>Vous êtes vous penchée sur le problème suite à une prise
>de conscience de la vie de vos proches ?
>
>Si possibilité d'en parler dans un cadre plus "privé" mail ou
>tel vous serait, et d'une possible, et d'autre interessante... cela
>me plairait. Rebonsoir Carensac
Je me suis surtout penchée sur le problème, comme vous dites, aprés avoir commencé à apprendre à vivre sans alcool. 
Automatiquement, sans l'alcool, j'étais lucide, et donc confrontée à des choses de ma vie que je n'avais jamais voulu regarder en face, mais que, si je voulais rester abstinente et vivre une vie la plus consciente possible, je devais regarder en face.
Ce problème de codépendance chez certains de mes proches, fait partie des choses que j'ai dû regarder en face, faute d'être étouffée par la culpabilité et la honte de me croire la seule malade dans mon histoire familiale.
Dans l'alcool, je pensais être la seule tordue, la seule détraquée, la seule malade.
En commençant ma thérapie et en assistant aux réunions entre alcooliques et proches réunis, j'ai pu entendre des témoignages qui m'ont confortée dans cette évidence que l'alcoolique n'était pas le seul malade dans les relations qu'il vivait, mais que ses proches étaient également dépendants.
J'ai souvent entendu des proches d'alcooliques reconnaître en réunion que même aprés s'être séparés de leur conjoint(e) alcoolique, ils retombaient irrémédiablement amoureux d'un nouvelle personne avec un problème d'alcool : Ils étaient "acros au crabe dans le ventre".
Mon père était alcoolique; J'ai vu ma mère s'en plaindre de façon pathologique sans jamais le quitter.
Mon ex mari pareil que ma mère, se plaignait de moi sans jamais faire quoi que ce soit pour changer ce qu'il pouvait changer de son côté; Son meilleur ami d'enfance était alcoolique, il avait tendance, lorsqu'il embauchait un employé, à retenir celui qui avait un problème d'alcool, "j" avais un problème d'alcool...
Lorsque j'ai arrêté l'alcool, j'ai dérangé mes proches codépendants qui ne se soignaient pas.
Par deux fois ma mère m'a dit qu'elle me préférait avant que je "change". (Forcément, j'alimentais sa codépendance lorsque j'étais dans l'alcool)
Mon ex mari et moi avons divorcé; Sans l'alcool, je n'acceptais plus tout et n'importe quoi.
Je veux bien vous communiquer mon mail si vous avez envie que nous discutions un peu plus en privé, même si je ne vois pas trop ce que je pourrais vous raconter de plus que ce que je vous raconte là...
Je vous le transmets sur votre Boîte à lettre privée.
Poulou