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Bonjour,
Je voulais juste dire qu'il était possible d'arreter de boire.
C'est sur au début ni moi, ni ceux qui me connaissent n'auraient parier sur mon abstinence. Pourtant,meme si cela a était difficile, je commence vraiment à voir la vie autrement, les premiers mois ont été un enfer d'obsessions, puis chemin faisant, la vie apparait telle qu'elle est, avec ses bons et ses mauvais moments, il faut pouvoir se poser les bonnes questions et tant que l'alcool nous encombre, il est difficile d'etre objectif et d'imaginer que la vie peut changer à ce point.
A ceux qui ne croient pas pouvoir s'en sortir, ce que je pensais, laissez vous aller en confiance dans les institutions de soins, j'avais la volonté d'arreter, et ceux qui m'ont épaulé, médecins, alcoologue, psy, ne m'ont jamais menti et ne m'ont jamais fais de cadeaux, et maintenant je commence à comprendre que le bonnheur ne tient qu'à moi, et à ce que je veux y mettre à l'intérieur, les alléas de la vie ne m'encombrent plus comme quand je buvais, et j'ai passé les fetes en m'amusant et avec des projets pour l'année 2005.
C'est difficile à comprendre, quand mon alcoologue me disait: <<vous verrez, si vous tenez assez longtemps, vous verrez les choses autrement>>.
Moi je lui répondais que c'était la merde et que je ne voyais pas comment cela pouvait changer.
Et bien c'était moi le con dans l'histoire, aprés dans les premiers temps avoir été trés scolaire, en cure, puis en postcure, je commençais à entrevoir de nouvelles choses, qui me faisaient plaisir...
Aujourd'hui, je suis heureux de controler ma vie et de ne voir l'alcool que comme la chose que je ne dois pas prendre pour etre bien et continuer à avancer sur le chemin que je me trace.
Le chemin est fait de cap que l'on franchi, mais attention, à chaque bonne nouvelle et à chaque euphories succède un mauvais moment ou une contrariété, j'ai appris à lisser tout ça, pour ne pas etre dans les extrèmes à chaque fois, ce n'est pas facile, mais petit à petit, j'y arrive.
Pour ceux qui m'ont lu, ils savent que j'ai été violent, c'est certainement la chose qu'il me sera le plus difficile à accepter et à vivre. Mais, au fur et à mesure les choses du passé deviennent des souvenirs vivables, et cela participe aussi de mon désir d'abstinence.
Pour l'anecdote cela fait un an que je n'ai pas vomi, je n'ai plus eu de diarrhé, je ne me réveille plus à quatre heures du mat devant la télé avec les chaussures sur le canapé, je ne pisse plus partout, j'arrive à lacer mes chaussures le matin sans me tenir au mur, je ne perd plus mes affaires, ma voiture, etc......
Je ne me perd plus moi meme.
Cela fait un an que je suis abstinent.C'est peu,mais c'est déjà assez pour avoir la détermination de continuer.
Bon Courage à tout ceux qui tentent d'arreter, et à ceux qui essaient de perdurer dans l'abstinence.
Un jour aprés l'autre sans se poser de questions au début, et puis au fur et à mesure la vie prend le dessus si on prend le temps de la laisser venir.
ERIC
Qui le 16 janvier 2004 à tourné la page de la déchéance pour entamer le livre de sa vie.