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"mon ami, l'alcool...et moi"

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Forum : Arrêter l'alcool (Protected)
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clarisse (VNI) (6 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 12:50  (GMT)
"mon ami, l'alcool...et moi"
Salut à tous,

je suis ici parce que je ressens le besoin de parler de la situation que je vis avec mon ami. Nous sommes ensemble depuis plus de trois ans, vivons ensemble et avons pris maints engagements l'un envers l'autre qui me font aujourd'hui m'inquièter très sérieusement de ce que j'estime être un problème d'alcool qui a toujours été présent chez lui depuis son adolescence. Comme dans de nombreux témoignages présents sur ce site, l'alcool n'est pas un fait quotidien dans sa vie mais, à chaque "sortie", il ne peut s'empêcher de boire jusqu'à s'effondrer. L'alcool lui semble ainsi indisociable du fait de s'amuser avec ses amis...

Son attitude à mon égard lorsqu'il a bu est toujours correcte. Il ressent dans ses moments-là le besoin de me parler de ses émotions, souvent très négatives envers lui-même ou d'autres personnes, mais ses problèmes d'élocution/de concentration dûs à l'abus d'alcool ne me permettent pas de le comprendre, ce qui me rend infiniment triste.

Depuis le début de notre relation, la situation a évolué: au départ, il buvait énormément, et ce tous les week-ends ; je n'osais pas en parler, n'ayant jamais connu ce problème. Je partageais ses soirées alcoolisées -de ma présence, et non de ma consommation- et tâchais de le ramener chez lui "au mieux". Aujourd'hui, cette situation me rend trop mal à l'aise pour que je l'accompagne. Deux fois par mois environ, il passe la soirée au bistrot avec l'un ou l'autre de ses amis et rentre très éméché, tâchant de paraître normal. J'arrive maintenant à parler de la manière dont je ressens ces excès mais je ne suis pas sûre qu'il me comprenne vraiment. Evidemment, il regrette toujours ses abus et promet de faire mieux la prochaine fois. J'aimerais tant pouvoir lui faire confiance et le croire lorsqu'il me parle de la soirée sympa qu'il va partager avec un ami et de son retour vers 22h (comprenez retour à 3h, titubant et incapable d'aligner 3 mots, effondré parce qu'il s'est pris de bec avec untel).

Vous qui connaissez ou avez connu de tels problèmes, pouvez-vous me conseiller sur l'attitude que je devrais avoir? Que faire ou que dire pour ne pas le juger, pour ne pas tomber dans l'autoritarisme, mais simplement pour l'aider à prendre conscience du problème, voire de la maladie dont il souffre peut-être autant que moi? Merci d'avance.

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  Liste des réponses à ce message

  Sujet     Auteur     Posté le:     ID  
 RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 18-01-05 1
   RE: mon ami, l'alcool...et moi Poulou (VNI) 18-01-05 3
       RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 18-01-05 4
           RE: mon ami, l'alcool...et moi Poulou (VNI) 18-01-05 5
               RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 18-01-05 6
                   RE: mon ami, l'alcool...et moi Poulou (VNI) 18-01-05 7
                       RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 19-01-05 10
                           RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 19-01-05 12
                               RE: mon ami, l'alcool...et moi Ricoune_eric 19-01-05 13
                                   RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 19-01-05 14
                                       RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 19-01-05 15
                                           RE: mon ami, l'alcool...et moi RVCat 19-01-05 16
                                               RE: mon ami, l'alcool...et moi Ricoune_eric 19-01-05 19
                                                   RE: mon ami, l'alcool...et moi Ricoune_eric 19-01-05 23
                                                       RE: mon ami, l'alcool...et moi Mustang 19-01-05 25
                                                           RE: mon ami, l'alcool...et moi Ricoune_eric 19-01-05 26
                                                       RE: mon ami, l'alcool...et moi Poulou 19-01-05 27
                                                       RE: mon ami, l'alcool...et moi francois95 19-01-05 30
                                                           RE: mon ami, l'alcool...et moi Poulou (VNI) 20-01-05 31
                                                               RE: mon ami, l'alcool...et moi Ricoune_eric 20-01-05 32
                                           RE: mon ami, l'alcool...et moi Mustang 19-01-05 17
                                       RE: mon ami, l'alcool...et moi Poulou (VNI) 19-01-05 21
                           RE: mon ami, l'alcool...et moi Poulou (VNI) 19-01-05 18
                               RE: mon ami, l'alcool...et moi RVCat 19-01-05 20
                                   Réponse à RVCat Poulou (VNI) 19-01-05 22
                                       RE: Réponse à RVCat RVCat 19-01-05 28
                                           RE: Réponse à RVCat Poulou 19-01-05 29
                                   RE: mon ami, l'alcool...et moi Mustang 19-01-05 24
                                       RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 26-01-05 33
 RE: mon ami, l'alcool...et moi jojo035 18-01-05 2
 RE: mon ami, l'alcool...et moi ewa (VNI) 18-01-05 8
   RE: mon ami, l'alcool...et moi Poulou (VNI) 18-01-05 9
   RE: mon ami, l'alcool...et moi clarisse h. (VNI) 19-01-05 11

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Texte des réponses

clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 12:56  (GMT)
1. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Au fait, je ne suis pas la Clarisse dont vous parlez sur le forum. Mettons que je m'appelle Clarisse H. pour faire la différence.
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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 15:57  (GMT)
3. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
>Au fait, je ne suis pas la Clarisse dont vous parlez
>sur le forum. Mettons que je m'appelle Clarisse H. pour
>faire la différence.

