A par Hermann
qui me connait vous savez rien de moi allors voici une petite partie de ma vie.Témoignage de Jean-Claude Brochot,
malade alcoolique abstinent
Ma première ivresse remonte à l’âge de 13 ans et petit à petit je suis devenu dépendant à l’alcool pour en sortir à l’âge de 38 ans.
J’ai maintenant 48 ans et 10 mois et je suis devenu abstinent. Voici en quelques lignes mon vécu !...
Pour que je me déclare alcoolique, il a fallu que je me juge sévèrement. Ma situation a été très longtemps déniée (je ne bois pas, c’est l’autre). Pour moi, je me disais : “L’alcool me fait du bien”. La bouteille me plaisait, elle était ma confidente, souvent je parlais avec la bouteille, elle ne me jugeait pas. Elle était toujours présente.
Quand je buvais de l’alcool, j’avais une sensation de bien être, l’impression de me sentir mieux dans mes limites, dans ma peau, de pouvoir mieux parler aux autres, d’être moins inquiet, moins importuné par le monde extérieur, d’être le meilleur. Je saisissais tous les prétextes et toutes les occasions, pour participer à plusieurs “Alcoolisations” par jour.
Je me sentais étranger à ce monde où l’on vit et ce monde me paraissait étrange !
Je pouvais rester plusieurs jours, voir plusieurs semaines sans consommer de l’alcool, puis à nouveau je m’alcoolisais intensément durant deux à trois semaines et là c’était l’enfer. Je m’isolais des gens du monde. Je me sentais hors d’atteinte et surtout hors du temps. Je me sentais fort, invulnérable. Pendant cette période d’alcoolisation, je me retrouvais tout seul avec ma solitude, parfois je devenais mégalomane. Je ne me sentais plus concerné par les problèmes (familiaux, travail...). Lorsque je ne buvais plus, le retour au réel était désagréable, maussade, lourd de contraintes.
Quand j’étais malade alcoolique pratiquant, j’avais les troubles suivants : tremblements (qui disparaissaient quand j’avais pris ma dose), nausées (quand je buvais du café), diarrhée, manque d’énergie, haleine fétide, odeur corporelle désagréable, perte de mémoire (concernant les événements de la veille), mauvais moral, mauvais appétit, rabacheur, impuissant sexuel et du désir, sueur, soubresauts, agitation, cauchemars la nuit, agressif, verbalement et physiquement...
Je ne buvais plus par plaisir, mais par besoin. Pour pouvoir aller mieux. J’avais perdu ma liberté à l’égard de l’alcool !
Je vivais de plus en plus mal avec l’alcool. Je ne pouvais plus vivre sans le produit. Je me sentais seul, absolument seul. J’aurais aimé tuer l’alcool, je l’insultais J’avais perdu ma dignité, mon rôle de père et de mari. Personne ne s’est occupé de ma lutte.
Je ne parlais pas de ma souffrance, de mon mal avec l’alcool car on m’a toujours répété : “Qui a bu boira”, “Il est trop tard”, “Tant pis, à quoi bon lutter”, “Tu es incurable”...
Aujourd’hui, j’ai dix ans d’abstinence. Je vais bien avec mes joies et mes peines. Je suis libre, j’ai divorcé d’avec l’alcool.
C’est grâce à ma femme et à mes enfants qui m’ont soutenu dans cette épreuve. Merci à eux.
Lorsque l’on demande aux malades alcooliques abstinents ce que l’on aurait pu faire pour les aider, certains disent “Mieux nous comprendre et moins nous juger”.
Ces qu'elle que ligne je les ais ecrite 6 mois apres ma 3 eme cure, j'ais juste changer les dates ( 48 ans et 10 ans d'abstinence)
Encore merci a ma femme et mes enfants et aussi a des personnes comme hermann qui ne mon jamais juger Merci a touts ses personnes
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Jean Claude un homme heureux de vivre et oublions pas malade alcoolique abstinent
) ;))