Bonjour,
Je vis avec quelqu'un qui depuis vingt ans a l'habitude des soirées bien arrosées... Un cercle d'amis très festif, un univers professionnel où ses collègues de boulot (et amis) font beaucoup la fête également et s'alcoolisent quasiment tous les week end...Etat des lieux de la consommation : 3 apéritifs (rhum) chaque soir en moyenne et 3 verres de vin en mangeant.
Et une cuite par week end ou presque. sachant que souvent c'est samedi soir et journée du dimanche : il remet ça.
Son comportement change doucement, sournoisement... il devient moins tolérant, plus irritable et crie plus facilement
et me fait également devenir plus aggressive dans mes propos, en réaction..
Je lui fais remarquer qu'il boit trop, qu'il faudrait ralentir .. parfois à jeun il le reconnait, surtout après une cuite...
Mais cela recommence quelques jours plus tard...
J'appréhende toutes les soirées avec des amis...
parfois je ne viens pas simplement pour m'épargner la vision de son état, ou bien je pars plus tôt de la soirée en le laissant à ses verres et à ses amis.
Parfois il rentre à la maison (en voiture !) dans des états lamentables.
Il ne sait pas boire moins lorsqu'il est avec ses potes. Pour lui copains rime avec verre plein.
Il carbure au rhum essentiellement.
J'aimerai faire autre chose que ces soirées alcoolisées et cuver le lendemain... partager des moments agréables les week end mais sans qu'il se retrouve à bredouiller et à râler sur n'importe quoi...
pas la peine de compter sur la moindre aide ou soutien du contexte amical puisqu'ils, elles sont tous logés à peu près à la même enseigne.
à la limite c'est moi qui passe pour une rabat joie lorsque je ne bois pas et que j'essaie de limiter la consommation de mon conjoint.
Pendant une période j'ai suivi le même rythme que lui... mais j'ai fini par être malade et beaucoup plus fragile, sensible à l'alcool. Suite à de nombreux lendemain difficiles à vomir de la bile.. et à ne rien pouvoir avaler, pas même de l'eau pendant 10 heures d'affilée... J'ai considérablement ralenti.
Je ne sais pas quels mots utiliser pour qu'il arrive à voir en face ce problème...
Je deviens méchante aussi parfois.
Nous projetons d'avoir un enfant, mais à chacune de ses cuites je me dis que je ne veux pas que mon gosse ait un père alcoolique.
Depuis quelques temps nous participons moins aux soirées, mais du coup lorsqu'il y en a une je peux être sûre qu'il finira complètement ivre à ne plus tenir debout.
Parfois il se met à pleurer lorsqu'il rentre dans cet état et qu'il voit ma colère... des larmes de rhum...
Je l'aime, mais je ne sais pas quels mots, quels outils utiliser ?
Tenir un journal des consommations ? Ne plus acheter de bouteilles et vider les bouteilles existantes ?
Il ne se cache pas encore pour boire mais dit "2 verres" quand il y en a eu 4, et 3 quand il y en a eu 10.
euh.. faut-il préciser que lorsqu'il se sert un ti punch c'est 2 milimètres de sucre et le reste du verre de rhum. Il se sert du rhum comme on verse du vin... idem lorsqu'il change pour du whisky...
comment l'amener à reconnaitre réellement le problème ?