Bonjour,je regardais d'une oreille distraite
"jour après jour" sur l'alcool.
J'ai vu à quel point les gens du reportage avaient honte de leur alcoolisme. Alors j'ai eu envie de poster ici :
je suis addictive à une certaine catégorie de médicaments, les "benzos". C'est à dire que là où les autres en prennent un par jour, moi j'en prends un, puis un, puis un, puis comme ça ne fait plus d'effet j'en prends deux, puis deux, puis trois, puis quatre, puis huit, puis la boite.
Je ne le veux pas. Je n'ai aucun intêret à agir comme ça. Je ne le fais pas par vice, ni par révolte. C'est tout simplement que la dose normale pour les autres ne me fait plus assez effet au bout de quelques jours.
Mon cerveau s'habitue trop vite et en demande toujours plus.
Ca se passe dans une ambiance tranquille, classique, c'est à dire chez moi, au boulot, parmi des gens qui ne prennent pas de benzos.
C'est à dire que j'ai une tendance "addictive", je ne le fais pas exprès. C'est ma nature, c'est tout. Je réagis de cette façon aux benzos, comme d'autres feraient une allergie.
Je suis condamnée à ne plus jamais prendre de benzo de ma vie. J'ai une amie qui en prend, un tous les soirs, depuis des années, sans jamais avoir eu besoin d'augmenter. Moi je ne peux pas, je ne peux plus en prendre, et j'ai peur en cas de défaillance, qu'un médecin m'en donne en intraveineuse.
Je n'ai pas honte et je ne me sens pas coupable parce qu'il n'y a pas lieu.
Et bien pour l'alcool c'est pareil. Ce n'est pas un vice ou un mal, c'est une réaction "addictive" à l'alcool. Certaines personnes l'ont, d'autres ne l'ont pas. C'est indépendant de la volonté et ça ne vient pas d'une faute ni d'une infériorité. C'est une caractéristique de votre organisme, c'est simplement ça. Il n'y a pas à avoir honte.
Bon courage à tous, vous avez la même valeur que les autres.
Cécile