Bonjour,Un récent échange très interessant de messages sur ce forum, au sujet de la définition de l'amour, m'a conduit à méditer sur l'influence exercee, dans un couple, par le conjoint sain sur l'autre, alcoolique.
Je suis un homme bien sûr, je ne peux donc parler que d'un point de vue masculin. Que les femmes ne m'en veuillent donc pas si je les égratigne. C'est involontaire.
J'ai dit en substance que les femmes de ma vie avaient bien souvent accéléré le processus d'alcoolisation, que (je précise) j'avais entamé sans elles.
Je dois préciser aussi que j'ai vecu 15 ans avec une première femme qui m'a donné trois enfants; qu'après mon divorce, j'ai connu plusieurs unions de deux ou trois mois (des fois beaucoup moins) sur une période de 10 ans; que je suis resté ensuite cinq ans seul, puis que, lassé de la solitude, je me suis remarié (il y a 3 ans)avec une jeune africaine que je suis allé chercher dans son pays (par lassitude peut-être des femmes d'ici)
Il est à préciser également qu'à chaque fois où je me trouvais en couple, le recours à une alcoolisation plus intense, est advenu après la traditionnelle période de lune de miel, au moment où s'installe la routine et où les échanges verbaux deviennent moins enchanteurs...
Par quel mystère, en effet, la personne qui vous accorde sa confiance en venant vivre auprès de vous, qui vous parle gentiment, qui vous sourit, qui se tait lorsque vous parlez en société, en un mot : qui vous rend la vie agréable et que vous aimez et respectez pour cela, se transforme immanquablement (comme cela a toujours été le cas pour moi), au bout d'un temps plus ou moins long, en une seconde maman gendarmière qui ne sourit plus, qui critique votre habillement, qui vous coupe la parole en public pour vous désavouer et qui dresse chaque jour la liste interminable de vos défauts....?
Le comble est que pendant ce laps de temps, je reste le même homme, avec le même travail, les mêmes idées, la même optique de vie heureuse en couple. Alors?
Tout cela ne serait pas grave si ma particularité n'était d'avoir à lutter constamment pour me prouver à moi que je vaux quelque chose. En période lune de miel, nul problème pour cela, mais en revanche, j'avoue que la période qui suit me destabilise au-delà de tout.
Le resultat: la picole évidemment, et tous les ennuis qui vont avec: bosses à la voiture, perte de carte bancaire, bouteilles cachées dans tous les coins de la maison, gueules de bois abominables et surtout, surtout, un enfer qui se declenche dans ma tête avec les idées suicidaires qui reviennent, et tout le tintouin...
La réaction de ma conjointe du moment est immédiate: plus d'engueulade, moins de respect, plus de reproches,et donc plus de picole.
Et le cercle infernal se recrée...
J'exprime tout cela et je le soumets au Forum , car je sens, dans mon nouveau couple s'annoncer les prémisses d'une nouvelle déstabilisation. (ma jeune épouse ne connait pas mon histoire)
Peut-être vais-je ainsi découvrir, par vos réactions, une piste à suivre pour éviter cela,
merci de réagir,
amicalemnt,
rankxerox