Et il est vrai que moi aussi je me
>reconnais dans la description que tu as faite de ton
>père. >Bref assez parler de moi, ce que je veux te dire
>c'est qu'il ne faut pas laissé tomber ton père, malgré
>le fait qu'il se dise qu'il n'ait besoin de personne.
>J'ai moi même une fille de 10 ans que je chérie
>plus que tout. Et malgré ma maladie je me dis
>que j'assure avec elle. Mais c'est faux.
>Et tu vois malgré l'amour immodéré que je porte à ma
>fille (c'est ma seule raison de vivre) je ne parviens
>pas à me résigner et me dire que l'alcool c'est
>fini.
>Je n'arrive même pas à faire un effort pour mon bébé.
>
>Enfin ce que je veux dire c'est que c'est une maladie
>très dure et très longue à soigner. Et contrairement à
>ce que tu as pu entendre. Pour guérir il faut
>être entouré par des gens que l'on aiment. Si tu
>reste tout seul t'es mort.
>Cordialement Linetto.
Salut Linetto,
pour guérir, il faut d'abord vouloir guérir. Il ne suffit pas d'être entouré de ceux qu'on aime, comme le démontre ton exemple, comme le démontre aussi celui de white.
Au plus fort de mon alcoolisme, j'avais toujours cette étincelle de lucidité qui me disait : "tu fais mal aux gens que tu aimes, et qui t'aiment". Moi non plus ça ne m'empêchait pas de boire.
Alors, je me répète : pour guérir, il faut vouloir guérir, et ne pas compter sur une famille ou des amis qu'on écrase (sans faire exprès bien sûr), qui souffrent parfois d'une dépendance à notre dépendance.
Linetto, tu n'as pas une petite idée de ce que tu pourrais offrir à ta fille, plutôt que d'attendre que "ceux qui t'aiment" viennent à ton secours. Un jour, ceux qui nous aiment en ont marre, et ce jour là, c'est souvent trop tard. C'est bien triste, mais je sais de quoi je parle.
Amicalement
RVCat