Bonjour Clarisse

La vérité que l'on se cache ou que l'on ne se cache pas ne dupe que nous même, pas les autres...
Vous seule savez si vous êtes honnête envers vous même ou pas...Nous ne sommes que des témoins passifs, sur ce forum, dans votre histoire de vie, Clarisse; En aucun cas elle ne viendra toucher l'histoire de la nôtre à moins qu'on le veuille...

Ce qui est drôlement étonnant comme coincidence c'est que l'autre clarisse emploie une minuscule à son pseudo tout comme vous, et qu'elle en est restée à 5 messages dans son dernier post, alors que vous en êtes au 6 ème en écrivant celui ci...

Mais je vous le répète, vous êtes la seule à savoir si ce que vous dites est vrai ou pas, s'il y a deux clarisses ou une seule...C'est "votre" histoire, pas la nôtre, même si quelque part, quelque chose n'est pas trés clair pour moi et me laisse perplexe.

Poulou

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clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 16:23  (GMT)
4. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Excuse-moi Poulou, je crois qu'il y a vraiment eu méprise: j'ai constaté après avoir posté mon premier message qu'une autre personne avait pris le même pseudo que moi et j'ai simplement voulu signifier que je n'étais pas cette personne. Je n'ai d'ailleurs pas lu ses posts donc je ne comprends pas bien ce que tu insinues...
Mon premier post est considéré par la base de donnée comme le 6ème de clarisse puisqu'elle m'a assimilé à cette première clarisse. Point à la ligne. Tout ça n'était pas mon propos...

clarisse h.

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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 16:50  (GMT)
5. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Mon doute est levé alors, clarisse h; Autant pour moi.

Poulou

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clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 17:39  (GMT)
6. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
pas de problème, Poulou, ton doute était légitime. Et toi, dont j'ai lu quelques posts intéressants, pourrais-tu peut-être me donner un conseil..?
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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 18:11  (GMT)
7. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Et toi, dont >j'ai lu quelques posts intéressants, pourrais-tu peut-être me donner un
>conseil..?

Merci pour ton intérêt face à mes posts...

Aprés avoir lu ton témoignage, j'ai juste envie de te poser cette question :
Qu'est ce que tu veux TOI, pour ta vie de couple, de femme, d'épouse et peut être un jour de mère...?
Essaie de murir cette question entre toi et toi, au calme; Fais ton point...

La vie avec un malade alcoolique est loin d'être de tout repos, et n'est pas une bonne chose si tu veux des enfants; On ne peut pas oublier les enfants.
Si tu dois engager ta vie avec ton ami malade alcoolique, libre à toi, mais évite de faire des enfnats avec lui tant qu'il n'a pas entamé un processus de guérison et qu'il n'a pas arrêté l'alcool, sinon tu vas faire des inocents malheureux qui n'auront pas choisi de l'être.

Alcool et vie de famille ne vont pas de pair.
Je t'en parle en connaissance de cause pour avoir été la fille d'un père alcoolique puis alcoolique à mon tour, malade d'anorexie...

Sinon, en ce qui concerne ton ami, pour l'instant, tu peux lui indiquer les coordonnées de ce forum, celles des A.A., de Vie Libre etc...L'adresse d'un alcoologue...Mais tu ne peux pas grand chose de plus en ce qui le concerne...

Bien à toi

Poulou

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clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 08:26  (GMT)
10. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Merci Poulou pour ton bon conseil. Je pense que ma situation, semblable à celles de bien d'autres, est particulièrement complexe à élucider car, entre les cuites, il y a une vie, une relation...épanouissante, intelligente, intéressante, tendre...et que j'aime.

J'ai tout à fait conscience de ne pouvoir le guérir d'une maladie qu'il ne voit pas du tout en lui. En parlant avec vous, en glanant ici et là des informations, je tâche simplement de travailler sur moi-même afin de comprendre ce qui arrive, de ne pas développer de co-dépendance et également d'instaurer une base de dialogue avec lui sur ce sujet afin qu'il puisse s'y raccrocher le jour où il souhaitera se sortir de sa maladie.

L'échange avec vous me fait également du bien car je me sens très seule dans ce combat face à un entourage qui le conforte dans sa position. Difficile en effet de ne pas avoir l'impression d'être soi-même en tort (est-ce que, comme il semble le penser, j'exagère? n'est-il finalement pas normal de "se détendre" en buvant un peu plus que de raison de "temps en temps"? où est donc cette fameuse limite entre forte consommation à intervalles régulières et alcoolisme?). Finalement je tire juste des conclusions subjectives en voyant cet entourage bon vivant qui s'arrête à l'extrème limite tandis que l'homme que j'aime s'effondre un bout plus loin, seul.


