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"L'alcool, une histoire d'amour"

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Forum : Arrêter l'alcool (Protected)
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D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 17:49  (GMT)
"L'alcool, une histoire d'amour"
Bonjour,

En effaçant un message ordurier posté dans cette discussion, j'ai effacé par erreur la discussion entière.

Mustang y avait posté :

>Les Femmes, les Hommes, l'alcool - Une
>histoire d'Amour - par Jean Maisondieu, médecin-chef à l'Hôpital de
>Poissy - Edition Payot (2004).

Bonjour

En voici mon cadeau de Noël. Je viens de me l'offrir. Je ne l'ai pas fait emballé dans du papier cadeau, je vais lire ce livre cette après-midi dans le train. Pour mon travail je dois me rendre pour deux jours à Zurich et dans le train j'aime bien lire.

Premier impression de ce livre. Bien présenté, sur la couverture un bouchon "femme" qui regarde dans les yeux d'un bouchon "homme".

Les chapitres:
Alcool et différence des sexes.
L'alcoolisme: vrai drame, mais fausse maladie
Alcool et mythe de la virilité
Alcool et reus de la sexualité
Alcool et affirmation de la féminité
Unis avec l'alcool et sans l'amour
Conclusion

Je pense que je vais me régaler. Autre chose que j'aime en regardant ce livre. 350 pages et pas une seule page de pub avec des adresses d'une certaine association d'anciens buveurs.

Hermann

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: L'alcool, une histoire d'amour Stratus 17-12-04 1
   RE: L'alcool, une histoire d'amour Poulou 17-12-04 2
 RE: L'alcool, une histoire d'amour marie_val 17-12-04 3
   RE: L'alcool, une histoire d'amour Poulou 17-12-04 4
   RE: L'alcool, une histoire d'amour D_Dupagne 18-12-04 5
 RE: L'alcool, une histoire d'amour Rantanplan59 18-12-04 6
   RE: L'alcool, une histoire d'amour Poulou (VNI) 18-12-04 7
 RE: L'alcool, une histoire d'amour Mustang 18-12-04 8
   RE: L'alcool, une histoire d'amour Stratus 18-12-04 9
   RE: L'alcool, une histoire d'amour rankxerox (VNI) 18-12-04 10
       RE: L'alcool, une histoire d'amour rankxerox (VNI) 18-12-04 11
   RE: L'alcool, une histoire d'amour Rantanplan59 19-12-04 12
       RE: L'alcool, une histoire d'amour Mustang 19-12-04 13
           RE: L'alcool, une histoire d'amour rankxerox (VNI) 19-12-04 14
               RE: L'alcool, une histoire d'amour Mustang 19-12-04 15
                   RE: L'alcool, une histoire d'amour sourisbleue 19-12-04 16
                       RE: L'alcool, une histoire d'amour Mustang 19-12-04 17
                           RE: L'alcool, une histoire d'amour Stratus 19-12-04 18
                               RE: L'alcool, une histoire d'amour Mustang 19-12-04 19
                           RE: L'alcool, une histoire d'amour sourisbleue 19-12-04 20
               RE: L'alcool, une histoire d'amour Stratus 19-12-04 21
                   RE: L'alcool, une histoire d'amour rankxerox (VNI) 19-12-04 22

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Texte des réponses

Stratus (420 messages) Envoyer message email à: Stratus Envoyer message privé à: Stratus Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 17:56  (GMT)
1. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonjour Doc.

C'est dommage, la conversation était interressante !

Mais ça peux arriver…



(…Bref, tout ça à cause d'un con)

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Poulou (958 messages) Envoyer message email à: Poulou Envoyer message privé à: Poulou Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 18:10  (GMT)
2. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Lol

Docteur Dupagne, vous devriez mettre des chaînes à vos doigts !
Ca fait glisser sur les touches, le verglas en hiver

Poulou

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marie_val (48 messages) Envoyer message email à: marie_val Envoyer message privé à: marie_val Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 18:35  (GMT)
3. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Modifié le 17-12-04 à 18:38  (GMT)

