>>Salut,
> Mais je repose encore ma question sous jascente:
>La transformation "physique" qu'apporte l'abstinence?
> Ne l'avez vous pas remarquée? Bonjour 
Pour ma part, les poches sous mes yeux se sont dégonflées comme par magie au cours des premiers jours seulement d'abstinence, la couperose sur mes joues s'est estompée au fil des mois; J'ai pris un peu de poids, j'avais donc une aparence moins sèche, moins "pète sec"; Mon regard a perdu beaucoup de sa tristesse et est devenu plus pétillant(ça, c'est ce qu'on m'a dit
, je suis devenue beaucoup plus naturelle et plus calme.
Par contre, ma vulnérabilité, n'ayant plus la protection de l'alcool, est remontée à fleur de peau, ce qui m'a obligée à bien faire attention à mes fréquentations et à mon environement.
Pour ce qui est du fonctionnement de mon corps, dans le mois qui a suivi l'arrêt de l'alcool, mon foie s'est dégonflé (visite chez un gastro entérologue); Je saignais aussi beaucoup lorsque j'allais à la selle, dans l'alcool : Ces saignements ont totalement disparu.
Je faisais également des crises d'exzéma sur les jambes, de la trachéite chroniqueà cause de laquelle je passais des nuits entières assise dans mon lit à tousser, j'avais des tics, tout cela a disparu au fil des ans de mon abstinence et de mes changements de vie.
J'ai gardé des problèmes dentaires que je soigne encore, mais les traitements touchent à leur fin, heureusement.
(L'alcool abîme beaucoup les dents, mais ma boulimie vomitive devait y être pour quelque chose aussi)
Mon odeur corporelle a changé : A présent, je sens le frais, je sens "moi"; Ma fille me dit souvent "mmm...tu sens bon maman !" Je ne me parfume pas, mais je ne sens plus le tabac froid ou l'acétone.
Je ne tombe pratiquement plus malade, à part un rhume en hiver et des petits problèmes bénins liés à mon âge.
Dans l'alcool, la première gastro, le premier virus était pour moi; Je
les combattais en redoublant mes doses d'alcool au lieu de me soigner ! : C'était "marche ou crève"; Il n'était pas question que je me dorlote et que mon rythme de travail soit en baisse.
A présent, si j'ai un rhume ou un mal de tête, je me chouchoute et reste couchée; Du coup, je guéris plus vite et suis en meilleure forme.
Voilà...Je crois que j'ai à peu prés fait le tour des changements qui se sont opérés en moi depuis l'arrêt de l'alcool...
Lorsque je ressors des photos d'avant et de maintenant, je suis méconnaissable :
"Avant", j'étais trés maquillée, trés pomponnée, toujours tirée à 4 épingles "en aparence" (parce que je ne prenais pas forcément une douche tous les jours à l'époque), les cheveux coupés courts, brushing...J'étais comme figée par une sorte de barre de fer qui me faisait me tenir raide, à l'intérier de moi.
Certaines personnes auraient pu me trouver beaucoup mieux "avant" qu'"aprés", parce que je correspondais plus aux critères des femmes sur les photos des magazines (j'étais hôtesse); Mais les gens qui s'intéressaient vraiment à moi, devaient voir dans mon regard toute la tristesse du monde.
A présent, je ne me maquille plus du tout, j'ai les cheveux longs qui font des anglaises tout seuls :p, mes yeux petillent, la barre de fer imaginaire qui me tenait raide comme un passe lacets a disparu, du coup j'ai une aparence plus souple...Du moins c'est comme ça que je me ressens...
Mon aspect physqiue est beaucoup moins sophistiqué et beaucoup plus simple tout en restant correct à la maison comme à l'extérieur, alors qu'avant, à la maison, j'étais en guenilles dès que je savais que plus personne autre que mes proches ne viendrait me déranger.
A présent, n'importe qui peut venir à n'importe quel moment, je suis présentable et n'ai plus rien à cacher.
Je ne suis plus un faire valoir pour personne à l'heure qu'il est, alors que dans l'alcool, paradoxalement, si. 
Affectueusement
Poulou