Voilà. Merci d'avoir pris le temps de me lire et n'hésitez pas si vous avez des commentaires.

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clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 11:34  (GMT)
12. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
J'ai omis quelque chose dans mes explications: vous tous connaissez bien le problème de l'alcool, de prêt ou de loin. Pour ma part, je n'ai jamais vu mes parents éméchés, je n'ai jamais pris une cuite de ma vie et je ne bois de l'alcool si ce n'est une coupe de champagne pour faire santé ou un gin-tonic tous les...3 mois peut-être. L'alcool ne m'attire pas et lorsque j'ai fini mon verre de gin-tonic, je n'ai pas plus soif que si j'avais bu un verre d'eau. Bien que je fasse tout mon possible pour comprendre la problématique, que j'entrevois "intellectuellement", je n'ai pas votre expérience et "il" me reproche souvent de ne "pas pouvoir comprendre". Cela rend d'autant plus complexe ma démarche de compréhension du problème et, également, enlève bien du poids à mes arguments. Pensez-vous que je sois vraiment incapable de comprendre..?
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Ricoune_eric (145 messages) Envoyer message email à: Ricoune_eric Envoyer message privé à: Ricoune_eric Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 12:53  (GMT)
13. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Bonjour,

C'est un faux problème, puisque meme si vous buviez ce serait vous dans votre ensemble et les effets et les causes ne seraient expliquables que pour votre cas personnel.

Par contre ce que vous pouvez comprendre, c'est que la consommation de votre conjoint est génante, vous encombre, et là c'est bien le comportement de votre ami qui géne. La cause en étant l'alcool,mais ce pourrait etre tout autre chose. Il me parait plus raisonnable de l'entrevoir sous cet angle,parce que les refrains "tu n'y comprends rien" sont faciles et culpabilisant;mais meme sans "rien y comprendre" vous pouvez voir, sentir, ressentir que quelque chose vous géne et ne vous conviens pas.

Bon courage.
ERIC

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clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 13:11  (GMT)
14. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
merci, Eric. A force, on doute...
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clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 13:49  (GMT)
15. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Une petite question d'ordre tout à fait pratique qui pourrait peut-être m'aider à mieux (ré)agir.

Exemple de situation: il m'annonce qu'il va passer la soirée (au bistrot) avec X. Apparement il se sent obligé, envers lui ou envers moi, de m'informer qu'il sera de retour à minuit (en tout cas c'est sa manière de faire). Ok. Je respire un grand coup, lui souhaite une bonne soirée, précise "modère ta consommation" et souris pour détendre tout le monde. Ai-je raison d'agir ainsi? Aimeriez-vous que l'on agisse ainsi avec vous qui connaissez des problèmes d'alcool?

Je passe ma soirée à faire quelque chose qui me fait plaisir et me détend. En réalité, je m'occupe un peu l'esprit mais cela marche relativement bien. Minuit sonne et je tends un peu l'oreille vers les bruits du couloir. Je ne suis pas angoissée, je continue mon occupation. Puis, vers 1 à 2h après, c'est toujours pareil: je n'arrive plus a contenir mes émotions. J'ai peur (de quoi, en fait?) et je me sens très mal. Je pourrais l'appeller sur son portable, mais je ne le fais jamais, estimant à tord ou à raison que je n'ai pas à faire du baby-sitting (en l'écrivant, cette attitude me semble soudain étrange). Puis soudain il arrive, tenant normalement encore debout et en général très animé. Je cesse mon activité-qui-détend pour écouter son discours plus ou moins cohérent. J'hésite entre chaleur et placidité, entre douceur et froideur...tout est compliqué et le flot d'émotions est trop grand. Puis nous dormons et c'est le lendemain que j'arrive, avec plus ou moins de succès, à parler de ce que je ressens.

Qu'en pensez-vous? Peut-être avez vous des conseils pour adopter une attitude plus sereine, qui se révèlerait meilleure pour lui ou pour moi...? Désolée d'avoir tant de questions et si peu de réponses à vous amener.

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RVCat (1444 messages) Envoyer message email à: RVCat Envoyer message privé à: RVCat Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 13:57  (GMT)
16. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Bonjour clarisse (h),
Je suis assez d'accord avec eric.

Exprimer son ressenti n'est pas exprimer son ressentiment.
Si par son attitude ton ami te blesse, le lui dire est de la pure sincérité, voire une marque de confiance (un échange entre personnes adultes vs le baby-sitting).

En disant ce qu'on ressent, je pense qu'on évite d'entrer dans une logique de jugement aussi bien que dans l'acceptation de l'inacceptable.

Amicalement


RVCat

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Ricoune_eric (145 messages) Envoyer message email à: Ricoune_eric Envoyer message privé à: Ricoune_eric Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 14:54  (GMT)
19. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Bonjour Clarisse,


Votre façon de voir les choses, me fait un peu penser à un adulte face à son enfant. Il lui donne la permission de minuit, l'enfant rentre à 2 heures du mat et là se pose la question du contrat et de l'amour.