Modifié le 17-12-04 à 18:37  (GMT)

vous etes sûr que ce n'est pas plutôt le bouchon homme qui regarde dans les yeux du bouchon femme...? bonjour docteur..? on ne se connait pas je suis une petite nouvelle...je suis sur le forum depuis 1 semaine et déjà 2 jours sans me cogner dans mon placard ...puis-je vous poser une question..? les dégats déjà occasionnés sur notre corps à cause de l'alcool...en combien de temps sont-ils "réparés"..? pour le tabac on dit 4ans pour retrouver des poumons de non fumeur et un foie en combien de temps redevient-il celui d'un non buveur..? le foie et autres organes..? en clair en combien de temps peut-on remettre les compteurs à zéro...? merci...est-il normal que je dorme comme une masse..? et puis-je déjà sentir une différence en deux jours...? merci docteur bonne lecture et bon voyage

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Poulou (958 messages) Envoyer message email à: Poulou Envoyer message privé à: Poulou Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
17-12-04, 19:01  (GMT)
4. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Rebonsoir

Je ne veux pas répondre à la place du Docteur Dupagne, mais j'ai quand même envie de dire que le gastro-entérologue qui avait taté mon foie, légèrement enflé au sortir de l'alcool, l'a senti redevenu normal le mois suivant lorsqu'il m'a à nouveau reçue dans son cabinet.

Le rétablissement physique va trés vite pour certaines parties de notre corps. Ma couperose sur les joues s'était trés vite estompée, mes poches sous les yeux aussi...
Par contre, je soigne encore les dégâts causés à mes dents 12 ans aprés l'arrêt de l'alcool (mais il faut dire que je faisais de la boulimie vomitive, ce qui les a pas mal abîmées); Et ma vue en a pris aussi un coup.
Pour le psychisme, ça a été beaucoup plus long.

Pour ce qui est de dormir comme une masse, c'est toujours mon cas, et je m'en régale

Dans l'alcool, j'étais sur les nerfs; Hors alcool, je me suis grandement détendue, et que ça fait du bien !

Poulou

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D_Dupagne (14037 messages) Envoyer message email à: D_Dupagne Envoyer message privé à: D_Dupagne Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-12-04, 00:16  (GMT)
5. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonjour,
Le foie se répare vite et bien, sauf en cas de cirrhose qui est quand même un stade tardif, et qui évolue malgré l'arrêt de l'alcool.

Le délai pour une fonction hépatique normale est de l'ordre d'une semaine, quelques bricoles mettent un peu plus de temps, comme le taux de ggt.

Dr Dominique Dupagne

Administrateur du Forum

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Rantanplan59 (449 messages) Envoyer message email à: Rantanplan59 Envoyer message privé à: Rantanplan59 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-12-04, 10:22  (GMT)
6. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonjour Docteur,

Notre ami Hermann relatait une réflexion du Docteur Maisondieu qui était tout-à-fait intéressante!

Je n'ai plus les termes exactes en tête , mais il aurait été intéressant de retranscrire cette réflexion du docteur Maisondieu!

Bonne journée à vous!

Rantanplan, un malade alcoolique abstinent serein parmi d'autres!

Redonne à ta vie sa Vraie Valeur!
Visitez notre forum détente et partage administré et modéré par des malades alcooliques abstinents :http://58521.aceboard.net/i-58521.htm

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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-12-04, 13:01  (GMT)
7. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
>Bonjour Docteur,
>
>Notre ami Hermann relatait une réflexion du Docteur Maisondieu qui était
>tout-à-fait intéressante!
>
>Je n'ai plus les termes exactes en tête , mais il
>aurait été intéressant de retranscrire cette réflexion du docteur Maisondieu!

Bonjour Rantanplan

Ca doit être fastidieux de tout rechercher pour retranscrire cette phrase, et je pense que nos médecins bénévoles sur ce forum doivent avoir pas mal de travail à côté, sans compter une vie privée...
Ne leur en voulons pas trop s'ils ne trouvent pas le temps de restranscrire tout ce qui a été effacé.

De toutes les manières, ceux qui le désirent, sont toujours à temps de lire le livre de Maisondieu pour y retrouver cette phrase et certainement beaucoup d'autres tout aussi intéressante.

