Bonsoir à tous,Je reviens seulement ce soir, parce que j'ai un peu honte, et je voudrais me cacher dans ma Thébaïde. J'ai chuté... je n'ai pas réussi à tenir, pas même avec tempérance ou modération, et j'ai repris quelques abus, pour lever l'angoisse, pour me sentir "ailleurs", pour évacuer tout ce stress de devoir faire plaisir à tout le monde, offrir des cadeaux et ne recevoir que peu de reconnaissance (dans mon statut, c'est fréquent, mais cela n'empêche pas que j'en souffre). Bref ! Noël ne fut pas la fête, mais alors vraiment pas.
Je me demande si je ne vais pas cesser la politique, parce que cela devient trop dur, et que je voudrais chercher autre chose.
Enfin, j'ai repris l'abstinence, et me sens tellement mieux, tellement plus à l'aise. Mais aucune obligation publique ces jours-ci. La semaine prochaine, trente-six mille voeux, tous au champagne et petits-fours, que d'occasion, car j'adore toujours cela, et en grande quantité bien sûr. Bon, je me sens tout triste. Aussi un peu par rapport à vous tous qui m'aviez si bien soutenu et porté au début (j'ai tenu plus de deux mois).
Alors, je repars, et je m'interroge sur ma vie, ma famille, mon métier, mes fonctions, et tout se bouscule un peu. Quitter une situation, en tant que traitement symptomatique, mais j'emporte mes problèmes avec moi, mes angoisses, ma timidité, ma vulnérabilité, mes souffrances. La vie publique me sert-elle (me servait-elle ?) à masquer la fragilité que je ressens ?
Merci à tous
et un merci spécial à Souris 
Timide_