Le contrat était minuit et n'est pas respecté, d'où une perte de confiance dans la parole donné et en plus le soucis de ne pas savoir ce qui s'est passé avant le retour tant attendu.

L'amour parce que les rapports que l'on entretien et les liens qui nous unissent font que l'on n'est pas trés objectif quand il s'agit de prendre des décisions qui nous concernent intimement.

Alors, que faire? Le respect du contrat en premier pour établir la confiance et la compréhension de l'autre dans l'importance donnée au respect de régles sommes toutes simples.Ou se morfondre dans des incompéhensions, des remontrances,des angoisses qui transparaitront de toutes maniéres d'une forme ou d'une autre et qui n'empécheront pas la répétition ad vitam éternam de situations qui sont frustrantes à votre égard.

Tout dépend de la forme d'amour que l'on porte à l'autre et ce que l'on est capable d'accepter ou pas. Chacun fixe les régles selon ses propres étalons, et chacun prend les décisions qu'il croit juste aux conséquences de l'irrespect des règles édictées.

Il est dur de faire accepter l'importance du respect des règles à un enfant, alors à un alcoolique...Enfin, je parle surtout de mon cas personnel. Surtout qu'une fois dans l'ambiance et un peu éméché, il est vrai que les règles sont une chose dont je me souciais peu au par avant. C'est le sentiment infini de liberté que me procurait l'alcool, sentiment qui m'a plutot désservi en fin de compte que l'inverse. Mais ce raisonement là, je ne peux le tenir que parce qu'à un moment donné j'ai compris que j'avais un problème, avant ça, mon amie était déjà partie, épuisée de me rappeler les règles qui comptaient à ses yeux et qui me semblaient plutot ringardes et vieux jeu, <<Moi, qui ne souhaite que m'amuser et passer un bon moment de rigolade et de détente>>.

Aujourd'hui seulement j'arrive à appréhender le fait que mon comportement pouvait blésser et contrarier mon amie, alors qu'avant je me disais qu'elle en "faisait un peu trop, pour pas grand chose". J'ai compris bien tard que je me trompais et que la vie à deux réside aussi dans les sentiments de l'autre à mon égard et pas seulement dans les sentiments que je souhaiterais qu'elle ait.

Ce n'est pas parce que pour moi ce "n'était pas grave" que "sa" perception des choses était la meme.Tant que j'ai été dans l'alcool il m'était impossible de penser et de comprendre cette vision des choses.

Voilà pour mon point de vu et mon expérience, il doit etre extrèmement difficile d'etre tiraillée entre l'amour de l'autre et son amour propre en partageant la vie d'un alcoolique, j'éspère que vous trouverez votre chemin.

Bon courage
ERIC

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Ricoune_eric (145 messages) Envoyer message email à: Ricoune_eric Envoyer message privé à: Ricoune_eric Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 15:38  (GMT)
23. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
RE bonjour,


Aprés avoir lu le post de Poulou et avoir un peu réfléchi, meme si je ne le disait pas avec autant de virulence et de clarté, j'aimais certainement plus l'alcool que mon amie, cela me semble évident.

ERIC

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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 15:55  (GMT)
25. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
>j'aimais certainement plus l'alcool que
>mon amie, cela me semble évident.


Bonjour Eric

L'IVRESSE cher Eric. L'IVRESSE par l'alcool demande moins de "boulot" que l'ivresse dans une vie de couple.

Hermann


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Ricoune_eric (145 messages) Envoyer message email à: Ricoune_eric Envoyer message privé à: Ricoune_eric Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 16:06  (GMT)
26. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Bonjour Hermann,

Et oui, l'ivresse, tu as raison. Si j'avais pu trouver les clefs de l'ivresse par les sentiments avat de me réfugier dans la facilité de l'ivresse par l'alcool, il est certain que mon parcours aurait été différent. C'est la vie et son évolution...

ERIC

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Poulou (958 messages) Envoyer message email à: Poulou Envoyer message privé à: Poulou Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 16:16  (GMT)
27. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
>RE bonjour,
>
>
>Aprés avoir lu le post de Poulou et avoir un peu
>réfléchi, meme si je ne le disait pas avec autant
>de virulence et de clarté, j'aimais certainement plus l'alcool que
>mon amie, cela me semble évident.
>
>ERIC


Bonjour Eric

C'est mon mari actuel, mon âme soeur, qui m'a "ouverte" à oser aimer et me laisser aimer de l'autre en toute Liberté, sans fausse pudeur, au plus proche de mes aspirations d'enfance.

Ca fait drôlement peur d'accepter de laisser se vivre le plaisir de ma saine dépendance à l'autre ! C'est drôlement dangereux au point de vue de ma vulnérabilité ! A tout moment je peux être blessée dans ce que j'ai de plus pur, de plus vrai, de moins protégé !