Amicalement

Poulou

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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-12-04, 20:04  (GMT)
8. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
>Je pense que je vais me régaler.


Bonsoir

En effet, je me régale et je n'ai pas fini le livre. J'adore.

La page 69: Je remets le texte du Dr Maisondieu:

"L'alcoolique boit trop parce qu'il ne peut pas se passer de l'alcool. Et il ne peut pas se passer d'alcool parce qu'il est dépendant. Un point c'est tout.

PERSONNE, JAMAIS, NE BOIT EXCESSIVEMENT SANS AVOIR DES RAISONS PERSONNELLES DE LE FAIRE".

Et à la page 87:
"Sans véritablement s'en rendre compte, celui qui veut aider l'alcoolique en vient à penser que s'il acceptait de reconnaître qu'il boit trop et qu'il est dépendant, sa guérison serait quasi immédiate. Il accepterait d'arrêter de boire ou, à tout le moins, d'être aidé à le faire s'il n'y parvenait pas tout seul. Après tout, puisque le plus souvent son intélligence est normale et qu'il ne présente pas de maladie mentale, s'il reconnaît les faits, la raison l'emportera. L'aveu, voilà donc la solution magique. Pourtant, elle échoue régulièrement: l'alcoolique n'avoue pas. Il préfère crever que d'avouer."

Bonne soirée

Hermann

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Stratus (420 messages) Envoyer message email à: Stratus Envoyer message privé à: Stratus Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-12-04, 20:25  (GMT)
9. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Modifié le 18-12-04 à 20:26  (GMT)

Bonjour Hermann

Ta conversation était vraiment interressante ; dommage qu'elle fût effacé, mais tout cela arrive, bien sûr, ce n'est pas grave.

Ton post m'as beaucoup apporté, parce qu'il m'a offert une nouvelle piste : d'un coup, je me suis rendu compte que je n'était pas seulement "dépendant" d'une drogue "physiquement", mais que si j'avais un comportement alcoolique, c'est qu'il y avait une raison.

Et je te prie de croire que je ne m'étais jamais posé la question auparavant.

C'est fabuleusement instructif !

Merci beaucoup pour ce post, je tacherais désormais de travailler dans ce sens.

Amicalement

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rankxerox (VNI) (131 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-12-04, 22:57  (GMT)
10. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonsoir Mustang,

Je ne sais pourquoi, mais l'hypothèse d'une histoire d'amour entre l'alcoolique et sa bouteille, tirée du livre que tu évoques, me fait penser à le chanson (interdite en son temps) d'Eric Clapton, dont un des couplet était:

"she don't lie,
she don't lie,
cocaïne..."

en français cela donnait:

elle ne ment pas,
elle ne ment pas,
la cocaïne..."

Remplace le mot "cocaïne" par le mot "alcool" et reprends la chanson, tu y verras toute la confiance aveugle que tout amoureux accorde spontannément à celui (ou à celle) qu'il (ou elle) aime...

amicalement,

rankxerox

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rankxerox (VNI) (131 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-12-04, 23:10  (GMT)
11. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
un complément à mon intervention, (je poste toujours un peu vite et l'idée essentielle me vient ensuite), j'ajouterais à la phrase :

que tout amoureux accorde spontannément, à celui (ou à celle) qu'il (ou elle) aime..., :

sans contrepartie.

amicalement,

rankxerox

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Rantanplan59 (449 messages) Envoyer message email à: Rantanplan59 Envoyer message privé à: Rantanplan59 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 01:46  (GMT)
12. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonsoir Hermann,


"PERSONNE, JAMAIS, NE BOIT EXCESSIVEMENT SANS AVOIR DES RAISONS PERSONNELLES DE LE FAIRE".

C'est précisément de cette phrase dont je parlais dans un précédent post!

Et ma première intervention, avant la suppression opérée par le Docteur Dupagne, avait été de dire ma grande joie de constater, qu'au moins dans une partie du corps médical, on a compris tout le problème!

le grand regret, c'est qu'au final, bien peu de gens ont compris cela et se contentent de condamner l'alcoolique!

Bonne nuit

Rantanplan, un malade alcoolique abstinent serein parmi d'autres!

