Bonjour Hélène !Hier soir, avant de me coucher, je suis tombé sur ton message. Je ne t'ai pas répondu parce que j'étais définitivement hors service, mais je peux te dire que ton mot, je l'ai lu par deux fois pour être sûr d'avoir bien compris : (c'est de moi qu'on parle comme ça ?)
Ca à été, dans mon délire d'ivrogne, un sacré coup d'émotion. Merci beaucoup. Je le prends comme un vrai compliment.
L'alcool touche toutes les couches, du ministre au magasinier, en passant par le lycéen, le chef d'entreprise, le sportif, la mère au foyer. C'est une formidable "machine-à-aider" L’alcool donne du courage au SDF, réchauffe le travailleur, rassemble les gens autour d’un « thème » particulier, comme un vernissage par exemple. Ou l’apéro simplement ; ou les fêtes, les bars, boites et diverses choses encore…
Mais tout cela tu le sais.
C’est vraiment bizarre ce pouvoir d’attraction. Je crois que n’importe quel gamin est déjà « alcoolique » avant même d’avoir touché un verre, tellement le conditionnement est puissant.
Enormément de gens souffrent de ça sans même en avoir conscience : ta belle sœur en fait probablement partie. Peut-être pourrais-tu lui susurrer le fait que, quelque part sur internet, il y a un petit groupe d’entraide assez sympa qui pourrait lui apporter des réponses ; ou à défaut, un peu de chaleur !
Voilà.
Au demeurant, j’ai téléphoné aux Alcooliques Anonymes de ma ville hier vers 20 heures, je suis tombé sur quelqu’un de vraiment sympa, d’entier, qui m’a refillé le n° du centre d’alcoologie du coin. Je vais prendre rendez-vous avec un alcoologue pour faire le point ; c’est décidé, je jette la bouteille courant janvier.
Hélène, je te souhaite de passer d’excellentes fêtes, avec toute la chaleur qu’elles se doivent d’apporter. Et merci encore pour ton mot qui m’a fait vraiment plaisir.
Amitiés à toi
Stratus