Je ne pouvas vivre, oser et risquer celà qu'avec l'Homme qui me correspondait pleinement, avec qui je me sentais en totale Confiance (et inversement) et que je n'avais pas peur de perdre car je savais, au fond de moi, que même si je le perdais "de vue", nous étions l'un à l'autre pour l'Eternité, car il est LA pièce qui manquait à mon puzzle intérieur.

Bien sûr, si je me drogue, si je plonge dans l'alcool pour je ne sais quelle raison, mon homme ne restera pas avec moi, car je ne serai plus moi même, je me serai perdue. (Et inversement)

Bonne fin de journée Eric

Poulou

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francois95 (372 messages) Envoyer message email à: francois95 Envoyer message privé à: francois95 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 22:33  (GMT)
30. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Modifié le 07-06-05 à 16:08  (GMT)

---

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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
20-01-05, 00:36  (GMT)
31. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
>Je n'essaye pas de trouver des excuses mais ce n'est pas
>Ricoune_eric qui aimait plus l'alcool a sa femme, c'est Ricoune_eric
>l'alcoolique !
>
>Pour moi cela fait une grande différence, sans oublier bien sur
>que le premier verre et les autres c'est toi qui
>les consommait. Mais bon l'alcool est une maladie ne l'oublions
>pas .....
>
>
>François95

Bonsoir François

On dirait pourtant bien que tu essaies de trouver des excuses au contraire...

Parce que lorsqu'on est malade alcoolique, qu'on sait qu'il existe des moyens de s'en sortir, qu'on ne les utilise pas et qu'on continue de boire, quoiqu'on en dise, on continue de choisir l'alcool à tout autre "fréquentation".

Tu écris "l'alcool est une maladie, ne l'oublions pas".

J'ai envie de te demander : "Et alors" ? "Ca avance à quoi de dire ça ?"

J'ai vu des conjointes d'alcooliques sombrer dans la dépression, dans la perte de raison, prêtes à se suicider, d'autres se laisser frapper à en mourir, pour la simple et débile raison qu'elles se disaient que "l'alcool est une maladie" !
Non, "l'alcool" n'est pas une maladie ! L'alcoolisme, si, mais si l'alcoolique ne veut pas se soigner, c'est un choix de sa part qu'il fait de rester dans l'alcool tout le temps qu'il y reste.

Et le jour où les conjointes d'alcooliques comprennent celà, elles n'attendent plus que celà se passe, elles commencent à vivre leur vie en se préservant en premier lieu, et en n'acceptant plus l'inacceptable en second lieu, quels que soient les sentiments qu'elles portent à l'alcoolique, elles se font passer d'abord, elles et leurs enfants s'il y en a.

Poulou

P

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Ricoune_eric (145 messages) Envoyer message email à: Ricoune_eric Envoyer message privé à: Ricoune_eric Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
20-01-05, 03:08  (GMT)
32. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Bonsoir Poulou,


Je suis grosso modo d'accord avec toi et reconnait comme je l'ai déjà fait que l'amour aveugle n'est pas bénéfique, et qu'il vaut mieux pour la conjointe prendre la fuite, pour prendre un envol plus durable de son coté.

Mais, quelques témoignages divergent de ce point de vue, puisqu'il y a des alcooliques qui aidés de leurs conjointes s'en sont sortis et vivent bien à présent.Je reste persuadé que pour ces "contres exemples" les "limites" devaient avoir été trouvées, mais certainement pas franchies.Je ne sais pas.

Ce qui est sur de toutes façons, c'est que d'accepter tout et n'importe quoi sous prétexte que c'est une maladie n'est certainement pas la bonne solution et ne risque pas de faire évoluer dans le bon sens une situation déjà critique.

Je me suis bien rendu compte du peu de crédit dont j'avais pu faire preuve dans le passé que ce soit au niveau des promesses ou des excuses, et que malheureusement, aussi sincéres soient elles sur le moment du mea culpa, il n'en restait pas grande trace dans les jours ou les semaines qui suivaient.

C'est toujours pareil, il est facile de voir les choses plus clairement à la lumiére d'une abstinence durable accompagnée d'un certain questionnement sur soi meme. Parce qu'en buvant je croyais dur comme fer avoir raison et comprendre beaucoup de choses, et bien sur je vivais dans un autre monde.

Bonne soirée.
ERIC

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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 14:15  (GMT)
17. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
>Je lui souhaite une bonne soirée, précise "modère ta consommation" et souris pour détendre tout le monde. Ai-je raison d'agir ainsi?

Bonjour Clarisse

Je ne suis pas une femme. J'ai partagé la vie durant quelques années avec une femme qui avait un problème avec l'alcool.

Elle sortait avec des amis et amies de son pays (un pays de l'Afrique du Nord).

Quand elle sortait je lui souhaitais également une bonne soirée et quelques fois j'ai ajouté "Modères ta consommation", résultat (éventuellement de ces quelques mots): une rentrée "assez laborieuse".