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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 08:51  (GMT)
13. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
>le grand regret, c'est qu'au final, bien peu de gens ont
>compris cela et se contentent de condamner l'alcoolique!

Bonjour Rantanplan

Maisondieu écrit à la page 22:
"Il y a ceux qui pensent que l'alcoolique est un "salaud", comme ceux qui pensent qu'il est une victime ou un malade partagent la même idée: il faut combattre l'alcoolisme! Et les alcooliques eux-mêmes feraient chorus s'ils étaient interrogés sur le sujet. Ils affirmeraient éventuellement le verre à la main, voire un peu éméchés: il faut combattre l'alcoolisme".

Bonne journée

Hermann

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rankxerox (VNI) (131 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 12:13  (GMT)
14. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonjour Mustang,

à propos de ton intervention, je te livre ce texte, rédigé il y a de cela pas mal d'années par moi-même, dans lequel j'ai imaginé une serie d'entretiens (fictifs) avec un thérapeuthe (un peu naïf, il est vrai). Je ne sais plus si j'ai déjà posté cet extrait sur Atoute, je te prie donc de me pardonner si c'est un doublon.

En ce cas, peut-être est-ce le gâtisme qui s'installe?

Ethylisme et Ethique :


Le Praticien : Vous qui avez été concerné de très près par le problème de l’alcool, vous qui l’avez vécu, où pensez-vous que puisse se situer la limite entre boire raisonnablement et être dans la dépendance ?, pour votre part, quand donc avez-vous eu l’impression de rompre avec une consommation acceptable pour entrer de plein pied dans l’éthylisme ?

– Il est difficile de tracer avec précision la frontière séparant le bon vivant, à l’aise en société, et qui lève le coude un peu plus souvent qu’à son tour, comme on dit, en distrayant les participants à une noce, à un banquet ou à une réunion d’anciens quelque chose, de la personne déjà en position de hors-jeu qui, tout en ingurgitant des quantités similaires à celles bues par ce joyeux luron, est bien souvent reléguée en bout de table, semble plongée dans une tristesse insondable, et se trouve de toute façon exclue des conversations des autres convives.

A observer attentivement leurs comportements à tous les deux, l’on remarque pourtant, à la longue, une différence fondamentale dans leur façon de manipuler leur verre : si le premier n’hésite pas à plastronner et à avaler ostensiblement de larges goulées de l’alcool servi au vu et au su de tout le monde, l’autre, plus furtif, semble aspirer le contenu du sien avec un effacement tel que l’on sent bien que son plus grand désir serait, ce faisant, de n’être vu de personne.

L’un est sans doute ce qu’il est convenu d’appeler un buveur excessif et cela ne le trouble pas outre mesure, pas plus que les convives présents, qu’il fait d’ailleurs rire aux larmes, tandis que l’autre est probablement déjà entré dans une phase de prise de conscience de sa dépendance à l’alcool, et souffre. Et pendant que l’un rayonne de gaieté et jouit visiblement du plaisir de faire la fête en compagnie, l’autre s’étiole dans son coin en attendant impatiemment le moment propice pour lever le camp discrètement, et se dérober ainsi aux regards des autres.

C’est ainsi que nous entrons de plein pied dans le paradoxe que nos sociétés modernes imposent aux consommateurs d’un breuvage alcoolisé quelconque pris en commun : trinquer ensemble, oui !, c’est indispensable !, boire un petit coup de trop, oui encore !, c’est permis !, cela fait même rire le public !, mais boire à ne plus pouvoir s’en passer, boire à en devenir accro, boire à sombrer corps et âme dans l’alcoolisme, cela non jamais !, l’éthique l’interdit !


Le Praticien : Ah !, l’éthique !, tout cela serait donc une affaire de morale collective ?, existerait-il, selon vous, un consensus admis par tous et fixant des limites à ne pas dépasser pour se situer dans ce qu’il serait convenu d’appeler : une norme, en matière de consommation d’alcool ?

