BonjourJ'ai envie de transmettre un message d'espoir aux alcooliques qui souffrent et qui aspirent de tout leur coeur à sortir de l'enfer de l'alcoolisme, en leur disant qu'aprés l'enfer, il y a un pont.
Ce pont je l'ai emprunté en Juillet 1992 lorsque j'en ai eu marre d'en avoir marre de boire de l'alcool et que j'ai décidé de chercher de l'aide.
J'ai consulté un gastro-entérologue et poussé ensuite la porte d'une réunion d'anciens buveurs chez les Alcooliques Anonymes.
A partir de là, sur ce pont sans alcool (A part un jour où je suis revenue sur le terrain de mon enfer, peut être pour lui dire vraiment adieu sans me cacher), tout a commencé à changer petit à petit, un jour à la fois; J'ai commencé à relever la tête, moi qui la gardais toujours baissée.
Plus les jours sans alcool s'additionnaient, plus ma dignité grandissait dans ma poitrine; Plus j'osais regarder les gens dans les yeux sans les fuir, leur sourire, leur parler.
J'ai osé changer ce que je pouvais changer également dans ma vie de tous les jours, j'ai appris à trouver en moi le courage de dire "non" lorsque je le sentais, mais aussi l'humilité de dire "oui" à mon moment...
La traversée de ce pont a duré 10 années passées à démolir ou à exorciser en parlant et en écrivant, dans la plus scrupuleuse hônneteté et en toute Confiance, ce qui me détruisait dans mes comportements, dans mes façons de penser, dans mes souvenirs, mais aussi à commencer à construire ce qui allait me permettre de marcher la tête droite sur le chemin d'une vie heureuse.
Au bout de 10 ans je me suis retrouvée de l'autre côté du pont, sur le chemin de mon abstinence, prête au bonheur.
Mais voilà, y être ne voulait pas dire savoir avancer sur ce nouveau chemin.
J'avais passé mon temps à m'occuper de moi, à faire un grand ménage intérieur et extérieur, mais je n'avais encore jamais vécu vraiment heureuse, pleinement heureuse, et je n'avais pas le "mode d'emploi"...
Je suis restée un peu plus de deux années à faire du sur place sur ce chemin de rêve où tout ce qui m'entourait était propre et net (je m'étais éloignée de ce qui ne me convenait pas), simple à vivre, mais je ne savais pas comment le vivre.
J'avais été élevée à "suivre des règles", "des nomenclatures", "des valeurs", "des directions déjà tracées", mais je n'avais jamais été livrée à moi même, Libre.
Et là, depuis tout juste ce matin, je viens de voir l'étendue de mon "Paradis"
C'est un endroit vaste et sans limites,
Où tout a de l'importance mais où rien n'est grave,
Qui embaume la chlorophile,(
)
Et où je n'ai plus peur d'évoluer sans mode d'emploi.
Je voulais vous faire profiter de tout ça, pour que vous sachiez que c'est possible puisque ça m'est arrivé...
Bien à vous tous
Poulou