Je suis un homme, j'étais moi-même plusieurs années dans l'alcool. Je suis "hors alcool" depuis 5 ans et quelques mois. "Hors alcool" veut dire pour moi, je n'ai plus des "pensées alcool".

Quand je sors avec des amis, j'aime bien que ma femme me souhaite une bonne soirée, j'aime moins qu'elle me fait des recommandations. Je suis un adulte (de 63 ans) , responsable de ma vie.

Hermann

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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 15:05  (GMT)
21. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
>merci, Eric. A force, on doute...

Le doute nait du besoin de comprendre ce qu'on n'a pas à comprendre (les problèmes des autres par exemple) et de l'abandon de son ressenti.

N'essaie pas de comprendre qui que ce soit d'autre que toi même clarisse, sinon tu mettras le doigts dans l'engrenage de la maladie.

Reste à ton écoute et apprends à faire Confiance à ce que tu ressens :

Tu te sens mal à l'aise : Parles "sur l'instant" de ton malaise, sans lui donner d'explications, tu dis que tu te sens mal à l'aise, c'est tout; Tu verras ensuite ce que te dis ou fait l'autre à l'annonce de ton malaise; En principe, si la personne tient à toi, elle en tiendra compte et te soutiendra jusqu'à ce que ton malaise se dissipe ou que tu trouves d'où il provient; Si ton ami t'aime, il ne te laissera pas seule avec un malaise.

Tu n'as pas envie de sourire mais plutôt de pleurer : Pleure, laisse couler tes larmes, elles sont légitimes, puisqu'elles sont là. Ne leur donne pas d'explication non plus, laisse les simplement couler...Là aussi ton compagnon aura son "utilité" auprés de toi.

Mais si tu souris alors que tu n'en as pas envie et comme si de rien n'était, en lui souhaitant de passer une bonne soirée sans toi, alors que tu es morte de trouille qu'il rentre saoul et que tu n'as pas envie qu'il sorte, où est la Confiance en ton ami là dedans...?

Tu te pièges à ton propre jeu de malhonnêteté et ne laisse aucune chance à ton compagnon de te prouver son amour pour toi...

Poulou


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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 14:43  (GMT)
18. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
n'est-il finalement pas normal
>de "se détendre" en buvant un peu plus que de
>raison de "temps en temps"? .

Bonjour clarisse h

Se "détendre" de quoi donc, lorsqu'on est en présence de la femme que l'on aime ?
Si c'est des pressions extérieures (ravail, collègues etc), une fois à la maison, la détente devrait s'installer d'office, non...?
Mais si ton ami doit se "détendre" alors qu'il est censé se sentir bien avec toi, je pense qu'il y a un problème au sein même de cette afirmation...

En ce qui me concerne, si mon homme me disait qu'il a besoin de se détendre en buvant alors que nous vivons ensembles, je pense que j'aurais fortement envie de remettrre en question notre relation, et me demanderais si je ne suis pas en train de me leurrer sur son compte en écoutant plus ses paroles que ses actes...J'aurais aussi tendance à me dire que je ne lui conviens pas, puisqu'il a besoin de "s'oxygéner" malgré ma présence à ses côtés.

On n'a pas besoin de se détendre lorsqu'on vit avec celui ou celle qu'on aime ! Sa seule présence nous détend.

Ou alors ce n'est pas de "détente" dont il a besoin, mais de retrouver son UNIQUE amour pour l'instant : L'alcool.
Et là, clarisse, je suis désolée de faire tomber tes illusions, mais tu n'es pas de taille à lutter : L'alcool est plus fort que tout.
Jusqu'au jour où, -si tant est que ce jour advienne-, l'alcoolique amoureux de son alcool, a envie de changer d'amour.
Mais jusque là, l'amour pour sa bouteille ira crescendo et ta souffrance aussi car il y aura de moins en moins de bons moments et de plus en plus de mauvais.

Apprends à te préserver, à ne pas accepter l'inacceptable lorsque tu es avec ton ami, accepte de le voir uniquement lorsqu'il n'a pas bu d'alcool par exemple, mais ne fais pas de concessions avec son alcoolisme, tiens toi fermement dans ta dignité de femme lucide qui mérite d'être respectée.

Bien à toi

Poulou

Poulou

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RVCat (1444 messages) Envoyer message email à: RVCat Envoyer message privé à: RVCat Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 14:59  (GMT)
20. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Bonjour Poulou,

excuse moi d'avoir sorti cette phrase de son contexte, mais je ne peux pas adhérer (même en la dépouillant de sa formulation un peu emphatique):

>On n'a pas besoin de se détendre lorsqu'on vit avec celui
>ou celle qu'on aime ! Sa seule présence nous détend.

J'ai besoin de faire du sport et de la musique pour me détendre. Mon amie a besoin de voir ses amies, de lire, d'écouter ses disques préférés.
Nous ne partageons pas tout tout le temps. Nous ne sommes pas la fusion de deux êtres, mais deux individualités qui nous aimons en respectant le jardin intime de l'autre.