– Oui !, tout à fait !, c’est exactement cela !, dans nos sociétés européennes, où l’alcool est pourtant le liant social unanimement reconnu et indétronable par excellence, ce produit, on ne peut plus festif, est cependant utilisé selon des principes très rigides : si son absorption en public est pratiquement inévitable à la personne désirant intégrer un simple groupe humain, quel qu’il soit, en aucun cas, cependant, cette même personne, qui se plie ainsi spontanément au rite d’initiation alcoolisé imposé par la pression sociale, ne sera autorisée à dépasser la dose et à sombrer dans une dépendance de mauvais aloi, sous peine d’être rejetée par ceux-là même qui lui faisaient fête, peu de temps auparavant.

Seulement voilà !, cette barrière entre le boire et le trop boire est tellement invisible, tellement élastique et tellement personnelle à chacune et à chacun, que la personne concernée par une consommation anormale l’aura, en général, déjà franchie depuis longtemps quand elle commencera seulement à pressentir le piège dans lequel elle se sera aventurée et, au moment précis où elle réalisera enfin qu’elle est en train de perdre complètement les pédales vis-à-vis de l’alcool, il lui sera alors absolument impossible, en raison de cette règle sociale tacite, justement, mais hélas !, ô combien impitoyable !, de l’avouer publiquement.

De plus, et comble de malheur pour elle !, même si cette personne apparaît très vite aux yeux de tous comme malade de trop d’alcool, personne ne s’aventurera, au nom du même consensus muet, à le lui révéler. C’est ainsi que cette entrée, ce glissement plutôt, dans l’éthylisme, perçu par la personne concernée comme une indignité, deviendra son secret le plus hermétique, pendant que, pour tout le monde, il sera le secret de polichinelle que nul pourtant ne songera à trahir, du moins en sa présence.

La nasse se sera ainsi refermée sur sa victime.


Le Praticien : Mais si ce secret lui pèse tant, pourquoi cette personne désormais malade alcoolique, selon des critères de santé, eux aussi unanimement reconnus par cette même société, ne se confie-t-elle pas alors à un thérapeute, puisqu’elle ne peut se libérer par ailleurs ?, lui, est tenu au secret médical, justement, et puis, l’alcoolisme n’est plus un sujet tabou de nos jours.

– Certes, on peut en parler plus librement, c’est vrai. Seulement, qu’on le veuille ou non, l’abus d’alcool a, et aura toujours, à mon sens, une connotation extrêmement négative pour le commun des mortels y compris, et en tout premier lieu, pour les personnes atteintes elles-mêmes. Au mot drogue, dont les effets sur l’organisme humain ne sont pourtant guère plus glorieux que ceux provoqués par l’alcool, semble associé parfois, on ne sait trop pourquoi, une idée de soulagement légal des douleurs, de dépaysement aussi, d’exotisme, de snobisme même dans certains milieux, ce qui le rend acceptable à l’oreille. À l’abus d’alcool est associé un seul sentiment universel : l’opprobre. C’est pourquoi, révéler sa propre impuissance à contrôler sa consommation - et surtout à un médecin - c’est endosser officiellement l’habit du réprouvé ; c’est au bas mot s’exclure de la société des hommes. Et cela, ce n’est pas une mince affaire !


Le Praticien : Pourquoi dites-vous : surtout à un médecin ?

– Je dis cela parce qu’en général, avec ce type d’interlocuteur, une deuxième raison vient se greffer, comme une surinfection, à cette quasi obligation sociale, imposée au malade alcoolique, d’avoir à se taire sur son état, et c’est tout bonnement, comme dans toute relation patient/thérapeute, la peur de s’entendre dire la vérité dans ce que le malade pressent comme une affection gravissime.

De plus, il ne faut pas perdre de vue que l’intempérance altère passablement la vision des êtres et des choses, et que les modes de pensée de celui qui est soumis quotidiennement à l’ébriété sont en l’occurrence peu fiables : le patient est souvent atteint de phobies sociales, de terreurs irraisonnées ou bien de brusques lubies totalement insensées qui parasitent son jugement sur lui-même et sur ce qu’il vit.

Le médecin a donc face à lui une personne extrêmement difficile à cerner pour trois raisons : d’une part, elle est contrainte au mensonge par nécessité sociale, d’autre part elle est terrorisée par le sentiment d’être gravement atteinte et, pour couronner le tout, son jugement sur elle-même et sur la société est totalement faussé. Voyez donc la complexité de l’entreprise !


