Bonjour,
je suis un "ancien" du forum qui ne s'exprime plus que de temps en temps. Mais si vous lisez le nombre de messages que j'ai posté, vous verrez que j'ai bien profité de mon espace de parole 
Je parlais il y a peu au téléphone avec un ami rencontré ici, et de cette discussion, je suis arrivé à l'idée suivante.
Que nous soyons "pratiquant" ou "abstinents", ces deux mots définissent une relation passionnelle, obsessionnelle à l'alcool.
En buvant, nous sommes hanté par le spectre du manque.
En nous abstenant, par celui de la rechute.
Le temps est un grand médecin mais aussi un grand nettoyeur de mémoire.
Tout le problème pourrait se résumer ainsi : Comment ne pas être obsédé par l'abstinence tout en ne "baissant pas sa garde" (sans oublier le plaisir de vivre) .
Cette conversation m'a soufflé une réponse, une piste que j'explore, et qui pourrait se résumer ainsi :
Pour vivre, je dois respirer
Pour vivre, je dois manger
Pour vivre "je dois ne pas" (et non "je ne dois pas") boire.
L'objet de mon désir, de mon plaisir, doit se déplacer ailleurs
En gros, travailler à devenir sobre comme on respire, .. sans y penser ?
J'ai choisi cette voix. Comme rien n'est écrit, on verra où elle me ménera.
Bon courage sur vos chemins.
Amicalement
RVCat