Bien à toi

RVCat

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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 15:28  (GMT)
22. "Réponse à RVCat"
>>On n'a pas besoin de se détendre lorsqu'on vit avec celui
>>ou celle qu'on aime ! Sa seule présence nous détend. /Quote Poulou/
>
/Quote RVCat/>J'ai besoin de faire du sport et de la musique pour
>me détendre. Mon amie a besoin de voir ses amies,
>de lire, d'écouter ses disques préférés.
>RVCat

Bonjour RVCat

Je pense que tu sais trés bien, en tant qu'alcoolique, ce que signifie "se détendre" en buvant un coup, et "se détendre" à travers une occupation qui nous plait lorsqu'on a arrêté de boire.

Le mot "se détendre" n'a pas du tout la même signification.

"Se détendre" pour un alcoolique "pratiquant", signifie "fuir"; Je pense qui si tu fais un petit retour en arrière dans ta mémoire, tu seras d'accord avec moi, non ?

C'est de cette "détente" dans l'alcool que je parlais à clarisse; Pas de celle, légitime et normale pour tous, à travers un hobby comme un sport, la musique, la lecture etc...

Mille excuses si, en ne précisant pas celà, mon dernier message a été mal compris.

Poulou

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RVCat (1444 messages) Envoyer message email à: RVCat Envoyer message privé à: RVCat Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 16:56  (GMT)
28. "RE: Réponse à RVCat"
Je pense comprendre tes précisions,..
... et en même temps, je lis sur ton post 27 la description d'un amour quasi fusionnel dans ton couple (interdépendance ? Tu y parles même de "saine dépendance", deux mots qui rapprochés l'un de l'autre me font un peu frémir) .
Je ne suis pas convaincu que ce type de relation très forte soit accessible à tous. Je ne suis pas non plus certain qu'elle soit souhaitable pour certains types de caractères.
Votre histoire me semble belle et fortement impliquante émotionnellement, avec toute la force mais aussi le danger que cela comporte et que tu mets en avant toi même.
Au delà de cette opinion, je te reconnais cette chance (toujours en m'appuyant sur ton post 27) de vivre l'amour de tes rêves d'enfant.

RVCat

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Poulou (958 messages) Envoyer message email à: Poulou Envoyer message privé à: Poulou Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 22:25  (GMT)
29. "RE: Réponse à RVCat"
je te reconnais cette chance (toujours
>en m'appuyant sur ton post 27) de vivre l'amour de
>tes rêves d'enfant.
>
>RVCat

Merci.

Sinon, pour parler de cette histoire de "saine dépendance" que je m'autorise à ressentir envers l'Homme de ma Vie, il s'agit d'un sentiment que je ne m'étais jamais autorisé avant de le connaître, car je ne me sentais pas suffisemment en confiance avec les hommes qui ont partagé un bout de chemin avec moi (j'étais dans l'alcool à l'époque).

Le seul en dehors de mon homme avec qui j'ai partagé un bout de chemin hors alcool était mon ex mari, le père de mes 3 enfants, mais même avec lui, je n'étais pas en Confiance, j'avais toujours comme un bouclier invisible devant moi pour me protéger.

J'ai baissé ma garde petit à petit avec mon mari actuel, au fur et à mesure qu'il désamorçait des craintes et des suspicions enfouies en moi depuis mon enfance, à travers son attitude, ses gestes, ses paroles, son comportement, et surtout son intégrité inébranlable.

Avant d'être mon mari et mon Homme, il a été d'abord et avant tout mon Ami pendant plus de deux ans.
je pense que cette Amitié a aidé à cette Confiance en moi envers lui.

J'aime me sentir "dépendante" de mon Homme dans ce sens que je sais que je peux vivre sans lui, que s'il venait à disparaître je continuerais à vivre sans problème malgré le chagrin légitime que je traverserais forcément, mais je me sens gourmande de ce que j'appelle une sorte de "dépendance" envers lui, car Il est ma raison d'être.
Un peu comme la serrure est la raison d'être de la clé qui lui correspond (et inversement).
La serrure n'est pas "dépendante", à proprement parler de la clé, car sans la clé, elle continue d'exister quand même, mais son utilité s'avère avec la clé (et inversement).
C'est un peu ce que je ressens avec mon Homme.
Et c'est foncièrement agréable à ressentir.

Cette "dépendance" ne m'empêche pas d'avoir des occupations à moi seule comme lorsque je fais de la moto, que j'écris sur ce forum, que je rencontre mes copines ou des connaissances de tous ordres, que je m'occupe de mes tractations immobilières, tout comme lui en a de son côté à travers des scénarios qu'il écrit, des jeux, des échanges avec d'autres joueurs...

Mais le centre de ce qui fait notre vie et nos occupations, c'est nous deux, avant tout et par dessus tout, avec nos (mes) enfants bien sûr.

Poulou

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Mustang (767 messages) Envoyer message email à: Mustang Envoyer message privé à: Mustang Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 15:49  (GMT)
24. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
>excuse moi d'avoir sorti cette phrase de son contexte, mais je
>ne peux pas adhérer (même en la dépouillant de sa
>formulation un peu emphatique):
>
>>On n'a pas besoin de se détendre lorsqu'on vit avec celui
>>ou celle qu'on aime ! Sa seule présence nous détend.