Le Praticien : Revenons à l’éthique : quels seraient donc, selon vous, les critères d’une consommation dite normale ?

– Disons que ce pourrait être le fait d’une personne dont l’importance des libations ne choquerait pas la morale du public qui y assisterait, et que cette action ne plongerait pas, elle-même, dans des affres douloureuses pour sa propre conscience en les accomplissant.


Le Praticien : Quel raccourci ! Tout cela ne serait donc pas une affaire de quantité ingurgitée, mais d’acceptation ou non par la société d’attitudes personnelles face à l’alcool ?

– À mon avis : oui !, d’ailleurs, force est de constater qu’en matière d’alcool, rien n’est vraiment écrit nulle part, hormis un vague : à consommer avec modération sans grande signification, en lettres minuscules d’imprimerie, en bas des étiquettes des bouteilles de vins et spiritueux. Alors, certes, on peut estimer, médicalement parlant, une quantité idéale à ne pas dépasser, selon des critères de poids, d’âge et de sexe – ce qui est une très bonne chose – mais, avouons quand même que la société n’a guère de réel contrôle sur le positionnement de qui que ce soit par rapport à l’alcool. Ce qui démontre, à l’évidence, que s’il s’agit bien d’une affaire collective, puisqu’une très forte idée d’éthique semble s’y attacher, c’est aussi, et avant tout, d’une affaire individuelle dont il est question !


Le Praticien : Il y aurait donc, selon vous, des personnes prédisposées à devenir alcooliques et d’autres pas ?, dans ce cas, sauriez-vous en définir un profil type ?

– C’est cela ! beaucoup de personnes – et c’est tant mieux ! - ne peuvent pas devenir alcooliques parce qu’elles sont naturellement en phase avec cette éthique et, si l’on s’amuse à retourner le problème, je dirais même que les doses limites indiquées par le corps médical servent surtout de point de repère aux personnes non concernées par un danger de surconsommation d’alcool, plutôt qu’aux autres.

Mais pour celui, hélas !, qui présente un profil à risque, elles n’ont en fait que très peu de signification et ne l’empêcheront jamais de (trop) boire ! Voilà pourquoi les campagnes de prévention, menées à son intention sont rarement efficaces ! Mais il n’y a pas que cela.

Mon sentiment est que chaque être porte en lui une image de l’humain idéal auquel il tend à vouloir ressembler. Celui dont le profil réel et cette image coïncident, vit en paix avec lui-même et n’a nul besoin d’un quelconque produit de substitution pour se rêver autrement qu’il n’est. Mais il en va tout autrement pour le malchanceux qui, à l’opposé, passe sa vie à courir après une image décalée, qu’il ne peut atteindre ; cette seconde personne est, sans conteste, soumise à un écartèlement douloureux. Est-il si étonnant qu’elle ait recours, en certaines circonstances, aux effets apaisants d’un toxique, par ailleurs placé devant lui, à sa plus totale disposition, pour soulager son malaise ? Comprenons bien que cette personne ne peut faire autrement que de se réfugier dans une sorte de nuage rose totalement artificiel et… alcoolisé, en l’occurrence.

Voyez que dans une telle affaire d’identité, la notion de quantité raisonnable à ne pas dépasser est l’une des dernières choses qui importe.


Le Praticien : On en viendrait donc, selon vous, à évoquer l’idée d’un malaise existentiel commun à tous les buveurs ?

– Je ne peux en aucun cas m’immiscer dans l’esprit de qui que ce soit pour infirmer ou confirmer cette supposition. Chaque être est unique et une généralisation tendra toujours à affaiblir une thèse, mais mes propres réflexions m’incitent à rechercher une explication dans cette voie-ci plutôt que dans une autre.

