAS LE TRAHIR en allant raconter sa vie à son médecin !!!
Qu'en pensez vous ?
Le médecin m'a dit que je m'épuisais... "on n'a qu'une vie"
Et bien justement ! On n'a qu'une vie pour aimer et je veux y mettre toute ma force.
Mon souci, ce sont mes batteries : comment me recharger ? Comment apporter de la vie et de la joie dans la maison alors qu'on n'a ni le même âge ni les mêmes goûts ? Je n'en sais rien mais je veux, je vais y arriver.
(si vous avez des idées, je prends)
L'amour est patient,
l'amour est serviable,
l'amour n'est pas envieux,
il ne se vante pas,
il ne se gonfle pas d'orgueil,
il ne fait rien de malhonnête,
il n'est pas intéressé,
il ne s'emporte pas,
il n'entretient pas de rancune,
il ne se réjouit pas
de voir l'autre dans son tort,
mais il se réjouit
avec celui qui a raison ;
il supporte tout,
il fait confiance en tout,
il espère tout, il endure tout.
L'amour ne passera jamais.(1ère lettre de Saint Paul aux Corinthiens 12, 4-8)