Bonjour Hervé

J'écris à toi. Poulou ne me lis pas et je trouve qu'elle nous mène un petit peu en bateau

Ce qu'elle vient d'écrire est exactement la dépendance dans un couple. Souvent l'homme a peur de cette dépendance et cherche la dépendance dans l'alcool. Je cite librement le Psy Maisondieu.

Hermann

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clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
26-01-05, 20:11  (GMT)
33. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Merci à tous pour vos réponses et conseils, très précieux à mes yeux. Je vais prendre un peu de temps pour les "digérer" et en tirer mes conclusions, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je ne suis pas intervenue depuis une petite semaine.

Merci encore et bon vent à tous!

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jojo035 (425 messages) Envoyer message email à: jojo035 Envoyer message privé à: jojo035 Voir profil de ce membre Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 13:21  (GMT)
2. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Bonjour Clarisse

je me retrouve dans le contexte de ton ami. J'ai connu cette situation.
Si tu veux contacte moi par mail ou msn messenger à : jojo035@wanadoo.fr
Je suis la jusqu'à 14H00.
n'hésite pas
Amities
Jojo

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ewa (VNI) (3 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 21:11  (GMT)
8. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Bonjour,
Je vis avec mon ami depuis 5 ans. Qd je l'ai connu il fumait énormément de pétard. Je l'aiinciter a arreter car ne supportais plus de vivre avec une larve. Il a bien réduit sa consommation mais s'est déporté sur l'alcool. Il a tjs trop bu qd on sortait mais rien d'alarmant: en tt cas on ne faisait pas attention (amis et moi).... Il a tjs eu un caractère implusif, à tt casser, dépressif non déclaré tte tt blues est bonne excuse pour boire... Mais voilà il se trouve qu'il est devenu légèrement violent avec moi (une gifle et violence verbale injustifiée). Il regrette un e fois devbenu sobre mais moi ca me détruit. Il devient une autre personne dans ces moments là: méconnaissable et on a l'impression qu'il ne se controle plus ni même qu'il se rend compte de ce qu'il fait.... il voit un psychologue mais je l'oblige à voir un psychiatre s'il n eveut pas que je parte..;.Je n'arrive pas à le quitter car ne vois pas ma vie sans lui. On projettait de faire un bb cette année...;Dois-je lui faire confiance et rester avec lui...je lui ai tt de fois pardonné: sans résultat... Qd on est méchant dans cet état là, cela reflète-t-il le fond d'une personnalité?
merci de vos conseils
Bonne année
Ewa
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Poulou (VNI) (1195 messages) Voir addresse IP de cet auteur
18-01-05, 21:53  (GMT)
9. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
On projettait de faire un bb
>cette année
>Ewa

Bonsoir Ewa

Comme je l'écrivais à clarisse dans mon message juste avant celui-ci, que vous aimiez un malade alcoolique ou un narco dépendant, que vous vouliez vivre avec lui soit, c'est votre choix, vous êtes adulte...Mais que vous infligiez une vie de peur, d'angoisses, de disputes, de violences, à un enfant, je dis :

C'EST COMPLETEMENT IRRESPONSABLE !
Voire à la limite de la méchanceté pour l'enfant qui lui, n'aura rien choisi d'une vie au sein d'un couple parental miné par l'alcool et la dépendance.

Vivez votre vie comme vous l'entendez avec qui vous l'entendez, Ewa, mais par pitié, n'y mélez pas la vie d'un enfant !

Poulou, ex enfant d'alcoolique

Poulou

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clarisse h. (VNI) (21 messages) Voir addresse IP de cet auteur
19-01-05, 08:53  (GMT)
11. "RE: mon ami, l'alcool...et moi"
Salut Ewa,

l'attitude de ton ami lorsqu'il est sous alcool reflète à mon sens plus un mal-être qu'un aspect de sa personnalité qui existerait "en tant que telle". Nous avons tous nos nevroses, reste à comprendre pourquoi ce type de sadisme ressort chez ton ami lorsqu'il a bu. Que n'arrive-t-il pas à te communiquer pour qu'il s'exprime de cette manière dans cet état? Arrivez-vous à parler de son travail avec les psy? Le seul conseil que je puisse te donner est de rester ouverte au dialogue de toutes les manières possibles. Partir ou rester, cela dépend uniquement des limites que tu poses: sache les respecter, tu as besoin comme tout le monde de te protèger.

Pour ce qui est du bébé, je partage l'avis de Poulou: il est certainement préférable de règler au préalable vos problèmes entre vous, de permettre à ton ami de prendre le temps de se comprendre et de trouver un équilibre avant de construire cette nouvelle étape de votre vie ensemble. Peut-être pourrais-tu lui parler de cela, lui expliquer ta position et lui demander ce qu'il en pense..? Il est possible que ce projet soit très angoissant pour lui et qu'il n'y soit pas vraiment prêt..?


Bon courage, Ewa.

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