En fait, je crois sincèrement que le malaise de beaucoup d’éthyliques est simple à identifier, puisqu’il ne s’agit guère, dans la plupart des cas, que d’une banale et constante recherche d’un hypothétique ailleurs, dans lequel ils se sentiraient enfin bien dans leur peau. Je pense également que l’aveu de ce désarroi est rendu artificiellement complexe du fait de la tyrannie de la pression sociale exercée sur le malade, du fait aussi de la propre inertie de celui-ci, ajoutés au poids des autres facteurs parasitaires décrits plus haut ; et que cette pesanteur épouvantable oblige le malade, tout comme ceux qui désirent le soigner, à parcourir un nombre impressionnant de circonlocutions avant d’arriver, tout simplement,.. au cœur du problème.

A vrai dire, c’est la reconnaissance en même temps, et ceci par toutes les parties en présence de la réalité de la maladie qui est la chose la plus difficile à réaliser.

Ce qui n’en diminue pas moins le mérite de réussir, ensuite, à en venir à bout.


Le Praticien : Et lorsque l’on est, comme vous, libéré de la dépendance à l’alcool, avez-vous enfin le sentiment de ressembler à cette image idéalisée de vous-même ?, en un mot, avez-vous le sentiment d’être à présent comme tout le monde et d’avoir rejoint ainsi des normes définies par l’éthique ?

– Je vais faire une réponse de normand, en vous répondant à la fois oui et non :

Oui !, parce que j’ai enfin trouvé, du fait de la connaissance de ce mécanisme particulièrement pervers et dissimulé d’autodestruction, une porte de sortie honorable et que j’évolue à présent avec beaucoup plus d’aisance qu’auparavant dans la société. J’ai donc pris indéniablement ma place dans ce que l’on pourrait appeler : une certaine normalité.

Et non !, parce que cette même société continue à me heurter avec une intensité égale, voire supérieure, à celle que je percevais à l’époque où je buvais, du fait de la lucidité acquise, et que mon malaise existentiel est loin d’être éteint. Et je m’explique : la sortie de l’alcoolisme n’entraîne au fond que très peu de changements sur les structures mentales profondes d’une personne : ses goûts, sa sensibilité, ses espérances restent pratiquement les mêmes. En arrêtant de boire, on ne devient pas une autre personne, on se contente de passer d’un état de dépendance à un état de non dépendance, et c’est tout !

Par contre, si l’on se décide à effectuer activement un travail d’introspection avec un thérapeute ou dans un groupe d’anciens buveurs, selon sa préférence, on peut, en accédant alors à la connaissance de soi-même, délimiter bientôt l’étendue de son propre déséquilibre et effectuer ainsi les ajustements nécessaires.

Cette thérapie, qui tendra ainsi à abolir, tout doucement et sans violence, la distance entre la personne elle-même et l’être rêvé, gommera en même temps, petit à petit, son besoin de recourir à l’éthylisme.

En ce sens, et en ce sens seulement, on pourra donner l’illusion, tout en se confortant dans l’idée de conserver sa propre spécificité, d’être devenu comme tout le monde, en ne sortant plus, par une surconsommation d’alcool malvenue, des critères exigés par l’éthique.

*

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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 13:07  (GMT)
15. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Modifié le 19-12-04 à 13:08  (GMT)

Salut Rank

En lisant le livre du Dr Maisondieu je pense souvent à tes écrits. Je trouve que c'est un petit peu dommage qu'il faut avoir un titre pour se faire publier.

Je me trouve actuellement sur un passage formidable du bouquin "Les femmes, les hommes, l'alcool". Maisondieu parle "Pour prouver qu'un homme est un homme, un homme boit". Il se peut que l'homme c'est un homme agréable, doux - il a l'impression qu'il n'est pas tellement "homme". Son entourage lui fait sentir qu'il n'est pas tellement "un homme". Pour "devenir un homme" il boit. De plus en plus. Sa raison de boire c'est: Il veut être un homme, un vrai.

C'est le début d'une histoire, une histoire avec l'alcool.

Hermann

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sourisbleue (103 messages) Envoyer message email à: sourisbleue Envoyer message privé à: sourisbleue Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 13:45  (GMT)
16. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonjour,

Que dit le Dr Maisondieu de ce qui pousse une femme à boire ?
Je cherche toujours la raison qui m'a poussée - moi - à boire.....

