Salut bosseur,
ça m'est arrivé bien souvent d'avoir des pensées de ce genre. Si tu lis le post d'arcenciel, tu pourras te rendre compte que nous somme nombreux à traverser ce désert où plus rien ne semble avoir de goût, où on se sent inintéressant, vide.Je vais te répondre par une paraboles et une métaphore dont je me sers souvent( et qui m'ont servi aussi dans mes moments de doute).
1/ La parabole du sel
J'ai pendant longtemps salé de manière extrème tout ce que je mangeais. Tout avait fini par avoir le goût du sel. le sel était devenu le goût.
Un jour, j'ai été obligé d'arrêter le sel parce que mon corps ne le supportait plus. Ma santé physique s'est rapidement améliorée, mais tous les aliments me paraissaient insipides.
Ca a duré quelque mois, et puis, en m'appliquant, j'ai redécouvert très progressivement le goût de chaque met, de chaque poisson, de chaque morceau de viande, légume, fromage, fruit ..
Ce goût est bien plus subtil que celui unique du sel qui masquait tout, mais que de richesses, que de variété. Depuis, je déguste chaque sensation avec beaucoup plus d'attention, de concentration. je suis devenu gourmet.
2/ La métaphore du vide
Quand je buvais, j'étais plein 
Plein comme bourré certes, mais aussi plein comme rempli.
La boisson occupait dans ma vie, dans mon corps, une place de plus en plus importante.
Quand j'ai voulu arrêter, mon corps a commencé par protester violemment contre cette privation de plénitude que je lui infligeais. tu connais les effets que ça produit...
Mais ça n'a pas duré très longtemps : une dizaine de jours tout au plus.
Plus longue a été cette sensation de vide dans ma vie, dans ma tête. Ce vide laissé par l'absence d'alcool, ce vertige que j'avais pris l'habitude de fuir tout en lui succombant. Cet "appel du vide" que je remplissais d'alcool pour ne pas avoir à l'affronter. Cercle vicieux, nauséeux ....
Ma joie de vivre, ma créativité, tout cela semblait avoir disparu.
Il a fallu du temps, du travail personnel: Chercher comment mettre à profit, utiliser pour mon plus grand bien et celui de mes proches, toute cette place vacante.
Le travail porte ses fruits, mais lentement. En étant sobre, je choisis la voie difficile, celle qui oblige à regarder la vie en face; difficile, mais tellement gratifiante quand on regarde le chemin parcouru.
Je me bonifie bosseur, jour après jour. Mes amis, ma femme, tout le monde le voit et me le dit. J'ai retrouvé des passions, des centres d'intérêts que j'avais noyés.
Je suis plus heureux que je ne l'ai été depuis des années.
La vie n'est pas un long fleuve tranquille, mais le capitaine a l'esprit clair
Amitiés
RVCat