Bonsoir,J'ai trouvé une expertise collective de l'Inserm de février 2003 : Alcool : dommages sociaux, abus et dépendance
On peut consulter la synthèse de l'expertise sur le site de l'Inserm :
http://www.inserm.fr
J'en ai recopié quelques extraits :
Moins de 20 % des personnes présentant une dépendance à l’alcool consultent un professionnel, dans un délai d’en moyenne 10 ans après les premiers symptômes.
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On estime que le taux d’incidence de rémissions qualifiées de « spontanées » est de l’ordre de 4 % par an.
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La décision d’intégrer un programme de soins et l’inscription sur une liste d’attente peuvent à elles seules provoquer une abstinence stable dans 11 % des cas.
Plusieurs études de suivi longitudinal de patients alcoolodépendants à long terme (supérieur à 5 ans) au décours d’un sevrage (généralement hospitalier) retrouvent une amélioration de critères de consommation généralement classés en trois niveaux : l’abstinence totale, l’amélioration partielle (consommation sans dommages) et la rechute. L’abstinence « continue » (supérieure à 5 ans) est en générale stable et peut être considérée comme quasi-définitive car moins de 5 % de ces sujets abstinents reprennent une consommation dans les 5 ans qui suivent. Le taux de ces rémissions stables augmente avec l’âge et reste plus élevé chez des malades présentant avant le traitement des facteurs de sévérité de l’alcoolodépendance.
De rares travaux prospectifs ont comparé l’évolution de sujets alcoolodépendants selon qu’ils aient été traités ou pas. Les patients ayant reçu un traitement étaient deux fois plus souvent abstinents et deux fois moins consommateurs sans diagnostic de mésusage que ceux qui n’avaient pas été traités.
En revanche la persistance des critères de mésusage était plus élevée parmi les patients traités, suggérant une maladie plus sévère. Tous les types de traitement améliorent cependant le pronostic d’abstinence avec une particulière efficacité pour les groupes d’anciens buveurs.
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L’avancée en âge est un facteur prédictif d’abstinence à condition que la durée de l’alcoolodépendance active (avant sevrage) sans recours à un traitement soit prolongée (supérieure à 10 ans). Le chômage est un facteur de rechute, surtout s’il survient dans la période de post-sevrage.
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Des prédisposition cognitives comme le sentiment d’auto-efficacité, les attentes faibles d’effets positifs de l’alcoolisation ou l’affirmation de soi sont des facteurs prédictifs validés dans plusieurs études ; ces dimensions psychiques se renforcent généralement au cours de l’abstinence en favorisant son maintien.
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…l’investissement dans des activités sociales est un bon facteur pronostic… par effet inverse, l’isolement est un facteur favorisant l’échec précoce et l’intensité élevée des rechutes, en retardant le retour vers un soignant. Le soutien du partenaire ou d’un ou plusieurs membres de l’entourage au cours d’un travail psychothérapique, effectué concomitamment à la prise en charge du patient, est un facteur limitant le risque de rechute.
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Une vulnérabilité biologique à l’alcoolodépendance, au déterminisme génétique probable, serait responsable des effets d’envie de boire de fréquence et d’intensité très variables dans des populations d’alcoolodépendants. Le niveau élevé d’envie de boire avant le traitement est un facteur de mauvais pronostic chez les malades non traités par réducteurs de l’appétence.
Cordialement,
Pandore