J'ai tendance à penser à la chanson "femme libérée" car effectivement "être une femme libérée, tu sais, c'est pas si facile".
Plus sérieusement, l'excellence de la cadre sup', la seconde journée tout en conservant un minimum de séduction pour son homme, tout ça , ça use !!
;o)

--
Souris

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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 15:12  (GMT)
17. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonjour Souris

Je suis encore en plein dans les chapitres qui concerne l'homme.

Il y a les chapitres IV et V qui parlent des femmes (éventuellement, je ne sais pas encore - je lis les livres depuis le début vers la fin)

Ainsi le chapitre IV est
Alcool et refus de la sexualité
- Boire et se taire, parler pour ne plus boire - Alcool, sexe et abstinence - De l'horreur à la honte - Ivresse et devoir conjugal - Quand la bestialité engendre l'angélisme
... alors je ne sais pas encore trop si ça concerne les femmes ou les hommes ?

Par contre le chapitre V c'est clair et nette
Alcool et affirmation de la féminité
- La nécessaire beauté d'un corps de femme - Quand être une femme est insoutenable - Impuissance de la virilité - Négation du désir féminin - La virilité: un piège pour la féminité

Hermann

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Stratus (420 messages) Envoyer message email à: Stratus Envoyer message privé à: Stratus Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 15:23  (GMT)
18. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Re-bonjour Hermann (et bonjour Souris, Rank, et tout le monde)

Ton livre à l'air vraiment interressant, existe t-il en poche ?

Je suis sur le point d'acheter celui de Vimal "dans l'alcool" ; l'as tu lu également ?

La lecture apporte beaucoup…


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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 16:14  (GMT)
19. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Salut Stratus

Le livre du Dr Maisondieu vient de sortir. Prix 20.-- Euro.

J'aime beaucoup, c'est une approche qui est nouveau pour moi.

Sur la couverture c'est marqué:
"Dans ce livre lucide, subtil et courageux, le psychiatre Jean Maisondieu dénonce l'hypocrisie ambiante et prend à rebrousse-poil les discours tenus sur les causes réelles de l'alcoolisme."

Thierry Vimal - En dehors de son livre (Dans l'alcool), je connais Thierry par Internet interposé, nous avons échangé sur un forum de discussion. Il parle dans son livre (page 244). Thierry Vimal a un style d'écriture qui me plaît énormément.

Hermann

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sourisbleue (103 messages) Envoyer message email à: sourisbleue Envoyer message privé à: sourisbleue Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 17:47  (GMT)
20. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Merci Hermann,

Je sens que je vais l'acheter rapidement ce livre ..... J'espère que je vais le trouver facilement.
@+

--
Souris

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Stratus (420 messages) Envoyer message email à: Stratus Envoyer message privé à: Stratus Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 18:10  (GMT)
21. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Salut Rank, j'ai retourné mes manches et j'ai tout lu.

Je ne regrette pas : tu as du fouiller un bon morceau de temps pour en arriver à ça.

Certains paragraphes sont vraiment bien : l'analyse est fine.

Merci bien en tous cas. Bonne soirée

Strat

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rankxerox (VNI) (131 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-12-04, 22:12  (GMT)
22. "RE: L'alcool, une histoire d'amour"
Bonsoir Stratus,

et merci de ton compliment. Tu sais je suis un vieux routard de la picole. A l'époque de mes tres gros ennuis (dans les années 70 à 80), j'étais dans un tel état d'égarement mental que je ne communiquais plus avec qui que ce soit. Les trois derniers mois précédant mon départ en désintox (j'y suis allé pratiquement sur un brancard), je les ai passés seul, dans mon appartement, les volets fermés, allongé sur mon lit, avec des hallucinations presque toutes les nuits (je voyais souvent le diable). Je sortais une seule fois par jour pour le ravitaillement en bouteilles de rouge, de wisky ou de bières, pour les cigarettes et aussi pour acheter un peu de quoi manger.

Après être sorti de ce merdier, j'ai tout simplement voulu comprendre ce qui s'était passé pour que j'en arrive là. Cela m'a pris pas mal d'années, et j'ai lontemps suivi de fausses pistes.

Je ne prétends pas detenir la vérité. En tout cas je n'écris jamais rien que je ne puisse étayer et argumenter.

amicalement,
rankxerox

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