Modifié le 06-10-04 à 16:10 (GMT)Modifié le 06-10-04 à 16:09 (GMT)
Bonjour
Pour ma part, je me suis reconnue malade alcoolique ou malade dépendante de l'alcool, parce que c'est dans l'alcool que je compulsais pour noyer ma dépression, et que je ne parvenais pas à vivre sans l'aide de l'alcool.
Si j'avais compulsé dans la drogue, je me serais reconnue malade droguée ou dépendante de la drogue; Du jeu malade dépendante du jeu, d'un malade, malade co-dépendante, etc etc...
Quelqu'un de dépressif qui a se tranche une artère va d'abord soigner sa blessure pour ne pas perdre tout son sang.
Quelqu'un de dépressif qui s'alcoolise, a besoin de soigner d'abord son alcoolisme pour ne pas perdre sa lucidité et avoir ainsi l'esprit clair pour connaître ensuite l'origine de sa dépression.
Mais cicatriser une artère tranchée prend un certain temps, et soigner l'alcoolisme aussi.
Ce n'est qu'aprés avoir acquis une certaine stabilité dans son abstinence d'alcool qu'un dépressif peut alors s'occuper de sa dépression, pas avant.
Et bien souvent, la dépression s'estompe au fur et à mesure que la stabilité de l'abstinence d'alcool grandit, et qu'une certaine sobriété émotionnelle s'installe.
Poulou